Catégorie : Mini lecteur (Page 224 of 288)

Au fil des pages avec Mowgli

Pour le RAT des Étapes Indiennes, j’emprunte à la médiathèque Mowgli d’après Rudyard Kipling, adapté par Maxime Rovere et illustré par Justine Brax (éd. Milan, coll. Albums classiques, 2013), un roman jeunesse à partir de 9 ans et qui reprend dans un ordre chronologique les Deux livres de la jungle qui étaient à l’origine des nouvelles publiées entre 1894 et 1895. Comme le titre de ce roman initiatique l’indique, le personnage principal de cette adaptation est Mowgli, de son enfance parmi les loups jusqu’à son retour parmi les hommes.

Dans le premier livre, « La loi de la jungle », Mowgli est recueilli et élevé parmi les loups, avec l’aide de Baloo l’ours brun et de Bagheera, la panthère noire. Baloo lui enseigne, en effet, les lois de la jungle comme aux autres louveteaux. Bientôt, le petit d’homme devient un membre à part entière de la meute de loup, ce qui le protège du tigre Shere Khan. Mais l’est-il vraiment? Sa nature humaine ne représente-elle pas un danger pour les animaux de la jungle?

Puis dans le second livre, « Le destin de Mowgli », Mowgli, ayant enfreint l’une des lois de la jungle est rejeté par les loups. Désormais plus âgé et n’ayant connu que la jungle, il doit pourtant retourner parmi les hommes, des hommes dont il ignore tout et qui lui paraissent cruels et non respectueux de la Nature. Il lui est alors bien difficile de trouver sa place, d’autant que Shere Khan a toujours comme dessein de le tuer.

Que de dures épreuves à surmonter pour Mowgli l’enfant-loup! Il doit faire face notamment à la peur et le rejet, tant de la part des animaux de la jungle que des villageois mais également à sa propre dualité… Heureusement, Mowgli est un enfant courageux, au fort tempérament et qui a bien retenu les leçons de Baloo pour mieux s’en émanciper. Cette adaptatation reprend le côté moralisateur et dur, parfois sombre, du texte de Kipling. Au cours de sa quête initiatique, balloté entre deux mondes, Mowgli devra grandir en trouvant sa propre voie, voire même s’endurcir mais aussi faire preuve d’humilité. Les illustrations de Justine Brax sont magnifiques, s’étalant sur des doubles pages et parfois en ombres chinoises, comme dans Fils de Dragons par exemple. Elles suivent pas à pas l’évolution de Mowgli, du bébé humain bien fragile au jeune adolescent tueur de tigre. Coup de cœur pour ce roman jeunesse!

étapes indiennes, inde, lectures

Participation #2 aux Étapes Indiennes de Hilde #RAT

Participation #34 Contes & Légendes de Bidib #Inde

année

Participation #11 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine

Challenge Petit Bac d’Enna #7 Catégorie Personne réelle: « Mowgli »

Au fil des pages avec Pas de panique, petit crabe

Nous empruntons à la médiathèque Pas de panique, petit crabe de Chris Haughton (éd. Thierry Magnier, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui fera partie de la sélection Maternelle du 33e Prix des Incos en 2022. Il s’agit du dernier album publié à ce jour par cet auteur que nous n’avions pas encore lu. Petit crabe quitte pour la première fois sa mare pour rejoindre l’océan, sous le regard bienveillant et l’aide précieuse de Très Grand Crabe. Quelle aventure pour lui et que de découvertes!

L’histoire repose une nouvelle fois sur le comique de répétition mais s’attache davantage sur les émotions ressenties par Petit crabe tour à tour curieux, inquiet face aux vagues mais aussi fier de lui ou bien encore ébahi devant les fonds marins. En effet, Chris Haughton aborde la peur de l’inconnu, la confiance en soi et le courage face à de nouvelles expériences. Et c’est encore un coup de cœur pour cet album jeunesse aux illustrations toujours aussi réussies et reconnaissables!

Au fil des pages avec Le grand méchant renard

J’ai emprunté à la médiathèque Le grand méchant renard de Benjamin Renner (éd. Delcourt, coll. Shampooing, 2015), une BD jeunesse à partir de 6 ans (voire plus grand compte-tenu du langage familier employé). Un renard est bien incapable de croquer la moindre poule de la ferme voisine et doit se contenter de navets. Il s’associe au loup pour un plan infaillible : voler les œufs d’une poule, les couver pour ensuite mieux les dévorer. Mais les poussins prennent le renard pour leur mère. Et le renard finit par se prendre d’affection pour eux, la situation lui échappant une fois de plus.

Cette BD sans cases enchaîne les situations les plus loufoques et attendrissantes avec un renard qui se dit grand méchant mais qui est complètement dépassé autant dans son rôle de prédateur que de parent improvisé. Sans oublier les autres animaux de la ferme comme une poule à la tête du Club d’extermination des renards et un chien de garde fainéant. Coup de cœur pour cette BD jeunesse hilarante qui s’amuse avec la parentalité et le déterminisme biologique et social! Il ne me reste plus qu’à voir son adaptation en dessin animé…

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Animal: « Renard »

Au fil des pages avec Faites la queue!

Pour l’une de nos histoires de ce soir, nous lisons Faites la queue! de Tomoko Ohmura (éd. L’école des loisirs, 2011), un album jeunesse à partir de 3 ans. Une petite grenouille prend rang n°50 dans une file d’attente supervisée par un oiseau bien occupé. Une longue file d’attente remplie d’animaux s’étend alors de double page en double page, chaque double page finissant par la partie postérieure de l’animal qui attend devant. Mais pourquoi attendent-ils tous?

Quel album jeunesse original qui permet d’apprendre le nom des animaux et de compter à rebours! Les animaux attendent plus ou moins patiemment dans la file d’attente, allant du rang 50 à 0 et du plus petit animal au plus grand. Certains s’impatientent. D’autres ont peur de l’animal placé à côté de lui, comme le mouton ou le zèbre. D’autres passent le temps en jouant ou en chantant par exemple « Marabout » (Trois petits chats). Certains même se demandent ce qu’ils font là. Et puis la réponse arrive pour la plus grande joie du jeune lecteur, en ouvrant une double page à la hauteur de l’attente. Coup de cœur pour cet album jeunesse rigolo et rafraîchissant en cette journée estivale!

Au fil des pages avec Konbini

Lors du RAT des Étapes Indiennes, je n’ai pas lu que des histoires indiennes mais ai fait une escale au Japon avec Konbini également paru sous le titre La fille de la supérette de Sayaka Murata (éd. Denoël, 2018), un roman court que j’aurai voulu emprunter pour le Mois au Japon 2020 et qui a obtenu le Prix Akutagawa en janvier 2016 (prix littéraire japonais qui récompense les auteurs débutants de nouvelles ou de romans courts). À 36 ans, Keiko Furukuna est célibataire et occupe un emploi précaire depuis ses 18 ans, celui de vendeuse à temps partiel dans un konbini. Un jour, un nouveau vendeur est embauché, Shiraha, un célibataire de 35 ans qui semble aussi perdu qu’elle.

Keiko ne vit que par et pour son travail au sein du konbini, sorte de supérette japonaise ouverte 24h/24. Elle est pourtant mal considérée par son entourage. Une jeune femme de son âge devrait être déjà mariée et avoir un « vrai » travail. Sous la pression sociale et pour se conformer aux exigences de la société, elle décide de passer un arrangement particulier avec Shiraha en se faisant passer pour un couple. Keiko arrivera-t-elle à trouver un sens à sa vie et accepter sa différence, loin du regard des autres et des traditions?

L’autrice, du même âge que son héroïne lorsqu’elle a écrit ce roman en 2016, nous plonge dans la société japonaise en en faisant une critique sociale. Elle dresse le portrait de deux anti-héros qui ont du mal à se fondre dans la société, mais le faut-il? Keiko qui dans son incompréhension du monde, froide et presque robotique, semble atteinte d’une maladie de l’ordre de l’autisme et est attachante dans sa quête de soi. De son côté, Shiraha est aussi désœuvré mais très antipathique. Se pose alors la question de la place de l’individu dans la société actuelle, en particulier pour les personnalités différentes? Un bon moment de lecture avec ce roman court, avec parfois des maladresses d’écriture, qui pose des questions existentielles.

Pour d’autres avis sur ce roman: Hilde et Rachel.

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