Étiquette : 9-12 ans (Page 1 of 3)

Au fil des pages avec Ameline, Joueuse de flûte

Je lis Ameline, Joueuse de flûte de Clémentine Beauvais et Antoine Déprez (éd. Alice Jeunesse, 2018), un album jeunesse à partir de 8/9 ans. Orpheline, Ameline grandit auprès de son grand-père, Popi qui lui raconte très régulièrement une histoire sombre et terrifiante, celle du Joueur de flûte de Hamelin. Au décès de son grand-père, la jeune fille de 10 ans est adoptée par un couple qui vit dans un étrange village envahi par les chats et dans lequel il est interdit de siffler. Les enfants se font rares au dire de ses nouveaux parents. Et pourtant, Ameline croise la route de trois enfants aux habits vieillots et aux pieds trempés. Et si l’histoire de son grand-père était véridique? Les illustrations d’Antoine Déprez sont magnifiques à l’image de la couverture de l’album représentant non Ameline mais Griselda, l’une des enfants du village. L’histoire se présente comme une suite de la légende allemande reprise par les Frères Grimm en 1816. Il y est question de peur, de mort mais aussi de transmission, de pardon et de résilience. Les personnages vivants sont plus modernes et colorés et tranchent avec le côté mortifère et fantomatique des enfants aux pieds trempés. Coup de cœur pour cet album jeunesse au charme mystérieux et inquiétant, à l’image du conte traditionnel! A noter que cet album jeunesse fait partie de la 31ème Sélection du Prix des Incos 2019/2020 pour le niveau CM2/6e.

Pour d’autres avis sur cet album jeunesse: Blandine et Bidib.

Participation #22 Contes & Légendes 2020 de Bidib

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Participation #6 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Son: « Flûte »

Au fil des pages avec le tome 1 des Enquêtes d’Enola Holmes

Avec plusieurs semaines de retard, voici enfin mon billet d’un roman jeunesse emprunté et lu lors du premier RAT du Challenge British Mysteries 2020. Il s’agit du tome 1 d’une série de romans policiers jeunesse à partir de 9 ans: Les Enquêtes d’Enola Holmes, La double disparition de Nancy Springers (éd. France Loisirs, coll. Guanaco, 2010).

En 1888, le jour de ses 14 ans, Enola Holmes voit son anniversaire contrarier par la disparition inquiétante de sa mère. Elle fait venir ses deux frères, Mycroft et Sherlock Holmes, qu’elle n’a pas revus depuis le décès de leur père, dix ans auparavant. Ces derniers ayant décidé de l’envoyer dans un établissement pour parfaire l’éducation des jeunes ladies, Enola décide de leur fausser compagnie pour mener sa propre enquête. Mais alors qu’elle gagne la gare pour se rendre à Londres, elle est intriguée par une autre disparition, celle d’un jeune vicomte et décide de prendre part aux recherches, ce qui va l’entraîner dans les bas-fonds de Londres. Arrivera-t-elle à résoudre cette double disparition?

Un très bon moment de lecture avec cette histoire plaisante et qui s’amuse à réinventer des enquêtes dignes d’un jeune Sherlock Holmes (en particulier le premier chapitre)! L’héroïne est une adolescente au fort tempérament, attachante et ingénieuse, de surcroît capable de déchiffrer des messages codés. Ces qualités lui seront bien utiles pour rechercher sa mère et échapper ainsi au destin imposé par ses frères. Ce premier tome me donne envie de connaître la suite, une version BD jeunesse existant également.

Pour un autre avis sur ce roman policier jeunesse: Hilde.

Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #RAT

Challenge Petit Bac d’Enna #5 Catégorie Crimes et Justice: « Enquêtes »

Au fil des pages avec Le jardin secret

Le mois dernier, j’ai lu Le jardin secret de Frances H. Burnett (éd. Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior, rééd. 2010), un roman jeunesse à partir de 10 ans et qui fut publié pour la première fois en 1911. Mary Lennox a vécu aux Indes jusqu’au décès de ses parents, emportés par une épidémie de choléra et qui ne s’occupait pas d’elle. Âgée de 10 ans, renfermée et solitaire, elle est alors confiée à son oncle, Archibald Craven, un vieil homme riche, bossu et malheureux depuis le décès de sa femme dix ans auparavant et qui vit dans un manoir en Angleterre, dans la lande du Yorkshire.

Mais à peine arrivée dans ce manoir, son oncle repart une énième fois en voyage, la laissant seule avec les domestiques comme sa bonne, la jeune Martha Sowerby ou l’un des jardiniers, Ben Weatherstaff et son rouge-gorge. Dans ce manoir étrange, cette petite fille renfermée, maigrichonne, solitaire, insolente et curieuse va découvrir, entre autres, un jardin laissé à l’abandon sur ordre de son oncle, après le décès de sa femme. Mary se transforme alors de jour en jour, devenant de plus en plus attachante. La découverte de ce jardin et de l’amitié va ainsi bouleverser sa vie. Et qui sait, des autres habitants de ce manoir?

Comme dans La petite princesse, je retrouve des thèmes chers à l’autrice notamment l’importance de la magie et de l’amitié, le partage, la découverte de soi, le deuil, etc. Mais dans ce roman d’apprentissage, c’est surtout la Nature qui est mise en exergue. C’est à travers elle (et des amitiés qu’elle engendre) que l’héroïne arrive à vivre pleinement son enfance et à s’épanouir à l’instar de la Nature au printemps, en s’ouvrant aux autres, en se laissant aimer et aimer en retour, sur les conseils de Martha. Quelle joie et quel émerveillement lorsqu’elle découvre ce jardin! Un très bon moment de lecture avec ce roman d’apprentissage, un classique de la littérature jeunesse que je vous conseille de découvrir si vous ne l’avez pas lu enfant ou adolescent pour découvrir tous les secrets de ce manoir! Le texte très agréable à lire, à la fois tendre et poétique, est accompagné de jolies illustrations en noir et blanc de Monique Gaudriault et Jacques Rozier qui donnent vie aux protagonistes de l’histoire.

challenge lecture les 50 livres recommandé par Hayao Miyazaki

Challenge des 50 livres recommandés par Miyazaki – Bidib (6)

Avec ce roman jeunesse, je participe pour la première fois au challenge de lecture proposé depuis 2014 par Bidib du blog Ma Petite Médiathèque, Mon jardin secret se positionnant à la sixième place des livres recommandés par Hayao Miyazaki. Ci-joint le lien vers les règles de ce challenge sans limitation dans le temps. C’est le premier des 50 livres que je chronique mais en réalité, j’en ai déjà lus huit quand j’étais (beaucoup) plus jeune.

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Participation #5 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine #aventure/quête initiatique

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Lieu: « Jardin »

Au fil des pages avec Princesse Sara

J’emprunte à la médiathèque les deux premiers tomes de Princesse Sara d’Audrey Alwett, Nora Moretti et Claudia Boccato (éd. Soleil, coll. Blackberry, 2011), une BD jeunesse d’après le roman, La petite princesse de Frances Hodgson Burnett publié en 1905. Cette série comprend actuellement 12 tomes, les quatre premiers reprenant le roman tout en y apportant quelques variantes notamment dans un style Steampunk avec l’introduction de live-dolls et automates.

Dans le tome 1, Pour une mine de diamants, je découvre la jeune Sara Crewe avec son père, Ralph Crewe à la recherche de sa nouvelle poupée, Emily dans les rues de Londres avant son arrivée au pensionnat de jeunes filles tenu par la redoutable Miss Minchin. Miss Amelia n’est plus la jeune sœur de Miss Minchin mais son assistante automate un brin usagée. Miss Minchin, ressentant immédiatement de l’amerture et du mépris à l’égard de la jeune Sara, n’en oublie pas de la mettre en valeur à la moindre occasion, ne pensant qu’à l’immense richesse de Ralph Crewe, propriétaire d’une fabrique familiale d’automates florissantes et qui a investi dans une mine de diamants aux Indes. Mais cette vie de princesse peut-elle toujours durer? Comme dans le roman, la douceur et la générosité de Sara l’amènent à se lier d’amitié avec la jeune domestique Becky, une autre pensionnaire, Ermengarde Saint-John et à devenir la mère « adoptive » de Lottie, une orpheline de mère tout comme elle de 4 ans. Je retrouve également Mariette, la femme de chambre automate de Sara et une autre pensionnaire, la mesquine Lavinia, jalouse de Sara. Les autrices ont réussi à retranscrire à merveille l’atmosphère du roman, le caractère à la fois adulte et rêveur de Sara, la « Petite Madame » comme l’appelait son père, tout en apportant leur touche personnelle.

Puis dans le tome 2, La Princesse déchue, je reprends l’histoire là où elle s’était arrêtée, le jour fatidique de son douzième anniversaire. Sara Crewe est désormais réduite à être une domestique du pensionnat au même titre que la jeune Becky, vivant dans une chambre mansardée et insalubre du grenier. Vêtue d’un simple ensemble noir bien trop petit pour elle, elle enchaîne les dures besognes et les privations. Son état de santé se détériore. Mais elle garde pourtant son tempérament, sa force de caractère et son imagination débordante pour survivre à la faim, au froid et aux mauvais traitements, ce qui a le don d’énerver encore plus Miss Minchin qui voudrait la voir briser. Elle continue de faire répéter aux plus jeunes filles le Français et s’avère utile dans la réparation d’Amélia. Comme dans le tome précédent, les autrices suivent l’histoire du roman avec la déchéance de Sara, sa rencontre avec la « Grande Famille » (même si un quatrième enfant, James est inventé à la famille Carmichael), l’arrivée de M. Carrisford et de son serviteur, Ram Dass, Melchisédec, le rat apprivoisé… Les mêmes émotions me submergent comme à la lecture du roman ou lorsque moi-même enfant, dans les années 80, je regardai le dessin animé Princesse Sarah.

Coup de cœur pour cette adaptation réussie du roman de Frances H. Burnett! Les illustrations, parfois mangaïsées, sont magnifiques. J’ai hâte de lire les autres tomes et surtout le nouveau cycle à partir du tome 5 dévoilant Sara Crewe adulte et retournant aux Indes.

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Participation #4 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine #adaptation

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Prénom: « Sara » et #5 Catégorie Lieu: « Mine de diamants »

Au fil des pages avec Cosette

J’emprunte à la bibliothèque Cosette d’Olivier Desvaux, d’après Victor Hugo (éd. Belin Jeunesse, 2018), un album jeunesse à partir de 8 ans qui permet aux jeunes lecteurs d’accéder dans une version abrégée et joliment illustrée à l’œuvre magistrale de Victor Hugo parue en 1862, Les Misérables. Dans cet album jeunesse, nous nous concentrons sur l’enfance de Cosette, sa vie bien difficile et triste auprès des Thénardier, ce couple vil et maltraitant tenant une auberge à Montfermeil. La mère de Cosette, Fantine, s’est bien trompée en confiant aux époux Thénardier sa fille qui ont fait de cette dernière leur servante. Le soir de Noël 1823, maltraitée et âgée de 8 ans, Cosette est envoyée en pleine nuit, loin du village, pour aller chercher de l’eau pour le cheval d’un des clients de l’auberge. Dans la nuit noire, elle est aidée dans sa tâche par un homme inconnu et bienveillant, Jean Valjean. La vie de Cosette va-t-elle alors basculer avec cette rencontre?

Je retrouve avec grand plaisir le beau et émouvant texte de Victor Hugo. Les superbes illustrations d’Olivier Desvaux ne sont pas en reste non plus, à l’instar de la couverture de l’album qui m’a immédiatement attirée. L’illustrateur joue avec les ombres et la lumière, décrivant très bien par exemple les postures terrorisées de Cosette. Coup de cœur pour cet album jeunesse à mettre entre les mains de jeunes lecteurs avertis!

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Participation #1 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine #aventure/quête initiatique

Avec cet album jeunesse, je participe pour la première fois au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » organisé par Nathalie du blog Délivrer des livres et par Blandine du blog Vivrelivre. Je vais tenter d’en lire 6 cette année en visant le niveau « Je deviens accro ». Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur leur blog.

Participation #130 Je lis aussi des albums

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Prénom: « Cosette »

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