Étiquette : humour (Page 1 of 29)

Au fil des pages avec Les jours sucrés

J’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, Les jours sucrés de Loïc Clément et Anne Montel (éd. Dargaud, février 2016, 148 pages), un roman graphique qui se décline comme une BD (romance) feel good contemporaine. Au décès de son père, Églantine Larticho, âgée de 25 ans, revient à Klervi, le village breton de son enfance pour vendre la boulangerie paternelle qu’elle vient d’hériter. Et si tout est remis en question par la découverte du journal intime de son père et ses retrouvailles avec son ami d’enfance, Gaël et sa tante Marronde? Ce qui ne devait être qu’une parenthèse très temporaire dans sa vie parisienne n’est-il pas l’occasion d’un nouveau départ?  

J’ai apprécié retrouvé ce duo auteur/illustratrice dont je retrouve la même fantaisie graphique et humour, cela m’ayant souvent fait penser à leur trilogie postérieure, Miss Charity adaptant le roman éponyme de Marie-Aude Murail (dont j’attends la parution du tome 3 – peut-être cette année?). Certes, l’histoire est déjà vue et revue mais cette fois sous forme graphique et qui rappelle tant d’autres comédies romantiques feel good où l’héroïne quitte tout pour redémarrer une nouvelle vie comme La Petite boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan (éd. Prisma, 2016, 506 pages), À la lumière du petit matin d’Agnès Martin-Lugand (éd. Michel Lafon, mars 2018, 312 pages) ou bien encore L’irrésistible histoire du Café Myrtille de Mary Simses (éd. NiL, juin 2018, 422 pages)… On y retrouve donc tous les codes et les rebondissements cousus de fils blancs de la comédie romantique. 

Mais cela est rattrapé par la mise en page pleine de pep’s et les scénettes ouvrant chaque chapitre au nom d’une pâtisserie et mettant en scène les chats bien rigolos du village. Les bulles se concentrent surtout sur les interactions entre les trois personnages principaux au tempérament bien différent: l’indécise jeune femme, le gentil instituteur et ancien amour de jeunesse et sa tante râleuse et qui ne parle plus. Les illustrations aux couleurs pastels renforcent la douceur et la mignonnerie de ce changement de vie. Certains passages sont en sépia lorsqu’il est question de son passé et de son père. Un bon moment de lecture légère, feel good et très très gourmande! 

J’ai également tenté, plus récemment, la romance historique sous format graphique mais qui ne m’avait pas du tout plu tant c’était fade et sans aucune originalité: Disgrâce de Sarah Vaughn, Sarah Winifred Searle et Niki Smith (éd. Rue de Sèvres, octobre 2024, 336 pages), un roman graphique avec le mariage arrangé entre Catherine Benson dont la réputation est perdue et Andrew Davener dont le domaine familial est en ruines. J’en reparlerai sans doute une autre fois.

La BD de la semaine chez Moka pour cette semaine

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #1 Catégorie Passage du temps: « Jours »

Au fil des pages avec le tome 1 de Spy x Family

J’ai lu le tome 1 de Spy x Family de Tatsuya Endo (éd. Kurokawa, septembre 2020, 208 pages), un manga shōnen à partir de 12 ans. Orphelin de guerre et le plus grand espion de Westalis, Twilight ne peut agir seul et doit impérativement se créer une fausse famille afin de mener à bien sa prochaine mission d’infiltration au sein de la plus prestigieuse école privée Eden dans laquelle est scolarisé le fils d’un politicien extrémiste d’Ostania qu’il doit approcher. Mais tout ne se passe pas comme prévu: se faisant passer pour Loid Forger, un psychiatre, il ignore que son identité d’espion n’est pas un secret pour Anya, la petite fille orpheline et télépathe qu’il adopte et que Yor Briard, sa fausse épouse est loin d’être aussi timide et la discrète fonctionnaire de mairie de 27 ans qu’elle le prétend puisqu’elle est une redoutable tueuse professionnelle sous le nom de code Princesse Ibara. Arriveront-ils à se faire passer pour une véritable famille? Anya réussira-t-elle l’examen d’entrée dans cette école élitiste et très conservatrice?

J’ai bien apprécié découvrir ce premier tome très rythmé et qui allie humour et espionnage. Le monde imaginé par le mangaka rappelle celui de la Guerre froide avec la division entre deux grands pays: Westalis et Ostania dont la capitale est Berlint, la paix restant très précaire. Sous couvert d’une fausse famille, il y est question d’éducation, de parentalité, de relations amoureuses, de célibat, de solitude, de libertés… Les rebondissements, gags, quiproquos et faux-semblants s’enchaînent tant le trio est atypique et attachant, chacun étant solitaire à sa façon. J’ai trouvé réussie la façon dont est introduit chacun des personnages de cette fausse famille.

Un bon voire très bon moment de lecture avec cette comédie d’espionnage, ayant bien évidemment pas tenu du compte du fait improbable qu’un tel espion n’ait rien vu venir! A noter toutefois, que pour les plus jeunes, les scènes d’action peuvent être assez violentes et sanglantes avec un espion et une tueuse à gages (mon mini lutin attendra encore pour les lire). En attendant de lire la suite, j’ai visionné le premier épisode de son adaptation en anime qui reprend quasiment plan par plan les cases du manga et que j’ai trouvé tout aussi réussi. 

La BD de la semaine chez Fanny pour cette semaine

Participation #17 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Manga Shōnen

 

Au fil des pages avec La particule

J’ai lu La particule de Nadine Luton-Walter (éd. Presses de la Cité, septembre 2025, 368 pages), un roman historique se déroulant en 1895, dans un petit bourg alsacien. Depuis le décès de son père un an auparavant, Fanny Frémont, âgée de 24 ans, tente de sauver l’agence immobilière de la faillite. Lors d’une nouvelle visite désastreuse d’un bien à vendre, elle surprend une conversation qui pourrait tout changer, celle entre Tancrède de Chassagne de Montbazon et sa fiancée, Isaure de la Châtrie, qui vient de lui faire faux bond, lui reprochant de ne pas suffisamment l’aimer. Pourquoi ne pas s’arranger avec ce jeune homme en se faisant passer par sa fiancée afin de décrocher la vente du château Granville dont le propriétaire ne veut signer qu’avec un nom à particule et dont Tancrède est l’un des aristocrates invités? Chacun en serait gagnant, lui pour sauver ses fiançailles grâce à l’argent de la vente et elle, son agence immobilière qui pourvoit à toute sa famille. Mais leur arrangement sera-t-il aussi facile à mettre à exécution? La jeune femme, audacieuse et indépendante, n’est pas prête à perdre. 

J’ai apprécié ce premier roman de l’autrice plein d’humour, sous fond de comédie romantique et vaudeville qui prend, par moments, des airs de théâtre de boulevard. Les rebondissements, quiproquos, faux-semblants et manigances commerciales s’enchaînent avec frénésie, malice, humour et jeux de mots. L’alchimie entre Fanny et Tancrède fonctionnent à merveille malgré leur caractère bien différent et leur différence de classes sociales. Les personnages secondaires ne sont pas non plus en reste. Il y est ainsi question d’ascension sociale, d’inégalités sociales (entre aristocrates et domestiques notamment), de la condition de la femme à la fin du XIXe siècle, Fanny aspirant à s’émanciper et à s’affranchir des conventions sociales de l’époque, avec le soutien de sa famille, d’identité (un individu est-il réduit à sa particule?)… Un très bon moment de lecture!

Au fil des pages avec L’homme qui pouvait accomplir des miracles

J’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, L’homme qui pouvait accomplir des miracles de Jose Luis Munuera (éd.Dargaud, septembre 2025, 72 pages), une BD adulte d’après la nouvelle éponyme de H.G. Wells parue pour la première fois en 1898. George Mcwhirter Fotheringay est un homme ordinaire sans ambition ni imagination, sceptique et qui vit dans la paisible bourgade d’Immering, en Angleterre. Un soir, alors qu’il est au pub local, il découvre qu’il peut accomplir des miracles d’un simple souhait. Profondément sceptique et cartésien, il cherche conseil auprès d’une médium, d’un médecin, d’un psychiatre et d’un pasteur. Seul ce dernier, M. Maydig, lui apporte son soutien. Mais M. Fotheringay peut-il vraiment lui faire confiance? 

Il y est question des lois de la physique, de libre-arbitre et de déterminisme, les responsabilités et dangers liés à un tel pouvoir au point de mettre en péril l’humanité, d’éthique, de métaphysique, de religion… Construite comme une fable satirique et fantastique, l’histoire est rythmée et n’en est pas moins dépourvue d’humour burlesque et de cynisme, que ce soit le triste sort réservé au policier, l’agent Winch sous forme de comique de répétition et que Fotheringay envoie, au diable, sous le coup de la colère ou la naïveté de cet anti-héros face à l’ambition démesurée du pasteur Maydig qui profite de la situation, bien loin des préceptes de son sacerdoce.

N’ayant pas lu la nouvelle originelle, je ne peux dire si cette adaptation est fidèle ou non mais j’ai particulièrement apprécié son ambiance victorienne dans la continuité de adaptations précédentes de cet auteur-illustrateur, Un chant de Noël, une histoire de fantômes (éd. Dargaud, novembre 2022, 80 pages) et Peter Pan de Kensington (éd. Dargaud, novembre 2022, 80 pages) et le fait de briser le quatrième mur. Un très bon moment de lecture! Je serai au rendez-vous s’il adapte un autre classique l’année prochaine.

Participation #12 Challenge 2025 sera classique aussi! de Nathalie #Adaptation Nouvelle 1898

La BD de la semaine chez Noukette pour cette semaine

Participation # Challenge Halloween 2025 de Hilde et Lou #Ectoplasme

Participation # (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Espagne (Illustrateur) et Royaume-Uni (auteur)

Participation # Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant #Cuisine anglaise

 

Au fil des pages avec Le fantôme de Canterville

J’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, Le fantôme de Canterville d’Elléa Bird (éd. Jungle, octobre 2018, 64 pages), une adaptation en BD jeunesse à partir de 9/10 ans de la nouvelle éponyme d’Oscar Wilde. A la fin du XIXe siècle, la famille Otis, de riches Américains, viennent s’installer en Angleterre, en achetant le le château de Canterville Chase, l’ancien propriétaire les avertissant de la présence terrifiante de Sir Simon de Canterville, un fantôme hantant les lieux depuis plus de 300 ans. Mais contre toute attente, le fantôme est bien en peine face à la présence de cette famille qui n’a pas peur de lui, entre moqueries des parents et plaisanteries des jumeaux. Et si la présence de Virginia, âgée de 15 ans, lui permettait de trouver enfin le repos?

Graphiquement, au vu de l’illustration de couverture qui donne le ton et qui m’avait attirée, j’ai trouvé que le trait était un peu trop grossier à mon goût à l’intérieur mais reste plaisant. J’ai apprécié retrouver l’ambiance de la nouvelle avec un fantôme qui n’arrive pas à effrayer cette famille américaine, bien trop moderne pour lui et qui arrive à rationaliser, à son grand désespoir, tous ses gestes surnaturels et même à le tourner en dérision, même si le tout est moins sombre, surtout dans la partie rédemption du fantôme, grâce à l’empathie de l’adolescente. Il y est question du « choc des cultures » entre des Américains de la bourgeoisie d’affaires ou du monde politique (le père étant ministre) et la vieille aristocratie anglaise. Un bon moment de lecture rigolo avec cette adaptation réussie et assez fidèle à la nouvelle dont la première parution date de 1887 et qui se termine avec un petit dossier thématique et un quizz! J’ai enfin noté quelques bulles gourmandes.

La BD de la semaine chez Fanny pour cette semaine

Participation # Challenge Halloween 2025 de Hilde et Lou #Fantôme/Manoir hanté

Participation #11 Challenge 2025 sera classique aussi! de Nathalie #Oscar Wilde

Participation #6 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #BD jeunesse

Participation #20 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant

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