Billet de suivi: Un mois au Japon 2021

Après un British Mysteries Month le mois dernier, Hilde et Lou organisent au mois d’avril 2021 Un mois au Japon. Nos deux coorganisatrices ont prévu un programme facultatif que je vais essayer de suivre le plus possible. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur leurs blogs.

Ce billet sera actualisé au fil du mois en tenant compte uniquement de nos lectures sur le Japon tout en faisant un billet séparé pour chaque participation.

Semaine 1 du Mois au Japon:

Ce 1er avril 2021, nous avons fabriqué des poissons d’avril avec de rouleaux de papier toilette et des feutres Posca. Nous avons donné à certains l’aspect de poissons japonais.

Nous avons également commencé à lire quelques-uns des albums jeunesse à partir de 3 ans de notre PAL. La veille, après avoir passé l’après-midi à aller récupérer les livres dans trois annexes de la médiathèque, nous avons lu pour l’une des histoires du soir Mercredi, c’est raviolis! de Makato Tachibana et Setsuko Hasegawa (éd. L’école des loisirs, 2008). Le 1er avril, dans l’après-midi, nous avons lu Tu rentres quand? de Nagako Suzuki (éd. Nobi Nobi!, 2018) et Où est mon étoile? de Satoe Tone (éd. Nobi Nobi!, 2015) puis pour les histoires du soir : Le portrait de Nounours de Mari Kasai et Chiaki Okada (éd. Nobi Nobi!, 2016) et une relecture avec Pique-nique sous la pluie de Naokata Mase (éd. Seuil Jeunesse, 2016).

Le 2 avril, charmée par le titre poétique de ce livre, j’ai lu ce que je pensais être un roman court mais qui est plus exactement un essai sur le mot japonais « Nagori » et plus largement les saisons et leur temporalité cyclique confronté à la temporalité linéaire des êtres humains, à travers les fruits et les légumes notamment: Nagori, La nostalgie de la saison qui vient de nous quitter de Ryoko Sekiguchi (éd. P.O.L., 2018, 137 pages). L’autrice est à la fois poète et critique gastronomique. Je ne sais trop quoi en penser si ce n’est une immersion dans la culture japonaise à travers la richesse de ses mots saupoudrée de gourmandises culinaires.

Côté lecture jeunesse, nous avons relu pour l’une des histoires du soir Tu rentres quand? de Nagako Suzuki qui avait donné l’idée à mon mini lutin hier de faire un gâteau aux yaourts à son père, ce que nous avons finalement cet après-midi après l’école. L’histoire est toute mignonne et gourmande avec des illustrations douces et aux couleurs automnales. Après avoir préparé un gâteau d’anniversaire pour son père, une petite fille attend avec impatience son retour. 

  • 1er avril/présentation de notre PAL
  • 2 avril: un roman court ou une nouvelle: Konbini également paru sous le titre La fille de la supérette de Sayaka Murata (éd. Denoël, 2018), un roman court que j’avais lu l’été dernier
  • 3 avril: atelier bricolage/loisirs créatifs (carte, origami, kokeshi…): des poissons d’avril japonais  DIY
  • Album jeunesse: Réveillés les premiers! de Komako Sakaï (éd. L’école des loisirs, 2013), un album jeunesse à partir de 3 ans
  • 4 avril: gourmandises/livre gourmand (roman, BD, livre de recettes): Tu rentres quand? de Nagako Suzuki (éd. Nobi Nobi!, 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans

En ce 3 avril, pour le repas du soir, nous faisons un ramen, plat typiquement japonais que nous faisons régulièrement, surtout en hiver et avec des nouilles, des œufs, de la coriandre fraîche, de la ciboulette fraîche, des raviolis frits, de la sauce soja, un bouillon de cube, de l’huile de sésame…

Semaine 2 du Mois au Japon:

En ce  5 avril, je débute la deuxième semaine d’Un Mois au Japon avec un album jeunesse pour un lectorat plutôt adolescent avec Les amants papillons de Benjamin Lacombe (éd. Seuil Jeunesse, 2007), un album jeunesse grand format pour les 6/9 ans selon l’éditeur mais classé dans la section Ado de notre médiathèque. Il s’agit d’une histoire d’amour tragique magnifiquement illustrée et inspirée d’une ancienne légende chinoise.

Le 6 avril, pour l’une des histoires du soir, nous relisons un douce et tendre histoire d’un auteur japonais, À table! de Kazuo Iwamura (éd. Mijade, 2016), un album jeunesse à partir de 3 ans. Il s’agit de la rencontre printanière des trois écureuils Nic, Nac et Noc avec un oisillon affamé qui attend le retour de sa mère.

Le 9 avril, nous lisons des albums jeunesse: Quand il fait nuit d’Akiko Miyakoshi (éd. Syros, 2016), à partir de 3 ans et Le Japon d’Anno d’Anno Mitsumana (éd. L’école des loisirs, 2014), à partir de 8 ans.

  • 5 avril: un titre publié aux éditions Actes Sud
  • 6 avril: un roman jeunesse au choix
  • Album jeunesse: Les amants papillons de Benjamin Lacombe (éd. Seuil Jeunesse, 2007), un album jeunesse grand format
  • 7 avril : manga/BD ou album jeunesse au choix: Pique-nique sous la pluie de Naokata Mase (éd. Seuil Jeunesse, 2016), un album jeunesse à partir de 3 ans et avec des découpes
  • 8 avril  : atelier bricolage/loisirs créatifs (carte, origami, kokeshi…): des Kokeshi DIY
  • 9 avril : livre ou photos sur le Japon (régions, villes, jardins japonais…)

Le 10 avril 2021, je commence à lire un roman policier japonais, Un café maison de Keigo Higashino (éd. Actes Sud, coll. Actes noirs, 2012) jusqu’au chapitre 11. Il s’agit d’une enquête policière diligentée après le décès d’un homme qui été empoisonné à l’arsenic. Pour les histoires du soir, nous relisons Tu rentres quand? et Le portrait de Nounours. Puis en soirée, je regarde pour la Journée dédiée à Isao Takahata, le cofondateur des studios Ghibli avec Hayao Miyazaki, Le conte de la princesse Kaguya, film d’animation japonais de 2013 et s’inspirant d’un conte traditionnel japonais, le conte du coupeur de bambou.

  • 10 avril  : un film d’Isao Takahata: Le conte de la princesse Kaguya
  • 11 avril  : gourmandise/livre gourmand (roman, BD, livre de recettes) comme par exemple le mochi: des gyôzas avec Mercredi, c’est raviolis! de Makato Tachibana et Setsuko Hasegawa (éd. L’école des loisirs, 2008), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui contient à la fin une recette de gyôzas – des raviolis japonais

Ce 11 avril 2021, nous finissons cette deuxième semaine du Mois au Japon sur une note gourmande en relisant Mercredi, c’est raviolis et faisant des gyôzas bouillis et frits en suivant la recette de l’album. Pendant que nous laissons reposer la pâte, nous regardé Mon voisin Totoro de Hayao Miyazaki, un film d’animation japonais conseillé à partir de 4 ans. Nous lisons également Le poisson rouge de Nanami de Yuichi Kasano (éd. L’école des loisirs, 2016), un album jeunesse à partir de 3 ans dans lequel nous suivons un petit poisson rouge, Léo de sa naissance dans une ferme piscicole japonaise jusqu’à son arrivée dans la famille d’une petite fille, Nanami.

Semaine 3 du Mois au Japon:

Pour débuter cette semaine 3 du Mois au Japon, je continue la lecture du roman policier Un café maison de Keigo Higashino et je prends le temps de chroniquer mes lectures et visionnages.

  • 12 avril/Hommage aux victimes de Fukushima :  Le Japon d’Anno d’Anno Mitsumana (éd. L’école des loisirs, 2014), un album jeunesse à partir de 8 ans
  • Film d’animation japonais: Mon voisin Totoro de Hayao Miyazaki (sorti au Japon en 1988 et en France en 1999), un film d’animation japonais du studio Ghibli et conseillé à partir de 4 ans
  • 13 avril  : un roman jeunesse au choix
  • 14 avril  : manga / BD ou album jeunesse au choix
  • 16 avril  : atelier bricolage/loisirs créatifs (carte, origami, kokeshi…)
  • 17 avril : un titre publié par les éditions Nobi Nobi
  • 18 avril  : gourmandise/livre gourmand (roman, BD, livre de recettes) comme par exemple un atelier makis et/ou sushis

Semaine 4 du Mois au Japon:

  • 19 avril  : un polar ou un roman fantastique: Un café maison de Keigo Higashino (éd. Actes Sud, coll. Actes noirs, 2012), un roman policier japonais
  • 20 avril  : atelier bricolage/loisirs créatifs (carte, origami, kokeshi…)
  • 21 avril  : manga / BD ou album jeunesse au choix
  • 22 avril  : un titre publié par les éditions Picquier
  • 24 avril  : un film d’animation japonais
  • 25 avril : gourmandise/livre gourmand (roman, BD, livre de recettes)

Semaine 5 du Mois au Japon:

  • 26 avril : documentaire (tous formats)
  • 27 avril  : un titre publié par les éditions Issekinicho
  • 28 avril  : manga / BD ou album jeunesse au choix
  • 29 avril : un film japonais
  • 30 avril  : Bilan du mois ou envies de lectures à partager

Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou

Au fil des pages avec Flocon et le lapin de Pâques

Lors du week-end de Pâques, nous avons lu Flocon et le lapin de Pâques de Kathrin Siegenthaler et Marcus Pfister (éd. NordSud, 1993), un album jeunesse à partir de 3 ans. Flocon, un petit lapin des neiges décide de devenir le Lapin de Pâques pour distribuer les œufs aux enfants. En chemin, il rencontre un lapin de garenne. Mais ce n’est pas si simple d’être le Lapin de Pâques, surtout pour transporter les œufs du poulailler afin de les décorer. A défaut d’avoir trouvé sa vocation, Flocon aura-t-il noué une jolie amitié?

Les illustrations à l’aquarelle sont douces et adorables, avec le coup de crayon reconnaissable de Marcus Pfister, l’auteur/illustrateur d’Arc-en-ciel, le petit poisson multicolore. Avec sa candeur et sa détermination enfantine, Flocon est un lapereau attachant et qui personnifie bien les attitudes du petit enfant en quête d’identité et d’autonomie. C’est aussi l’occasion de (re)voir pour le jeune lecteur différentes espèces de lapin. Un bon moment de lecture en attendant de faire la chasse aux œufs de Pâques!

Participation #36 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Météo: « Flocon »

Mon voisin Totoro

Pendant Un Mois au Japon 2021, nous avons regardé en famille, dimanche dernier, Mon voisin Totoro de Hayao Miyazaki, un film d’animation japonais du Studio Ghibli sorti en 1988 au Japon et en 1999 en France (86 minutes), conseillé à partir de 4 ans.

Deux sœurs, Satsuki et Mei, respectivement âgées de 10 ans et 4 ans, partent s’installer à la campagne avec leur père afin de se rapprocher de leur mère dont la maladie l’oblige à rester à l’hôpital. Leur nouvelle maison est bien délabrée, voire même hantée aux dires d’un petit voisin timide. Les deux sœurs ont peur dans un premier temps des noireaudes – des boules de suie magiques qu’elles sont seules à voir se cacher dans les murs de la maison. Mais très vite elles apprivoisent les lieux et la campagne environnante jusqu’à se lier d’amitié avec d’étranges créatures, les Totoros. Serait-ce une façon pour les deux sœurs de surmonter leur chagrin et leurs craintes vis-à-vis de la maladie de leur mère? En effet, leur mère tarde à revenir à la maison.

L’histoire est une ode au monde de l’enfance, à la Nature et à l’imaginaire. Totoro peut être perçu comme un esprit protecteur de la Nature ou bien comme un ami imaginaire des deux sœurs venant les rassurer alors qu’elles sont seules dans la maison, leur père se plongeant dans son travail ou allant rendre visite à leur mère à l’hôpital. Cette étrange créature bienveillante apparaît souvent à la nuit tombée et les réconforte, toujours à propos, comme par exemple lorsque les deux petites filles attendent sous la pluie, à l’arrêt de bus, leur père tardant de revenir de son travail.

De par cette imaginaire fécond des deux filles, certains passages de l’histoire me font penser aussi à Peter Pan, sans le côté sombre du personnage inventé par James Matthew Barrie en 1911 ou bien encore à Mary Poppins de Pamela Lyndon Travers paru en 1934 lorsque par exemple Totoro s’envole avec son parapluie avec les enfants. Totoro semble alors faire plus partie des rêves des jeunes filles.

Il y est ainsi question d’un Japon rural d’avant – que nous pourrions dater d’après-guerre, dans les années 50, un monde idéalisé et renvoyant aux souvenirs d’enfance du réalisateur (comme la maladie de sa propre mère). Les deux filles sont souvent livrées à elles-mêmes, même si leur père confie Mei à une voisine âgée, Grand-Mère pendant que Satsuki est à l’école. Elles peuvent gambader librement dans la campagne, sans que cela n’alerte plus que cela les adultes, comme par exemple lorsque Mei fugue pour rendre visite à sa mère à l’hôpital. D’ailleurs, cela me fait penser à mes réflexions après la lecture du Japon d’Anno d’Anno Mitsumana, avec ce Japon rural de « Quand il n’y avait pas d’électricité ».

La vie semble douce et tranquille, faite de petits bonheurs simples dans une nature nourricière. En effet, la campagne est un immense terrain de jeux pour les deux filles, laissant libre cours à leur imagination mais aussi un endroit à préserver, avec une dimension magique et onirique comme peuvent l’être chez les enfants les activités de jardinage. Cela se traduit par exemple dans l’impatience des deux filles à voir pousser en une nuit leurs graines. Totoro reprend alors sa dimension d’esprit protecteur, gentil et mignon yokaï de la Nature.

Il y a également de nombreuses références à Alice au pays des Merveilles de Lewis Carroll paru en 1865 et à son adaptation par Disney en 1951. La découverte des Totoros par la plus jeune sœur Mei fait immédiatement penser à Alice suivant le lapin blanc et qui tombe dans le terrier. En effet, Mei court après un petit Totoro blanc et tombe au creux de l’immense camphrier d’une façon très similaire.

La ressemblance est également frappante entre le chat-bus et le chat Cheshire dans Alice, même si Hayao Miyazaki a réfuté cette influence, le chat-bus faisant référence à un Yokaï, le  bakeneko – un chat japonais qui peut changer de forme.

Mais et surtout Hayao Miyazaki a développé un univers propre et typiquement japonais avec des figures et des thématiques que l’on retrouve dans d’autres de ses films comme par exemple l’enfance, la famille, le respect de l’environnement et les noireaudes – des boules de suie magiques – que nous avions également vues dans Le Voyage de Chihiro sorti en 2001. Ici, les noireaudes permettent de créer une passerelle avec le monde imaginaire des Totoros, ces dernières se réfugiant dans le camphrier. Quant au thème de la famille, l’histoire nous montre une famille soudée malgré les épreuves, les deux sœurs pouvant compter l’une sur l’autre, même si comme dans toute fratrie, elles peuvent se chamailler.

J’ai enfin repéré des passages gourmands pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine: des bentos préparés par Satsuki avant de partir à l’école ou encore les légumes croqués à pleines dents et tout juste cueillis dans les champs par les deux jeunes filles et Grand-Mère.

Nous avons beaucoup apprécié de regarder Mon voisin Totoro. Un très beau film d’animation, poétique et touchant tant pour les petits que pour les grands, chacun pouvant faire sa propre interprétation des Totoros!

Pour illustrer ce billet, j’ai pris des images libres de droits que le Studio Ghibli a rendu disponibles sur son site. N’hésitez pas à y aller si l’univers Ghibli vous plaît car il y plusieurs centaines d’images issues de Mon voisin Totoro et de leurs autres films d’animation.

Pour un autre avis: MissyCornish.

Participation #10 Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou #Film d’animation

Participation #42 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Bento

Au fil des pages avec Le Japon d’Anno

En vue de la journée dédiée à un livre ou photos sur le Japon, j’ai emprunté à la médiathèque Le Japon d’Anno d’Anno Mitsumana (éd. L’école des loisirs, 2014), un album jeunesse à partir de 8 ans. Mais après sa lecture, je préfère le présenter ce jour, pour la journée « Hommage aux victimes de Fukushima ». En effet, l’album jeunesse se décompose en trois parties:

  • une première partie d’illustrations dans un Japon ancien. L’histoire sans textes se déroule au fil des saisons, du printemps à l’automne: des pêcheurs au bord de l’eau, des cerisiers en fleurs, des paysans faisant les moissons ou bien encore participant aux fêtes qui ponctuent les différentes saisons (fanfares, parades, tournois de go…), etc. A l’image de la couverture pleine page, nous nous arrêtons sur les illustrations pour découvrir les nombreux détails: des enfants qui jouent, un train à vapeur, une maison en train d’être construite… Il est d’ailleurs possible de ne montrer que cette première partie aux plus jeunes lecteurs.
  • une deuxième partie intitulée « Quand il n’y avait pas d’électricité », une réflexion philosophique d’Anno Mitsumana (1926/2020) sur le bonheur et le progrès à partir de ses souvenirs d’enfance dans un Japon rural et dans lequel l’utilisation de l’énergie nucléaire n’avait pas pris temps d’importance et bien avant la catastrophe nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011.  Avec la nostalgie du monde d’avant, l’auteur fait le plaidoyer d’un monde sans nucléaire et défend l’idée d’un retour à une vie simple, plus respectueuse de la Nature et sans technologies et qui lui apparaît comme une source de plus grand bonheur que notre monde actuel.
  • et enfin une troisième partie, les explications de l’auteur sur le choix des planches avec quelques anecdotes personnelles comme par exemple la raison pour laquelle Anno Mitsumina a dessiné un enfant dans un arbre à la page 25. Cela donne une autre portée aux illustrations avec un Japon rural empreint de nostalgie et idéalisé par le prisme de l’enfance de l’auteur. Les êtres humains et la Nature semblent vivre en harmonie et en toute simplicité, dans une douceur tranquille.

Cet album jeunesse offre ainsi plusieurs grilles de lecture, une évocation d’un Japon ancien et rural avec ses rites et coutumes qui entraînera les jeunes lecteurs dans la découverte d’un autre pays ou encore pour les plus grand une réflexion philosophique sur le monde de demain que nous souhaitons en revenant sur l’opposition classique Nature/Progrès ou en allant plus loin à celle tout aussi classique et pourtant si prégnante Libertés/Sécurité ou bien encore Avantages/Risques. Un bon moment de lecture!

Participation #9 Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #7 Catégorie Prénom: « Anno »

Des gyôzas avec Mercredi, c’est raviolis!

Ce dimanche 11 avril 2021, nous avons relu Mercredi, c’est raviolis! de Makato Tachibana et Setsuko Hasegawa (éd. L’école des loisirs, 2008), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui contient à la fin une recette de gyôzas – des raviolis japonais. Nous suivons un jeune garçon – le narrateur et sa grande sœur en préparer. Ils commencent par réaliser la pâte. Une fois la pâte reposée, ils l’étalent pour y rajouter la farce préparée par leur mère. Entre rires et chamailleries, ils arrivent même à faire des formes inattendues comme un gyôza pingouin.

L’histoire est rigolote et instructive pour le jeune lecteur cuisinier qui pourra se mettre à la place des deux enfants en se posant des questions similaires sur le déroulement de la recette ou en ayant les mêmes sensations au toucher de la pâte. En effet, les illustrations colorées et expressives décrivent les gestes à accomplir pour réaliser des gyôzas. Un bon moment de lecture gourmand avec cette tranche de vie de deux enfants dans une cuisine!

Les Gourmandises de Syl

Dès la première lecture de cet album, nous avions voulu tester la recette, ce que nous avons pu faire cet après-midi en ayant tous les ingrédients nécessaires à l’exception d’un petit morceau de gingembre. Nous avons ainsi commencé par faire la pâte que nous avons laissé reposer dans un bol avec un torchon humide. Nous avons fait comme les enfants de l’histoire en mélangeant de la farine (175g), de l’eau tiède (mais pas les 90cl indiqué mais plutôt 10/15 cl), de l’huile (1/2 c. à s.) et du sel  (1/2 c. à c.) pour en faire une boule.

Pendant ce temps, nous avons fait la farce comme indiqué dans le livre: nous avons haché un blanc de poulet, 8 champignons de Paris et un blanc de poireau. Puis nous avons rajouté un œuf entier (même si la recette indiquait un demi œuf), de la maïzena (1/2 c. à s.), de la farine (1/2 c. à s.), du sel et du poivre. Nous avons ensuite réservé la farce au frigo tout en continuant à laisser reposer la pâte bien plus longtemps que les 30 minutes mentionnées dans le livre. En effet, nous avons regardé Mon voisin Totoro de Hayao Miyazaki (1988), un film d’animation japonais conseillé à partir de 4 ans.

Une fois le film fini, nous avons travaillé une nouvelle fois la pâte avant de l’étaler comme les deux enfants de l’histoire. Nous avons ainsi pu faire une vingtaine de gyôzas mais sans réussir à faire le gyôza pingouin. Nous avons ensuite tester les deux cuissons proposées: à l’eau (avec un bouillon de cube de volaille) et à l’huile. Nous avons fait un de peu de gyôzas bouillis et un peu plus de gyôzas frits accompagnés de sauce soja (salé ou sucré).

Verdict? C’était très bon dans les deux cas. Alors devrions-nous dire désormais « Dimanche c’est raviolis! » à la place de mercredi voire même lundi? Car je dois bien avouer, le titre de cet album jeunesse m’a fait penser à l’une des répliques cultes du film La vie est un long fleuve tranquille d’Étienne Chatiliez  (1988), « c’est lundi c’est ravioli ».

Après le repas, cet album jeunesse a une nouvelle fois été choisi comme histoire du soir avec aussi Le poisson rouge de Nanami de Yuichi Kasano.

Participation #2 Les Gourmandises de Syl 2021 #Gyôzas

Participation #8 Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou #Livre gourmand

Participation #41 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Gyôzas

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Aliment/Boisson: « Raviolis »

Au fil des pages avec Une surprise pour Pâques

Nous empruntons à la médiathèque Une surprise pour Pâques de Nancy E. Walker-Guye et Igor Oleïnikov (éd. Nord-Sud, 2005), un album jeunesse à partir de 3 ans. C’est le grand jour pour le Lapin de Pâques qui part cacher tous les œufs multicolores qu’il a fini de fabriquer la veille au soir. Mais en chemin, son panier se casse et tous les œufs semblent perdus. Heureusement, les autres animaux de la forêt viennent l’aider. Le Lapin de Pâques aura-t-il le temps de faire sa tournée?

L’histoire est toute mignonne, avec une pointe de magie et avec de magnifiques illustrations douces et aux couleurs pastels. Il y est question d’amitié, d’entraide et de générosité. Sans oublier des instants gourmands avec la potée de carottes, la tisane d’herbes fraîches et un petit-déjeuner très convivial. Coup de cœur pour cet album jeunesse!

Participation #35 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Participation #40 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Tisane

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