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Notre sélection « Ogres » du Challenge Halloween

Après notre sélection « Sorcières », voici notre sélection « Fuyons les ogres » avec des livres aussi déjà lus et/ou chroniqués les années précédentes. En effet, cette année, le Challenge Halloween de Hilde et Lou s’associe avec le Challenge Contes et Légendes de Bidib autour de la thématique des Ogres.

Dans les contes traditionnels, revisités ou non:

  • Le Petit Poucet de Charles Perrault et Jean-Marc Rochette (éd. Casterman, 2001), un album jeunesse à partir de 6 ans. Il s’agit d’une jolie version illustrée du conte et qui reprend presque intégralement le texte de Charles Perrault.
  • L’ogre et les sept frères Biquet de Véronique Cauchy et Fabien Öckto Lambert (éd. Circonflexe, 2016), un album jeunesse à partir de 5 ans et détournant de façon hilarante le conte du Loup et des sept chevreaux. A l’approche de Noël, un ogre affamé arrivera-t-il à dévorer les sept frères Biquet? Cet album jeunesse loufoque fait la transition entre Halloween et Noël.
  • Les plus jolies histoires du soir pour les petits (éd. Fleurus, 2015), un recueil de contes pour les tout-petits dont, sur le thème « Ogres »: Le Chat botté de Pascale Hédelin et Prisca Le Tandé, d’après Charles Perrault et Le Petit Poucet de Ghislaine Biondi et Madeleine Brunelet, d’après Charles Perrault.
  • Il n’y a pas de dragon dans cette histoire de Lou Carter et Deborah Allwright (éd. Circonflexe, 2018), un album jeunesse à partir de 4 ans. Comment le dragon va-t-il s’en sortir face au Géant de Jacques et le haricot magique?
  • À l’intérieur des méchants de Clotilde Perrin (éd. Seuil Jeunesse, 2016), un album jeunesse pop-up au très grand format à partir de 3 ans et qui s’intéresse notamment aux ogres dont celui de Jack et le haricot magique.

Dans des histoires plus récentes:

  • La sorcière Tambouille de Magdalena Guirao-Jullien (éd. L’École des loisirs, 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans. Rococo, un ogre repenti engage la sorcière Tambouille comme dame de compagnie. Il apprécie apprécie tant ses plats qu’il souhaite l’épouser.
  •  D’entre les ogres de Gilles Baum et Thierry Dedieu (éd. Seuil Jeunesse, 2017), un album jeunesse à partir de 6 ans selon l’éditeur mais pour les plus grands selon moi. Un couple d’ogres élève comme leur propre fille Blanche, un bébé abandonné dans la forêt.
  • Chhht! de Sally Grindley et Peter Utton (éd. L’école des loisirs, coll. Pastel, 2010), un album jeunesse avec des rabats à partir de 3 ans. Attention, jeune lecteur à ne pas réveiller le géant qui dort dans le château!
  • Le petit ogre veut aller à l’école de Marie-Agnès Gaudrat et David Parkins (éd. Bayard Jeunesse, coll. Les Belles Histoires, 2007), un album jeunesse à partir de 3 ans. Un petit ogre convainc ses parents d’aller à l’école. Il découvre le plaisir des livres. Parviendra-t-il à donner le goût de la lecture aussi à ses parents?
  • Comment ratatiner les ogres? de Catherine Leblanc et Roland Garrigue (éd. Glénat, coll. p’titGlénat, 2011), un album jeunesse à partir de 3 ans. Les auteurs nous livre dans cet album des astuces pour échapper aux ogres et ainsi ne pas finir dans leurs plats préférés. Il est ainsi possible par exemple de lui servir des cailloux à la place ou de lui coller ses impressionnantes dents lorsqu’il dort. Pour un autre avis: Bidib.
  • Mon ogre est un papa de Charles Castella (éd. L’école des loisirs, coll. Mouche, 2008), un roman jeunesse à partir de 6 ans. Un ogre recueille un bébé abandonné. Bien trop maigre à son goût, il décide de l’élever jusqu’à ce qu’il puisse le manger, allant même jusqu’à l’inscrire à l’école. Et si finalement l’ogre s’attachait comme un père à cet enfant, Gringalet et qui a bien grandi? Une histoire pour les jeunes lecteurs apprenant à lire sur la relation père-enfant – en tout cas pour ceux qui ne seront pas effrayés par les illustrations de cet ogre!

Sans oublier des histoires dans lesquelles nous pouvons voir des ogres même s’ils ne sont pas des personnages principaux:

  • Comment être aimé quand on est un Grand Méchant Loup? de Christine Naumann-Villemin et Annick Masson (éd. Mijade, 2017), un album jeunesse à partir de 3 ans. Dans cette histoire, l’ogre fait partie du syndicat des méchants qui en ont assez de toujours être les méchants des histoires.
  • le tome 1 de Spooky, Les contes de travers, Pension pour monstres de Carine-M et Élian Black’Mor (éd. Glénat, 2015), une BD jeunesse à partir de 9 ans. Un ogre gourmand et amateur de confiture de fruits rouges est suspecté par Spooky d’être à l’origine d’étranges événements inquiétants. Mais est-il vraiment le coupable?

Challenge Halloween de Hilde et Lou

Au pays des Ogres avec Bidib

Au fil des pages avec Le train fantôme

J’emprunte à la médiathèque pour le Challenge Halloween 2020 un album jeunesse que j’avais repéré lors du challenge de l’année dernière: Le train fantôme de Didier Lévy et Pierre Vaquez (éd. Sarbacane, 2019), un album jeunesse à partir de 7 ans selon l’éditeur. Lina, une petite fille de 8 ans part à la recherche de son grand frère adolescent, Jonas, qui s’est enfui de la maison après une énième dispute avec leurs parents. Le trouvera-t-elle dans l’ancienne fête foraine abandonnée où il a l’habitude d’aller? S’y rendant, elle monte dans un wagon d’un étrange train fantôme.

Les illustrations en noir et blanc de Pierre Vaquez sont magnifiques et sombres, rendant plus dramatique et cauchemardesque le parcours de la petite fille pour retrouver son frère sain et sauf. La petite fille est pleine de vie et très courageuse, puisant sa force dans l’amour qui l’unit à son frère aîné. Derrière cette recherche, l’histoire aborde un thème plus difficile et qui ne sera pas forcément compris par les plus jeunes lecteurs, le mal-être de Jonas, sa fugue et sa tentative de suicide. Un très bon moment de lecture malgré son thème parfait en ce mois halloweenesque!

Challenge Halloween de Hilde et Lou #Monstres et fantômes

Au fil des pages avec Vlad le pire vampire du monde

J’emprunte à la médiathèque Vlad le pire vampire du monde d’Anna Wilson et Kathryn Durst (éd. Talents Hauts, coll. Zazou, 2019), un roman jeunesse à partir de 8 ans et avec une couverture qui brille dans le noir. Vladimir Empaleur surnommé Vlad est un vampire âgé de 9 ans et descendant d’une grande lignée de vampires de Transylvanie. Ayant peur du noir et encore incapable de se transformer en chauve-souris, il s’ennuie dans le gigantesque et luxueux manoir où il habite avec ses parents, son grand-père et un majordome. La seule compagnie de Flit, son ami chauve-souris, ne lui suffit plus. Il décide de fuguer la journée, pendant que tout le manoir dort, pour aller à l’école avec des enfants humains comme dans son livre de chevet, L’Académie Jolibois. Va-t-il enfin se faire des amis? Arrivera-t-il à préserver son secret et sa condition de vampire?

Il y est question d’amitié et d’estime de soi dans un univers fantasy. Il n’est parfois pas si simple de se faire des amis à l’école lorsqu’on se sent différent. Cette histoire me fait penser à Mortina de Barbara Cantini qui raconte le quotidien d’une petite fille zombie qui se lie d’amitié avec des enfants humains et les illustrations en noir et blanc me font penser à Amélia Fang de Laura Ellen Anderson. Les codes du vampire sont détournés puisque Vlad n’est pas détruit par le soleil par exemple. Une histoire simple et mignonne qui pourra plaire aux jeunes lecteurs! Il existe un second tome, Sang pour sang copains sorti en 2019.

Challenge Halloween de Hilde et Lou #Vampire

Challenge Petit Bac d’Enna #11 Catégorie Lieu: « Monde »

Au fil des pages avec Baguette magique et chapeau pointu

Nous empruntons à la médiathèque Baguette magique et chapeau pointu d’Eva Montanari (éd. Milan Jeunesse, 2008), un album jeunesse à partir de 3 ans. La nuit, dans les bois, il y a d’un côté les fées et leurs souris et de l’autre côté les sorcières et leurs chats. Chaque groupe s’amuse avec leurs propres jeux sans se soucier d’une petite fille, Clélia qui n’est ni tout à fait une fée ni tout à fait une sorcière mais un peu des deux. Et si grâce à elle, fées et sorcières, malgré leurs différences, réussissaient à jouer ensemble?

Avec son univers magique et féérique, cette histoire peut se transposer dans un univers enfantin. Elle me fait penser aux jeux d’enfants dans les parcs ou cours d’école. Les illustrations sont adorables. Une bien jolie histoire de tolérance et de vivre ensemble parmi les fées et les sorcières! Et c’est ma participation à la journée « Album Jeunesse » du Challenge Halloween 2020, tous les samedis du mois d’octobre étant consacrés aux albums.

Logo, Challenge Halloween 2020, sorcières

Challenge Halloween de Hilde et Lou #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #11 Catégorie Objet: « Chapeau »

Au fil des pages avec le tome 1 de la BD des Enquêtes d’Enola Holmes

Après avoir lu les romans de Nancy Springer et vu le film très librement adapté du premier tome, je lis le tome 1 de l’adaptation en BD des Enquêtes d’Enola Holmes, La double disparition de Serena Blasco (éd. Jungle, 2015, rééd. 2020), une BD jeunesse à partir de 9 ans.

En 1888, le jour de ses 14 ans, Enola Holmes est bien triste quand elle s’aperçoit que sa mère a disparu et c’est seule qu’elle ouvre ses  cadeaux d’anniversaire offerts par sa mère: un recueil sur les fleurs et un carnet de messages codés. Elle appelle alors à l’aide ses deux frères aînés, Mycroft et Sherlock qu’elle n’a pas revu depuis très longtemps. Ils sont plus attristés par l’apparence de leur sœur, très loin de ressembler à une jeune Lady de son âge que par la disparition de leur mère. Face au projet de ses frères de l’envoyer parfaire son éducation dans une pension pour jeunes filles, Enola s’enfuit prête à résoudre seule, à Londres, la disparition de leur mère, tout en évitant d’être elle-même retrouvée par Sherlock Holmes qui n’est jamais bien loin.

Je retrouve,  dans le même esprit mais de façon plus condensée, l’intrigue du roman de Nancy Springer. Il y est aussi question de la condition de la femme, Enola Holmes souhaitant, du haut de ses 14 ans, vivre comme elle entend et non aux conditions très infantilisantes de ses frères aînés qui veulent en faire une parfaite Lady. Il est plaisant de découvrir en images les différents déguisements imaginés par Enola pour échapper à ses frères et devenir Ivy Meschle, surtout que Nancy Springer décrivait avec précision les tenues très corsetées des femmes à l’époque victorienne. Sous les traits de Serena Blasco, Enola Holmes est très expressive, perspicace en décodant les messages floraux laissés par sa mère et tout aussi attachante que dans le roman.

Même si les illustrations à l’aquarelle sont très girly, Serena Blasco n’en oublient pas, dans certains passages, de rappeler la pauvreté et la misère des bas-quartiers de Londres, de façon plus sommaire et moins sombre que dans le roman. Les tomes suivants de cette BD jeunesse seront-ils aussi proches des romans? J’espère pouvoir les lire rapidement pour le savoir. A noter le petit plus de cette BD jeunesse qui se termine avec un carnet secret d’Enola Holmes rempli d’annotations et de croquis, un peu à la manière des Carnets de Cerise.

Pour d’autres avis sur ce tome 1 de la BD: FondantGrignote et Hilde.

Challenge British Mysteries de Hilde et Lou

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Crimes et Justice: « Enquêtes »

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