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Au fil des pages avec Konbini

Lors du RAT des Étapes Indiennes, je n’ai pas lu que des histoires indiennes mais ai fait une escale au Japon avec Konbini également paru sous le titre La fille de la supérette de Sayaka Murata (éd. Denoël, 2018), un roman court que j’aurai voulu emprunter pour le Mois au Japon 2020. À 36 ans, Keiko Furukuna est célibataire et occupe un emploi précaire depuis ses 18 ans, celui de vendeuse à temps partiel dans un konbini. Un jour, un nouveau vendeur est embauché, Shiraha, un célibataire de 35 ans qui semble aussi perdu qu’elle.

Keiko ne vit que par et pour son travail au sein du konbini, sorte de supérette japonaise ouverte 24h/24. Elle est pourtant mal considérée par son entourage. Une jeune femme de son âge devrait être déjà mariée et avoir un « vrai » travail. Sous la pression sociale et pour se conformer aux exigences de la société, elle décide de passer un arrangement particulier avec Shiraha en se faisant passer pour un couple. Keiko arrivera-t-elle à trouver un sens à sa vie et accepter sa différence, loin du regard des autres et des traditions?

L’autrice, du même âge que son héroïne lorsqu’elle a écrit ce roman en 2016, nous plonge dans la société japonaise en en faisant une critique sociale. Elle dresse le portrait de deux anti-héros qui ont du mal à se fondre dans la société, mais le faut-il? Keiko qui dans son incompréhension du monde, froide et presque robotique, semble atteinte d’une maladie de l’ordre de l’autisme et est attachante dans sa quête de soi. De son côté, Shiraha est aussi désœuvré mais très antipathique. Se pose alors la question de la place de l’individu dans la société actuelle, en particulier pour les personnalités différentes? Un bon moment de lecture avec ce roman court, avec parfois des maladresses d’écriture, qui pose des questions existentielles.

Au fil des pages avec 3 histoires de Pâques

Lors de la chasse aux œufs de la semaine dernière, le lapin de Pâques a glissé, entre les chocolats, 3 histoires de Pâques (éd. Flammarion Jeunesse, coll. Père Castor, rééd. 2020), un album jeunesse, à partir de 3 ans, regroupant trois histoires d’œufs, de lapins et de poules et qui peuvent être lus toute l’année, même si la première est un classique de Pâques.

Il s’agit tout d’abord d’un conte de Zemanel et Amélie Dufour, Le Premier Œuf  de Pâques. Poulette vient de pondre son premier œuf. Elle se dépêche de se rendre chez la reine qui choisit, chaque année, au début de printemps, le plus bel œuf. Mais dans sa hâte, Poulette n’arrête pas de le faire tomber et croise la route d’autres animaux qui tente de la dissuader. Son œuf arrivera-t-il sans encombre à la fête des œufs? Ce conte-randonnée joliment illustré nous entraîne aux origines de l’œuf décoré de Pâques, tout en abordant le thème de la persévérance.

Puis, toujours des mêmes auteurs, Trois Petits Lapins. Trois lapins curieux et pas très sages partent s’amuser, après avoir promis à leurs parents de ne pas s’approcher de la maison des humains. En chemin, ils embêtent les insectes. Puis n’écoutant pas leurs parents, ils s’approchent de la ferme. Ce qui devait arriver arriva, le fermier les capture. Qui pourra les sauver? Le jeune lecteur pourra facilement s’identifier à ces trois petits lapins qui apprendront de leurs bêtises (ou pas) tout en se faisant gentiment peur.

Nous finissons par la troisième histoire, La Petite Poule rouge d’Anne Fronsacq et Madeleine Brunelet qui nous rappelle dès la première page, La petite poule rousse de Pierre Delye et Cécile Hudrisier. En effet, c’est une nouvelle version de ce conte-randonnée dans lequel une petite poule se débrouille toute seule pour planter, faire pousser, récolter puis préparer un bonne brioche, les autres animaux de la ferme bien trop paresseux (l’oie, le canard, le chat et le dindon) refusant de lui apporter la moindre aide. Jusqu’à ce qu’ils sentent l’odeur de la brioche? La petite poule rouge la mangera-t-elle tout entière? Un très bon moment de lecture!

Participation #178 Je lis aussi des albums

Participation #20 Contes & Légendes 2020 de Bidib

Au fil des pages avec Princesse Sara

J’emprunte à la médiathèque les deux premiers tomes de Princesse Sara d’Audrey Alwett, Nora Moretti et Claudia Boccato (éd. Soleil, coll. Blackberry, 2011), une BD jeunesse d’après le roman, La petite princesse de Frances Hodgson Burnett publié en 1905. Cette série comprend actuellement 12 tomes, les quatre premiers reprenant le roman tout en y apportant quelques variantes notamment dans un style Steampunk avec l’introduction de live-dolls et automates.

Dans le tome 1, Pour une mine de diamants, je découvre la jeune Sara Crewe avec son père, Ralph Crewe à la recherche de sa nouvelle poupée, Emily dans les rues de Londres avant son arrivée au pensionnat de jeunes filles tenu par la redoutable Miss Minchin. Miss Amelia n’est plus la jeune sœur de Miss Minchin mais son assistante automate un brin usagée. Miss Minchin, ressentant immédiatement de l’amerture et du mépris à l’égard de la jeune Sara, n’en oublie pas de la mettre en valeur à la moindre occasion, ne pensant qu’à l’immense richesse de Ralph Crewe, propriétaire d’une fabrique familiale d’automates florissantes et qui a investi dans une mine de diamants aux Indes. Mais cette vie de princesse peut-elle toujours durer? Comme dans le roman, la douceur et la générosité de Sara l’amènent à se lier d’amitié avec la jeune domestique Becky, une autre pensionnaire, Ermengarde Saint-John et à devenir la mère « adoptive » de Lottie, une orpheline de mère tout comme elle de 4 ans. Je retrouve également Mariette, la femme de chambre automate de Sara et une autre pensionnaire, la mesquine Lavinia, jalouse de Sara. Les autrices ont réussi à retranscrire à merveille l’atmosphère du roman, le caractère à la fois adulte et rêveur de Sara, la « Petite Madame » comme l’appelait son père, tout en apportant leur touche personnelle.

Puis dans le tome 2, La Princesse déchue, je reprends l’histoire là où elle s’était arrêtée, le jour fatidique de son douzième anniversaire. Sara Crewe est désormais réduite à être une domestique du pensionnat au même titre que la jeune Becky, vivant dans une chambre mansardée et insalubre du grenier. Vêtue d’un simple ensemble noir bien trop petit pour elle, elle enchaîne les dures besognes et les privations. Son état de santé se détériore. Mais elle garde pourtant son tempérament, sa force de caractère et son imagination débordante pour survivre à la faim, au froid et aux mauvais traitements, ce qui a le don d’énerver encore plus Miss Minchin qui voudrait la voir briser. Elle continue de faire répéter aux plus jeunes filles le Français et s’avère utile dans la réparation d’Amélia. Comme dans le tome précédent, les autrices suivent l’histoire du roman avec la déchéance de Sara, sa rencontre avec la « Grande Famille » (même si un quatrième enfant, James est inventé à la famille Carmichael), l’arrivée de M. Carrisford et de son serviteur, Ram Dass, Melchisédec, le rat apprivoisé… Les mêmes émotions me submergent comme à la lecture du roman ou lorsque moi-même enfant, dans les années 80, je regardai le dessin animé Princesse Sarah.

Coup de cœur pour cette adaptation réussie du roman de Frances H. Burnett! Les illustrations, parfois mangaïsées, sont magnifiques. J’ai hâte de lire les autres tomes et surtout le nouveau cycle à partir du tome 5 dévoilant Sara Crewe adulte et retournant aux Indes.

année

Participation #4 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine #adaptation

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Prénom: « Sara » et #5 Catégorie Lieu: « Mine de diamants »

Au fil des pages avec La petite poule rousse

Nous empruntons à la bibliothèque La petite poule rousse de Pierre Delye et Cécile Hudrisier (éd. Didier Jeunesse, 2011), un album jeunesse à partir de 3 ans. Il s’agit d’une version très rigolote du conte traditionnel: une petite poule rousse trouve quelques grains de blé qu’elle plante. Le temps passe. Elle demande de l’aide à trois amis, un canard, un cochon et un chat. Mais aucun d’eux ne veut l’aider dans les différentes tâches qui permettront de déguster un bon gâteau: s’occuper du champ de blé, récolter le blé, en faire de la farine au moulin puis préparer le gâteau. Ils préfèrent se prélasser sur la plage. Mais en sentant la bonne odeur de gâteau, ils se précipitent chez la petite poule rousse. Comment cette dernière va-t-elle réagir? Les illustrations en collage et très colorées distillent ça et là des références pour le parent lecteur et sont pleines d’humour, comme par exemple les magazines lus par les personnages de l’histoire ou la décoration de la maison de la petite poule rousse. Les tout-petits apprécieront ce conte-randonnée qui aborde les thèmes du travail, du partage et de la patience.

Cet album jeunesse permet une riche exploitation pédagogique, que ce soit sur le cycle du blé, la fabrication de la farine, le cycle de vie de la poule (les cadres de poussins dans la maison de la poule rousse), les émotions par exemple. Pour prolonger la lecture, nous faisons des puzzles de la couverture de l’album, des jeux pour compter autour des personnages de l’album. Nous jouons également avec des cartes plastifiées faites à partir des illustrations de l’album. Nous fabriquons également un moulin à vent à partir d’un rouleau de papier toilette, aux couleurs de celui de l’album. Nous y rajoutons la poule rousse (une marionnette à doigts en feutrine que j’avais fabriquée) et un sac de farine. Nous avons également prévu de faire un gâteau en réajustant la recette de la petite poule rousse : une brioche au citron.

Participation #86 Je lis aussi des albums

Challenge Petit Bac d’Enna – #12 catégorie Couleur: « Rousse »

Au fil des pages avec Le Dragon au Cœur de chocolat

J’emprunte à la bibliothèque Le Dragon au Cœur de chocolat de Stephanie Burgis (éd. Gallimard Jeunesse, 2018), un roman jeunesse fantasy à partir de 9 ans. Écrit à la première personnage du singulier, ce roman jeunesse plonge le jeune lecteur dans la peau d’Aventurine, une jeune dragonne vivant dans une caverne de la montagne avec sa famille, loin des humains. Encore trop jeune pour sortir explorer le monde, elle enrage et décide d’aller chasser un humain pour prouver à toute sa famille ce dont elle est capable. Mais la rencontre avec son premier humain – un mage alimentaire – ne se passe pas comme elle l’avait imaginée. Ce dernier lui prépare une boisson qui va bouleverser à jamais son existence: un chocolat chaud. Et voilà Aventurine transformée en une jeune fille de 12 ans! Livrée à elle-même dans ce nouveau corps, Aventurine a trouvé sa vocation: devenir apprentie chocolatière dans la ville la plus proche, Drachenburg. Y parviendra-t-elle? Courage, détermination et soif d’apprendre lui seront d’une grande aide. Sous des traits de jeune fille bien fragile, Aventurine n’en reste pas moins un dragon méfiant, prêt à sortir les griffes. L’histoire est pleine de rebondissements qui s’enchaînent vite, au gré des rencontres d’Aventurine: Greta qui en ferait bien sa bonne, les propriétaires d’une maison de chocolat, Marina et Horst, sans oublier Silke, une jeune fille de 13 ans, très débrouillarde, qui travaille sur les marchés avec son frère aîné et qui semble connaître la ville comme sa poche. Ce roman jeunesse aborde notamment les thèmes de la famille, de l’amitié, de l’aventure, de l’apprentissage de la vie, de la peur de l’échec et de reconnaissance. L’histoire se déroulant dans une société du passé, il y est également question de travail des enfants et de classes sociales. Un bon moment de lecture que ce roman jeunesse qui ravira les jeunes lecteurs amateurs de dragon et de chocolat!

Challenge Petit Bac d’Enna – #13 catégorie Partie du corps: « Cœur »

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