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Au fil des pages avec le tome 1 de La Maison des Maiko

J’ai lu le tome 1 de La Maison des Maiko d’Aiko Koyama (éd. Noeve Grafx octobre 2022, 144 pages), un manga shonen classé en jeunesse par ma médiathèque et à partir de 13/14 ans. A Kyoto, une adolescente de 16 ans, Khyo intègre une yakata en tant qu’apprentie geisha – une maiko avec sa meilleure amie. Mais très vite, elle est plus douée pour soutenir les autres occupantes de la maisonnée en apportant réconfort avec ses sourires et ses bons petits plats. Et si elle devenait la nouvelle cuisinière de la Maison des Maiko?

Ce premier tome introductif nous permet de suivre le quotidien des geishas et des maikos à notre époque (même si au vu de l’illustration de la couverture, cela me faisait plus penser aux années 60). Qui sont les geishas lorsqu’elles ne pratiquent pas leur art ou les maikos lorsqu’elles ne sont pas en plein apprentissage? Entre rigueur, horaires stricts, usages séculaires, il est bien difficile de lâcher la pression et de garder une maîtrise constante de son image. On les suit, en effet, surtout pendant leur moment de détente, sous un angle avant tout culinaire. La vie en communauté n’est pas si simple, avec son lot de chamailleries bon enfant. Graphiquement, ce sont des personnages joyeux, bienveillants à l’image de la propriétaire qui veille sur ses « filles », les rapports entre les maikos restant assez enfantins, ce qui contraste avec les pages mettant en scène les geishas dans leur art. 

Ce premier tome est aussi très gourmand puisqu’à la fin de chaque court chapitre, on retrouve des notes de cuisine de Madame Kayama avec des recettes simples mais très alléchantes comme le pudding de pain, les onigiris, les saint-jacques rôtis au miso, du curry… J’ai ainsi suivi la recette des muffins au chocolat. Tendres et moelleux avec des chuncks de chocolat!

Une lecture plaisante et très gourmande! A voir si les prochains tomes nous permettent d’en savoir plus sur l’apprentissage des maikos. Les lexiques et glossaires à la fin de manga sont très utiles, la traduction française ayant conservé de nombreux termes japonais.

La BD de la semaine chez Moka pour cette semaine

Participation #12 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Manga shōnen

Participation #32 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Manga Shōnen

Les Gourmandises 2026 d’Isabelle #Muffins au chocolat

Pause gourmande: Mini-muffins aux abricots

Cette année, la saison des abricots a commencé plus tôt, dès début mai. J’en ai profité pour faire des mini-muffins avec les premiers, petits et acidulés. J’ai repris ma recette en ajoutant de la poudre d’amandes. Les (mini) muffins sont des gâteaux d’origine du Pays de Galles même si la recette actuelle, plus sucrée, est américaine. 

Les ingrédients: 2 œufs, 75 g de sucre en poudre, 50 g de beurre fondu, 100 g de poudre d’amandes, 150 g de farine, 10 cl de lait, 1 sachet de levure chimique, des abricots et du sucre perlé.

Les étapes de la préparation: J’ai commencé par mélanger au fouet les deux œufs et le sucre jusqu’à obtenir une crème plus ou moins blanchâtre. Puis avec une cuillère en bois, j’ai jouté un à un tout en remuant le beurre fondu, le lait, la poudre d’amande puis la farine. J’ai ensuite mis en remuant plus lentement la levure puis les abricots coupés en petits morceaux. Après avoir beurré et fariné le moule à mini-muffins, j’y ai versé la pâte puis j’ai fini en recouvrant le dessus avec du sucre perlé, en en gardant certains sans. Puis je l’ai mis au four préchauffé à 200 degrés et laisser cuire les mini muffins pendant 20 minutes. J’ai pu faire une seconde tournée.

Verdict: C’est toujours aussi bon! Je les préfère avec le sucre perlé. 

Pour d’autres idées gourmandes, n’hésitez pas à aller voir comme chaque dimanche chez Isabelle et les autres Marmitonnes. 

Les Gourmandises 2026 d’Isabelle #Mini-muffins aux abricots

 

Au fil des pages avec Le Restaurant des recettes oubliées

J’ai lu, en e-book, Le Restaurant des recettes oubliées de Hisashi Kashiwai (éd. Nami, avril 2023, 256 pages), un roman contemporain très gourmand et paru pour la première fois au Japon en 2013 et qui avait été proposé, en avril dernier, comme lecture commune pour le challenge Un mois au Japon 2025. Nagare Kamogawa, un ancien policier veuf à la retraite et sa fille Koishi tiennent un restaurant discret, sans enseigne ni menu, à Kyoto mais avec un chat facétieux. Seuls les habitués et ceux qui arrivent à découvrir leur adresse en lisant un court encart publicitaire d’une ligne sibylline paru dans une revue culinaire viennent y déguster de savoureux repas faits maison ou les recruter afin de retrouver un plat qui a marqué intensément leur vie mais dont ils ignorent la recette. 

Ce qui est rare pour moi, je n’ai pas lu d’une traite ce roman mais sur plusieurs jours, l’ayant lu comme si chaque partie était une nouvelle indépendante dans le même univers. En effet, la structure narrative d’une partie à l’autre est similaire en deux temps (deux chapitres): on fait la connaissance d’un client qui se remémore difficilement un plat, d’après ses souvenirs et les émotions qu’il lui évoque encore, tant d’années après, mais sans pouvoir en donner la recette puis celui-ci revient, souvent 15 jours après, afin de déguster le plat ainsi retrouvé. Sera-t-il autant apprécié qu’autrefois? Quelle sera la répercussion future de cette nouvelle dégustation?

C’est ainsi que défilent dans leur bureau d’enquête: un ancien collègue de Nagare pour son plat préféré que lui préparait autrefois sa défunte épouse et que n’arrive pas à refaire sa nouvelle femme, une femme âgée dont la fille est sur le point de se marier pour un plat qu’elle avait mangé lors d’un dîner avec un homme dont elle avait rejeté sa demande en mariage, un homme politique pressé pour un plat ayant marqué son enfance solitaire, une femme de 50 ans pour un plat préparé par son ex-mari qui est gravement malade et dont la vie est comptée, une jeune étudiante de 19 ans pour partager une dernière fois un plat avec son grand-père atteint d’Alzheimer et qu’ils avaient tous les deux dégusté lors d’un voyage de jeunesse et un jeune entrepreneur trentenaire pour un plat cuisiné par sa mère avant qu’elle ne décède lorsqu’il est encore petit.

En lisant le 4e de couverture, j’avais trouvé l’idée intéressante, gourmande et nostalgique mais j’ai trouvé le roman un peu trop répétitif et finalement assez plat (sans mauvais jeu de mots). Il m’a manqué ce petit quelque chose qui fait le charme et la délicatesse de la littérature japonaise. J’ai eu du mal à m’attacher à Nagare Kamogawa et à sa fille Koishi, le premier veuf et dont le deuil perdure malgré les années, la seconde, la trentaine semblant éprise de Hiroshi, un des clients réguliers du restaurant et qui tient lui-même un restaurant de sushis. Derrière leurs gestuels et chamailleries, on ressent pourtant bien l’amour paternel/filial qu’il se voue l’un à l’autre tout comme leur volonté de retrouver les plats si fort émotionnellement pour leurs clients. Mais je n’ai pas trouvé leur présence plus marquante que cela, surtout que tout ce qui aurait pu être vraiment intéressant, à savoir l’enquête culinaire menée par le père est juste rapportée et finalement peu détaillée.

Quant aux clients, j’en ai trouvé certains fort égoïstes, en particulier l’ancien collègue de Nagare (et in fine la condition précaire et peu enviable de la femme japonaise). Il y est ainsi question de non-dits, de solitudes, de malentendus irréparables, de choix de vie déterminée par un plat du passé, de regrets, de remords, de veuvage, de maladie, du poids de la famille, d’épiphanie lors de la redécouverte du plat ainsi retrouvé… 

J’aurai également apprécié découvrir en fin d’ouvrage la recette de ces plats. Une lecture fort gourmande mais qui ne m’a pas plus emballée que cela! Cela ne m’a pas donné envie de lire les suites qui sont depuis parues: Deuxième service et A la carte. Sur un procédé narratif similaire, j’avais lu récemment La Petite Confiserie de l’allée nocturne de Hiyoko Kurisu et dont j’ai bien plus apprécié l’histoire du personnage servant de fil conducteur, Kogetsu. Mais il y a également, par exemple, un autre roman que j’avais repéré il y a un moment mais que je n’ai toujours pas lu avec la possibilité de voyager dans le passé le temps d’un café: Tant que le café est encore chaud de Toshikazu Kawaguchi. 

Pour d’autres avis plus enthousiastes sur ce roman: Nathalie et Hilde.

Participation #8 Un Mois au Japon 2025 de Lou et Hilde #LC

Participation #20 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Japon

Participation #16 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant #Cuisine japonaise

Pause gourmande avec Bobby le cookie

Lors du RAT gourmand et indien de février 2022, j’avais emprunté à la médiathèque Bobby le cookie de Marie Quenotte et Loïc Limosin (éd. La Palissade, coll. Et si on mangeait…, 2013), un livre de cuisine permettant aux enfants de réaliser eux-mêmes leurs cookies. Depuis lors, nous faisons régulièrement des cookies (environ 20 en 2 fournées), que ce soit par exemple fin juin pour la kermesse de l’école ou encore cette semaine pour le goûter. Un livre parfait pour les petits marmitons en herbe! Miam Miam!

Les ingrédients adaptés à notre préparation: 150 grammes de beurre, 1 œuf, 250 grammes de farine, 150 grammes de sucre roux, 1 sachet de levure et 100  grammes de pépites de chocolat (noir et/ou au lait). Je n’ai pas suivi à la lettre la liste des ingrédients, n’ayant plus d’extrait de vanille et ayant remplacé le sucre blond par un mélange de vergeoise blonde et de sucre en poudre et ayant mis un sachet de levure chimique en entier (et non une cuillère à café) et moins de pépites de chocolat (au lieu des 125).

Les étapes de la préparation: Rien de plus simple, il suffit de suivre les instructions de ce livre de recette très didactique et aux illustrations simples et rigolotes à l’image de la page de garde. En effet, les enfants peuvent suivre facilement étape par étape illustrée la préparation de la pâte jusqu’à sa cuisson ainsi que le matériel à utiliser bien mis en avant à chaque page.

Nous commençons par faire fondre le beurre au micro-onde puis nous rajoutons le sucre. Nous mélangeons au fouet pendant quelques minutes. Puis dans un bol à part, nous utilisons également le fouet pour battre l’œuf en omelette que nous rajoutons ensuite dans la préparation. Puis, avec une cuillère en bois, nous mélangeons petit à petit et doucement le mélange obtenu en rajoutant farine et levure puis en dernier les pépites de chocolat. Il est alors temps de modeler les cookies avec une cuillère à soupe. Après 10 minutes de cuisson à 180 degrés, nous les sortons du four et n’attendons pas longtemps pour en manger, croquants à l’extérieur et moelleux à l’intérieur.

Et au passage, je valide à nouveau la catégorie « Un dessert (sucré) » du Menu complet du challenge Des livres (et des écrans) en cuisine.

Pour d’autres idées gourmandes, n’hésitez pas à aller voir comme chaque dimanche chez Syl, Isabelle qui est désormais à la tête de la brigade des Gourmandises ainsi que chez les autres marmitonnes.

Participation #27 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Cookie

Participation #3 Les gourmandises de Syl (chez Isabelle) 2022

Challenge Petit Bac d’Enna #5 Catégorie Prénom: « Bobby »

Participation #57 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France

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