Étiquette : amitié (Page 1 of 60)

Au fil des pages avec le tome 7 de Charlock

Je profite du Mois Italien 2026 pour chroniquer le tome 7 de Charlock, Chantage chez les Chappuccini de de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (éd. Flammarion Jeunesse, juin 2024, 80 pages), un roman jeunesse pour les 8/10 ans et que nous avions lu dès sa parution. Dans ce nouvel opus, Charlock se retrouve dans les Cinque Terre en Italie, à Riomaggiore, en 1918. La relique sacrée de Santa Carlina a été dérobée, les Chappuccini du gang de New York faisant appel au détective Charlock pour aider leurs cousins italiens à la retrouver. Accompagné d’Ed le Boston Terrien et Claude le pigeon, Charlock débusquera-t-il le vrai coupable alors que tout semble désigner Al Chapone? 

Saut dans le temps également pour nous lecteur puisque nous retrouvons les personnages du tome 2, Charlock, Le trafic de croquettes (éd. Flammarion Jeunesse, septembre 2020, 80 pages) qui se déroulait à New York, en 1917 avec une enquête d’empoisonnement de croquettes pour chiens, sous fond de guerre des gangs entre chiens et chats. 

Riomaggiore – avril 2010

Ce nouvel opus reprend le même schéma narratif et le même humour et jeux de mots (certaines références à la pop culture parlant plus aux adultes) que les tomes précédents, ce qui fonctionne encore bien. Il y est ainsi question encore une fois d’entraide, de faux-semblants, d’amitié et de religion avec le culte de Santa Carlina… Un bon moment de lecture! Les illustrations sont toujours aussi réussies et me font replonger dans mes souvenirs de mon court séjour dans les Cinque Terre en avril 2010, l’ancien village de pêcheurs étant l’un des 5 villages très touristiques surplombés de vignobles et constituant le parc national des Cinque Terre classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, en Ligurie et le plus coloré.

Participation #3 Le Mois Italien 2026 d’Eimelle #Cinque Terre

Participation # Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Roman jeunesse

Au fil des pages avec On a volé le printemps

Nous avons lu On a volé le printemps d’Orianne Lallemand et Hervé Le Goff (éd. Auzou, mars 2024, 32 pages), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui a fait partie de la sélection CP du 37e Prix des Incos 2026. En ce premier jour du printemps, Violette s’inquiète car il a neigé et il fait froid. Comment sa mamie Rosie qui adore jardiner pourra-t-elle le faire dans ses conditions s’occuper de ses fleurs? La petite fille est bien décidée à retrouver le printemps. Parviendra-t-elle à attraper le voleur?

Au vu du duo autrice/illustrateur, il était certain que l’histoire serait toute mignonne et rigolote, ici avec un côté un brin fantastique. L’enquête est construite sous forme de conte-randonnée, Violette allant voir le loup puis le renard puis d’autres animaux de la forêt, chacun s’innocentant et renvoyant la faute sur un autre animal. Qui aurait intérêt à ne pas voir revenir le printemps? Il y est question d’amitié (peut-on garder un ami pour soi?), d’entraide, de vivre ensemble et du cycle des saisons. Un bon moment de lecture!

Participation #28 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Album jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #2 Catégorie Passage du temps: « Printemps »

Au fil des pages avec Girls Bazaar

Pour la lecture commune d’avril 2026 des Étapes Indiennes, j’ai lu Girls Bazaar de Ruchira Gupta (éd. Slalom, avril 2024, 391 pages), un roman jeunesse à partir de 15/16 ans et inspiré de faits réels, l’autrice après avoir réalisé un documentaire « The Selling of Innocents », lorsqu’elle était journaliste, ayant fondé une ONG Apne Aap.

Heera est une adolescente de 14 ans qui vit avec sa famille pauvre de la caste nomade des Nats, dans la ruelle du quartier surnommé Girls Baazar à Forbesganj, une ville du Bihar, un État du Nord-Est de l’Inde, à la frontière avec le Népal. Lorsqu’elle est renvoyée de l’école après s’être battue avec Manoj un garçon qui la harcèle et dont le père est policier, son avenir est menacé. Malgré la protection de sa mère, pourra-t-elle échapper à la tradition qui condamne les jeunes filles comme elle et ses deux sœurs cadettes, Chotu et Sania, à la prostitution une fois arrivée à la puberté? Finira-t-elle comme sa cousine Mira Di, exploitée sexuellement par ses parents et son frère aîné au sein d’une back-room ou vendue pour être envoyée, à l’étranger comme d’autres jeunes filles enlevées au Népal? Sa rencontre avec Rini Di, la directrice d’un foyer pour jeunes filles lui ouvrira-t-elle une autre voie grâce à l’enseignement du kung-fu? Heera pourra-t-elle être maître de son corps et de son destin?

J’ai eu un peu de mal au départ à entrer dans l’histoire, le style d’écriture étant très simple et descriptif, proche du documentaire. Roman jeunesse oblige, le schéma narratif reste également classique, tout s’enchaînant de façon attendue, préservant le sort de l’adolescente qui m’a paru rester parfois extérieure à son vécu (en particulier lors du deuil de sa petite sœur) même si on ressent bien ses émotions: sa peur, sa détresse, sa colère ou bien encore sa culpabilité d’échapper au même destin que celui de sa cousine ou comme elle le craint, de sa meilleure amie Rosy qui a quitté l’école il y a plusieurs mois.

A travers le personnage de Heera, c’est tout un réseau international de prostitution qui est décrit, les jeunes filles étant enlevées ou vendues par leur famille, après avoir été mariées contre leur gré et vendues à des compagnies de danses ou en leur faisant croire un véritable travail à l’étranger, le trafic s’étendant entre l’Inde, le Népal et les États-Unis. Comment peut-on lutter contre un système bien rôdé qui profite à tout un quartier tenu par le redoutable et riche proxénète Ravi Lala? Comment mettre fin à ces mécanismes de la pauvreté qui ne font qu’entretenir cette tradition? 

Même si les thèmes abordés sont durs, ce récit est plein d’espoir et de solidarité, Heera évoluant et s’affirmant grâce au kung-fu. Il y est ainsi question de prostitution et de trafic d’êtres humains, les proxénètes s’appuyant sur le système des castes qui malgré leur interdiction continuent d’avoir une influence néfaste et liberticide sur la société indienne et la corruption policière tout en faisant la part belle à l’amitié, à la famille (avec son grand frère Salman) et à l’émancipation féminine… Un bon moment de lecture engagé et qui se termine heureusement bien pour Heera et sa famille! Malheureusement ce n’est pas le cas de toutes les victimes, même en France, les proxénètes se faisant souvent passer pour les petits amis. 

Pour d’autres avis sur ce roman ado: Nathalie, Hilde et Books&City (IG).

Participation #7 Les Étapes Indiennes 2026 de Hilde #Roman ado

Au fil des pages avec le tome 1 de Minecraft, le manga officiel: Voyage au bout du monde

Vivement incitée par mon mini gamer, j’ai lu le tome 1 de Minecraft, le manga officiel: Voyage au bout du monde de Kazuyoshi Seto (éd. Nobi Nobi!, avril 2025, 192 pages), un manga shōnen à partir de 8 ans. Depuis tout petit, Nico White n’a qu’un seul rêve: explorer Minecraft comme son père, un grand aventurier et quitter le village où il grandit auprès de sa mère plutôt que d’aller crafter. L’occasion se présente lorsqu’il découvre, en pleine attaque d’une horde de zombies, qu’il possède le même don que son père, à savoir repousser les limites du « craft » en créant des objets grâce à son imagination et sans l’aide d’établi. Mais son voyage au bout du monde sera-t-il aussi simple et sans dangers qu’il l’imagine depuis tout petit?

Même si je ne suis pas un joueuse aguerrie de Minecraft comme mon mini gamer, j’ai pu retrouver l’univers cubique du jeu vidéo sans difficultés. L’auteur rappelle à plusieurs reprises les principes de base du jeu vidéo (ce qu’il ne fera plus dans les tomes suivants ou en tout cas beaucoup moins, dixit mon mini lutin qui a déjà lu les 7 autres tomes parus, le prochain étant prévu le 1er juin 2026). Ce premier tome se présente, en effet, comme un tome introductif qui reprend les codes du jeu avec le craft et les différents personnages que l’on peut rencontrer. Certes, cela reste classique mais je peux comprendre pourquoi il a tant plu à mon mini lutin avec ce récit initiatique, beaucoup d’actions et de rebondissements non dénués d’humour et de l’amitié avec un duo aux caractères bien différents qui se forme entre le jeune garçon qui a soif d’aventures et bien insouciant et Grey, chacun des deux apprenant sur soi et à être bien meilleur qu’il ne le pensait. Une bonne façon de prolonger l’immersion Minecraft pour tous les fans du jeu vidéo (plutôt que Minecraft le film)!

Pour la première fois sur le blog, l’avis du mini lutin avec les illustrations qu’il a choisies: Nico part à l’aventure âgé de 10 ans. Peu après son départ, il rencontre un zombie victime d’une malédiction, nommé Grey. Peut-il lui faire confiance? J’ai aimé quand Nico monte sur un creeper (créature verte qui explose quand on est près d’elle) à l’âge de 5 ans. Les thèmes sont les suivants: aventure, mystère, découverte et l’entraide. Nico est sympa mais il fait trop confiance aux gens même s’il ne les connaît pas. Le livre m’a plu et j’ai eu envie de lire la suite. Il y a les même créatures que dans le jeu (zombies, squelettes, creepers…).

Participation #7 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Manga shōnen

Participation #27 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Manga Shōnen

Au fil des pages avec Merlin et Chou chez les Chevaliers

Nous avons lu Merlin et Chou chez les Chevaliers d’Adam Stower (éd. Flammarion Jeunesse, mars 2025, 192 pages), un roman jeunesse illustré pour les 8/10 ans avec un nouveau duo détonant et attachant. Merlin, un chat très gourmand et pantouflard vit dans la maison de Cataplaf, un sorcier maladroit qui a accidentellement envoûté sa chatière et transformé son chou à la crème préféré en lapin avec une queue de cerise, Chou. A tout moment, Merlin peut être propulsé dans une autre époque, dès qu’il passe la chatière avec Chou. 

Dès les premières pages, le ton est donné. Dans ce premier tome, Merlin et Chou atterrissent dans la salle du trône, en plein Moyen-Age, le Roi organisant un tournoi de joute, à la demande de Sire Vilain, au grand désarroi de la princesse qui n’entend accepter aucun mariage arrangé. Avec Chou, Merlin arrivera-t-il à sauver la princesse Rosépine? 

Même si le duo Merlin & Chou repose sur une dynamique bien connue, cela fonctionne très bien, entre un lapin surexcité et curieux de tout et un chat un peu maladroit et qui aime la sieste, à l’instar des rebondissements farfelus et quiproquos fantaisistes imaginés par l’auteur-illustrateur. Les illustrations en noir et blanc y contribuent également, très dynamiques et expressives. Nous avions bien rigolé, par exemple avec la monture et l’accoutrement de Merlin lors de la joute et les onomatopées de Chou dont la pensée se résume dans les bulles à « Chou »! Merlin se trouve entraîné par l’insouciance de Chou, toujours prêt pour une aventure et qui pense à tort que lors d’une joute, il y aurait sûrement du trampoline et des brioches à la confiture.

Il y est ainsi questions d’aventures rocambolesques, d’amitié, de solidarité, de courage… Il y a également un petit côté féministe avec Rosépine, une princesse prenant en main sa vie en choisissant un roturier, Tim Terreux et sa passion du jardinage, même si elle aura besoin de l’aide de Merlin. Un bon voire très bon moment de lecture rigolo et gourmand avec la découverte du premier tome de cette série, Merlin et Chou! Mon mini lutin a déjà lu le tome 3, Merlin et Chou chez les pirates d’Adam Stower (éd. Flammarion Jeunesse, octobre 2025, 192 pages) qu’il m’a conseillé également de lire en attendant de pouvoir découvrir le tome 2, Merlin et Chou chez les Vikings. Un dernier tome vient est paru fin mars 2026, Merlin et Chou chez les Fantômes que nous garderons de côté pour Halloween. 

Participation #26 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Album jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Mot au pluriel: « Chevaliers »

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