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Des perles d’eau

En cette journée estivale encore bien chaude, nous nous rafraîchissons avec des perles d’eau. Certaines ont été gonflées dans l’eau. D’autres ont été congelées pour encore plus de fraîcheur. Le principe de ces perles d’eau est simple: plus elles sont hydratées, plus elles grossissent. Les nôtres ont la taille d’une bille de cartouche d’encre (1 mm) pour obtenir une taille de petites billes (1cm), et ce au bout d’environ 30 minutes.

Avec quelques perles d’eau, il est possible de varier les activités sensorielles et d’éveil pour amuser les tout-petits tout en développant leur motricité fine. Qu’il est agréable de plonger les mains dedans et de s’étonner devant la texture changeante des perles. En effet, elles sont tout d’abord glacées, puis ramollissent tout en rebondissant dans les pots ou sur le sol. Certaines deviennent toute gélatineuses et s’émiettent sous les doigts.  Nous nous amusons à les faire rebondir ou à les écrabouiller, à les transvaser d’un contenant à un autre avec les mains ou une petite louche. Nous les trions également par couleur dans des pots de même couleur: bleu, vert, rose et jaune, sauf les perles blanches transparentes que nous mettons dans un pot violet puis plus tard dans un pot blanc.

Nous nous amusons aussi à jouer avec des figurines d’animaux, comme celle du crocodile et de l’éléphant, tout en chantant la comptine « Ah les crocodiles ». C’est aussi l’occasion de leur donner un bon bain de perles! Nous nous amusons aussi à mettre des perles sur des légos. Nous libérons également des animaux prisonniers de la glace en nous aidant soit d’un bol d’eau chaude (plutôt tiède d’ailleurs) soit d’un marteau ou même à mains nues.

Puis je fabrique une bouteille sensorielle en y mettant des perles d’eau, de l’eau et un peu de paillettes. Que c’est amusant aussi de secouer la bouteille dans tous les sens et de regarder le mélange tourné! D’ailleurs, en s’inspirant de la pédagogie Montessori, nous avions déjà fait, il y a très longtemps, des bouteilles sensorielles avec d’autres matières à l’intérieur comme des pompons, des grains de riz et du colorant alimentaire, etc.

Au fil des pages avec Chut! On a un plan

Après Oh non, George! et Un peu perdu, nous lisons Chut! On a un plan de Chris Haughton (éd. Thierry Magnier, 2014), un album jeunesse dans sa forme grand format pouvant être lu dès 2 ou 3 ans. Nous suivons les péripéties un brin gaffeuses de trois bonhommes qui tentent de capturer un oiseau. A l’instar de nous lecteurs, le plus petit bonhomme reste bien dubitatif devant les stratagèmes mis en place par ces trois compères, dignes représentants de pieds nickelés. Arriveront-ils à mettre leur plan à exécution? Pour le bien de cet oiseau, nous espérons que non. Comme dans les précédents albums lus de cet auteur, nous retrouvons avec grand plaisir son humour à travers un texte sous forme de conte-randonnée et des illustrations dans les tons cette fois-ci bleutés. Cet album jeunesse a d’ailleurs été lauréat du Prix des Incorruptibles en 2016 dans la catégorie « Maternelle ».

Pour prolonger la lecture, nous faisons un puzzle de la couverture. Nous nous amusons à ranger du plus petit au plus grand les bonhommes de l’histoire. Nous faisons un peu de mathématiques en comptant et en dénombrant jusqu’à 3: un bonhomme, un écureuil, trois oiseaux, etc.

C’est aussi l’occasion de se rappeler les moyens d’aider les oiseaux de nos jardins, la chanson venant en tête à la lecture de cet album étant « La cage aux oiseaux » de Pierre Perret datant de 1971. En effet, plutôt que de donner des miettes de pain aux oiseaux comme le fait le plus petit bonhomme (ce qui est dangereux pour leur santé), pensez plutôt à mettre une coupelle d’eau avec des cailloux en ces jours estivaux, eau à changer bien sûr tous les jours pour éviter les moustiques.

Participation #22 Je lis aussi des albums

Challenge Petit Bac d’Enna – #7 catégorie Objet: « Plan »

Au fil des pages avec Le loup qui criait au garçon!

Nous empruntons à la bibliothèque un album jeunesse reprenant de façon décalée l’expression « à force de crier au loup ». Il s’agit de l’album Le loup qui criait au garçon! de James O’Neill et Russel Ayto (éd. Circonflexe, 2017),un album jeunesse à partir de 4 ans et qui a fait partie de la sélection CP pour le 30ème Prix des Incos 2018/2019.

Il s’agit d’un conte détourné de la fable d’Ésope, Le garçon qui criait au loup. Entre les villageois et les loups de la forêt, la peur de l’autre domine. Les enfants apprennent très vite à se méfier des loups, les louveteaux des humains. Que peut-il bien arriver lorsqu’un louveteau et un petit garçon, chacun avec ses préjugés, se rencontrent au bord de la rivière?

Cet album jeunesse aborde avec beaucoup d’humour la peur de l’inconnu et l’amitié. Certes le graphisme des illustrations est simple mais la mise en page du texte est très dynamique et joue avec l’effet miroir entre le louveteau et le garçon. Grâce aux apartés, le petit lecteur (dès 3 ans) est lui-même partie prenante de l’histoire. Encore un bon moment de lecture rempli de fous rires et de cris « Au loup! »… euh « Au garçon! »… euh « A l’amitié! ».

Participation #21 Je lis aussi des albums

Au fil des pages avec Blanche Neige

Pour rester dans l’univers des contes classiques, nous empruntons à la médiathèque Blanche Neige, un album jeunesse illustré par Benjamin Lacombe, d’après les frères Grimm (éd. Milan Jeunesse, 2010). Cet album est conseillé à partir de 5 ans par l’éditeur. Pourtant,  au vu des illustrations et de la qualité du papier, on le laisserait plus volontiers à un public adulte nostalgique des contes de l’enfance. En effet, dès la couverture, je retrouve l’univers parfois glaçant et inquiétant voire même cruel des contes des frères Grimm, comme le sont également ceux de Charles Perrault, notamment dans le sort réservé à la Reine.

Les illustrations décrivent à merveille tout l’imaginaire qui entoure le conte et par moment pourraient se suffire à elles-mêmes, tant la tension est palpable sur le visage de Blanche Neige par exemple lorsque le chasseur s’apprête à la tuer. De même, lorsqu’elle est en train de balayer la maison des nains, elle pousse d’un coup de balai les mots du texte qui sont pourtant si importants « Surtout, ne laisse entrer personne! ». Benjamin Lacombe joue ainsi avec les codes de ce conte pourtant si classique, en utilisant les couleurs de Blanche Neige, noir, blanc et rouge. Les illustrations plus colorées alternent avec du noir et blanc.

Participation #20 Je lis aussi des albums

Un joli coup de cœur pour cet album! Il ne nous reste plus qu’à dénicher d’autres albums de Benjamin Lacombe, illustrateur découvert grâce au Challenge de Sophie Hérisson « Je lis aussi des albums 2019 », le thème facultatif du mois de juin lui étant dédié.

Mise à jour: J’ai acheté à sa parution (le 10 novembre 2021), la nouvelle édition de Blanche-Neige, Benjamin Lacombe ayant réalisé pour les 10 ans de la première édition une magnifique nouvelle illustration de couverture. Le livre se termine aussi avec un carnet de croquis.

Challenge Petit Bac d’Enna – #7 catégorie Couleur: « Blanche »

Au fil des pages avec Les lions ne mangent pas de croquettes

Nous lisons Les lions ne mangent pas de croquettes d’André Bouchard (éd. Seuil Jeunesse, 2012), un album jeunesse à partir de 6 ans et conseillé par l’Éducation Nationale pour le Cycle 2 (du CP au CE2). Plein d’humour noir, cet album jeunesse offre un drôle de décalage entre le texte et les illustrations de ce lion terrorisant tous les humains qu’il croise avec sa toute petite maîtresse. La couverture du livre donne immédiatement le ton de l’histoire: un lion qui se pourlèche les babines avec à ses pieds chaussures, chapeaux et autres accessoires. La chute de l’histoire permet un peu de relativiser si besoin était pour l’enfant. Âmes sensibles s’abstenir! A ne pas mettre entre toutes les dents!

Participation #19 Je lis aussi des albums

Challenge Petit Bac d’Enna – #7 catégorie Animal: « Lions »

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