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Au fil des pages avec La BD de l’Avent 2025

Comme l’année dernière, j’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, La BD de l’Avent (éd. Le Lombard, septembre 2025, 200 pages), 24 courtes BD de Noël en 4 planches et réalisées par un collectif de scénaristes/dessinateurs de BD jeunesse et à partir de 4 ans selon l’éditeur. J’ai préféré ce nouvel opus à celui de l’année dernière, mettant à l’honneur l’esprit et la magie de Noël et l’ayant trouvé plus accessible pour un lectorat jeunesse. J’ai d’ailleurs pu toutes les partager avec mon mini lutin, contrairement à l’année dernière.

En quelques bulles à la fin plus ou moins ouverte, nous retrouvons les thèmes chers à cette période de fêtes, qu’il y ait ou non de la neige: famille, partage, transmission, joie, générosité et découvertes… Certaines nous ont plus touchés que d’autres avec cette innocence enfantine, de la solidarité ou de l’humour… Graphiquement, j’ai apprécié retrouver, par exemple, le trait de crayons de Dav, Lucy Mazel et Carine Hinder ou le style d’écriture de Joris Chamblain ou Jérôme Pélissier. J’en ai également noté d’autres afin de découvrir leurs BD comme Fabrice Parme. 

Dans l’ordre de découverte journalière, je retiendrai notamment la BD 2: Les beaux sapins de Fabrice Parme, la BD 6: Un Noël pacifique de Crisse et Valérie Vernay, la BD 8: Une petite faim de Dav, la BD 9: Une nuit parfaite de Mathilde Domecq, la BD 12: La petite souris de Noël de Benoît Feroumont, la BD 15: Voyage voyage de Thomas Le Petit-Corps, Antonello Dalena et Paolo Maddaleni, la BD 19: Un amour de Noël de Dutto et BenBK, la BD 22: Le trac du Père Noël d’Adeline Avril ou bien encore la BD 24: Magie de Noël de Jérôme Pélissier et Carine Hinder… Et de nombreuses bulles gourmandes!

Participation #7 Challenge Christmas Time 2025 de MyaRosa #BD jeunesse

Participation #8 Challenge il était 13 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #BD jeunesse

Participation #12 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #BD jeunesse

Participation # Noëlloween 2025 #la BD 19

Participation # Challenge Contes & Légendes 2025 de Bidib #légendes

Participation # Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant #Cuisine de Noël

Au fil des pages avec Quelqu’un m’attend derrière la neige

Après l’avoir lu en janvier 2021, j’ai emprunté à nouveau à la médiathèque Quelqu’un m’attend derrière la neige de Timothée de Fombelle et illustré par Thomas Campi (éd. Gallimard Jeunesse, novembre 2019, 56 pages), un roman jeunesse illustré à partir de 7/8 ans selon l’éditeur. La nuit de Noël, Freddy d’Angelo, un livreur de crèmes glacées a une longue route devant lui: partant de Gênes, en Italie, dans son petit camion jaune frigorifique, pour rejoindre l’Angleterre tandis que Gloria, une hirondelle venue d’Afrique s’entête à voler vers le Nord dans le froid de l’hiver. Et si les deux étaient liés par la présence d’un troisième personnage? 

Il est difficile de parler de ce roman jeunesse sans trop en dévoiler, l’intrigue réunissant trois personnages fort attachants et ancrée dans des thèmes sociétaux qui parleront plus aux lecteurs adultes qu’aux plus jeunes, citoyens en herbe. Il y est question de solitude, d’entraide et de solidarité à l’égard des migrants, d’exil, de précarité, d’isolement social… Un bon voire très bon moment de lecture émouvant avec ce conte contemporain de Noël joliment écrit, tout en délicatesse et en humanité!

Petit aparté judiciaire: Mais comme tout conte de Noël, cela est bien loin de la réalité. Le CESEDA sanctionne pénalement l’aide à l’entrée irrégulière ou l’aide au séjour, de nombreuses associations militant pour le droit de solidarité et la dépénalisation de tels actes. Cela m’a forcément parlé.  L’histoire au départ se déroule à la frontière franco-italienne, les contrôles d’identité étant nombreux entre Vintimille et Menton et pouvant déboucher, pour des étrangers se révélant en situation irrégulière, par leur placement en rétention (Police aux frontières de Menton, demande de prolongation devant le Juge des Libertés et de la Détention de Nice au Centre de rétention administrative, remise aux autorités italiennes…). Une autre forme d’hospitalité administrative bien différente que ce joli récit!

Pour un autre avis sur ce roman jeunesse: Isabelle.

Participation #3 Challenge Christmas Time 2025 de MyaRosa #Roman jeunesse illustré

Participation #4 Challenge il était 13 fois Noël de Chicky Poo et Samarian #Roman jeunesse illustré

Participation #36 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Italie (Illustrateur)

Participation #10 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Roman jeunesse illustré

Participation # Challenge Contes & Légendes 2025 de Bidib #Contes contemporain de Noël

Participation # Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant #Glace italienne

Au fil des pages avec Mamma Maria

L’été dernier, j’ai lu, en e-book, Mamma Maria de Serena Giuliano (éd. Cherche Midi, mars 2020, 224 pages),  un roman contemporain feel-good qui se déroule en Italie du Sud, sur la côte amalfitaine. Je profite du Mois Italien 2025 pour le chroniquer.

Après une rupture sentimentale dont elle ne semble pas se remettre, Sofia quitte Paris et revient chez elle, dans le petit village côtier italien dans lequel elle a grandi afin de terminer, pour son travail dans une maison d’édition parisienne, la traduction d’un manuscrit. Elle se rend ainsi, chaque jour, dans le petit café tenue par Maria, une veuve âgée. Bientôt, la monotonie du village est secouée par l’arrivée de migrants, au début tenu secrète, Souma, une mère enceinte libyenne et son très jeune fils, Mustafa trouvant refuge chez Franco qui trouvent refuge chez Franco, un veuf retraité sans enfants qui retrouve goût à la vie. Ce secret sera pourtant très vite éventée. Cela fera-t-il évoluer les mentalités au sein du village et créer un élan de solidarité, à l’image de Maria qui va remettre en cause ses préjugés racistes?

Le récit alterne les points de vue entre Sofia et Maria. Il y est ainsi question d’amitiés intergénérationnelles, de tranches de vie familiales, d’entraide, de racisme, de seconde chance, du statut des migrants, de deuil… Certes cela fleure bon l’été avec la vie de village du Sud de l’Italie, avec le point de rassemblement dans le café de Maria, entre bons petits plats, parties de scopa… Mais j’ai trouvé ma lecture bien trop convenue et stéréotypée. Une lecture agréable mais sans plus! Cela m’a surtout donné envie de réécouter Abba et sa chanson « Mamma mia ».

Pour d’autres avis (bien plus enthousiastes que moi): Fondant, Blandine et L’Orouge.

Participation #2 Le Mois Italien 2025 d’Eimelle #Roman contemporain

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Prénom: « Maria »

Participation #10 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Italie

Participation #13 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant #Cuisine italienne

Au fil des pages avec Le tour du monde en 80 jours

Nous avons lu, sur plusieurs semaines, pour l’histoire du soir, avec mon mini lutin Le tour du monde en 80 jours de Jules Verne (éd. Hatier, août 2011, 352 pages), un roman jeunesse d’aventures paru pour la première fois en 1872 sous forme de feuilletons. Phileas Fogg, un riche, impassible et solitaire gentleman anglais fait le pari de faire le tour du monde en 80 jours avec d’autres membres du Reform Club, après avoir lu un article de presse indiquant que cela est désormais possible et met en jeu la somme de 20.000 livres, la moitié de sa fortune. Il part immédiatement, le 2 octobre 1872, accompagné de son nouveau domestique, Passepartout, un « garçon » français d’une trentaine d’années. Arrivera-t-il à relever la pari? Réussira-t-il à revenir à Londres avant le 21 décembre 1872 à 20 heures 45?

Mon mini lutin a apprécié cette aventure pleine de tension dramatique, de suspense et aux multiples rebondissements et rencontres contrariant le projet insensé du gentleman, sauvant au passage, en Inde, Mrs. Aouda, d’une terrible coutume indienne, la sati et qui la contraignait d’être brûlée vive avec son défunt mari et étant poursuivi par l’Inspecteur Fix qui le soupçonne d’être le voleur qui a dévalisé une grosse somme d’argent à la Banque d’Angleterre.

Il y est en effet question de rapport au temps et au distance, d’honneur, de fidélité, de solidarité et d’admiration avec l’importance de la parole donnée, de l’essor des transports en commun et de leur modernisation (bateaux ou trains à vapeur…), des avancées scientifiques… Jules Verne joue également sur les différences de caractère entre les personnages principaux rendant de nombreuses situations comiques, sans oublier un brin de romance et de piraterie. Les jours passent, et tout comme eux, nous faisons le décompte du temps passé (gagné ou perdu). Sur cet aspect, le roman déborde d’énergie et tient en haleine.

Mais avec cette relecture, j’ai trouvé que le texte avait sur d’autres aspects mal vieilli, avec de longues descriptions sur les moyens de locomotion utilisés qui étaient modernes pour l’époque et sur les us et coutumes des habitants des pays traversés au XIXe siècle qui reflètent un racisme ordinaire et un colonialisme occidental omniprésent (que ce soit aux Indes britannique où les Anglais ont « apporté » la civilisation, les Chinois « dépravés par l’opium » à Hong-Kong aux États-Unis avec les Mormons polygames ou les Sioux attaquant le train)… Ces données scientifiques et sociologiques ont, par moment, ralenti le rythme du récit ou servi de chapitres de transition, mais pas autant que dans Vingt mille lieues sous les mers (avec ses interminables descriptions des fonds marins et des poissons). Ces passages ont ainsi été fastidieux et reflétant une autre époque qui a nécessité des explications pour mon mini aventurier. Pour autant, je suis contente de lui avoir fait découvrir cette histoire et de l’avoir relue avec lui. 

Nous avons d’ailleurs prolongé notre lecture en visionnant l’épisode 1 d’un dessin animé diffusé pour la première fois en 1980 sur FR3, Les voyages extraordinaires de Jules Verne et que mon mini lutin a trouvé un brin trop rapide, passant sous silence de nombreuses péripéties du roman et en en modifiant certaines et moi, quelque peu, démodé.

Et pour un retour en enfance, avec le générique du dessiné animé de 1983 et diffusé à l’époque sur Antenne 2, dans Récré A2, ayant découvert cette histoire par cette adaptation et vu depuis de nombreuses autres (l’une des dernières des plus hilarantes étant la pièce de théâtre qui avait été diffusée en direct sur Paris Première le 30 janvier 2010 (déjà!) et mise en scène par la Cie Sébastien Azzopardi: ici) : 

Participation #4 Challenge 2025 sera classique aussi! de Nathalie #Classique français

Participation #1 Challenge Jules Verne 2025 de de Ta de loi du cine, « squatter » chez Dasola

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Lieu: « Monde »

Participation #4 Challenge Les Étapes Indiennes 2025 de Hilde #Indes britanniques

Participation #3 Un Mois au Japon 2025 de Lou et Hilde #Escale japonaise

Au fil des pages avec L’Étoile du soir

J’ai lu L’Étoile du soir de Siècle Vaëlban (éd. Albin Michel Jeunesse, octobre 2023, 144 pages), un roman jeunesse à partir de 8 ans selon l’éditeur mais que je conseillerai pour les adolescents au vu des thèmes abordés. Chaque soir après l’école, Kinjal, une fillette de 9 ans rentre chez elle, auprès de ses parents et de sa sœur aînée Chadna,  en empruntant un périlleux chemin à travers la montagne qu’elle chérit tant, vivant sur le plateau d’Hemadri, en Inde. Mais son quotidien est bientôt bouleversé: Chadna, sur le point de se marier à 17 ans tombe soudainement malade des fleurs de chair, sa mort étant inéluctable. Comment Kinjal arrivera-t-elle à surmonter cette épreuve? Pourra-t-elle compter sur deux bébés panthères des neiges et une amitié inattendue à l’école?

Il y est ainsi question de quête initiatique, de deuil, de résilience, de famille, de jalousie, de religion à travers les esprits de la montagne, de Nature, de la portée symbolique des noms, de courage… Un très bon moment de lecture avec ce court roman poétique et touchant dont pour une fois je relèverai une citation: « Le vrai courage, c’est de dire au revoir. Si on ne sait pas dire au revoir, on n’ose jamais aimer »!

Enfin, malgré la frugalité de leurs repas en ce début de printemps, j’ai noté quelques passages gourmands lorsque Kinjal est obligée de travailler avec sa mère: pour le déjeuner, « en guise de repas, elles mangent des fruits sur l’étal. L’œuf de dragon, rose et cornu, est le préféré de Kinjal. Elle le colle contre son oreille pour entendre l’esprit de la bête siffler à l’intérieur. Leur cousine prépare du chaï: le lait danse d’une casserole à l’autre, les épices cuisent dans la mousse brune. Trois cuillères de sucre et elles peuvent déguster la boisson réconfortante dans de minuscules tasses en terre cuite » ainsi que les gourdes de lait de chèvre qu’utilise la fillette pour nourrir les bébés panthères des neiges.

Pour d’autres avis sur ce roman jeunesse: Fondant (qui l’a chroniqué comme roman young adult).

Participation #2 Challenge Les Étapes Indiennes 2025 de Hilde #Roman jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #1 Catégorie Objet: « Étoile »

Participation #10 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant #Cuisine indienne

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