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Au fil des pages avec La petite sœur du Chaperon rouge

Nous lisons La petite sœur du Chaperon rouge de Didier Lévy et Clotilde Perrin (éd. Milan, 2015), un album jeunesse à partir de 4 ans. Devenue célèbre, le Petit Chaperon rouge voudrait également être riche et projette, avec sa grand-mère tout aussi célèbre qu’elle, de transformer la forêt enchantée en gigantesque parc d’attractions. Mais sa petite sœur, Carlotta, amie du loup n’est pas de cet avis et va tout faire pour sauver la forêt et ses habitants issus des contes de fées. Y parviendra-t-elle?

Il s’agit d’une suite moderne au Petit Chaperon rouge qui est bien loin de l’image qu’on s’en fait à la lecture du conte traditionnel de Charles Perrault (qui apparaît même dans l’histoire). Il y est question d’écologie, d’enfance et d’imagination, Carlotta, du haut de ses 8 ans, se dressant contre les plans de de son illustre grande sœur pour sauver la forêt enchantée, réussissant à réveiller les arbres centenaires (ce qui m’a fait penser au Seigneur des anneaux et à L’histoire sans fin). 

Il est amusant de s’arrêter sur les grandes illustrations fourmillant de détails et au trait caractéristique de Clotilde Perrin afin de repérer les personnages des contes de fée comme une sorcière, Raiponce ou une sirène et qui apparaissent aussi sur les pages de garde… Un bon moment de lecture avec ce conte détourné et cette petite fille espiègle, un brin sauvageonne et courageuse!

Participation #53 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Conte détourné

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Couleur: « Rouge »

Participation #20 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Conte détourné

Retour au Boréon pour une balade estivale

Le 1er août 2021, cela faisait plus d’un an que nous n’étions plus allés au Boréon, dans la Haute-Vésubie, qui avait été lourdement frappé par la tempête Alex à l’automne 2020. L’ambiance est particulière sur la route au vu des dégâts occasionnés et du sacré travail fait de remise en état (même s’il reste encore de nombreux mois pour réparer ce qui est possible). Des endroits familiers portent encore les marques de la tempête ou ont même complètement détruits comme à Roquebillière et Saint-Martin-Vésubie. Des portions de route provisoire ont été creusées au cœur même des gorges où le débit de l’eau est réduit. La route vers la Madone de Fenestre est fermée. Une fois le barrage du Boréon passé, nous passons à côté du parc Alpha et de ce qui était avant le sentier de pêche qui a disparu et le long duquel nous apprécions de pique-niquer.

Boréon – août 2021

Boréon – septembre 2019

Puis nous nous garons au niveau du parking inférieur, la température étant d’à peine 20 degrés. Nous partons de la balise n°419 en direction de la cascade de Peïrastrèche. L’ambiance particulière se ressent aussi sur les sentiers puisque que nous avons dû finalement rebrousser chemin sur le sentier de Peïrastrèche, à quelques centimètres du début du parc du Mercantour, le pont en bois ayant été détruit. La différence avec septembre 2019 du même endroit est flagrante.

Nous faisons une petite halte au bord du Boréon, malgré l’envie de continuer en enjambant les rochers. La halte se transforme en pause lecture avec Edmond et ses amis, La grande aventure d’Astrid Desbordes et Marc Boutavant (éd. Nathan, 2017, rééd. 2020), un album jeunesse à partir de 3 ans. Deux souris amies, Polka et Hortense décident de gravir la montagne pour découvrir ce qu’il se cache de l’autre côté. Et en avant l’aventure! Il y est question de courage, d’amitié, de peur de l’inconnu et de randonnée à la montagne. Une jolie histoire avec des illustrations douces et colorées!

Nous reprenons ensuite la marche en passant par un sentier abrupt pour couper en direction du lac de Trécolpas à la balise n°421a avant de rejoindre le GR52 à la balise n°421. Après quelques minutes, c’est l’occasion d’observer des chamois dans les hauteurs du parc du Mercantour. Mais aucune marmotte entendue ni vue contrairement aux années précédentes.

Chamois

Nous voyons d’abord passer rapidement un chamois et son petit. Puis nous continuons à marcher un petit peu. Et en haut, dans le prolongement de deux grands arbres, nous apercevons encore deux autres chamois. Puis nous faisons demi-tour pour nous poser au premier lieu d’observation. Au bout de quelques minutes d’attente, nous voyons passer un autre chamois et son petit.

Joubarde à toile d’araignée

Puis c’est l’heure de repartir et nous passons par un autre sentier plus large à la balise n°421 en direction de la Vacherie du Boréon pour rejoindre le parking inférieur un peu après 15h. Pour redescendre, nous prenons un peu plus notre temps qu’à l’aller pour mesurer l’ampleur du passage de la tempête Alex et des travaux déjà réalisés. 

 

Au fil des pages avec Le grand papa et sa toute petite fille

Après l’avoir découvert lors du week-end de la Fête des Pères, nous relisons Le grand papa et sa toute petite fille de Cathy Hors et Samuel Ribeyron (éd. Milan, 2011), un album jeunesse grand format à partir de 5 ans et qui a fait partie de la sélection Maternelle du 24e Prix des Incos en 2013. Il était une fois un géant qui rêvait d’être père pour faire partager à son futur enfant son expérience du monde, de l’immensément grand comme croquer les pommes en haut des arbres ou avoir la tête dans les nuages… Il se projette déjà dans sa vie avec un enfant aussi grand que lui. Mais il devient père d’une toute petite fille qui est sujette au vertige. Reviendra-t-il sur ses envies et désir pour se mettra à sa hauteur, dans l’immensément petit?

Les douces et grandes illustrations sont remplies de petits détails à observer à hauteur d’enfant comme le fait le duo père/fille de l’histoire, l’illustrateur ayant mélangé de la faune et de flore réelle et imaginaire (comme par exemple un artichaut géant ou un papillon avec des ailes en feuilles). Le grand papa découvre tout en l’appréciant le monde minuscule de sa toute petite fille, en laissant sans regrets derrière lui ce qui l’avait projeté de faire avec elle et en partageant d’autres activités comme observer les fourmis.

Au fil des pages, chacun apprenant de l’autre, leur complicité s’épanouit pour leur plus grande joie commune dans l’observation de la Nature. L’histoire fera écho à tout parent en le renvoyant à l’arrivée d’un enfant et sera sans doute plus attendrissante et poétique pour lui que pour le jeune lecteur. Un très bon moment de lecture avec cet album contant de façon poétique la relation entre un père et sa fille et plus largement la parentalité imaginée puis vécue!

Participation #52 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Conte moderne

Participation #17 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Retour aux sources

Challenge Petit Bac d’Enna #11 Catégorie Être humain: « Fille »

Notre mois bloguesque de juillet 2021

C’est le premier du mois alors voici un petit retour bloguesque sur juillet 2021. Et hasard du blog, il s’agit (déjà) de mon millième billet. J’ai été un peu moins présente ce mois-ci sur le blog mais nous avons continué nos lectures et surtout nous avons recommencé à balader.

Juillet 2021 a débuté avec un RAT des Contes et légendes d’Inde qui était organisé du 2 au 4 juillet 2021 par Bidib, Hilde et Blandine avec leurs challenges respectifs, le challenge Contes et Légendes et les Étapes Indiennes.

Avec le début de l’été, nos lectures ont pris une tonalité plus estivale tout comme nos activités (y compris les cahiers de vacances) et nos sorties. Nous avons ainsi relus de nombreux albums jeunesse sur l’été. Si cela vous intéresse, j’ai rédigé un billet reprenant nos lectures estivales, que ce soit des relectures ou des découvertes. En août, je continuerai de rédiger les autres albums jeunesse mentionnés.

Voici d’ailleurs mon petit bilan de participations pour ce mois de juillet:

  • Challenge Petit Bac d’Enna: j’ai presque fini ma 10e ligne à une catégorie près et continué la 11e
  • Challenge Contes et Légendes de Bidib: une participation avec le RAT, le thème de ce mois-ci étant Contes et Légendes d’Inde et même si nos lectures ont été plus nombreuses
  • Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et FondantGrignote:  4 participations gourmandes
  • Challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie: une participation avec le RAT Contes et Légendes d’Inde
  • Challenge Les Étapes Indiennes de Hilde et Blandine: 2 participations dont le RAT
  • Challenge A Year in England de Lou, Titine et Cryssilda: 2 participations
  • Challenge British Mysteries de Hilde et Lou: 2 participations
  • Challenge Lire au féminin de Tiphanya: 5 participations
  • Challenge cottagecore de Missycornish: 10 participations 

Côté sorties, il n’y avait pas que nos sorties médiathèque. Après notre journée sur l’île Sainte-Marguerite, au large de Cannes, nous avons continué à crapahuter et/ou farnienter comme sur le sentier de la Brague en partant du village de Biot. Sans oublier des pauses ornitho comme aux étangs de Villepey.

Au fil des pages avec Le parfum des grandes vacances

Je lis Le parfum des grandes vacances de Thibault Prugne (éd. Margot, 2019), un album jeunesse grand format à partir de 6 ans.  Une petite fille, Louise passe l’été chez Pépé Léon son grand-père maternel, solitaire et excentrique, loin de la guerre. D’abord un peu intimidée par son grand-père, elle se laisse entraîner dans son univers enchanteur et bucolique, à l’écoute de la Nature et des oiseaux en particulier. Lors de son séjour, elle s’initie à la photographie, prenant en photos son quotidien et fait aussi la connaissance de Gaspard, un jeune garçon dont elle s’éprend et qui est venu avec son père qui travaille sur la construction d’un barrage.

Les illustrations sur des grandes doubles pages sont magnifiques et lumineuses et accompagnent à merveille un texte teinté de nostalgie, de poésie et au charme désuet, en pleine Seconde Guerre Mondiale et pourtant si éloignée d’elle, dans un havre de paix du Sud de la France où le temps semble s’être arrêté mais qui reste fragile et précaire. Portée par les souvenirs de Louise adulte, l’histoire est émouvante et pleine d’innocence et d’insouciance propre à l’enfance.

C’est une aussi une jolie ode à la Nature, Pépé Léon faisant tout pour vivre en harmonie avec elle et la préserver et en initiant sa petite fille à voir la beauté et la poésie que dégage la Nature. Il y est aussi question de romance avec un amour d’été qui marquera également Louise. Mais j’ai surtout été captée par le personnage du grand-père et de son propre combat, son excentricité prenant tout son sens à la fin de l’histoire et du lien qu’il tisse avec sa petite fille. D’ailleurs, cela m’a fait penser au lac de Castillon, dans le Verdon et à son barrage qui lors de sa mise à l’eau en 1948 a englouti le village de Castillon. Depuis, lorsque le niveau de l’eau est bas, on peut voir l’ancien pont Julien.

Coup de cœur pour cet album jeunesse au charme délicat et avec son lien intergénérationnel fort et émouvant! De cet auteur, j’avais également eu un coup de cœur pour Le souffleur de rêves qu’il avait illustré.

Pour d’autres avis sur cet album jeunesse: SorbetKiwi.

Participation #16 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Retour aux sources

Challenge Petit Bac d’Enna #11 Catégorie Voyage: « Vacances »

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