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Point lecture hebdomadaire #12

En ce (presque) début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (avec beaucoup de BD jeunesse) et celles en cours et sans doute à venir, avec deux passages à la médiathèque et un autre à la librairie pour le dernier tome de Charlock.

Nos lectures du 18 au 24 octobre 2021:

Des BD jeunesse:

  • (BD jeunesse) Petit Poilu, Mémé Bonbon de Pierre Bailly et Céline Fraipont (T4)

Nous lisons le tome 4 de Petit Poilu, Mémé Bonbon de Pierre Bailly et Céline Fraipont (éd. Dupuis, 2008, rééd. 2012), une BD jeunesse sans texte à partir de 3 ans. Attiré par des bonbons, Petit Poilu est fait prisonnier par Mémé Bonbon qui le fait travailler dans sa fabrique de bonbons. Parviendra-t-il à se libérer? Dans ce tome, il est question de l’attitude à avoir face à un adulte que l’on ne connaît pas: comment accorder à sa confiance et comment faire face à un adulte qui se révèle trop autoritaire. Encore une chouette aventure de Petit Poilu, un petit bonhomme curieux et débrouillard!

  • (BD jeunesse) Amelia Woods, Le manoir de Lady Heme de Carole Breteau et Morgane Lafille (T1)

Je lis le tome 1 du diptyque Amelia Woods, Le manoir de Lady Heme de Carole Breteau et Morgane Lafille (éd. Glénat, coll. Vents d’Ouest, 2021), une BD jeunesse fantastique dans laquelle en 1899, Amelia Woods venue étudier les oiseaux migrateurs à St-Mickael’s Bay est rattrapée par le passé mystérieux et magique de sa mère, récemment décédé. Un premier tome introductif pour les jeunes lecteurs (les révélations se faisant rapidement) et qui me donne envie de connaître la suite, ayant apprécié les illustrations!

  • (BD jeunesse) Chaque jour Dracula de Loïc Clément et Clément Lefèvre

Je lis aussi Chaque jour Dracula de Loïc Clément et Clément Lefèvre (éd. Delcourt Jeunesse, 2018), une BD jeunesse à partir de 9 ans avec un jeune Dracula victime de harcèlement scolaire, les traits du vampire me rappelant ceux d’Épiphanie dans le tome 1 de L’épouvantable peur d’Épiphanie Frayeur également illustrée par Clément Lefèvre. Un bon moment de lecture!

  • (BD jeunesse) Ninn, Magic City de Jean-Michel Darlot et Johann Pilet (T5)

Je lis le tome 5 de Ninn, Magic City de Jean-Michel Darlot et Johann Pilet (éd. Kennes, 2021, 64 pages), une BD jeunesse à partir de 9 ans et qui commence par un résumé des tomes précédents. Ninn retourne dans les Grands Lointains avec ses amis, Ulrika et Chad. Cette fois-ci, direction Magic City, un ancien parc d’attractions abandonné depuis plus d’un siècle et qui se révèle très inquiétant. Les trois amis font connaissance d’enfants qui tentent de survivre dans cet inquiétant parc, une entité magique les pourchassant. Parviendront-ils sains et saufs à quitter ce lieu? Un bon moment de lecture dans ce monde parallèle magique qui se finit sur un cliffhanger! J’apprécie toujours autant les illustrations.

  • (BD jeunesse) Les Croques de Léa Mazé (T2 et T3)

La semaine dernière, j’avais lu le premier tome du triptyque, Les Croques de Léa Mazé qui finissait sur un fort suspense. Rejointe dans ma lecture par Syl, j’ai lu en fin de semaine le tome 2, Oiseaux de malheurs (éd. de la Gouttière, 2019) et le tome 3, Bouquet final (même éditeur, 2020) qui clôt l’enquête de Céline et Colin, des jumeaux adolescents dans le cimetière attenant aux pompes funèbres gérées par leurs parents. Un très bon moment de lecture avec ce thriller jeunesse à partir de 9/10 ans! LC prévue avec Syl pour le dernier tome le 1er novembre 2021.

  • (BD jeunesse) Des lumières dans la nuit de Lorena Alvarez (T1 et T2)

Attirée par l’illustration de couverture, j’ai emprunté à la médiathèque le diptyque Des lumières dans la nuit de Lorena Alvarez (éd. Glénat, coll. Vents d’Ouest, 2018 (T1) et 2019 (T2)), des BD jeunesse à partir de 9/10 ans et qui s’inspire des souvenirs d’enfance de l’autrice colombienne. Dans le premier tome, je découvre l’histoire de Sandy, une petite fille qui passe ses journées seule à dessiner et à inventer des histoires, que ce soit le soir avant de se coucher ou pour échapper aux cours stricts et austères de l’école catholique qu’elle fréquente. Un jour, elle fait connaissance d’une nouvelle élève, Morfie qui s’intéresse de façon de plus en plus angoissante à ses dessins. Il y est question de créativité enfantine, d’ami imaginaire et de repli sur soi, Sandy s’enfermant de plus en plus dans son monde imaginaire au point de se couper de son entourage. Un bon moment de lecture avec un soupçon de magie avant tout pour les illustrations très oniriques!

Puis j’enchaîne avec le second tome, Hicotea. Je m’attendais à une suite du premier tome, pensant en apprendre plus sur Morfie. Or il s’agit d’une histoire tout à faite indépendante de la première, Sandy laissant libre cours à son imagination lors d’une sortie scolaire, après avoir découvert une carapace de tortue vide. Il y est question cette fois de fable écologique magnifiquement illustrée.

  • (BD jeunesse) La brigade des cauchemars, Nicolas de Franck Thilliez, Yomgui Dumont et Drac (T2)

Je lis également le tome 2 de La brigade des cauchemars, Nicolas de Franck Thilliez, Yomgui Dumont et Drac (éd. Jungle, coll. Frissons, 2018, rééd. 2020), une BD jeunesse à partir de 11 ans et qui permet d’en savoir plus sur la clinique du sommeil tout en soignant un nouveau patient adolescent, Nicolas. LC prévue avec Syl le 8 novembre 2021.

  • (BD jeunesse) Le loup en slip se les gèle méchamment de Wilfrid Lupano, Mayana Itoïz et Paul Cauuet (T2)

Nous lisons le tome 2 du Loup en slip, Le loup en slip se les gèle méchamment de Wilfrid Lupano, Mayana Itoïz et Paul Cauuet (éd. Dargaud, 2017, rééd. 2018, 40 pages), une BD jeunesse à partir de 5 ans et qui peut être lu seul par des jeunes lecteurs sachant lire en écritures majuscules et qui n’en oublie pas le lecteur adulte avec un clin d’œil à la fin aux Vieux Fourneaux. Avec le début de l’hiver, le loup se les gèle. Mais que se gèle-t-il? Les habitants de la forêt vont tenter de le découvrir rapidement afin d’éviter que le loup en slip redeviennent un grand méchant loup. Encore un très bon moment de lecture avec ce deuxième tome qui aborde avec humour la pauvreté et les inégalités sociales!

  • (BD jeunesse) La famille Vieillepierre, Le voyage de Kaï de Joe Todd-Stanton (T3)

Nous lisons enfin le tome 3 de La famille Vieillepierre, Le voyage de Kaï de Joe Todd-Stanton (éd. Sarbacane, 2020), une BD jeunesse à partir de 5/6 ans. Après les légendes islandaises et égyptiennes, cette fois-ci nous partons en Chine. Wen et sa fille Kaï sont appelés par les villageois d’un village attaqué par un monstre. Alors que Kaï pense qu’une grande aventure les attend, sa mère Wen les emmène dans une grande bibliothèque  pour trouver une solution dans les livres. La petite fille s’ennuie très vite jusqu’à ce qu’elle trouve un vieux parchemin contant les exploits du Roi des Singes. Serait-ce le début de l’aventure tant recherchée pour la jeune fille? L’histoire de cette petite fille attachante, à la fois impatiente et intrépide comme peut l’être un jeune enfant est très joliment illustrée. Il y est question de transmission familiale, d’aventures, d’autonomie et de légendes chinoises. Un très bon moment de lecture!

Un roman jeunesse:

  • (Roman jeunesse) La pathétique histoire de Birdie Bloom de Temre Beltz

J’ai fini de lire La pathétique histoire de Birdie Bloom de Temre Beltz (éd. Seuil Jeunesse, 2019, 351 pages), un roman jeunesse pour les 9/12 ans. Le narrateur est un livre qui nous raconte, à travers essentiellement des notes de bas de page, ce qui semble être une improbable amitié entre une vieille sorcière et une jeune orpheline du Foyer Salles-Cardeur à Fabulia. Un bon moment de lecture avec ce roman jeunesse qui aborde l’amitié et la confiance en soi!

Ma lecture en cours:

(Roman) Les Annales du disque-monde, La huitième couleur de Terry Pratchett (T1)

Je suis en train de lire le tome 1 des Annales du disque-monde, La huitième couleur de Terry Pratchett (éd. L’Atalante, 1996, rééd. 2014, 252 pages), un classique de fantasy paru pour la première fois en Grande-Bretagne en 1983 avec le voyage de Deuxfleurs, un riche touriste dans la cité mal famée d’Ankh-Morpork. Ce dernier recherche l’aventure et se fait guider par un mage traîne-ruisseau, Rincevent. Bien insouciant et imprudent en distribuant ses pièces d’or, Deuxfleurs fait une proie facile pour les brigands de la cité. Mais est-ce vraiment le cas? L’histoire est loufoque, l’auteur s’amusant à inventer tout un univers farfelu et des mots-valises avec des apartés destinés au lecteur.

Nos prochaines lectures envisagées:

  • (Roman jeunesse) le tome 4 de Charlock, Attaque chez les Chats-Mouraïs de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (éd. Flammarion Jeunesse, 2021, 77 pages), un roman jeunesse pour les 8/10 ans
  • (Roman jeunesse) Sacrées Sorcières de Roald Dahl et illustré par Quentin Blake (éd. Gallimard Jeunesse, Folio Junior, n°613, 1990, rééd. 2001, 238 pages), un roman jeunesse paru pour la première fois en 1983

Au fil des pages avec le tome 1 de Magic Charly

Cet été, j’avais lu le tome 1 de la trilogie Magic Charly, L’apprenti d’Audrey Alwett (éd. Gallimard Jeunesse, 2019, 416 pages), un roman jeunesse fantasy à partir de 12 ans et avec une magnifique illustration de couverture de Stan Manoukian. C’est aussi une lecture commune (T1 et/ou T2) dans le cadre du Challenge Halloween 2021.

Charly Vernier, un adolescent noir de 14 ans vit seul avec sa mère à Aix-en-Provence, cette dernière étant la directrice de son école, L’école des Allumettes Hurluberlu et son chat blanc. Mais après 5 ans d’absence, sa grand-mère maternelle, Dame Mélisse vient habiter chez eux bien affaiblie, ayant complètement perdu la mémoire. Le monde de Charly s’en trouve alors totalement chamboulé, ce dernier découvrant tout un pan de son passé depuis longtemps enfoui: il fait partie d’une famille de Magiciers.  Sa grand-mère n’est pas devenue sénile mais ses souvenirs lui ont été volés. Il décide donc d’apprendre la magie et devient un apprenti magicier auprès de Maître Lin qui a bien connu Dame Mélisse. Cela sera-t-il suffisant pour sauver sa grand-mère? Heureusement, il pourra compter sur deux élèves de son école, sa meilleure amie June qui n’a pas sa langue dans la poche et qui passe son temps à rechercher la meilleure bêtise à faire sans craindre les conséquences contrairement à Charly, plus posé et qui fait tout pour éviter les conflits et aussi la très sérieuse et mystérieuse Sapotille.

Comme dans tout tome introductif, Audrey Alwett prend le temps de poser le décor très riche et détaillé en emmenant le lecteur dans un monde magique à la fois drôle et fantaisiste, même si on sent déjà un côté sombre et inquiétant. Avec une imagination foisonnante couplée à un vocabulaire déjanté fait de mots inventés et de mots-valises, l’autrice fourmille d’idées magiques farfelues comme par exemple, Pépouze, une serpillière animée qu’on voudrait bien aussi adopter, des grimoires volants ou des citrolles pour se déplacer ou bien encore des gourmandises magiques qu’on dégusterait bien comme des beignets de prédiction avec beaucoup de sucrétincelle, des apocachips, des croissoleils ou même des madeleines de réconfort. On retrouve certes des allusions plus ou moins prononcées à Harry Potter ou au Disque-Monde mais Audrey Alwett a su créer un univers bien à elle, ce qu’elle avait déjà fait en tant que scénariste de Princesse Sara, une BD jeunesse. 

Puis  l’histoire s’accélère et j’enchaîne alors les chapitres, découvrant comme Charly avec enthousiasme ou inquiétude le monde bien codifié des Magiciers comme peut l’être celui des quiétons (ceux qui vivent sans magie et sans même connaître son existence). Il est ainsi question de quête initiatique, d’amitié, de secrets de famille et de complots. D’autre part, au-delà de la dimension magique, ce premier tome aborde des questions sociétales comme par exemple les dérives du pouvoir politico-judiciaire, le marché parallèle de magie qui est présentée comme une ressource rare, les inégalités de classe ou bien encore la mort, la vieillesse…

Un très bon moment de lecture en compagnie d’un trio d’adolescents attachants et qui se termine en plein suspense! Au passage, je coche la case 12 « French touch » du bingo puisque l’histoire se passe dans la ville revisitée d’Aix-en-Provence et dans une ville fictive de Bretagne, Thadam. Le troisième et dernier tome, Après tout, le déluge est prévu pour septembre 2022. Mais avant cela, je consacrerai, dimanche prochain, un billet au tome 2, Bienvenue à Saint-Fouettard lu ce mois-ci. 

Pour d’autres avis sur le tome 1: Chicky Poo, Tiphanya (IG), Hilde, Blandine (et son trio) et Lou.

Participation #15 au Challenge Halloween 2021 de Hilde et Lou #Roman jeunesse et case 12 du bingo

Participation #65 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice française

Participation #69 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Gourmandises magiques

Au fil des pages avec Nina et le petit chat perdu

Nous lisons et relisons Nina et le petit chat perdu de Nicola Killen  (éd. Quatre Fleuves, 2020), un album jeunesse à partir de 3 ans et avec des découpes et des dorures orangées à chaud. Un matin d’automne, Nina part se promener avec son chat Citrouille et découvre dans les feuilles mortes un chat noir perdu. Mais à jouer dans les bois avec ce nouveau compagnon, la petite fille se perd à son tour et en oublie son chat Citrouille endormi au pied d’un arbre. Retrouvera-t-elle Citrouille et le chemin de sa maison?

Nous apprécions toujours autant les illustrations de Nicola Killen qui nous entraînent cette fois dans une ambiance automnale et un brin halloweenesque et toujours douce et enfantine. En effet, à qui peut-il bien appartenir ce petit chat perdu? Un chat noir, Halloween, une maison dans les bois… Que d’indices distillés pour le jeune lecteur! Il y est question d’amitié, d’espoir et d’imagination enfantine. Encore un coup de cœur pour cette histoire toute mignonne et poétique comme déjà dans Nina et le doudou magique! Il ne nous restera plus qu’à découvrir l’histoire de Noël, Nina et le renne de Noël. Au passage, je valide la case 2 « Jeunesse » du bingo.

Participation #14 au Challenge Halloween 2021 de Hilde et Lou #Sorcière et album jeunesse

Participation #64 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice britannique

Participation #38 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #12 Catégorie Animal: « Chat »

Au fil des pages avec Cher Monstre

Nous lisons et relisons Cher Monstre d’Emma Yarlett (éd. Albin Michel Jeunesse, 2019), un album jeunesse à partir de 4 ans avec des lettres à ouvrir. Repéré chez Lou lors du Challenge Halloween 2019, je l’avais emprunté dans la foulée sans le chroniquer. De même en 2020. Alors je profite que cet album jeunesse a rejoint nos bibliothèques (à force de l’emprunter…) pour le chroniquer cette année.

Un monstre des cavernes capture un jeune enfant appétissant et décide d’inviter ses amis à partager ce futur festin autour d’un dîner. Chaque convive répond par lettre au monstre lui soumettant une exigence alimentaire bien particulière: un plat gras et juteux pour l’un, bien salé pour un autre… Mais le petit dîner – le jeune garçon – entend bien rester en vie et tente de gagner du temps. Quel dîner sera finalement servi?

Il y est question d’amitié, de courage et de ruse avec des monstres pas si monstrueux. Les jolies illustrations sont colorées et pleines de peps. Un très bon moment de lecture rigolo et gourmand avec ce livre participatif sur le même principe que Cher dragon et Cher Père Noël de la même autrice! A choisir nous préférons les doigts en chocolat plutôt que les ongles et frites sur compotée d’orteils.

Pour un autre avis sur cet album jeunesse: Lou.

Participation #13 au Challenge Halloween 2021 de Hilde et Lou #Monstre et album jeunesse

Participation #63 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice anglaise

Participation #37 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Album jeunesse

Participation #68 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Au fil des pages avec Pome

Pour cette nouvelle lecture commune avec Hilde, nous avons lu Pome de Marie Desplechin et Magali Le Huche (éd. Rue de Sèvres, 2018), une BD jeunesse à partir de 8/9 ans et qui est une adaptation du roman éponyme lu l’année dernière et la suite de Verte. Une année s’est écoulée depuis que la jeune adolescente Verte a découvert ses dons de sorcière et a pu, malgré le sortilège de sa mère Ursule, retrouver son père Gérard grâce à l’aide magique de sa grand-mère maternelle, Anastabotte et de son ami Soufi initié à la sorcellerie malgré son statut de garçon.

Depuis, Soufi a déménagé et Verte a fait la connaissance de son grand-père paternel, Raymond. La jeune fille a une vie bien remplie: elle poursuit son apprentissage de la sorcellerie au coté d’Anastobotte tout en s’entraînant au foot avec son père et Soufi. Pourtant, il semble lui manquer quelque chose pour être totalement épanouie. Verte a accepté sa part d’héritage de sorcière mais aimerait partager ce secret avec son père, ce qui lui est formellement interdit. Et si sa rencontre avec Pome, une autre sorcière de son âge, allait tout changer? En effet, avec leurs nombreux points communs, les deux jeunes filles deviennent très vite inséparables tant au collège que pour apprendre la sorcellerie.

Comme dans Verte, il est question de préoccupations que pourraient avoir des lecteurs pré-adolescents ou adolescents dans leurs rapports familiaux et amicaux. Par exemple, Verte se demande si Pome et Soufi s’entendront. Pome connaît les mêmes difficultés que Verte a pu connaître dans le tome précédent, la jeune fille vivant seule avec sa mère aussi sévère qu’Ursule et sans avoir connu son père. Il est également question de l’égalité entre les sexes et de discriminations, seules les femmes pouvant pratiquer la magie. Et Verte, apprentie sorcière un brin rebelle, entend bien changer les choses, tenant de son père qui ne réserve pas, dans son métier d’entraîneur, le foot aux garçons.

J’ai une nouvelle fois bien apprécié le personnage d’Anastabotte à la fois mamie poule, toujours prête à faire des crêpes entre deux sortilèges et sorcière coquette, n’oubliant jamais de remettre du rouge à lèvre lorsque Raymond est dans les parages. D’ailleurs, Verte, Pome et Soufi s’aperçoivent de cette attirance réciproque et vont s’en mêler en utilisant la magie. Le personnage de Raymond, en papi poule, est également attachant.

La BD est fidèle au roman de Marie Desplechin (éd. L’école des loisirs, 2008, 153 pages) mais sans reprendre totalement l’écriture en polyphonie (qui permet à chaque personnage de l’histoire de donner son ressenti). Les illustrations de Magali Le Huche retranscrivent la touche d’humour et d’espièglerie que contient le texte originel de Marie Desplechin. Gourmande comme je suis, j’ai également noté une différence dans le goûter d’Anastabotte qu’elle donne à Verte et Pome après leur cours de sorcellerie. Dans le roman, elle sort son gaufrier (p.51) alors que dans la BD, elle prépare des crêpes. J’avais d’ailleurs fait des gaufres lors du RAT gourmand d’Halloween 2020. Et cette année, j’ai fait des crêpes comme Hilde.

Un bon moment de lecture avec cette BD jeunesse à l’illustration de couverture très automnale! Il ne reste plus qu’à attendre si elle paraît un jour l’adaptation en BD du troisième tome de cette trilogie, Mauve dont j’avais lu le roman l’année dernière.

Pour un autre avis sur ce tome 2 de la BD jeunesse: Hilde et Chicky Poo.

Participation #12 au Challenge Halloween 2021 de Hilde et Lou #Sorcière et BD jeunesse

Participation #62 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrices françaises

Participation #67 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Crêpes

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