Étiquette : vie quotidienne (Page 1 of 2)

Au fil des pages avec La véritable histoire de Pauline, petite paysanne à l’école de Jules Ferry

Avec mon mini sorcier, nous avons lu La véritable histoire de Pauline, petite paysanne à l’école de Jules Ferry d’Estelle Vidard et Alban Marilleau (éd. Bayard Jeunesse, coll. Les romans doc Histoire, janvier 2019, 48 pages), un court roman jeunesse à partir de 8 ans. Au printemps 1886, Pauline, âgée de 11 ans, rêve de devenir institutrice, bien loin du métier de paysans de ses parents. Chaque matin, elle se rend à l’école avec son petit frère Jacques, même si leur père préférerait les voir travailler au champ. Brillante élève, pourra-t-elle passer le certificat d’études et concrétiser son rêve?

J’ai apprécié qu’entre les pages de l’histoire se glissent des pages documentaires sur l’école publique et laïque et plus largement sur l’histoire de la France à la fin du XIXe siècle, sous la IIIe République, l’instruction devenant obligatoire jusqu’à 13 ans. Un bon moment de lecture fort instructif pour mon mini écolier du XXIe siècle! Il a bien noté les différences de son quotidien scolaire avec le principe de non-mixité avec des écoles pour filles ou pour garçons, des cours de couture pour les filles et des cours d’éducation physique pour les garçons, les châtiments corporels, le travail des enfants dès 4 ans parfois, les fournitures scolaires avec l’encrier et les buvards… 

Participation # Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Roman jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #5 Catégorie Prénom: « Pauline »

Au fil des pages avec le tome 1 de La Maison des Maiko

J’ai lu le tome 1 de La Maison des Maiko d’Aiko Koyama (éd. Noeve Grafx octobre 2022, 144 pages), un manga shonen classé en jeunesse par ma médiathèque et à partir de 13/14 ans. A Kyoto, une adolescente de 16 ans, Khyo intègre une yakata en tant qu’apprentie geisha – une maiko avec sa meilleure amie. Mais très vite, elle est plus douée pour soutenir les autres occupantes de la maisonnée en apportant réconfort avec ses sourires et ses bons petits plats. Et si elle devenait la nouvelle cuisinière de la Maison des Maiko?

Ce premier tome introductif nous permet de suivre le quotidien des geishas et des maikos à notre époque (même si au vu de l’illustration de la couverture, cela me faisait plus penser aux années 60). Qui sont les geishas lorsqu’elles ne pratiquent pas leur art ou les maikos lorsqu’elles ne sont pas en plein apprentissage? Entre rigueur, horaires stricts, usages séculaires, il est bien difficile de lâcher la pression et de garder une maîtrise constante de son image. On les suit, en effet, surtout pendant leur moment de détente, sous un angle avant tout culinaire. La vie en communauté n’est pas si simple, avec son lot de chamailleries bon enfant. Graphiquement, ce sont des personnages joyeux, bienveillants à l’image de la propriétaire qui veille sur ses « filles », les rapports entre les maikos restant assez enfantins, ce qui contraste avec les pages mettant en scène les geishas dans leur art. 

Ce premier tome est aussi très gourmand puisqu’à la fin de chaque court chapitre, on retrouve des notes de cuisine de Madame Kayama avec des recettes simples mais très alléchantes comme le pudding de pain, les onigiris, les saint-jacques rôtis au miso, du curry… J’ai ainsi suivi la recette des muffins au chocolat. Tendres et moelleux avec des chuncks de chocolat!

Une lecture plaisante et très gourmande! A voir si les prochains tomes nous permettent d’en savoir plus sur l’apprentissage des maikos. Les lexiques et glossaires à la fin de manga sont très utiles, la traduction française ayant conservé de nombreux termes japonais.

La BD de la semaine chez Moka pour cette semaine

Participation #12 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Manga shōnen

Participation #32 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Manga Shōnen

Les Gourmandises 2026 d’Isabelle #Muffins au chocolat

Au fil des pages avec Le pays des cerisiers

J’ai lu Le pays des cerisiers de Fumiyo Kouno (éd. Kana, coll. Made in, août 2023, 128 pages), un manga seinen historique regroupant deux prépublications dans le magazine Weekly Manga Action en 2003 et 2004 au Japon. On y suit l’histoire de la famille Hirano, de 1955 à 2004, plusieurs années après le bombardement atomique d’Hiroshima.  

Le premier chapitre « La ville de Yûnagi » se déroule dans la ville d’Hiroshima, en 1955, 10 ans après le drame. Minami Hirano, victime des radiations, vit pauvrement avec sa mère en travaillant dans un atelier de couture et en âge de se marier. Comment vivre normalement après avoir vécu tant d’horreurs? Peut-elle se permettre d’aimer? Il y est ainsi question du syndrome du survivant, de résilience, de deuil, de maladie, de vies suspendues… Par petites touches, les rares instants de joie et de bonheur de la jeune femme sont vite étouffés par les souvenirs et remords oppressants du drame. Et si la maladie la rattrapait malgré tout? Graphiquement, les dessins tout en délicatesse, douceur et simplicité s’harmonisent bien avec le récit plus dur. Le mal-être de la jeune femme est palpable, son passé la hantant au quotidien au point de s’empêcher de vivre. 

Puis les deux autres chapitres qui donnent son nom au manga, « Le pays des cerisiers »se déroulent des années plus tard jusqu’en 2004, avec une structure narrative en abîme et en flashbacks, bien différente du premier chapitre. On y suit Nanami Ishikawa, d’abord lorsqu’elle est une jeune fille passionnée de baseball, dans son quotidien avec sa famille, souvent triste, mise à l’écart et solitaire, Ashani son père veuf travaillant beaucoup et sa grand-mère s’occupant de son frère Nagio, souvent hospitalisé et se liant d’amitié avec Tõko, sa voisine du même âge qu’elle mais d’une famille plus aisée. Puis on la retrouve, 18 ans plus tard, une fois adulte, vivant avec son frère totalement guéri et son père dont le comportement l’inquiète au point qu’elle décide de le prendre en filature jusqu’au cimetière d’Hiroshima, recroisant en chemin Tõko. 

Au début, je me suis demandé quel était son lien avec la première histoire. En effet, les liens de filiation se dévoilent au fur-et-à mesure, le tout faisant sens arrivé à la fin du manga. Ce sont les mêmes thèmes qui sont abordés: les répercussions sanitaires et sociales du bombardement atomique d’Hiroshima restant toujours d’actualité, entre discriminations et préjugés à l’égard des rescapés, victimes des radiations appelés Hibakusha et leurs descendants, la plupart étant rejetés par la société par crainte par exemple de transmission des maladies en cas de mariage…  

Comment se remémorer le passé sans renoncer à la vie? Et si on pouvait croire cette fois aux rêves d’avenir? L’espoir semble permis à l’image des fleurs de cerisiers. Un bon voire très bon moment de lecture avec ce manga fort touchant et épuré, le premier chapitre étant celui qui m’a le plus émue et avec des explications en fin d’ouvrage et notes de bas de page aidant fortement la lecture! Cela m’a rappelé une autre lecture: Hibakusha de Thilde Barboni et Olivier Cinna.

La BD de la semaine chez Fanny cette semaine

Participation #8 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Manga seinen

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Lieu: « Pays »

Au fil des pages avec Le phare

Nous avions lu en octobre 2022 Le phare de Sophie Blackhall (éd. Les éditions des éléphants, 2021), un album jeunesse à partir de 5 ans et qui fait partie de la sélection CE1 du 34ème Prix des Incos 2023.

Nous suivons la vie d’un gardien de phare dans les années 20 jusqu’à l’arrivée de l’éclairage électrique qui remplaça les lampes à huile. Chaque jour, dans la solitude puis au côté de son épouse, le gardien de phare note scrupuleusement dans son journal de bord ce qu’il fait. Son quotidien est rythmé par l’entretien du phare et les ravitaillements, parfois perturbé par les tempêtes.

Avec cette histoire, nous remontons le temps dans la vie quotidienne d’un gardien de phare, une vie répétitive mais si cruciale pour guider les bateaux pendant la nuit et avec son lot pourtant d’inattendus, tristes ou joyeux comme un naufrage ou la naissance d’un enfant. Les jolies illustrations à l’encre de Chine et à l’aquarelle renforcent cette ancienneté avec leur côté vintage.  Un très bon moment de lecture avec cet album jeunesse qui se termine d’ailleurs avec une note explicative de l’autrice très instructive!

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Lieu: « Phare »

Participation #15 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2023 de Bidib #Australie

Au fil des pages avec A table!

Nous lisons À table! de Rebecca Cobb (éd. Kaléidoscope, diff. L’école des loisirs, 2012), un album jeunesse à partir de 3 ans. Alors qu’elle est en train de dessiner, une petite fille est appelée par sa mère pour déjeuner. La petite fille ne touche pas à son assiette pour la plus grande joie de trois surprenants gourmands – un crocodile, un ours et un loup. Seront-ils encore là pour le repas du soir?

L’histoire aborde avec humour et imagination le moment parfois délicat de passer à table alors que le tout-petit est occupé à faire autre chose et n’a pas vraiment faim. La petite fille est toute craquante et expressive. Une histoire tendre et rigolote pour dédramatiser la situation et accompagner l’enfant dans son autonomie!

Participation #15 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Album jeunesse

challenge 2021 lire au féminin

Participation #31 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice britannique

Participation #53 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Objet: « Table »

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