Étiquette : apprentissage (Page 1 of 2)

Au fil des pages avec Mowgli

Pour le RAT des Étapes Indiennes, j’emprunte à la médiathèque Mowgli d’après Rudyard Kipling, adapté par Maxime Rovere et illustré par Justine Brax (éd. Milan, coll. Albums classiques, 2013), un roman jeunesse à partir de 9 ans et qui reprend dans un ordre chronologique les Deux livres de la jungle qui étaient à l’origine des nouvelles publiées entre 1894 et 1895. Comme le titre de ce roman initiatique l’indique, le personnage principal de cette adaptation est Mowgli, de son enfance parmi les loups jusqu’à son retour parmi les hommes.

Dans le premier livre, « La loi de la jungle », Mowgli est recueilli et élevé parmi les loups, avec l’aide de Baloo l’ours brun et de Bagheera, la panthère noire. Baloo lui enseigne, en effet, les lois de la jungle comme aux autres louveteaux. Bientôt, le petit d’homme devient un membre à part entière de la meute de loup, ce qui le protège du tigre Shere Khan. Mais l’est-il vraiment? Sa nature humaine ne représente-elle pas un danger pour les animaux de la jungle?

Puis dans le second livre, « Le destin de Mowgli », Mowgli, ayant enfreint l’une des lois de la jungle est rejeté par les loups. Désormais plus âgé et n’ayant connu que la jungle, il doit pourtant retourner parmi les hommes, des hommes dont il ignore tout et qui lui paraissent cruels et non respectueux de la Nature. Il lui est alors bien difficile de trouver sa place, d’autant que Shere Khan a toujours comme dessein de le tuer.

Que de dures épreuves à surmonter pour Mowgli l’enfant-loup! Il doit faire face notamment à la peur et le rejet, tant de la part des animaux de la jungle que des villageois mais également à sa propre dualité… Heureusement, Mowgli est un enfant courageux, au fort tempérament et qui a bien retenu les leçons de Baloo pour mieux s’en émanciper. Cette adaptatation reprend le côté moralisateur et dur, parfois sombre, du texte de Kipling. Au cours de sa quête initiatique, balloté entre deux mondes, Mowgli devra grandir en trouvant sa propre voie, voire même s’endurcir mais aussi faire preuve d’humilité. Les illustrations de Justine Brax sont magnifiques, s’étalant sur des doubles pages et parfois en ombres chinoises, comme dans Fils de Dragons par exemple. Elles suivent pas à pas l’évolution de Mowgli, du bébé humain bien fragile au jeune adolescent tueur de tigre. Coup de cœur pour ce roman jeunesse!

étapes indiennes, inde, lectures

Participation #2 aux Étapes Indiennes de Hilde #RAT

Participation #34 Contes & Légendes de Bidib #Inde

année

Participation #11 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine

Challenge Petit Bac d’Enna #7 Catégorie Personne réelle: « Mowgli »

Au fil des pages avec Le jardin secret

Le mois dernier, j’ai lu Le jardin secret de Frances H. Burnett (éd. Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior, rééd. 2010), un roman jeunesse à partir de 10 ans et qui fut publié pour la première fois en 1911. Mary Lennox a vécu aux Indes jusqu’au décès de ses parents, emportés par une épidémie de choléra et qui ne s’occupait pas d’elle. Âgée de 10 ans, renfermée et solitaire, elle est alors confiée à son oncle, Archibald Craven, un vieil homme riche, bossu et malheureux depuis le décès de sa femme dix ans auparavant et qui vit dans un manoir en Angleterre, dans la lande du Yorkshire.

Mais à peine arrivée dans ce manoir, son oncle repart une énième fois en voyage, la laissant seule avec les domestiques comme sa bonne, la jeune Martha Sowerby ou l’un des jardiniers, Ben Weatherstaff et son rouge-gorge. Dans ce manoir étrange, cette petite fille renfermée, maigrichonne, solitaire, insolente et curieuse va découvrir, entre autres, un jardin laissé à l’abandon sur ordre de son oncle, après le décès de sa femme. Mary se transforme alors de jour en jour, devenant de plus en plus attachante. La découverte de ce jardin et de l’amitié va ainsi bouleverser sa vie. Et qui sait, des autres habitants de ce manoir?

Comme dans La petite princesse, je retrouve des thèmes chers à l’autrice notamment l’importance de la magie et de l’amitié, le partage, la découverte de soi, le deuil, etc. Mais dans ce roman d’apprentissage, c’est surtout la Nature qui est mise en exergue. C’est à travers elle (et des amitiés qu’elle engendre) que l’héroïne arrive à vivre pleinement son enfance et à s’épanouir à l’instar de la Nature au printemps, en s’ouvrant aux autres, en se laissant aimer et aimer en retour, sur les conseils de Martha. Quelle joie et quel émerveillement lorsqu’elle découvre ce jardin! Un très bon moment de lecture avec ce roman d’apprentissage, un classique de la littérature jeunesse que je vous conseille de découvrir si vous ne l’avez pas lu enfant ou adolescent pour découvrir tous les secrets de ce manoir! Le texte très agréable à lire, à la fois tendre et poétique, est accompagné de jolies illustrations en noir et blanc de Monique Gaudriault et Jacques Rozier qui donnent vie aux protagonistes de l’histoire.

challenge lecture les 50 livres recommandé par Hayao Miyazaki

Challenge des 50 livres recommandés par Miyazaki – Bidib (6)

Avec ce roman jeunesse, je participe pour la première fois au challenge de lecture proposé depuis 2014 par Bidib du blog Ma Petite Médiathèque, Mon jardin secret se positionnant à la sixième place des livres recommandés par Hayao Miyazaki. Ci-joint le lien vers les règles de ce challenge sans limitation dans le temps. C’est le premier des 50 livres que je chronique mais en réalité, j’en ai déjà lus huit quand j’étais (beaucoup) plus jeune.

année

Participation #5 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine #aventure/quête initiatique

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Lieu: « Jardin »

Au fil des pages avec Princesse Sara

J’emprunte à la médiathèque les deux premiers tomes de Princesse Sara d’Audrey Alwett, Nora Moretti et Claudia Boccato (éd. Soleil, coll. Blackberry, 2011), une BD jeunesse d’après le roman, La petite princesse de Frances Hodgson Burnett publié en 1905. Cette série comprend actuellement 12 tomes, les quatre premiers reprenant le roman tout en y apportant quelques variantes notamment dans un style Steampunk avec l’introduction de live-dolls et automates.

Dans le tome 1, Pour une mine de diamants, je découvre la jeune Sara Crewe avec son père, Ralph Crewe à la recherche de sa nouvelle poupée, Emily dans les rues de Londres avant son arrivée au pensionnat de jeunes filles tenu par la redoutable Miss Minchin. Miss Amelia n’est plus la jeune sœur de Miss Minchin mais son assistante automate un brin usagée. Miss Minchin, ressentant immédiatement de l’amerture et du mépris à l’égard de la jeune Sara, n’en oublie pas de la mettre en valeur à la moindre occasion, ne pensant qu’à l’immense richesse de Ralph Crewe, propriétaire d’une fabrique familiale d’automates florissantes et qui a investi dans une mine de diamants aux Indes. Mais cette vie de princesse peut-elle toujours durer? Comme dans le roman, la douceur et la générosité de Sara l’amènent à se lier d’amitié avec la jeune domestique Becky, une autre pensionnaire, Ermengarde Saint-John et à devenir la mère « adoptive » de Lottie, une orpheline de mère tout comme elle de 4 ans. Je retrouve également Mariette, la femme de chambre automate de Sara et une autre pensionnaire, la mesquine Lavinia, jalouse de Sara. Les autrices ont réussi à retranscrire à merveille l’atmosphère du roman, le caractère à la fois adulte et rêveur de Sara, la « Petite Madame » comme l’appelait son père, tout en apportant leur touche personnelle.

Puis dans le tome 2, La Princesse déchue, je reprends l’histoire là où elle s’était arrêtée, le jour fatidique de son douzième anniversaire. Sara Crewe est désormais réduite à être une domestique du pensionnat au même titre que la jeune Becky, vivant dans une chambre mansardée et insalubre du grenier. Vêtue d’un simple ensemble noir bien trop petit pour elle, elle enchaîne les dures besognes et les privations. Son état de santé se détériore. Mais elle garde pourtant son tempérament, sa force de caractère et son imagination débordante pour survivre à la faim, au froid et aux mauvais traitements, ce qui a le don d’énerver encore plus Miss Minchin qui voudrait la voir briser. Elle continue de faire répéter aux plus jeunes filles le Français et s’avère utile dans la réparation d’Amélia. Comme dans le tome précédent, les autrices suivent l’histoire du roman avec la déchéance de Sara, sa rencontre avec la « Grande Famille » (même si un quatrième enfant, James est inventé à la famille Carmichael), l’arrivée de M. Carrisford et de son serviteur, Ram Dass, Melchisédec, le rat apprivoisé… Les mêmes émotions me submergent comme à la lecture du roman ou lorsque moi-même enfant, dans les années 80, je regardai le dessin animé Princesse Sarah.

Coup de cœur pour cette adaptation réussie du roman de Frances H. Burnett! Les illustrations, parfois mangaïsées, sont magnifiques. J’ai hâte de lire les autres tomes et surtout le nouveau cycle à partir du tome 5 dévoilant Sara Crewe adulte et retournant aux Indes.

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Participation #4 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine #adaptation

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Prénom: « Sara » et #5 Catégorie Lieu: « Mine de diamants »

Au fil des pages avec Le Dragon au Cœur de chocolat

J’emprunte à la bibliothèque Le Dragon au Cœur de chocolat de Stephanie Burgis (éd. Gallimard Jeunesse, 2018), un roman jeunesse fantasy à partir de 9 ans. Écrit à la première personnage du singulier, ce roman jeunesse plonge le jeune lecteur dans la peau d’Aventurine, une jeune dragonne vivant dans une caverne de la montagne avec sa famille, loin des humains. Encore trop jeune pour sortir explorer le monde, elle enrage et décide d’aller chasser un humain pour prouver à toute sa famille ce dont elle est capable. Mais la rencontre avec son premier humain – un mage alimentaire – ne se passe pas comme elle l’avait imaginée. Ce dernier lui prépare une boisson qui va bouleverser à jamais son existence: un chocolat chaud. Et voilà Aventurine transformée en une jeune fille de 12 ans! Livrée à elle-même dans ce nouveau corps, Aventurine a trouvé sa vocation: devenir apprentie chocolatière dans la ville la plus proche, Drachenburg. Y parviendra-t-elle? Courage, détermination et soif d’apprendre lui seront d’une grande aide. Sous des traits de jeune fille bien fragile, Aventurine n’en reste pas moins un dragon méfiant, prêt à sortir les griffes. L’histoire est pleine de rebondissements qui s’enchaînent vite, au gré des rencontres d’Aventurine: Greta qui en ferait bien sa bonne, les propriétaires d’une maison de chocolat, Marina et Horst, sans oublier Silke, une jeune fille de 13 ans, très débrouillarde, qui travaille sur les marchés avec son frère aîné et qui semble connaître la ville comme sa poche. Ce roman jeunesse aborde notamment les thèmes de la famille, de l’amitié, de l’aventure, de l’apprentissage de la vie, de la peur de l’échec et de reconnaissance. L’histoire se déroulant dans une société du passé, il y est également question de travail des enfants et de classes sociales. Un bon moment de lecture que ce roman jeunesse qui ravira les jeunes lecteurs amateurs de dragon et de chocolat!

Challenge Petit Bac d’Enna – #13 catégorie Partie du corps: « Cœur »

Au fil des pages avec Belfégor et l’orage

Nous empruntons à la bibliothèque Belfégor et l’orage de Laurence Bourguignon et Vincent Hardy (éd. Mijade, 2006), un album jeunesse à partir de 3 ans. Belfégor, un jeune dragon (de 505 ans tout de même!) va enfin devenir un « vrai » dragon, un dragon capable de cracher du feu! Pour cela, comme tous les dragons avant lui, il doit manger un éclair. Initié par son père, Belfégor y parviendra-t-il? Aura-t-il suffisamment de courage? Les illustrations rendent ce petit dragon attachant, double du tout-petit lors de sa phase d’imitation lorsqu’il veut tout faire tout seul et comme ses parents. Cette histoire plaisante peut également être lue pour accompagner les tout-petits qui ont peur de l’orage et les aider à surmonter cette peur.

Challenge Halloween 2019 de Hilde et Lou #Hallow RAT

Participation #69 Je lis aussi des albums

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