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Throwback Thursday Livresque: Trope found family

TTL n°370 chez Carole #Found family

Ce jeudi 18 juin 2026, je participe au Throwback Thursday Livresque, un rendez-vous livresque initialement chez Bettie Rose Books et repris depuis par Carole, les liens étant à déposer chez My-Bo0ks. Le principe est de partager chaque jeudi un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Cette semaine, le thème est « Trope Found Family ».

J’ai tout de suite pensé au tome 1 de Spy x Family de Tatsuya Endo (éd. Kurokawa, septembre 2020, 208 pages), un manga shōnen à partir de 12 ans dans lequel Twilight, un espion solitaire doit se créer une fausse famille pour mener à bien sa dernière mission, découvrant la vie de famille aux côtés d’Anya, la petite fille orpheline et télépathe et de Yor Briard, une discrète fonctionnaire qui est en réalité une redoutable tueuse professionnelle. 

Même si je lis très peu des romances avec ce trope, j’ai quand même réussi à trouver deux lectures plaisantes mais sans plus:

  • Au bord de la crise de nerf de Suzanne Enoch (éd. J’ai lu, coll. Regency, février 2023, n°13705, 384 pages), une romance historique se déroulant à l’époque de la Régence anglaise, Emmeline Hervey, ayant passé un mariage arrangé, 8 ans plus tôt, son ami d’enfance, Will Pershing,afin de pouvoir conserver sa maison d’enfance et s’inventant, auprès de son grand-père, le duc de Welshire, deux enfants afin de pouvoir la conserver
  • La société très secrète des sorcières extraordinaires de Sangu Mandanna (éd. Lumen, août 2023, 406 pages), une romance cosy fantasy entre Mika Moon, une sorcière trentenaire et solitaire qui se fait engager comme professeure particulière de trois jeunes sorcières dans une mystérieuse propriété du Norfolk baptisée la Maison de Nulle Part et Jamie, un bibliothécaire irlandais vivant avec elles

Et vous, quel livre auriez-vous choisi pour cette thématique? La semaine prochaine, le thème sera: « Un personnage hybride ».

Au fil des pages avec La salle de bal

J’ai lu La salle de bal d’Anna Hope (éd. Gallimard, coll. Du monde entier, août 2017, 400 pages), un roman choral historique se déroulant, en 1911, dans l’asile de Sharston, dans le Yorkshire, en Angleterre avec le point de vue de trois personnages principaux: Ella Fay, nouvelle internée, pauvre et illettrée, après avoir cassé une vitre dans l’usine de filature où elle travaillait depuis son enfance, John Mulligan, un Irlandais mélancolique arrivé il y a 2 ans et le Dr. Charles Fuller, un psychiatre violoniste prenant fait et cause pour les thèses eugénistes et le projet de loi sur le contrôle des faibles d’esprit soutenu par Churchill, alors Ministre de l’Intérieur.

Sous l’impulsion du Dr. Charles Fuller et afin d’améliorer le traitement des personnes internées, des bals sont organisés le vendredi soir, permettant aux hommes et aux femmes de se rencontrer et de danser dans des conditions strictes. C’est ainsi qu’Ella et John vont pouvoir se côtoyer. Et si un avenir à deux était possible? 

J’ai bien plus apprécié ce roman que Ce qu’elle a laissé derrière elle d’Ellen Marie Wiseman (éd. Faubourg-Marigny, mars 2023, 400 pages) et Le Bal des folles de Victoria Mas (éd. Albin Michel, août 2019, 256 pages). Il aborde pourtant les mêmes thèmes mais le récit est bien plus étoffé et mieux amené, que ce soit dans les liens unissant les personnages ou la vie quotidienne au sein de l’asile, chacun devant contribuer à sa fonctionnement, les hommes dehors, souvent dans les champs et les femmes à la buanderie ou dans les cuisines. Au-delà de la vie au sein de l’asile, ce sont les choix politiques au sein de la société anglaise du début du XXe siècle qui sont questionnés. J’ai ainsi trouvé que l’arc narratif autour du médecin psychiatre, refoulant son homosexualité, était bien plus pertinent ici en apportant un enjeu sociétal autour des traitements psychiatriques. Quelle politique de santé mentale privilégier?

Et que dire des patients considérés comme instables non en raison d’un trouble psychologique mais car indigent ou vu comme asocial et anticonformiste? A ce titre, l‘histoire de Clem, une autre jeune femme internée et se liant d’amitié avec Ella est touchante et révoltante. Celle-ci appartient à une famille aisée, son internement lui apparaissant moins pire que le mariage arrangé qu’elle a réussi à fuir et lui permettant d’accéder à sa passion, la lecture. Mais jusqu’à quand?

Il y est ainsi question de la prise en charge psychiatrique au début du XXe siècle, de stérilisation forcée, de seconde chance, de la condition de la femme, d’inégalités sociales, de dépression, de prémisses d’art-thérapie par la danse, d’émancipation, de quête de liberté…  Un très bon moment de lecture! Il me reste désormais à découvrir Mon vrai nom est Elisabeth d’Adèle Yon (éd. du Sous-sol, février 2025, 400 pages). 

Participation #1 Le Mois Anglais 2026 de Lou et Martine #Roman historique

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Musique: « Bal »

Au fil des pages avec Le pays des cerisiers

J’ai lu Le pays des cerisiers de Fumiyo Kouno (éd. Kana, coll. Made in, août 2023, 128 pages), un manga seinen historique regroupant deux prépublications dans le magazine Weekly Manga Action en 2003 et 2004 au Japon. On y suit l’histoire de la famille Hirano, de 1955 à 2004, plusieurs années après le bombardement atomique d’Hiroshima.  

Le premier chapitre « La ville de Yûnagi » se déroule dans la ville d’Hiroshima, en 1955, 10 ans après le drame. Minami Hirano, victime des radiations, vit pauvrement avec sa mère en travaillant dans un atelier de couture et en âge de se marier. Comment vivre normalement après avoir vécu tant d’horreurs? Peut-elle se permettre d’aimer? Il y est ainsi question du syndrome du survivant, de résilience, de deuil, de maladie, de vies suspendues… Par petites touches, les rares instants de joie et de bonheur de la jeune femme sont vite étouffés par les souvenirs et remords oppressants du drame. Et si la maladie la rattrapait malgré tout? Graphiquement, les dessins tout en délicatesse, douceur et simplicité s’harmonisent bien avec le récit plus dur. Le mal-être de la jeune femme est palpable, son passé la hantant au quotidien au point de s’empêcher de vivre. 

Puis les deux autres chapitres qui donnent son nom au manga, « Le pays des cerisiers »se déroulent des années plus tard jusqu’en 2004, avec une structure narrative en abîme et en flashbacks, bien différente du premier chapitre. On y suit Nanami Ishikawa, d’abord lorsqu’elle est une jeune fille passionnée de baseball, dans son quotidien avec sa famille, souvent triste, mise à l’écart et solitaire, Ashani son père veuf travaillant beaucoup et sa grand-mère s’occupant de son frère Nagio, souvent hospitalisé et se liant d’amitié avec Tõko, sa voisine du même âge qu’elle mais d’une famille plus aisée. Puis on la retrouve, 18 ans plus tard, une fois adulte, vivant avec son frère totalement guéri et son père dont le comportement l’inquiète au point qu’elle décide de le prendre en filature jusqu’au cimetière d’Hiroshima, recroisant en chemin Tõko. 

Au début, je me suis demandé quel était son lien avec la première histoire. En effet, les liens de filiation se dévoilent au fur-et-à mesure, le tout faisant sens arrivé à la fin du manga. Ce sont les mêmes thèmes qui sont abordés: les répercussions sanitaires et sociales du bombardement atomique d’Hiroshima restant toujours d’actualité, entre discriminations et préjugés à l’égard des rescapés, victimes des radiations appelés Hibakusha et leurs descendants, la plupart étant rejetés par la société par crainte par exemple de transmission des maladies en cas de mariage…  

Comment se remémorer le passé sans renoncer à la vie? Et si on pouvait croire cette fois aux rêves d’avenir? L’espoir semble permis à l’image des fleurs de cerisiers. Un bon voire très bon moment de lecture avec ce manga fort touchant et épuré, le premier chapitre étant celui qui m’a le plus émue et avec des explications en fin d’ouvrage et notes de bas de page aidant fortement la lecture! Cela m’a rappelé une autre lecture: Hibakusha de Thilde Barboni et Olivier Cinna.

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Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Lieu: « Pays »

Throwback Thursday Livresque: Une romance entre collègues

TTL n°360 chez Carole #Une romance entre collègues

Ce jeudi 9 avril 2026, je participe au Throwback Thursday Livresque, un rendez-vous livresque initialement chez Bettie Rose Books et repris depuis par Carole, les liens étant à déposer chez My-Bo0ks. Le principe est de partager chaque jeudi un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Cette semaine, le thème est « Une romance entre collègues ».

Pour illustrer ce thème, j’ai fait travailler ma mémoire en choisissant d’anciennes lectures plaisantes et rigolotes lues il y a quelques années, en 2022 et en 2023:

  • Holly Snyder et Reed Ward, deux collègues de la même entreprise new-yorkaise mais de services différents et qui vont se retrouver bloquer ensemble, à cause d’une tempête de neige dans Noël… quelle galère! d’Alicia Garnier (éd. Autoédition, novembre 2022, 65 pages), une nouvelle contemporaine et qui a eu des suites, même si mon tome préféré reste cette première romance de Noël
  • Lucinda et Joshua qui postulent pour le même poste après la fusion de deux maisons d’édition dans Meilleurs ennemis de Sally Thorne (éd. HaperCollins, 2016, 462 pages), une romance contemporaine « enemies to lovers »
  • Mona et Jonathan dans Collègues & Ennemis de Lucille Chaponnay dans Collègues & Ennemis (éd. Autoédition, juillet 2022, 298 pages), une comédie romantique contemporaine « enemies to lovers » comme la précédente romance

Et vous, quel livre auriez-vous choisi pour cette thématique? La semaine prochaine, le thème sera: « De la pluie sur la couverture ».

Au fil des pages avec Dents de soie

J’ai lu Dents de soie de Maëlle Desard (éd. Slalom, août 2023, 392 pages), un roman fantasy pour adolescents à partir de 14/15 ans. Dans les Mondes Brisées, les sanguis (vampires) et les humains s’affrontent depuis la nuit des temps, leur conflit étant alimenté en secret par les fées qui ne laissent rien au hasard. Pourtant, une paix semble possible grâce à un mariage arrangé entre le prince Trajan, le fils de l’Impériator et la princesse Bruccha, fille du Roi Xandier lors du Tournoi des Trois Clés ayant lieu dans la capitale humaine, Huwinat. Refusant toute alliance avec les humains, Devin est un ancien noble sanguis réduit à l’état d’esclave et condamné au bagne, privé de ses canines, pire châtiment qu’on puisse réserver aux sanguis. De son côté, Navi, la fée la plus puissante de sa portée se rêve en fée marraine et déchante lorsqu’elle est assignée comme fée des dents. Le Destin s’est-il trompé? Leur alliance improbable permettra-t-elle un meilleure avenir aux Mondes Brisés ou entraînera-t-il leur perte? Et si leurs sentiments pouvaient taire leur envie de vengeance? 

J’ai encore une fois apprécié découvrir un nouveau roman de cette autrice cette fois-ci dans un univers fantasy sous fond de romance et avec toujours son humour loufoque qui fait mouche. J’ai trouvé bien amené cette revisite des contes de fées avec une jolie fée rose plantureuse, toute en paillettes et à l’ego surdimensionné qui fait d’un sanguis sans canines une « princesse » à marier. Quelle répartie avec Navi, « par le sucre et tout ce qui est bon »! L’alchimie entre elle et Devin est bien présente mais ne prend pas le pas sur l’action. Chacun des deux ne fait pas forcément les choix les plus judicieux, fonçant tête baissée plutôt que de vraiment réfléchir aux conséquences de leurs actes. Navi ne pense qu’à devenir fée marraine alors que Devin veut venger la mort de sa mère et de son frère et sauver sa sœur d’un mariage avec l’Impériator. Il y est ainsi question de vengeance, de prendre sa vie en main, d’acceptation de soi, d’entraide… Encore un bon moment de lecture même si j’ai trouvé que Navi était bien plus percutante et plus « travaillée » que Devin, son personnage faisant la force de cette histoire et que la fin arrive un peu trop vite, tant les rebondissements finaux s’enchaînent! 

Pour d’autres avis sur ce roman: Marinette (en version audio) et Samarian.

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