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Sortie quasi-estivale au Fort de la Revère

Ce 21 avril 2018, nous allons au Fort de la Revère. Le temps est quasi-estival. Nous trouvons facilement une place, même si nous ne sommes pas les seuls à être venus dans ce parc: des groupes en motos, des familles avec tout ce qu’il faut pour pique-niquer, des enfants sur leurs vélos ou leurs draisiennes… Même des vaches ont pris leur quartier d’été! En effet, des enclos avec fils électrifiés ont déjà été installés pour la tranquillité des troupeaux. Pour le moment, nous ne voyons que des bouses de vaches…

Nous n’avançons pas plus et redescendons vers l’entrée du Fort de la Revère. Nous nous dirigeons, en descendant, vers la Maison de la Nature. Sur notre gauche, nous passons le site d’observation de la LPO et entendons, en contrebas, les cloches des vaches avant d’en apercevoir quelques-unes…

Puis nous allons à la Maison de la Nature qui accueille cette fois une exposition temporaire « Entre terre et eau… les Amphibiens ». Nous pouvons regarder des photographies de grenouilles reinettes, crapauds, salamandres…

Après cette visite, nous retournons dans le parc bien fleuri pour la saison, même si les orchidées – des orchis – se sont déjà fanées.

Nous en profitons également pour admirer la vue alternant entre les restes de l’hiver avec les sommets enneigés du Mercantour d’un côté et les activités estivales de l’autre avec Eze et la presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Balade au Cap d’Antibes

Ce 22 avril 2018, nous allons au Cap d’Antibes. Après avoir trouvé une place pour nous garer sur le parking de la plage de la Garoupe, nous commençons le sentier littoral dit « Sentier de Tire-poil », en direction de la Pointe du Cap Gros. En effet, il est tout à fait possible de faire le tour du Cap d’Antibes en empruntant le sentier littoral à l’aller et au retour par la route intérieure.

Mais nous n’irons pas très loin sur le sentier, ancien chemin des Douaniers, au vu du monde et de la chaleur quasi-estivale. Nous pique-niquons dans un des rares coins ombragés et avons une magnifique vue sur les sommets encore très enneigés pour la saison sur le Mercantour, en raison des dernières chutes de neige d’il y a un peu plus de quinze jours. Petit à petit, la Mer se remplit de voiliers qui longent la presqu’île.

Actinie rouge – Cap d’Antibes

De notre côté, nous nous rapprochons du bord de l’eau au niveau d’une des calanques. Nous pouvons voir des actinies rouges accrochées sur les rochers. Appelées également « tomates de mer », ce sont des anémones des mer qui sont très courantes en Mer Méditerranée.

Sous des airs de printemps

Le printemps ayant enfin décidé de montrer le bout de son nez, nous pouvons nous amuser avec un bac sensoriel sur le thème du printemps. Pour réaliser ce bac sensoriel, nous avons réalisé des fleurs et une abeille en feutrine.

Nous commençons par coudre une fleur de couleur violette. Sur une face, nous cousons un morceau plus petit de feutrine mauve en forme de fleur sur laquelle nous ajoutons, au centre, quatre perles mauves et sur les bords 5 perles violettes. Nous cousons ensuite les deux parties de la fleur violette et arrivé presqu’à la fin, nous rembourrons l’intérieur avec des nicofibres. Et voilà une première fleur de créée!

Puis nous faisons une autre fleur rouge mais différente de la première. Nous découpons d’abord 5 morceaux identiques en forme de pétales dans de la feutrine rouge. Nous les relions avec du fil rouge. Nous suivons le même processus pour une deuxième épaisseur avec cette fois 4 morceaux. Nous cousons, au centre, une perle rouge. Puis nous découpons deux morceaux en forme de tige dans de la feutrine verte. Nous commençons par les coudre sur la plus petite partie sous les pétales. Puis nous cousons les côtés mais pas entièrement. En effet, nous enroulons les derniers centimètres de la tige pour en faire des feuilles que nous cousons également. Et voilà une belle fleur printanière!

Enfin, nous créons une abeille après avoir dessiné un patron. Nous débutons par la tête et le corps de l’abeille en découpant deux morceaux identiques avec l’aide du patron dans de la feutrine jaune. Puis nous découpons des bandes noires en nous servant également du patron. Nous cousons ces bandes des deux côtés de ce qui fera le corps de l’abeille. Puis nous faisons quelques points avec du fil rouge pour former un sourire sur le visage de l’abeille. Nous collons ensuite des yeux. Nous reprenons notre patron pour découper, à chaque fois en double (pour plus d’épaisseur), les antennes dans de la feutrine noire et les ailes dans de la feutrine blanche. Puis nous commençons à coudre du fil noir sur les antennes. Puis nous prenons du fil jaune pour coudre les parties jaunes et noires tout en intégrant les ailes blanches, étant précisé que les ailes ne sont cousues que le long du corps. En effet, cela permet de jouer avec les ailes en les ouvrant et fermant. A l’instar de la fleur violette, avant de finir la couture extérieure, nous rembourrons l’intérieur avec de la nicofibres. Bzz, bzz, l’abeille est prête!

Visite du Trophée d’Auguste – La Turbie

Ce 15 avril 2018, nous allons à La Turbie pour visiter le Trophée d’Auguste également appelé Trophée des Alpes. Nous nous garons sur une des places du parking proche de l’entrée du site. Avant d’y aller, nous marchons au bout de l’allée aménagée et qui offre un joli panorama sur le littoral jusqu’aux côtes italiennes et une vue plongeante sur Monaco.

Orchis – La Turbie

Muscari – La Turbie

Mésange charbonnière – La Turbie

Puis nous revenons sur nos pas et rentrons sur le site du Trophée. Nous passons par un petit sentier balisé et entouré de haies fleuries. L’occasion d’entendre et d’observer de nombreux oiseaux: mésanges charbonnières, mésanges bleues… Les pelouses sont également bien fleuries: pâquerettes, orchis, muscari…

Puis nous arrivons devant la face Est du Trophée, du côté de l’escalier permettant d’y monter et du petit musée. L’édifice est construit en gros blocs de calcaire. D’autres parties comme les sculptures, l’inscription et les chapiteaux sont en marbre de Carrare.

Nous montons les premiers escaliers aux marches hautes. Il y a une centaine de marches au total. Nous arrivons à la fin d’un petit escalier en colimaçon sur une plateforme. Gare au vertige! La vue sur la presqu’île de Saint-Jean-Cap-Ferrat est magnifique.

Nous faisons le tour pour monter le dernier petit escalier métallique. Nous avons à nouveau la vue sur le musée en contrebas et le littoral côté monégasque et le promontoire de la Tête de Chien (à 550 mètres d’altitude).

Puis nous redescendons et marchons du côté de la face Sud du Trophée. Sur notre droite, nous voyons la Porte médiévale du Réduit de la Tour.

Nous arrivons ainsi devant la face Ouest du Trophée, très impressionnante avec son immense inscription en latin telle que transmise par Pline l’Ancien au Ier siècle après Jésus-Christ et qui énumère les 45 tribus alpines vaincues par l’Empereur Auguste. Nous pouvons également voir deux sculptures encadrant cette inscription et reflétant cette victoire.

Musée du Trophée d’Auguste – La Turbie

Nous terminons le tour du Trophée par la face Nord. Puis nous rentrons dans le musée dans lequel on peut voir une copie de la statue de l’Empereur Auguste et une maquette du Trophée réalisée par les architectes en chef des Monuments Historiques, Jean-Camille et Jules Fourmigé (père et fils), ainsi que de nombreuses explications liées au site.

Un peu d’histoire: Le Trophée des Alpes fut érigé en l’honneur de l’Empereur Auguste, neveu de Jules César, en l’an 7-6 avant Jésus-Christ pour célébrer, tel un Dieu, sa victoire sur les peuples des Alpes, en particulier les tribus ligures, en l’an 14 avant Jésus-Christ, ce qui permit d’unifier les Gaules avec la Gaule cisalpine et qui couvrait ce qui correspond aujourd’hui à l’Italie du Nord et notamment la Ligurie. Le Trophée se situe au point le plus haut de la Via Julia Augusta. Le Trophée servait également de frontière entre l’Italie et la Gaule transalpine.

Au Moyen-Age, le Trophée fut transformé en forteresse jusqu’à sa destruction partielle par Louis XIV en 1705, lors de la Guerre entre la France et le Duché de Savoie. Il servit alors de carrière pour construire les maisons du vieux village de La Turbie et de l’Église Saint-Michel.  Après le rattachement du Comté de Nice à la France, les vestiges du Trophée sont classés Monument historique en 1865. Dès lors, tout est mis en œuvre pour sa restauration, notamment dans les années 1930 grâce au mécène américain Edward Tuck. Inauguré en 1934, le Trophée ainsi restauré mesure 35 mètres de haut. Il semblerait qu’à l’origine, une immense sculpture d’Auguste  trônait au sommet. Le Trophée aurait ainsi mesuré 49 mètres.

A noter qu’il existe un seul autre Trophée de ce type en Roumanie, à Adamclisi : la colonne d’Adamclisi également dénommée Trophée de Trajan, du nom de l’Empereur romain Trajan en hommage à sa victoire lors de la bataille d’Adamclisi en l’an 101-102. Dédié au Dieu Mars, l’édifice comporte également une inscription latine mentionnant les tribus vaincues, à savoir principalement les Daces et les Germains.

Visite de l’Hermione en escale à Toulon

Ce 6 avril 2018, nous partons à Toulon pour monter à bord de l’Hermione, ou plus exactement d’une réplique de la célèbre frégate reconstruite de 1997 à 2014 par l’Association Hermione-La Fayette, association de bénévoles passionnés. Ce n’est pas n’importe quelle escale pour cette frégate puisqu’en 1870, La Fayette partit du port de Toulon pour rejoindre les insurgés américains en guerre contre les Britanniques et participer ainsi à la Guerre d’Indépendance des États-Unis. 

Nous sommes nombreux à faire la queue pour pouvoir monter sur la frégate dont la coque est entièrement faite de chênes et les voiles en lin. Côté poupe, nous nous approchons du gouvernail doté de deux grandes barres pour l’utiliser. Nous ne pourrons pas aller à l’avant de la frégate et des cages à poule car cette partie comme l’intérieur (couchages, cuisine, réfectoire…) sont réservés aux 80 membres de l’équipage (à l’époque plus de deux cents hommes). Nous passons à côté des canons au calibre des boulets de 12 livres et des nombreux cordages en manille et en chambre, enduits de résine de pin. Au centre de la frégate, des bénévoles s’attellent à la tâche, derrière une chaloupe de sauvetage. 

En redescendant de la frégate, nous pouvons voir de plus près la figure de proue, un lion. Mais pour voir l’Hermione mâts déployés, il convient de venir lorsqu’il quitte le port au large, dixit l’un des bénévoles. En effet, pour des raisons de sécurité et des normes actuelles de navigation, la frégate est dotée de moteurs qui sont avant tout utilisés pour rentrer et sortir du port. 

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