Catégorie : Mini lecteur (Page 222 of 288)

Au fil des pages avec L’abécédaire à croquer

Nous réempruntons à la médiathèque L’abécédaire à croquer d’Agnès de Lestrade et Dankerleroux, sous-titré Manuel à l’usage des petits loups (éd. Milan Jeunesse, 2008), un album jeunesse à partir de 3 ans. L’alphabet se décline autour d’un petit loup qui apprend à devenir grand, les auteurs s’amusant autour de ce que représente le loup dans notre imaginaire notamment les contes traditionnels comme celui des Trois petits cochons. Par exemple, « D comme Dent » puisque les loups ont de grandes dents mais non car ils doivent aussi se brosser les dents! Le texte est décalé et rempli d’humour tout en permettant au jeune lecteur d’apprendre les lettres de l’alphabet. Il est accompagné par de très jolies illustrations tout aussi rigolotes. Coup de cœur pour cet album qui a été lauréat du Prix des Incorruptibles en 2010 dans la sélection Maternelle!

Participation #35 Contes & Légendes 2020 de Bidib

Au fil des pages avec La tresse

Lors du RAT des Étapes Indiennes du premier week-end de juillet 2020, j’ai lu l’adaptation par l’autrice elle-même, Laetitia Colombani, en album jeunesse de son roman La tresse. Il s’agit de La tresse ou le voyage de Lalita de Laetitia Colombani et illustrée par Clémence Pollet (éd. Grasset Jeunesse, 2018), un album jeunesse à partir de 6 ans.

Dans cette adaptation pour les jeunes lecteurs, l’histoire reprend la partie indienne du roman tout en la développant avec une fin heureuse, à savoir l’histoire de Smita et de sa petite fille âgée de 6 ans, Lalita pour peut-être, au bout, briser la chaîne de leur statut de Dalits – d’Intouchables et de vivre dans de meilleurs conditions de vie comme le droit pour la fillette d’aller à l’école.

En effet, Smita refuse que sa fille subisse les mêmes discriminations et injustices qu’elle et son mari. Elle persuade ce dernier de demander à l’instituteur du village, un Brahmane, d’accepter leur fille dans sa classe. Mais malheureusement Lalita est rabaissée par l’instituteur à son rang d’Intouchable. La seule issue que Smita voit: la fuite sous la protection de Vishnou avec sa fille vers une autre ville du pays où une école pour tous les enfants a été ouverte. Arrivera-t-elle à briser le sort d’ordinaire réservé aux Intouchables, femmes de surcroît? Son mari viendra-t-il les rejoindre?

Les illustrations douces et très colorées tempèrent la dureté de la vie de la famille de Lalita, même si son histoire est moins sombre et plus optimiste que dans le roman puisqu’elle est adaptée pour de jeunes lecteurs. Dans le roman, l’intrigue se termine à la sortie de l’offrande au temple de Vishnou sur une fin ouverte, laissant leur sort entre les mains du lecteur. Du haut de ses 6 ans, Lalita est le personnage qui m’a le plus touché. Battue par l’instituteur pour qui elle n’avait pas sa place à l’école en tant qu’Intouchable, elle donne ses cheveux – cheveux considérés comme sa seule richesse – pour une divinité ou plutôt pour l’amour de sa mère qu’elle suit inconditionnellement malgré sa peur et le silence de cette dernière tout aussi inquiète mais déterminée à lui offrir une vie meilleure.

Cette adaptation permet ainsi d’aborder le système des castes en Inde qui perdure malgré son abolition il y a déjà une cinquantaine d’années et la difficulté que rencontre encore aujourd’hui un trop grand nombre d’enfants dans l’accès à l’instruction et à l’école.

Puis quelques jours plus tard, j’emprunte le roman court, La tresse de Laetitia Colombani (éd. Librairie Générale Française, coll. Livre de Poche, mai 2017, rééd. mai 2018, 237 pages), son premier roman classé comme roman feel-good. Il s’agit des destins croisés – qui s’entrelacent comme une tresse – de trois femmes:

  • en Inde, dans le village de Badlapur : Smita (et sa petite fille Lalita), une Dalit – une Intouchable trentenaire et mariée vivant dans la misère et les discriminations subies au quotidien par sa caste inférieure
  • en Sicile, à Palerme : Guilia, célibataire vivant son premier grand amour avec Kamaljit récemment régularisé, la vingtaine et qui travaille dans l’atelier familial, au bord de la faillite, de perruques fabriquées à partir de cheveux humains
  • et au Canada, à Montréal : Sarah, mère divorcée de trois enfants, avocate quadragénaire sur le point d’obtenir une promotion au sein d’un prestigieux cabinet et qui cache à son entourage son cancer du sein.

Pour chaque parcours de vie, il est question de la condition de la femme et plus largement d’une quête de liberté, entre espoirs et incertitudes. Malgré leurs conditions sociales fort différentes, chacune doit faire preuve de courage, de dignité et d’adversité envers les discriminations subies, que ce soit des discriminations dues à leur origine, à leur sexe ou à la maladie. Ce roman se lit facilement, en quelques heures, passant d’une vie à l’autre à chaque chapitre, sans pour autant qu’aucune ne se croise. Un lien unit pourtant ces trois femmes, un lien qui était résumé par une carte du monde dans la dernière page de l’album jeunesse et qui se lit en filigrane dans le résumé de la quatrième de couverture.

L’écriture est simple comme dans un feel-good, l’autrice forçant sur certains caractères des personnages de façon parfois trop répétitive voire même caricaturale. Je pourrai même y voir du cynisme puisque derrière l’offrande payante de Smita et Lalita, le Temple de Vishnou tire profit des cheveux en en faisant commerce.

Ces lectures font partie de l’Étape Indienne n°6 « Politique sociale (corruption, critique de la société…) » et plus précisément n°6.1 « Les Intouchables ». Pour d’autres avis sur le roman: Hilde, Blandine et Nath Sci et pour un autre avis sur l’album jeunesse: Mya Rosa.

étapes indiennes, inde, lectures

Participation #3 aux Étapes Indiennes de Hilde #RAT et #Étape n°6.1

Challenge Petit Bac d’Enna #8 et 9 Catégorie Objet: « Tresse »

Au fil des pages avec Qui a peur du Renard dans la nuit noire?

Nous empruntons à la médiathèque Qui a peur du Renard dans la nuit noire? d’Alison Green et Deborah Allwright (éd. Larousse, 2010), un album jeunesse à partir de 3 ans. Dans la nuit noire, Petit Lapin se dépêche de rentrer chez lui de peur d’être mangé par un renard. Il est très vite rejoint par d’autres animaux qui ont également peur du renard dans la nuit noire. Mais est-il aussi effrayant qu’il y paraît ce renard?

Les illustrations de Deborah Allwright sont magnifiques dès la couverture avec ces étoiles et ce titre phosphorescents. Coup de cœur pour cet album jeunesse qui permet de dédramatiser chez les plus jeunes lecteurs la peur du noir! Il y est aussi question de peur de l’autre, d’entraide et d’hospitalité, Petit Lapin accueillant chez lui d’autres animaux apeurés. La chute de l’histoire en est d’autant plus adorable.

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Couleur: « Noire »

Au fil des pages avec Elmer et les baleines

Nous empruntons à la médiathèque Elmer et les baleines de David McKee (éd. Kaléidoscope, 2014), un album jeunesse à partir de 3 ans. Suite à une visite chez leur papi Eldo, Elmer et son cousin Walter décide d’aller voir les baleines. Pour aller plus vite, ils sont aidés par les animaux de la jungle pour construire un radeau et se laissent glisser sur les flots. Arriveront-ils à rencontrer les baleines sans encombre?

Que d’aventures pour les deux éléphants, à l’instar de leur papi avant eux! Nous retrouvons avec plaisir Elmer, l’éléphant bariolé. L’histoire est plaisante et finit en amitié et émerveillement devant les baleines. Un très bon moment de lecture avec cet album jeunesse aux illustrations colorées et à la très jolie page de garde!

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Animal: « Baleines »

Au fil des pages avec Plouf, Splat!

Un peu de fraîcheur avec une lecture du moment! Nous avons emprunté à la médiathèque Plouf, Splat! de Rob Scotton (éd. Nathan, 2011), un album jeunesse à partir de 4 ans et même avant. Dès le réveil, la journée de Splat s’annonce mauvaise… Entre son copain de classe, Grouff qui vient chez lui après l’école et le cours de piscine, rien ne va plus pour un chat qui déteste l’eau… Heureusement qu’il peut compter sur Harry Souris et qu’il existe les poissons bonbons! Et puis Splat s’aperçoit finalement, pendant le cours de natation, que Grouff et lui se ressemble beaucoup.

C’est encore une histoire rigolote avec Splat le chat sous fond d’amitié et qui permet de dédramatiser la peur de l’eau chez le jeune lecteur. Les illustrations sont toutes mignonnes et remplies d’humour comme par exemple lorsque les chats de la classe sont devant le bassin, le marquage de la profondeur indiquant : « Pas trop profond », « Un peu profond », « Oh oh ! ». Un très bon moment de lecture en attendant la rentrée des classes!

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