Étiquette : famille (Page 1 of 40)

Au fil des pages avec le tome 2 de Spy x Family

Après le tome 1, j’ai très vite lu le tome 2 de Spy x Family de Tatsuya Endo (éd. Kurokawa, novembre 2020, 194 pages), un manga shōnen à partir de 12 ans. La mission de Twilight alias Loid Forger, espion de Westalis semble bien comprise lorsqu’Anya rate les épreuves d’admission et se retrouve sur la liste d’attente. Parviendra-t-elle à intégrer cette école élitiste d’Ostania et se rapprocher de leur cible, le fils du même âge de chef du parti Nation Unifiée?

J’ai pris plaisir à retrouver cet univers et cette fausse famille atypique, la suite de la mission reposant sur la fillette. Chacun des membres du trio cachant leur véritable identité, cela entraîne de multiples situations rocambolesques et cocasses, que ce soit Twilight qui a bien dû mal avec son rôle de père, Anya qui ne sait pas gérer les relations sociales avec les autres enfants ou Yor qui ne sait comment rester discrète sur ses instincts violents.  A la fin de ce tome, l’arrivée de son frère, Yuri, risque de chambouler cet équilibre précaire de cette fausse famille. Mes pressentiments seront-ils confirmés dans le prochain tome?

Encore un bon voire très bon moment de lecture avec ce deuxième tome que j’ai autant apprécié que le premier, mêlant toujours habilement humour et espionnage et qui se termine sur des scènes bonus avec une visite estivale du trio à l’aquarium et qui tourne en mission à haut risque pour Twilight parmi les manchots (épisode 12 de la saison 1 de l’anime)! J’ai hâte de découvrir la suite, même si la mission pourtant si capitale est quand même passée au second plan. A noter que le tome 16 va paraître en français le 23 avril 2026.

Pour d’autres avis sur ce tome 2: Tachan (sur les 15 tomes déjà parus).

La BD de la semaine chez Fanny pour cette semaine

Participation #22 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Manga Shōnen

Au fil des pages avec Le goût du cresson

Repéré chez Mélissande, j’ai emprunté à la médiathèque Le goût du cresson d’Andrea Wang et Jason Chin (éd. Hong-Fei, octobre 2024, 40 pages), un album jeunesse à partir de 8 ans et au format à l’italienne. Sur une route de l’Ohio, une adolescente se sent bien honteuse quand ses parents décident de ramasser du cresson sauvage au bord de la route, contrairement à son jeune frère. De retour à leur domicile, elle refuse de manger le plat préparé avec cette cueillette. Et si c’était l’occasion pour sa mère de lui parler de son enfance en Chine?

L’histoire est touchante, tout en pudeur et en retenue. Il y est question de transmission culturelle avec une famille d’immigrés chinois venus s’installer aux États-Unis pour fuir la pauvreté, de la difficulté de communiquer entre parents et enfants, l’adolescente culpabilisant d’avoir honte face au silence parental, bien trop pesant. Et si la libération de la parole maternelle permettait de créer de nouveaux souvenirs et de voir la richesse de cette double culture sino-américaine? Les illustrations m’ont également beaucoup plu, très réalistes et expressives. Elles accompagnent à merveille ce témoignage, le récit de l’autrice étant en partie autobiographique. Un bon voire très bon moment de lecture!

Participation #21 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Album jeunesse

Au fil des pages avec Les 1001 conditions de l’amour

Pour une lecture commune avec Nathalie et Hilde, j’ai lu Les 1001 conditions de l’amour de Farahad Zama (éd. JC Lattès, mai 2012, 350 pages), un roman contemporain paru pour la première fois en 2009 et se déroulant à la même époque, à Vizag, dans le Sud de l’Inde et dans lequel on retrouve les protagonistes du tome précédent, Le Bureau de mariage de M. Ali.

Dans ce nouveau tome, les clients du Bureau de mariage sont moins présents, le récit se concentrant sur le fils de M. Ali, Rehman et sur son assistante, Aruna. Les deux jeunes gens tentent, bon gré mal gré, de vivre comme ils l’entendent, malgré le poids des traditions familiales et religieuses. Mais est-ce si simple? Rehman va l’apprendre à ses dépens, lorsqu’il revoit Usha, la journaliste hindoue qu’il avait rencontré lors de revendications sociales en faveur des fermiers. Doit-il renier ses convictions afin d’être un futur gendre idéal où le fait qu’il soit musulman sera une fin de non-recevoir définitive? Bien que professionnellement indépendante, Usha peut-elle vraiment choisir qui elle entend épouser sans offusquer ses parents? De son côté, Aruna semble avoir réussi son mariage d’amour avec Ramanujam jusqu’à l’arrivée de Mani, sa belle-sœur enceinte de son deuxième enfant et qui ne cesse de la rabaisser. La jeune aura-t-elle suffisamment confiance en elle pour lui faire face?

Il y est ainsi question, comme dans le premier tome, de mariage, de relation de couple, de maternité entre coutumes et modernité, les possibilités offertes aux jeunes gens en âge de se marier étant fortement limitées sous le poids des traditions familiales et religieuses. Qu’il est bien difficile de concilier les deux! Derrière l’humour, l’auteur aborde une nouvelle fois des thèmes moins légers du point de vue de la jeunesse indienne, avec le « choc » générationnel d’une jeunesse qui aspire à plus d’émancipation dans le respect des aînés, de revendications sociales avec notamment le sort des fermiers indiens qui tentent de sauver leur exploitation de la misère, comme M. Naidu ou de veuvage des jeunes femmes comme Pari et leur désir de maternité… Encore un bon moment de lecture! La fin du roman suppose une suite. Dommage que les tomes suivants n’aient pas été traduits en français!

Sans oublier, comme dans le tome précédent, de nombreux passages gourmands comme « une assiette d’idlis, deux thés, un verre de lait, une eau minérale » (p.20), un des plats préférés d’Aruna: « l’upma, un plat préparé à base de semoule, d’oignons, de piments et de gingembre (…) des noix de cajou; ce qui le rendait d’autant plus savoureux » (p.37) ou la recette de « la soupe à l’os » de Pari (p.423/424)…

Pour d’autres avis sur ce tome 2: Nathalie et Hilde.

Participation #7 Les Étapes Indiennes 2026 de Hilde #LC

Au fil des pages avec Encore une Histoire!

Nous avons lu Encore une Histoire! de Perry Emerson et Sean Julian (éd. 123 Soleil, septembre 2024, 32 pages), un album jeunesse à partir de 3/4 ans. Poupette adore lire alors que son petit frère Fripon s’ennuie vite, en l’écoutant. Mais un jour, un des livres arrive à captiver Fripon (forcément avec une histoire d’un pingouin super-espion!). Malgré leur rapport bien différent à la lecture, les deux lapins trouveront-ils un terrain d’entente?

J’ai apprécié la façon dont ils arrivent à allier leurs centres d’intérêt, l’une la lecture et l’autre la mise en scène. Quel plaisir de les voir se se rapprocher autour des joies de la lecture et de l’écriture, chacun apportant ses idées et son imagination! J’ai également bien apprécié les illustrations douces, expressives et qui reflètent bien la complicité entre les deux lapins et leur imagination débordante, et même très gourmande de Fripon qui imagine par exemple un coffre aux trésors rempli de gâteaux aux carottes ou la Lune devenant un énorme gâteau aux carottes, dans une ambiance champêtre, printanière et joyeuse! Un bon voire très bon moment de lecture avec cet album tout mignon sur le plaisir de lire et d’écrire des histoires à plusieurs, à travers le jeu et l’imaginaire! Cela va avec le thème « Fille ou femme » (héroïne, maman enceinte, super grand-mère…) du mois de mars 2026 du Challenge Littérature jeunesse, ici une « super » grande sœur.

Participation #20 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Album jeunesse

 

Au fil des pages avec Miséricorde (T1)

J’ai lu Miséricorde de Jussi Adler-Ossen (éd. Le Livre de Poche, janvier 2013, 528 pages), le premier tome des Enquêtes du département V et dont j’avais regardé, l’été dernier, son adaptation en série télévisée: Département Q, Les Dossiers oubliés qui transpose, dans la première saison, ce premier tome à Édimbourg. Dans ce premier tome, après une intervention qui a mal tourné quelques mois plus tôt, Carl Mørck a bien des difficultés à reprendre son métier de policier, refusant toute aide psychologique. Face à son caractère insupportable, le voici promu à la tête du Département V afin d’élucider des affaires non résolues, sans véritable équipe ni locaux adaptés puisqu’il se retrouve dans les sous-sols du commissariat avec pour seul assistant Hafez el Assad, réfugié syrien et homme à tout faire qui se révèle plein de ressources. Ils vont alors s’intéresser au cas de Merete Lyyngaard, une jeune femme qui incarnait l’avenir politique du Danemark et qui a disparu, cinq ans plus tôt en 2002, sans que son corps n’ait été retrouvé et laissant derrière elle son frère cadet, Oluf. Que lui est-il arrivé? 

Le récit alterne entre le passé avec la séquestration de Merete Lyyngaard (et ses terribles conditions de détention) et le présent avec la reprise de l’affaire par Carl Mørck et Hafez el Assad, duo improbable et qui s’avère bien plus efficace que leurs prédécesseurs qui ont eu à connaître de cette disparition. Carl est un flic blasé et qui culpabilise de la façon dont il a réagi lors de la fusillade qui a grièvement blessé l’un de ses collègues et ami et tué un autre. Sa vie personnelle est également chaotique, séparée de sa femme tout en élevant son beau-fils adolescent. On se demande bien comment il arrivera à résoudre cette enquête tant il semble démotivé. Heureusement, il peut compter sur Hafez dont le passé reste bien mystérieux et qui est bien plus aimable que Carl, en particulier avec les femmes. Comme nous lecteur nous savons déjà que Merete est toujours en vie, le ressort dramatique repose surtout sur la découverte des indices qui vont leur permettre de retrouver sa trace, sous fond de rivalités policières et d’enjeux politiques. Sera-t-elle encore en vie à ce moment-là? Qui peut bien vouloir la séquestrer depuis autant de temps?

Ma lecture a été fortement biaisée par le fait que j’avais regardé la première saison de la série qui reprend la même structure narrative et que je savais donc tous les tenants et aboutissants de cette première enquête. J’ai d’ailleurs plus apprécié la série que ce premier tome, en particulier au niveau des personnages (surtout celui de Carl que j’ai trouvé bien trop fumiste et sexiste dans le roman) même s’il y a quelques libertés prises qui apportent plus de profondeur et de cohérence dans la série. La série britannique comporte pour le moment une première saison de 9 épisodes et est diffusée depuis mai 2025 avec dans les rôles-principaux Matthew Good (Carl Morch), Chloe Pirrie (Merritt Lingard devenue procureure et non plus femme politique), Alexej Manvelof (Akram Salim) et Leah Byrne (Rose Dickson). Un très bon moment de visionnage avec la série et un bon moment de lecture avec ce premier tome! J’hésite à lire le tome suivant, Profanation, une seconde saison étant annoncée. 

Au passage, je valide la case « Vengeance » du bingo meurtrier du challenge Un hiver Polar 2026.

Pour d’autres avis: Marine (pour la série) et Eimelle (pour le roman).

Participation #9 Un hiver Polar 2026 d’Alexandra #Thriller

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