Étiquette : Challenge Littérature jeunesse 2026 (Page 1 of 5)

Au fil des pages avec Un jour, je te mangerai

J’ai lu Un jour, je te mangerai de Géraldine Barbe (éd. L’école des loisirs, coll. Médium+,  janvier 2021, 144 pages), un court roman jeunesse à partir de 13 ans et à la jolie et intrigante illustration de couverture de Hülya Özdémir. Chloé, la narratrice âgée de 12 ans est confrontée à l’anorexie avec crise de boulimie de sa sœur aînée Alexia, âgée de 15 ans. Comment vivre au quotidien? 

La narratrice subit la violence de sa sœur aînée qui elle-même souffre, l’insultant ou la rabaissant sans cesse. On ressent sa confusion, sa peur à ne pas savoir comment appréhender Alexia (se faire toute petite, ne rien dire ou au contraire la mettre face à ses actes…), sa culpabilité… En tant que lecteur adulte, on ressent ce décalage entre ce que se doute de plus en plus Chloé sans pour autant y mettre les bons mots et les signes évidents de la maladie mentale d’Alexia (alternance de frénésie alimentaire et de phase de boulimie vomitive, contrôle du corps et de la nourriture en préparant à manger pour les autres…).

J’ai apprécié l’originalité de ce récit qui met en exergue les répercussions anxiogènes d’une maladie d’un membre d’une famille sur ses proches. La plus jeune souhaite déjà être à l’âge de la plus grande alors que celle-ci regrette de ne plus avoir l’âge de la première, un âge d’avant la puberté et de la transformation de son corps. Les parents, Corinne et Paul semblent totalement dépassés par la situation. Mais le sont-ils car ils ont gardé le silence avec Chloé, pensant mieux la protéger ou car ils n’ont pas su ou voulu voir le mal-être profond de leur fille aînée? Un bon moment de lecture même si j’ai trouvé que la fin était trop précipitée!

Participation #30 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Court roman jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #4 Catégorie Pronom personnel sujet: « Je »

Au fil des pages avec le tome 1 de Mi-mouche

Repérée chez plusieurs « bulleuses » du mercredi, j’ai lu, à mon tour, le tome 1 de Mi-mouche, Tu veux te battre? de Vero Cazot et Carole Maurel (éd. Dupuis, mai 2025, 64 pages), une BD jeunesse à partir de 9 ans selon l’éditeur. Depuis le décès de sa sœur jumelle Lison lorsqu’elles avaient 11 ans dans un accident de voiture, Colette continue de vivre dans son ombre allant jusqu’à pratiquer la danse classique comme le faisait Lison, avant tout pour faire plaisir à sa mère qui a gardé des séquelles de l’accident et qui a tendance à la surprotéger. Mais un jour, poussée par des cochons en fuite dans la rue, l’adolescente de 14 ans trouve refuge, avec son ami Elias, dans une salle de boxe. Et si ce sport était sur le point de bouleverser sa vie, comme le lui suggère son ombre qui ne la quitte plus depuis le décès de sa sœur jumelle et qui la pousse à prendre des risques afin de réaliser ses rêves? Comment assumer ce choix face au refus parental?

J’ai apprécié ce récit initiatique où il est question de deuil, d’affirmation de soi, d’amitié, de droit à la différence ou bien encore de relations familiales au cours de l’adolescence, de résilience… Graphiquement, les bulles sont pleines de pep’s, colorées et aux visages expressifs, Colette passant par tout un tas d’émotions dans sa prise de confiance en soi et son besoin de vivre pour elle-même et non plus dans l’ombre de sa sœur décédée. L’adolescente est très attachante. Un bon voire très bon moment de lecture! J’espère pouvoir lire le second tome rapidement, lorsqu’il sera disponible à ma médiathèque.

Pour d’autres avis sur ce tome 1: Nathalie, Eimelle (qui a aussi lu le tome 2) et Moka.

Participation #33 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #BD jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Pronom personnel Sujet: « Tu »

 

Au fil des pages avec le tome 1 de La Maison des Maiko

J’ai lu le tome 1 de La Maison des Maiko d’Aiko Koyama (éd. Noeve Grafx octobre 2022, 144 pages), un manga shonen classé en jeunesse par ma médiathèque et à partir de 13/14 ans. A Kyoto, une adolescente de 16 ans, Khyo intègre une yakata en tant qu’apprentie geisha – une maiko avec sa meilleure amie. Mais très vite, elle est plus douée pour soutenir les autres occupantes de la maisonnée en apportant réconfort avec ses sourires et ses bons petits plats. Et si elle devenait la nouvelle cuisinière de la Maison des Maiko?

Ce premier tome introductif nous permet de suivre le quotidien des geishas et des maikos à notre époque (même si au vu de l’illustration de la couverture, cela me faisait plus penser aux années 60). Qui sont les geishas lorsqu’elles ne pratiquent pas leur art ou les maikos lorsqu’elles ne sont pas en plein apprentissage? Entre rigueur, horaires stricts, usages séculaires, il est bien difficile de lâcher la pression et de garder une maîtrise constante de son image. On les suit, en effet, surtout pendant leur moment de détente, sous un angle avant tout culinaire. La vie en communauté n’est pas si simple, avec son lot de chamailleries bon enfant. Graphiquement, ce sont des personnages joyeux, bienveillants à l’image de la propriétaire qui veille sur ses « filles », les rapports entre les maikos restant assez enfantins, ce qui contraste avec les pages mettant en scène les geishas dans leur art. 

Ce premier tome est aussi très gourmand puisqu’à la fin de chaque court chapitre, on retrouve des notes de cuisine de Madame Kayama avec des recettes simples mais très alléchantes comme le pudding de pain, les onigiris, les saint-jacques rôtis au miso, du curry… J’ai ainsi suivi la recette des muffins au chocolat. Tendres et moelleux avec des chuncks de chocolat!

Une lecture plaisante et très gourmande! A voir si les prochains tomes nous permettent d’en savoir plus sur l’apprentissage des maikos. Les lexiques et glossaires à la fin de manga sont très utiles, la traduction française ayant conservé de nombreux termes japonais.

La BD de la semaine chez Moka pour cette semaine

Participation #12 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Manga shōnen

Participation #32 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Manga Shōnen

Les Gourmandises 2026 d’Isabelle #Muffins au chocolat

Au fil des pages avec La petite fée des bois

J’ai lu La petite fée des bois de Briony May Smith (éd. Gallimard Jeunesse, octobre 2024, 40 pages), un album jeunesse à partir de 3/4 ans. Mini Mily est une une petite fée qui est née sans ailes parmi la couvée d’un couple de troglodytes, Monsieur et Madame Plumignon et grandit auprès d’eux. La petite fée est espiègle et insouciante au point de lasser les autres animaux de la forêt après une énième bêtise et qui lui rappellent sa différence. Sur les conseils de Madame Chouette, elle décide alors de partir à la recherche des autres fées. Trouvera-t-elle sa place auprès d’elles, quitte à renier ses valeurs?  

Mini Mily découvre que les fées sont bien différentes de l’image qu’elle s’en était faite et bien loin des valeurs inculquées par sa famille adoptive. Fera-t-elle le bon choix? Les illustrations sont toujours aussi magnifiques avec une Nature omniprésente, le trait de crayon de l’autrice-illustratrice étant si reconnaissable. Elles accompagnent à merveille la quête d’identité de la petite fille. Mini Mily est très expressive. Il y est ainsi d’enfance, d’identité, de trouver sa place au sein de sa famille, qu’elle soit d’adoption ou non, de différence… Un bon voire très bon moment de lecture!

Participation # Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Album jeunesse

Participation #3 Le Mois Anglais 2026 de Lou et Martine #Album jeunesse

Au fil des pages avec le tome 2 de La petite faiseuse de livres

J’ai lu le week-end dernier le tome 2 de La petite faiseuse de livres de Miya Kazuki, Suzuka et You Shiina (éd. Ototo, février 2020, 160 pages), un manga shōnen à partir de 10 ans, l’autrice adaptant sa série de light novels éponyme. J’ai retrouvé avec plaisir Urano Motosu réincarnée en Naïm, une fillette de 5 ans toujours aussi chétive et en proie à de violentes fièvres qui la clouent plusieurs jours au lit. Pour autant, grâce à ses connaissances issues de son ancienne vie et malgré une santé fragile et l’arrivée de l’hiver qui retarde ses plans, elle est toujours aussi déterminée à fabriquer un livre. Après l’échec du parchemin, aura-t-elle plus de réussite avec les tablettes d’argile? 

A travers la quête de la fillette, j’ai apprécié en découvrir un peu plus sur sa nouvelle vie au sein d’Ehrenfest et des liens qu’elle a réussi à tisser entre les membres de sa famille, sa relation avec son père Gunther s’améliorant ou avec son entourage comme son ami Lutz, du même âge qu’elle ou Otto, le soldat travaillant sous les ordres de son père et qui fait d’elle son assistante. Il s’agit ainsi avant tout de tranches de vie du quotidien de la fillette qui a bien du mal à s’adapter à sa nouvelle vie, privée de livres et d’autres objets modernes ou du confort de son ancienne vie. Même les fruits et légumes sont étranges et teintés de magie, comme le paroutier dont la cueillette des fruits (les parous), en hiver, est surprenante et compliquée. 

Graphiquement, elle me plaît toujours autant, en particulier dans ce tome les passages hivernaux, la neige et le blizzard obligeant les habitants à se confiner chez eux, les réserves s’amenuisant et la famille de Naïm s’éclairant à la bougie. Encore un bon moment de lecture avec cette biblio-fantaisie! J’ai d’ailleurs enchaîné avec le tome 3 qui développe encore plus le fonctionnement d’Ehrenfest fortement inégalitaire entre les riches et les pauvres et qui prolonge les préparatifs du baptême de sa sœur aînée Tuuli, une cérémonie permettant à tout enfant de 7 ans de devenir citoyen de la ville et de pouvoir débuter son apprentissage. 

Participation #10 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Manga shōnen

Participation #30 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Manga Shōnen

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #4 Catégorie Objet: « Livres »

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