Étiquette : AAHM Challenge 2026

Au fil des pages avec Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Lors de l’édition 2025 de l’AAHM Challenge, j’avais lu, en e-book, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee (éd. Grasset, rééd. octobre 2015, 463 pages), un roman paru pour la première fois en 1960 aux États-Unis et qui a reçu le prix Pulitzer en 1961. Je profite de la nouvelle édition 2026 pour le chroniquer. La narratrice, Scout Finch se souvient de son enfance, en particulier entre ses 9 et 10 ans, lorsque son père, Atticus Finch, un Avocat veuf quinquagénaire est commis d’office pour assister Tom Robinson, un Noir accusé d’avoir violé une jeune femme blanche pauvre, Mayella Ewell, dans la petite ville ségrégationniste de Maycomb, en Alabama, dans les années 30, pendant la Grande dépression.

Jusqu’à l’année dernière, je n’avais jamais pris le temps de le lire même si j’en avais entendu parler depuis bien longtemps pour sa dénonciation de la ségrégation. J’ai donc été surprise lorsque dès les premières pages, je me suis rendue compte qu’il s’agit aussi et avant tout d’un roman d’apprentissage et d’une quête initiatique à travers l’enfance de la fillette que l’on suit dans son quotidien: sa relation fraternelle avec son frère aîné Jem et leur ami Dill qui vient chaque été, l’amour filial/paternel avec leur père intègre et bienveillant, le mystère inquiétant entourant l’énigmatique voisin Arthur « Boo » Radley qui vit reclus et qui fait l’objet de toute l’attention des trois enfants… Puis tout se cristallise autour du procès de Tom Robinson et qui va ébranler leur famille face à la haine et au racisme. Dans un tel climat, un procès équitable peut-il avoir lieu? 

Il y est ainsi question d’apparences trompeuses, de vie de famille dans les années 30, d’inégalités sociales, de ségrégation raciale, du vivre ensemble, d’éducation, de la condition des filles, des femmes ou bien encore des droits des Afro-américains, de justice… Le récit de la narratrice oscille entre moments légers et candeur enfantine et moments plus graves et révoltants, rendant encore plus choquant, si c’était possible, le sort réservé à Tom Robinson. Un très bon moment de lecture! Je ne peux que vous encourager à le lire si ce n’est pas déjà fait. Pour prolonger cette lecture, j’avais également emprunté à la médiathèque Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Fred Fordham (éd. Grasset, novembre 2018, 288 pages), un roman graphique adaptant et illustrant le roman éponyme d’Harper Lee et que j’ai trouvé fidèle au roman originel et réussi, y retrouvant la même ambiance.

Pour d’autres avis sur ce roman: Enna (et aussi la BD et sa suite, Va et poste une sentinelle) et Antigone.

Participation #2 AAHM Challenge 2026 d’Enna

Participation #5 au Challenge 2026 sera classique aussi! de Nathalie #Classique américain (1960)

Pause gourmande: Jambalaya

Même si nous sommes le deuxième dimanche du mois (avec de préférence une recette « parfumée » pour les Étapes Indiennes), je vous propose un plat de soul food que j’ai préparé mercredi: un jambalaya poulet-crevettes et dans le cadre de l’AAHM Challenge 2026. C’est une spécialité culinaire typique de la Louisiane, aux États-Unis et qui diffère par ces épices cajun de la traditionnelle paella espagnole. J’ai choisi une version à base de riz, poulet, crevettes et autres légumes. 

Les ingrédients adaptés à ma préparation: 2 gros blancs de poulet, 12 grosses crevettes, 1 oignon, un demi-poivron vert, 2 tomates rondes, une boîte de maïs, une boîte de haricots rouges, 300 g de riz camarguais, des épices cajun, sel et poivre.

Les étapes de la préparation: J’ai commencé par les blancs de poulet en les coupant en morceaux puis en les rissolant. J’ai ensuite ajouté l’oignon après l’avoir émincé, puis le demi-poivron,  le maïs et les haricots rouges une fois égouttés,  les tomates en petits cubes après les avoir épluchées puis les épices, sel et poivre ainsi qu’un petit fond d’eau. J’ai laissé mijoter avec un couvercle. Pendant ce temps, j’ai mis à bouillir l’eau pour le riz et décortiquer les crevettes. Une fois le riz cuit, je l’ai ajouté à la préparation et laissé le tout cuire encore un peu pendant que je faisais ruisseler avec des épices les crevettes afin de les faire dorer. La cuisson du tout a duré, je dirai, 30/40 minutes. 

Verdict: C’était bon et copieux, encore plus hier midi quand j’ai ajouté un véritable mélange d’épices cajun (et non le premier mélange fait maison qui manquait de saveurs et que j’avais mal dosé à l’ajout du riz: papikra, coriandre, cumin, moutarde et poivre noir). J’avais cuit à part le riz afin d’éviter le côté « risotto ».  Il en est même resté et cela a fini en portions au congélateur. La prochaine fois, je modifierai un peu les quantités, surtout le riz. Il est aussi possible de mettre d’autres ingrédients comme une branche de céleri, des dés de jambon blanc ou bien encore du chorizo…

Pour d’autres idées gourmandes, n’hésitez pas à aller voir comme chaque dimanche chez Isabelle et les autres Marmitonnes. 

Les Gourmandises 2026 d’Isabelle #jambalaya

Participation #2 AAHM Challenge 2026 d’Enna #Soul food

Au fil des pages avec Le secret de Miss Greene

J’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, Le Secret de Miss Greene de Nicolas Antona et Nina Jacqmin (éd. Le Lombard, janvier 2025, 152 pages), un roman graphique pour adultes même si classé à partir de 12 ans selon l’éditeur. Après le décès de sa grand-mère maternelle, Belle Greener scelle un pacte avec sa mère et ses jeunes frères et sœurs pour se déclarer comme une famille blanche, sans aucune ascendance afro-américaine, en déménageant à New-York sous l’identité de Da Costa Greene, d’origine portugaise et pouvant expliquer le teint olive de la jeune femme et de son frère. Ils devront garder secret leur ascendance afro-américaine et ne pas avoir d’enfant afin de ne pas trahir leur secret. Grâce à ce « passing » risqué, au début des années 1900, la jeune femme peut suivre une scolarité interdite aux personnes de couleur et se former au métier de bibliothécaire, intégrant l’université de Princeton avant d’obtenir son premier poste. Mais pourra-t-elle conserver toute sa vie le secret de cette transgression et renier sa véritable identité?

Graphiquement, ce roman graphique m’a bien plu, tout comme découvrir l’histoire de Belle Da Costa Greene (1879/1950), même si j’ai trouvé que le récit était un peu trop linéaire et manquait en quelque sorte de souffle épique et de profondeur alors même que tout se prêtait à plus de tension dramatique. J’ai eu l’impression, en effet, que le secret de la jeune bibliothécaire était presque sans réelle conséquence au quotidien tant rien ne semble contrarier la jeune femme tant dans son ascension professionnelle auprès du puissant et riche magnat financier, banquier et collectionneur d’art, John Pierpont Morgan, propriétaire de la prestigieuse Morgan Library que dans sa vie amoureuse, en particulier sa relation passionnée avec Bernard Berenson, un historien réputé de l’art spécialiste de la Renaissance italienne et marié.

Plus que le secret des origines afro-américaines cachées de l’héroïne, il s’agit avant tout d’une quête d’émancipation féminine d’une jeune femme passionnée de livres, dans une société américaine profondément ségrégationniste et patriarcale. Elle devient une redoutable et admirée négociatrice en art et toute sa vie durant, refuse d’avoir des enfants. Elle se révèle cultivée, déterminée, audacieuse et libre de vivre comme elle l’entend, même si c’est au prix de ses véritables origines et alors que son père est un activiste pour les droits des Afro-américains. Mais sans ce secret, Belle aurait-elle pu avoir la même vie? Un bon moment de lecture très intéressant et qui se termine sur un court dossier biographique! 

A travers la biographie romancée de Belle Greene, il y est ainsi question de la One Drup Rule (la « règle de l’unique goutte de sang ») issue des lois ségrégationnistes en vigueur jusqu’en 1694 et qui divisait, de façon discriminatoire, la population américaine en deux catégories: les « White » et les « Colored », la mention étant portée sur les papiers d’identité et conditionnant toute une vie de discriminations ou non. Cela poussait de nombreux Afro-américains à la peau claire, au cheveux lisses et de type caucasien du fait de leur métissage à se faire passer pour des blancs, comme l’a fait la famille de Belle Greene. Mais le « passing » n’était pas sans risque pour celles et ceux qui étaient démasqués tant la « noirceur invisible » était redoutée par les ségrégationnistes.

Il y est aussi question de la condition de la femme afro-américaine, du monde de la culture et de l’art, la jeune femme parcourant le monde et les salles de vente à la recherche de la meilleure acquisition pour la Morgan Library, de l’histoire américaine avec le krach boursier de 1907 ou le naufrage du Titanic (JP Morgan en ayant été le propriétaire)… 

Peut-être que le roman s’inspirant de sa vie, Belle Greene d’Alexandra Lapierre (éd. Flammarion, janvier 2021, 544 pages) et que j’ai prévu de lire également, une fois emprunté  à la médiathèque, reviendra davantage sur les difficultés au quotidien de cette transgression? 

Pour d’autres avis sur ce roman graphique: Nathalie et Tachan

La BD de la semaine chez Noukette pour cette semaine

Participation #1 AAHM Challenge 2026 d’Enna

Mes challenges livresques 2026

Avant de vous donner un avant-goût de l’édition 2026 des différents challenges livresques auxquels je participe, je tiens à vous souhaiter, à nouveau, une très belle et heureuse nouvelle année et à vous présenter mes meilleurs vœux. Appréciant beaucoup mes participations et échanges autour des challenges livresques depuis quelques années, je continue encore en 2026, accompagnée pour certains de mon mini lecteur. La plupart sont des challenges annuels et d’autres limités à un mois particulier de l’année et qui reviennent d’année en année. Alors voici la liste qui sera complétée au-fur-et-à-mesure de l’année, en espérant que tous soient reconduits (Édit du 08/01/26: Bibid met en pause ses challenges pour cette année: Challenge Contes & Légendes, Le tour du monde en 80 livres et Des livres (et des écrans) en cuisine).

  • Le Petit Bac 2026 d’Enna

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna

Pour la septième année consécutive, je participe au Challenge Petit Bac organisé par Enna et qui se déroule du 1er janvier au 31 décembre 2026. Comme les années précédentes, il y a 10 catégories avec les 5 premières identiques: prénom – lieu – animal – objet – couleur et une facultative: gros mot. Puis 5 nouvelles: déplacement, pronom personnel/sujet, passage du temps, mot au pluriel et musique. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur son blog. Et mon billet de suivi: ici.

  • 2026 sera classique aussi!

Challenge 2026 sera classique aussi! de Nathalie

Je participe aussi, pour la sixième année consécutive, au Challenge « 2026 sera classique aussi! » reconduit encore pour cette nouvelle année par Nathalie et qui se déroule du 1er janvier au 31 décembre 2025. Pas de mois thématiques cette année mais des lectures communes et des rendez-vous inter-challenges. Étant précisé que les classiques s’entendent comme ayant été écrits avant 1970. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur son blog ou sur le groupe FB: ici.

  • Challenge Pages de la Grande Guerre

Challenge Pages de la Grande Guerre de Nathalie

Je participe également au Challenge Pages de la Grande Guerre organisé par Nathalie qui a repris celui de Blandine, sur la Première Guerre Mondiale, De 14-18 à Nous. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur son blog ou sur le groupe FB: ici.

  • Les Étapes Indiennes 2026

Les Étapes Indiennes 2026 de Hilde

Je participe également encore cette année aux Étapes Indiennes, challenge organisé par Hilde et qui se déroule du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2026. Comme les années précédentes, elle nous a concocté une programme facultatif, avec 12 étapes indiennes, des lectures communes ou encore des RAT tout au long de l’année à venir. Il y a aura également des partages de recettes avec la brigade des Marmitonnes d’Isabelle, chaque second dimanche du mois… Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur son blog.

  • Challenge Littérature Jeunesse 2025/2026

Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore

Je poursuis ma participation au challenge Littérature Jeunesse 2025/2026 de Pativore qui se déroule depuis le 1er octobre 2025 jusqu’au 30 septembre 2026. Elle nous a concocté des thématiques mensuelles, des bingos… Cela concerne toute la littérature Enfance et Jeunesse jusqu’à 14 ans (pas de Young adult ou de 16/18 ans). Tous les supports sont acceptés. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur son blog.

  • Challenge Un hiver polar 2026

Un hiver Polar 2026 d’Alexandra

Je participe aussi pour la première fois au Challenge Un hiver polar d’Alexandra qui se déroule du 21 décembre 2025 au 20 mars 2026. Il est dédié à la littérature policière en général et à ses sous-genres dont le roman noir, le whodunit, le thriller, le roman d’espionnage, le cosy mystery, le polar historique (…), ainsi que le true crime. Seuls les romans sont autorisés. Sont donc exclus les BD, mangas, essais et beaux livres. Elle a également prévu une prime climatique (plus l’enquête se déroule dans le froid), un bingo meurtrier et des lectures communes. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur son blog.

  • L’African-American History Month Challenge 2026

AAHM Challenge 2026 d’Enna

Je participe à nouveau, comme l’année dernière, à l’African-American History Month Challenge (AAHM Challenge) organisé par Enna et qui se déroule tout au long du mois de février 2025. Il s’agit de parler des Afro-Américains dans l’histoire ou dans la fiction. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur son blog ou sur le groupe FB: ici

  • Un Mois au Japon 2026
  • Challenge British Mysteries 2026
  • Le Mois Italien 2026 et La Quinzaine Italienne 2026
  • Le Mois Anglais 2026
  • Challenge Halloween 2026
  • Il était 14 fois Noël
  • Challenge Christmas Time 2026

 

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