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Au fil des pages avec Le loup qui criait au garçon!

Nous empruntons à la bibliothèque un album jeunesse reprenant de façon décalée l’expression « à force de crier au loup ». Il s’agit de l’album Le loup qui criait au garçon! de James O’Neill et Russel Ayto (éd. Circonflexe, 2017),un album jeunesse à partir de 4 ans et qui a fait partie de la sélection CP pour le 30ème Prix des Incos 2018/2019.

Il s’agit d’un conte détourné de la fable d’Ésope, Le garçon qui criait au loup. Entre les villageois et les loups de la forêt, la peur de l’autre domine. Les enfants apprennent très vite à se méfier des loups, les louveteaux des humains. Que peut-il bien arriver lorsqu’un louveteau et un petit garçon, chacun avec ses préjugés, se rencontrent au bord de la rivière?

Cet album jeunesse aborde avec beaucoup d’humour la peur de l’inconnu et l’amitié. Certes le graphisme des illustrations est simple mais la mise en page du texte est très dynamique et joue avec l’effet miroir entre le louveteau et le garçon. Grâce aux apartés, le petit lecteur (dès 3 ans) est lui-même partie prenante de l’histoire. Encore un bon moment de lecture rempli de fous rires et de cris « Au loup! »… euh « Au garçon! »… euh « A l’amitié! ».

Participation #21 Je lis aussi des albums

Au fil des pages avec Blanche Neige

Pour rester dans l’univers des contes classiques, nous empruntons à la médiathèque Blanche Neige, un album jeunesse illustré par Benjamin Lacombe, d’après les frères Grimm (éd. Milan Jeunesse, 2010). Cet album est conseillé à partir de 5 ans par l’éditeur. Pourtant,  au vu des illustrations et de la qualité du papier, on le laisserait plus volontiers à un public adulte nostalgique des contes de l’enfance. En effet, dès la couverture, je retrouve l’univers parfois glaçant et inquiétant voire même cruel des contes des frères Grimm, comme le sont également ceux de Charles Perrault, notamment dans le sort réservé à la Reine.

Les illustrations décrivent à merveille tout l’imaginaire qui entoure le conte et par moment pourraient se suffire à elles-mêmes, tant la tension est palpable sur le visage de Blanche Neige par exemple lorsque le chasseur s’apprête à la tuer. De même, lorsqu’elle est en train de balayer la maison des nains, elle pousse d’un coup de balai les mots du texte qui sont pourtant si importants « Surtout, ne laisse entrer personne! ». Benjamin Lacombe joue ainsi avec les codes de ce conte pourtant si classique, en utilisant les couleurs de Blanche Neige, noir, blanc et rouge. Les illustrations plus colorées alternent avec du noir et blanc.

Participation #20 Je lis aussi des albums

Un joli coup de cœur pour cet album! Il ne nous reste plus qu’à dénicher d’autres albums de Benjamin Lacombe, illustrateur découvert grâce au Challenge de Sophie Hérisson « Je lis aussi des albums 2019 », le thème facultatif du mois de juin lui étant dédié.

Mise à jour: J’ai acheté à sa parution (le 10 novembre 2021), la nouvelle édition de Blanche-Neige, Benjamin Lacombe ayant réalisé pour les 10 ans de la première édition une magnifique nouvelle illustration de couverture. Le livre se termine aussi avec un carnet de croquis.

Challenge Petit Bac d’Enna – #7 catégorie Couleur: « Blanche »

Au fil des pages avec des contes chinois

Comme je l’ai écrit dans mon dernier article, je participe cette année au challenge « Je lis aussi des albums 2019 ». Ce mois de mai est consacré au thème facultatif de la Chine. C’est l’occasion pour nous de découvrir des contes chinois à travers ces deux albums jeunesse empruntés à la bibliothèque et compréhensibles pour les tout-petits.

Nous commençons par Plouf de Guillaume Olive et He Zhihong (éd. des Éléphants, 2015). Un lapin s’enfuit en ayant peur d’un bruyant plouf au bord de la rivière. Il entraîne dans sa peur de nombreux animaux de la savane. La rumeur se propage en effet qu’un danger les guette: « Sauvons-nous, voilà le Plouf ». Mais qu’en est-il vraiment de ce plouf? Cet album jeunesse aborde de façon rigolote un thème bien plus grave qu’est la rumeur. L’écriture de l’histoire sous la forme d’un conte-randonnée entretient le mystère jusqu’à la chute. Heureusement que le tigre était là pour se poser les bonnes questions.

Puis nous lisons Le Pêcheur et le cormoran de Stéphane Sénégas (éd. Kaléidoscope, 2013). Nous avions déjà lu cet auteur avec des tomes d’Anuki, une bande dessinée sans texte ayant pour personnage central un petit indien. Cet album jeunesse comporte peu de texte qui accompagne de très belles illustrations. Nous suivons la naissance de l’amitié qui va lier un cormoran et un pêcheur, les deux s’entraidant pour se nourrir de poissons. Cette histoire décrit une méthode de pêche traditionnelle encore pratiquée en Chine, sur la rivière Li et qui existait aussi au Japon depuis le VIIIe siècle.

Grand cormoran

Mais il est vrai que l’histoire est bien plus romancée et poétique que le sort réservé aux cormorans capturés pour la pêche, même si la servitude du cormoran est représenté par l’anneau autour du cou. Le meilleur endroit pour un cormoran c’est de vivre en liberté! Nous avons d’ailleurs la chance de pouvoir en observer régulièrement le long de la Mer Méditerranée, à l’étang de Vaugrenier ou encore aux étangs de Villepey.

Participation #2 Je lis aussi des albums

Challenge Petit Bac d’Enna – #5 catégorie Métier: « Pêcheur »

Au fil des pages sur le thème de la sécurité routière

Les enfants adorent jouer avec les véhicules, que ce soit les petites voitures, les camions de pompier ou les trains. Et qui dit véhicule dit sécurité routière avec les feux tricolores ou les panneaux de signalisation! A force d’entendre « rouge, vert, rouge, vert » à chaque feu ou lorsque nous jouons avec les petites voitures, je me suis dit qu’il était peut-être temps de lire des albums jeunesse sur les règles du code de la route.

  • (Album jeunesse) Rouge et Vert de Gabriel Gay

Nous commençons par un album jeunesse qui ne va pas faire cesser les « rouge, vert » puisqu’il s’agit de Rouge et Vert de Gabriel Gay (éd. L’école des Loisirs, coll. Les lutins, 2016). Les petits bonshommes du feu de signalisation se disputent lorsque Vert voudrait que Rouge laisse traverser un chien, en l’absence de voiture. Cela crée un accident et Vert est éjecté du feu de signalisation. Il part à la découverte de la ville avec un pigeon. Mais toutes les voitures lui font de plus en plus peur, d’autant que son absence a provoqué un énorme bouchon. Vert finit par être renversé par une voiture. Rouge vient à sa rescousse. Rouge et Vert comprennent alors qu’ils doivent travailler de concert pour rétablir la circulation. Quel travail d’équipe entre ces deux petits bonshommes pour nous permettre de circuler sans soucis dans notre vie quotidienne, que nous soyons piéton, conducteur ou cycliste!

Cet album  jeunesse aborde également le thème de la pollution des grandes villes avec les tas de poubelles ou le fait que le pigeon se nourrit de plastique, ce qui n’est pas forcément appréhendé par les tout-petits lecteurs, trop concentrés sur les petits bonhommes aux couleurs bien vives et qui contrastent avec le décor très sombre de la ville. Il est donc possible de prolonger cet album, avec les plus grands enfants, en parlant d’écologie et de respect de l’environnement.

  • (Album jeunesse) Le code de la route de Mario Ramos

Puis nous lisons Le code de la route de Mario Ramos (éd. L’école des Loisirs, coll. Les lutins, 2018), un album jeunesse sans texte et revisitant les contes traditionnels. Le Petit chaperon rouge se rend, en draisienne, chez sa grand-mère. Grâce à de nombreux panneaux de la circulation, elle est prévenue – à l’instar du lecteur – du passage d’autres personnages de conte: les trois ours (sans Boucle d’Or) qui traversent la route à vélos, les trois petits cochons sur des skateboards ou bien encore un loup sur des patins à roulettes… Trois petites souris se sont aussi glissées dans chaque page. Fous rires garantis surtout avec le loup!

Une bien jolie initiation ludique aux règles de la circulation routière pour les tout-petits lecteurs et une piqûre de rappel pour les plus grands, même si dans le second livre, aucun des personnages ne porte de casque.

Challenge Petit Bac d’Enna – #2 catégorie Livre « Code » et #3 catégorie Couleur « Vert »

Au fil des pages avec La moufle

Un joli conte traditionnel russe à lire ou relire lors de ces derniers jours d’hiver: La Moufle. Nous en lisons deux versions parmi toutes celles existantes. Ce conte-randonnée nous fait beaucoup rire, surtout quand la moufle éclate.

La moufle de Florence Desnouveaux et Cécile Hudrisier (éd. Didier Jeunesse, coll. A petits petons, 2017). Une souris, un lièvre, un renard, un sanglier et un ours vont chercher à se réchauffer dans une moufle rouge déposée par le vent sur la neige du chemin. Mais y aura-t-il de la place pour tout ce petit monde? Fous-rires garantis! Les illustrations sont aussi attachantes que le texte est drôle.

La moufle de Chloé Chauveau et Céline Bielak (éd. Lito, 2018). Une souris, un lapin, un renard, un sanglier, un ours et une fourmi vont chercher à se réchauffer dans une moufle perdue par un petit garçon. Cette version est tout aussi rigolote que la précédente. Les illustrations remplies de tendresse nous ont aussi beaucoup plu. La répétition du texte sert également à entretenir le rire à l’arrivée de chaque personnage.

Pour prolonger la lecture, nous avons aussi fait des activités autour de ces albums jeunesse: des imagiers pour nommer et compter jusqu’à 5, des puzzles de couverture, des marottes à l’effigie des différents personnages que nous glissons les unes après les autres dans une moufle fabriquée préalablement (en papier ou en feutrine). Nous avons aussi colorié des moufles en y ajoutant ou non des gommettes. Un autre jour, nous avons fait des moufles dans du papier cartonné rouge en y apposant nos empreintes de main avec de la peinture blanche…

Challenge Petit Bac d’Enna – #1 catégorie Objet « Moufle »

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