Étiquette : romance (Page 1 of 20)

Point lecture hebdomadaire 2024 #7

Même si la semaine est déjà bien entamée, voici mon point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (mais pas nos relectures).

Nos lectures du 12 au 18 février 2024:

Des lectures jeunesse:

Mon mini lecteur a encore relu cette semaine plusieurs tomes de Mortelle Adèle et d’autres relectures piochées dans nos bibliothèques. Il n’y a donc eu qu’une seule découverte jeunesse cette semaine.

  • (Album jeunesse) Et si on redessinait le monde? de Daniel Picouly et Nathalie Novi

Nous avons lu le week-end dernier Et si on redessinait le monde? de Daniel Picouly et Nathalie Novi (éd. Rue du Monde , novembre 2020, 40 pages) un album jeunesse grand format à partir de 7/8 ans. A chaque double page, un poème est accompagné d’une magnifique illustration de Nathalie Novi sur fond de vieille carte d’atlas, donnant la parole à un enfant fictif des 4 coins du globe… Un très bon moment de lecture poétique qui invente le jeune (et moins jeune) lecteur à s’imaginer le monde de demain!

Des lectures adulte:

  • (Roman historique) Underground Railroad de Colson Whitehead

Le reprenant à la page 240, j’ai fini de lire Underground Railroad de Colson Whitehead (éd. Albin Michel, août 2017, 416 pages), un roman historique se déroulant dans les années 1850 aux États-Unis et qui relate la fuite de Cora, une esclave de 16 ans dans une plantation de coton en Géorgie qui tente de retrouver sa liberté et de gagner un des États du Nord, poursuivie par un chasseur d’esclaves et aidée en chemin par des sympathisants abolitionnistes. Les événements traumatisants s’enchaînent et s’acharnent sur Cora, cette dernière tentant de garder à distance les gens et de ne pas trop vivre les instants de liberté retrouvée, de peur d’une nouvelle déception ou d’accorder sa confiance à la mauvaise personne. L’espoir est-il, en effet, encore possible face à tant d’obstacles et de haine raciale?

Bien que surprise au départ du parti pris de l’auteur de donner vie à la métaphore de l’Underground Railroad en en faisant un véritable réseau ferroviaire souterrain, j’ai apprécié les différents points de vue qui permettent à l’auteur de dresser un tableau sans concessions d’une époque annonciatrice quelques années plus tard de la Guerre de Sécession, les partisans abolitionnistes et humanistes s’opposant aux ségrégationnistes, même si celui de la mère de Cora n’était peut-être pas nécessaire et même si cela a rendu plusieurs fois le rythme du roman peu fluide et peu romanesque, dans un ton plus documentaire ou cours d’Histoire que fiction. J’en reparle très vite dans le cadre d’un nouveau billet pour l’AAHM Challenge 2024.

  • (Romance historique) Le Choix des Sœurs Sayden, L’Américain d’Aurélie Depraz (T1)

J’ai lu, en e-book, le tome 1 du Choix des Sœurs Sayden, L’Américain d’Aurélie Depraz (éd. Autoédition, janvier 2024, 349 pages), une romance historique qui se déroule à Londres, en 1851, 30 ans après la trilogie des Passions Londoniennes. Tom Shepherd, un Américain de 32 ans ayant fait fortune en faisant de bons investissements, notamment lors de la Ruée vers l’or dans l’Ouest Américain et qui sent venir une possible guerre de sécession, entend sceller de nouvelles alliances anglaises, lors la première Exposition Universelle, voire même en se mariant avec l’une des filles de ses potentiels partenaires, le trio de Passions Londoniennes (Jay Stenson, Alexander, le comte d’Ashford et James Eastlake). Mais sa rencontre avec Sabrina Sayden, une jeune lady anglaise de 21 ans qui participe à sa première Saison afin de faire un mariage avantageux, pour le bien de ses deux jeunes sœurs, auprès d’un marquis qui tarde à se déclarer ne va-t-elle pas remettre ses plans d’avenir? Une lecture plaisante avec cette romance entre Tom et Sabrina qui vont voir au-delà de leurs préjugés respectifs (Tom faisant fi de l’étiquette aristocratique anglaise à laquelle, du fait de son éducation, Sabrina par exemple), même si j’ai trouvé que parfois les passages historiques (l’autrice s’étant fort bien documentée) prenaient un peu trop le pas sur la romance qui se retrouvait alors diluée dans l’Histoire américaine!

  • (Roman classique français) Chéri de Colette

Pour une lecture commune avec Nathalie et Isabelle dans le cadre du challenge 2024 sera classique aussi!, le mois de février 2024 étant dédié aux classiques français, j’ai relu Chéri de Colette (éd. Le Livre de poche, n°36557, avril 2023, 282 pages), un roman paru pour la première fois en 1920 et qui relate la fin d’une relation qui dure depuis 6 ans entre Fred Peloux, surnommé « Chéri », âgé de 25 ans et Léa de Lonval, une courtisane, demi-mondaine âgée de 49 ans et amie de sa mère qu’il connaît depuis la petite enfance, le jeune homme étant sur le point de se marier. J’ai déjà publié mon avis sur le blog, et malgré une relecture mitigée, j’ai prévu de lire la suite, La fin de Chéri.

  • (Romance historique) Scandale au Savoy, Un audacieux pari de Laura Lee Guhrke (T1)

J’ai lu le tome 1 de Scandale au Savoy, Un audacieux pari de Laura Lee Guhrke (éd. J’ai lu pour elle, coll. Aventures & Passions, n°13978, janvier 2024, 384 pages), une romance historique se déroulant à Londres, en 1896. Alors qu’il rend service à sa cousine Delia, Maximillian Shaw, duc de Westbourne fait la connaissance d’une libraire, Evangeline Harlow, une jeune femme indépendante et un brin insolente aux yeux de jeunes connaissance aristrocratique du duc, ce dernier envisageant de se marier avec la soeur de l’un d’entre eux. Lors d’une soirée bien arrosée, il accepte le pari de rendre la jeune femme incomparable en 6 semaines. Ce défi aura des répercussions inattendues tant sur le choix de vie de Max que celui d’Evie, la jeune femme se voyant ouvrir un avenir différent et inattendu. J’ai apprécié l’alchimie entre Max et Evie qu se fait tout naturellement. Un bon voire très bon moment de lecture avec cette romance toute mignonne, avec des touches d’humour et qui se passe en grande partie dans l’Hôtel Savoy avec deux de ses grandes figures historiques, César Ritz et Auguste Escoffier! Il existe un second tome en VO avec la cousine de Max, Delia.

  • (Romance historique) Vœux de la Régence, Petits arrangements entre époux de Martha Waters (T4)

J’ai également lu le tome 4 des Vœux de la Régence, Petits arrangements entre époux de Martha Waters (éd. J’ai lu, coll. Regency, n°14020, février 2024, 352 pages), une romance historique se déroulant en 1818 en Cornouailles dans lequel on retrouve les couples des précédents tomes, le vicomte de Penvale étant le frère aîné, âgé de 30 ans de lady Diana, désormais mariée au marquis de Willingham et qui pour racheter le domaine familial, Trethwick Abbey, à son oncle paternel doit épouser sa pupille de 21 ans, Jane Spencer. Un bon voire très bon moment de lecture avec cette romance historique avec le trope « mariage arrangé » et que j’aurai pu garder pour Halloween avec cette histoire de manoir hanté imaginée par la jeune femme! J’ai vu qu’en VO il existait un 5e tome sur West, le marquis de Weston et lady Sophia Fitzwilliam Bridewell avec un trope « seconde chance ».

  •  (Nouvelles) À quoi songent-ils, ceux que le sommeil fuit? de Gaëlle Josse

Attirée par le titre de ce recueil de nouvelles, j’ai lu À quoi songent-ils, ceux que le sommeil fuit? de Gaëlle Josse (éd. Noir sur Blanc, février 2024, 224 pages), des microfictions sous forme de très courts chapitres mettant en scène différents personnages ordinaires au cours de la nuit, confidente d’émotions fortes, regrets, souvenirs ou attentes à venir quand le sommeil ne vient pas, que ce soit en raison d’insomnie, de fêtes ou du travail. Cela se lit facilement mais l’ensemble est finalement assez banal bien que bien écrit, les instantanés de vie nocturne étant finalement déjà vus et revus, comme un père regrettant de ne pouvoir parler à sa fille qui vie dans un pays étranger, un médecin qui a dû mal à se remettre d’une opération ayant le décès de son jeune patient, d’histoires de couple, à leur première nuit ensemble ou aux derniers instants résultant d’une rupture, d’une maladie ou d’une fin de vie de l’un des deux, d’un prêtre qui ne sait comment gérer la confession d’un pédophile… Certaines microfictions sont plus touchantes que d’autres, questionnant sur la nature humaine, qui seront, hélas, vite oubliées.

  • (Romance historique médiévale) La Damoiselle des bois de Marie Dewitte

J’ai fini la semaine en lisant La Damoiselle des bois de Marie Dewitte (éd. Harlequin, coll. Victoria, n°162, octobre 2022, 320 pages), une romance médiévale se déroulant en 1243, lors du siège de Montségur, l’armée du Roi de France assiégeant ce fief cathare qui semblait pourtant imprenable, la forteresse accueillant de nombreux réfugiés cathares, considérés comme hérétiques par le Vatican, ayant fui l’Inquisition lors de la croisade des Albigeois. Nous suivons Edelmire, fille bâtarde du seigneur de Montségur, âgée de 18 ans et qui depuis toute petite est la suivante de sa demi-sœur infirme, Esclarmonde de Péreille, son aînée d’un an. Les deux sœurs sont inséparables et peuvent compter l’une sur l’autre, malgré le mépris familial à l’égard d’Edelmire qui, grâce à sa sœur, a pu recevoir une instruction réservée à l’époque aux garçons. Libre de ses mouvements au sein de la forteresse, elle réussit à sortir, dans les bois du piton rocheux, souvent la nuit et se retrouve à pénétrer le camp ennemi, après avoir été arrêtée par l’un des chevaliers du camp adverse, Amauri. Mais un amour est-il possible entre eux? 

J’ai trouvé, comme pour La passion du Lys de Milena Ribault que les passages tenant à la grande Histoire (avec des personnages ayant réellement existé comme Esclarmonde de Péreille qui fut condamnée au bûcher collectif) complétaient bien sans alourdir l’intrigue historique ni la romance entre Edelmire et Amauri. Un bon moment de lecture dont j’ai apprécié la plume de l’autrice et la plongée historique avec les us et coutumes des Cathares (avec « les hommes et femmes parfaites »), même si certaines situations permettant le rapprochement m’ont paru peu crédibles et un peu trop rocambolesques pour l’époque!

Cette semaine c’était une Semaine à mille pages organisée par Le pingouin vert sur IG chaque mois tout au long de l’année 2024. Alors combien ai-je lu de pages cette semaine? 2.085 pages lues sans compter les livres jeunesse lus avec mon mini lutin.

Au fil des pages avec Pierre et Lou

J’avais lu, en juin 2023, Pierre et Lou d’Eric Wantiez et Marie Deschamps (éd. Scutella, décembre 2009, 88 pages), un album illustré à partir de 10/11 ans, classé au rayon « Adolescents » de ma médiathèque. Nous suivons deux jeunes adolescents aux tempéraments bien différents, Pierre, amoureux des oiseaux et aimant être dehors et Lou, timide dessinatrice qui reste dans sa chambre avec son chat, qui, au fil des pages, se découvrent. Et si leurs sentiments naissants étaient partagés?

Il y est ainsi question des premiers émois amoureux contés avec tendresse et un brin d’humour par leurs animaux de compagnie, le chat de Lou et les oiseaux de Pierre, dont les chamailleries font écho au rapprochement incertain et mignon entre les deux adolescents et qui s’amusent à commenter les faits et gestes de ce couple tout mignon.

J’ai bien apprécié tant cette douce et touchante romance que les illustrations bleutées au charme suranné et dans un style épuré mais pour autant non dépourvu de poésie, d’émotions et de sensibilité et qui selon les pages se rapproche des bulles de la bande dessinée. Un très bon moment de lecture!

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Prénom: « Lou »

Au fil des pages avec Chéri

Pour une lecture commune avec Nathalie et Isabelle dans le cadre du challenge 2024 sera classique aussi!, le mois de février 2024 étant dédié aux classiques français, j’ai relu Chéri de Colette (éd. Le Livre de poche, n°36557, avril 2023, 282 pages), un roman paru pour la première fois en 1920 et que j’avais déjà lu quand j’étais étudiante par curiosité.

Fred Peloux, surnommé « Chéri », âgé de 25 ans entretient une relation, depuis 6 ans, avec Léa de Lonval, une courtisane, demi-mondaine âgée de 49 ans et amie de sa mère qu’il connaît depuis la petite enfance. Leur relation est sur le point de se terminer, la mère de Chéri ayant décidé qu’il était temps pour lui de se marier avec Edmée, une jeune fille de 18 ans à peine sortie de l’internat. Mais la rupture est-elle aussi simple qu’ils ne le pensaient, chacun étant à la croisée de leur vie, elle, vieillissante qui voit sa vie de courtisane se terminer dans cette dernière relation et lui, désormais marié, à la fin d’une vie insouciante d’un rentier adulescent?

Le roman se construit en deux temps, avant et après le mariage, Léa s’enfuyant loin pour ne pas montrer son chagrin, faisant croire qu’elle a jeté son dévolu sur un autre jeune homme et Chéri, attendant désespérément, dans la débauche et en fuyant sa femme Edmée pour qui il ne ressent rien, le retour de son ancienne maîtresse.

Comme à ma première lecture, je n’ai pas eu beaucoup d’empathie pour ce couple dont je n’ai pas ressenti l’amour inconditionné et sensuel que semble vouloir pourtant mettre en scène Colette. Mais j’ai eu, une nouvelle fois, de la peine pour Edmée dont le mariage ne pouvait qu’être un échec.

J’ai trouvé, une nouvelle fois, leur personnalité bien creuse et superficielle et leur relation malaisante et dérangeante, encore plus 20 ans après, que ce soit l’attitude de Chéri, très puérile, qui se complaît dans une posture de petit enfant capricieux et dans ce qu’on pourrait nommer un Œdipe tardif (le lien maternel sa faisant plus auprès de Léa surnommée « Moumoune » que de sa propre mère) ou celle de Léa, très (trop) maternante bien qu’ayant avec lui des rapports sexuels et ne semblant voir dans son amant qu’un beau corps jeune alors que le sien s’est flétri.

D’ailleurs, pour cette lecture commune, j’ai acheté la dernière édition pour les nouveaux programmes scolaires contenant un dossier thématique sur « un amour transgressif », la thèse étant que la transgression de cet amour tient plus au fait que le couple Chéri/Léa avait de véritables sentiments amoureux qu’ils n’avaient pas su voir jusqu’à l’instant de rompre que leur très grande différence d’âge, bien acceptée dans les mœurs de l’époque dans le milieu semi-mondain.

Pour autant, à la fin de ma lecture, j’ai plus eu le sentiment d’une désillusion et d’un état dépressif de part et d’autre, que ce soit de Chéri qui reste figé dans le souvenir d’une Léa idéalisée et qui l’empêche de s’investir dans son mariage que de Léa qui a bien dû mal à se voir vieillir, et voyant la vieillesse comme un frein à tout amour possible.

A travers cette rupture amoureuse qui ne va finalement pas de soi, Colette dresse également un tableau du milieu semi-mondain, toute en apparences, frivolités et faussetés, à l’image de la relation « amicale » entre les trois semi-mondaines désormais âgées, Léa, Charlotte Ledoux, et la belle Marie-Laure, la mère d’Edmée. D’ailleurs, les chamailleries entre Léa et Charlotte, prenant à témoin Chéri, apportent une touche d’humour à ce récit que j’ai quand même trouvé bien terne et superficiel, sans doute à l’image de ce milieu semi-mondain oisif des années 1900/1910, chacun des personnages vivant de leurs rentes, l’argent ne faisant finalement pas le bonheur.

Il existe une suite à ce roman, La fin de Chéri paru pour la première fois en 1926 et qui se déroule quelques années après, dans les années 20, une fois la Première Guerre Mondiale terminée et je suis curieuse de savoir ce qu’il est advenu des personnages, si la désillusion et l’amertume seront toujours présentes. Je vais essayer de l’emprunter à la médiathèque même si cette nouvelle lecture de Chéri a été une nouvelle fois mitigée tout appréciant son aspect sociétal. Ce sera peut-être une nouvelle lecture commune avec Nathalie et Isabelle?

Pour d’autres avis sur ce roman: Nathalie (avec un avis très enthousiaste) et Isabelle (qui a été déçue de sa lecture).

Participation#3 Challenge 2024 sera classique aussi! de Nathalie #Classique français

Au fil des pages avec Malgré tout

J’avais lu, en mai 2022, Malgré tout de Jordi Lafebre (éd. Dargaud, septembre 2020, 152 pages), un roman graphique avec l’histoire d’un amour à rebours entre Ana et Zeno, l’auteur partant du chapitre 20 au chapitre 1. Désormais sexagénaires, ils arrivent à un nouveau tournant de leur vie. Mais que s’est-il passé depuis 37 ans dans leur vie pour en arriver là que maintenant? Nous remontons ainsi leur fil de leur histoire d’amour.

La structure narrative est, en effet, étonnante, sous forme de puzzle amoureux dans lequel chaque pièce du passé permet d’arriver au dénouement qui n’est pas une fin mais la concrétisation d’un amour. En remontant le cours de leur vie, on se demande ce qui a fait qu’aucun des deux n’a jamais jusque-là sauter le pas vers une relation de couple.

Leur histoire est belle, touchante et romantique même si elle a pris le temps d’une vie pour ce couple aux personnalités bien différentes, à l’instar de leur prénom, chacun à l’extrémité de l’alphabet (A et Z), d’oser afficher au grand jour leurs sentiments tus jusqu’alors, entre occasions manquées, doutes, aléas de la vie privée et professionnelle, non-dits ou peur de sauter le pas dans cet amour fou. Les deux ont une vie bien remplie: elle: mariée, mère et maire de sa ville, aux faux airs d’Audrey Hepburn et d’une autre héroïne de Jordi Lafebre tout aussi espiègle mais blonde, Eva Rojas dans Je suis leur silence et lui, ancien libraire qui a passé sa vie à écrire sa thèse, à voyager à travers le monde, à ne jamais s’engager sentimentalement et à l’esprit bohême.

J’ai aussi bien apprécié les illustrations colorées, expressives (notamment dans les échanges de regard), dynamiques, pleines de pep’s et qui nous entraînent dans le tourbillon des émotions du couple Ana/Zeno, me faisant penser à la chanson de Serge Rezvani, Le tourbillon de la vie chantée par Jeanne Moreau. Un très bon moment de lecture avec cette histoire pétillante et légère d’Ana et de Zeno mais bien plus amère pour Guiseppe, l’époux d’Ana et dont on peut la relire à l’envers, du chapitre 1 à 20!

Pour d’autres avis sur cette BD: Blandine et Eimelle.

Participation #3 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2024 de Bidib #Espagne

Point lecture hebdomadaire 2024 #6

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (mais pas nos relectures).

Nos lectures du 5 au 11 février 2024:

Des lectures jeunesse:

  • (Album jeunesse) Le secret du Capitaine de Jean Leroy et de Stéphane Poulin

Nous avons lu Le secret du Capitaine de Jean Leroy et de Stéphane Poulin (éd. L’école des loisirs, coll. Kilimax, 2022, rééd. février 2024), un album jeunesse à partir de 5/6 ans que j’avais failli acheter à sa parution, attirée par l’illustration de couverture que mon mini lutin, appréciant toujours les histoires de pirates, a reçu dans le cadre de l’abonnement Kilimax. Valia est une jeune fille orpheline qui est mousse à bord de l’Intrépide dont le capitaine est le corsaire Basile le Brave et qu’elle considère comme son père.  Un soir, un incendie se déclare à bord du navire, le capitaine s’assurant que tout son équipage a pu s’enfuir avant de retourner dans le brasier. Qu’est-il donc allé récupérer? Malgré le danger, Valia le suit. Il y est ainsi question de solidarité, d’aventures, d’enfance, de secrets et même de doudou! Un bon moment de lecture joliment illustrée à la peinture à l’huile par Stéphane Poulin.

  • (Album jeunesse) Billy à l’envers de Catharina Valckx

Nous avons lu Billy à l’envers de Catharina Valckx (éd. L’école des loisirs, coll. Kilimax, septembre 2022, rééd. janvier 2024), un album jeunesse à partir de 5 ans. Le père de Billy, le hamster cowboy, vient de lire dans le journal que l’Affreux Jojo, un dangereux voleur de nourriture est dans la région. Billy et son meilleur ami, Jean-Claude le ver de terre partent avertir Mamie Hyda mais à la place font la connaissance de sa petite fille, Suzie la fouine. Le trio parviendra-t-il à faire fuir l’Affreux Jojo? Il y est ainsi question de solidarité, de courage et d’ingéniosité face au danger que représente ce voleur. Un moment de lecture rigolo et gourmand (avec les pots de confiture de fraise et les noisettes dont raffole Jean-Claude) même si ce n’est pas notre préféré de cette série!

  • (Documentaire jeunesse) Freedom! L’incroyable histoire de l’Underground Railroad de Jennifer Dalrymphe et Justine Brax

J’ai lu, dimanche après-midi, Freedom! L’incroyable histoire de l’Underground Railroad de Jennifer Dalrymphe et Justine Brax (éd. Albin Michel Jeunesse, septembre 2021, 91 pages), un documentaire jeunesse à partir de 8 ans et qui retrace l’histoire de l’Underground Railroad avec notamment comme fil conducteur celle d’une de ses grandes figurines historiques de ce mouvement abolitionniste, Harriet Tubman, esclave née en 1820 ou 1822 qui a réussi à s’enfuir, qui a aidé comme « conductrice » de nombreux esclaves et en étant espionne et infirmière pendant la Guerre de Sécession. Blandine a également prévu de le lire ce mois-ci, dans le cadre de l’AAHM Challenge 2024. J’en reparle très vite.

Des lectures adulte:

Parmi les romans adultes que j’ai lus cette semaine, je ne parlerai dans ce billet que de certains.

  • (Romance historique médiévale) La passion du lys de Milena Ribault 

Dans le cadre d’une lecture commune facultative pour le challenge Romance historique 2024, j’ai lu, en e-book, La passion du lys de Milena Ribault (éd. Autoédition, septembre 2023, 387 pages), une romance historique médiévale se déroulant en 1307, sous le règne de Philippe Le Bel. L’autrice a ainsi imaginé une romance entre deux personnages fictifs, Isabeau de Briault, filleule du couple royal qui l’ont recueillie au décès de ses parents, avec des dons de guérisseuse et Enguerrand de Rumercourt, turcopolier au sein de l’Ordre des Templiers qu’a pris sous son aile Jacques de Molay, chef des Templiers et qui se fond dans la Grande Histoire, cristallisant les différends religieux et complots politiques entre le Roi de France et l’Ordre des Templiers qui ne peut guère compter sur le soutien du nouveau pape élu, Clément V. Un bon moment de lecture surtout à partir du chapitre 7, lorsque le mariage arrangé a lieu et que toute la partie introductive se termine! J’ai trouvé que la romance était plus un coup de foudre qu’un « enemies to lovers », les  deux époux tentant d’étouffer leurs sentiments et leur désir au nom de leur loyauté et du devoir vis-à-vis du Roi pour l’une, de sa famille et de papauté pour l’autre.

  • (BD adulte) Hiver à l’Opéra de Philippe Pelaez et Alexis Chabert (T2)

J’ai lu Hiver à l’Opéra de Philippe Pelaez et Alexis Chabert (éd. Grand Angle, octobre 2023, 72 pages), une BD adulte consultable en ligne grâce à ma médiathèque et qui se passe quelques temps après les faits d’Automne en baie de Somme avec une nouvelle enquête, en décembre 1896, à Paris, d’Amaury Broyan inspecteur révoqué de la police. Un bon moment de lecture mêlant enquête policière, milieux populistes et d’extrême-droite et spiritisme tout en se réappropriant Le Fantôme de l’Opéra de Gaston Leroux (1910)!

  • (Cosy mystery) Son espionne royale et les conspirations du palais de Rhys Bowen (T9)

J’ai lu le tome 9 de Son espionne royale et les conspirations du palais de Rhys Bowen (éd. Robert Laffont, avril 2022, 378 pages), un cosy mystery qui reprend quelques semaines après le retour de Lady Georgiana des États-Unis, la jeune étant toujours sans le sou et sans toit fixe tandis que sa mère, fraîchement divorcé de son époux américain est repartie en Allemagne et que Belinda est restée à Hollywood tenter sa chance de percer en tant que couturière. La jeune femme se voit confier une nouvelle mission par la Reine, prendre en charge la princesse Marina de Grèce, la fiancée du prince George, duc de Kent.

Mais à peine a-t-elle commencé sa mission informelle qu’elle découvre le corps sans vie de Coco Barrington, l’une des anciennes maîtresses du prince George dans la cour de Kensington Palace. Parviendra-t-elle à sauver le mariage princier sans que la princesse n’apprenne le passé dissolu du prince George? Un moment de lecture plaisant, bien mieux que le tome précédent même si de tome en tome, je trouve que l’autrice ne se renouvelle guère, que ce soit la relation Georgiana/Darcy qui en devient presque ennuyeuse, les arrivées inopinées de son entourage ou l’attitude de sa femme de chambre! Pour autant, je vais continuer cette série livresque, appréciant les talents de plus en plus aboutis de détective amatrice de la jeune femme et le fait de mélanger la petite histoire fictive avec la grande Histoire de la famille royale britannique.

  • (BD adulte/Roman graphique) Rivages lointains d’Anaïs Flogny

J’ai lu Rivages lointains d’Anaïs Flogny (éd. Dargaud, coll. Combo, janvier 2024, 240 pages) un roman graphique consultable en ligne grâce à ma médiathèque. Nous suivons l’ascension au sein de la mafia de Chicago de Jules, un jeune immigré italien, de 1938 jusqu’aux années 60, auprès d’un des chefs d’origine polonaise et de plus de 10 ans son aîné, Adam Czar puis plus tard, à New York et à Marseille. Il y est ainsi question de quête identitaire, d’homosexualité, de l’histoire de la mafia (des vestiges de la Prohibition des années au « nouveau » marché de la drogue, de guerres entre gangs rivaux et de la lutte anti-mafias des Fédéraux tout comme la French Connection, avec comme ville centrale du réseau criminel Marseille).  Un bon moment de lecture qui finit dans un épilogue doux-amer, tout en solitude pour Jules qui a appris à ses dépens aux côtés de son amant, Adam et de son ami new-yorkais Eufrasio!

  • (Roman noir et d’anticipation) Obsolète de Sophie Loubière

J’ai lu Obsolète de Sophie Loubière (éd. Belfond, février 2024, 528 pages), un roman noir d’anticipation dystopique qui se déroule en 2224, les êtres humains essayant de survivre dans différents villages sous la tutelle de la Gouvernance territoriale tout en faisant face aux pénuries de ressources et à l’infertilité. Désormais âgée de 50 ans comme ses amies Odette et Hasna, Rachel est sur le point d’être une retirée tandis que son époux Keen est amenée à enquêter sur le triple meurtre de fillettes qui a été étouffée par les autorités.

J’ai apprécié l’univers dystopique dépeint dans ce roman, avec l’idée que la femme est un produit sans grand avenir, à obsolescence programmée à 50 ans même si j’ai trouvé que l’autrice aurait pu plus approfondir la nature humaine et la psyché humaine, ce qu’elle fait en toute fin à travers la résolution du triple meurtre des fillettes. J’ai eu, en effet, du mal à croire que dans un monde dans lequel les émotions sont contrôlées au point de faire disparaître la criminalité, le racisme, l’homophobie par exemple, il puisse quand même perdurer la jalousie, l’adultère et surtout le sexisme et l’âgisme sélectif, seules les femmes âgées de plus de 50 ans faisant l’objet du Grand Recyclage. Un bon moment de lecture, me demandant s’il fallait craindre le pire pour ces femmes retirées (est-ce un nouveau génocide tel que celui de la Seconde Guerre Mondiale ou un nouveau Soleil Vert?) et qui fait malheureusement écho au discours d’Emmanuel Macron du 16 janvier 2024 défendant un « réarmement démographique » face à la baisse de natalité constatée en 2023 et en proposant un plan de lutte contre l’infertilité!

Ma lecture en cours:

(Roman historique) Underground Railroad de Colson Whitehead

J’ai lu plus de la moitié (p.240) d’Underground Railroad de Colson Whitehead (éd. Albin Michel, août 2017, 416 pages), un roman historique se déroulant dans les années 1850 et qui relate la fuite de Cora, une esclave de 16 ans dans une plantation de coton en Géorgie, abandonnée quelques années auparavant par sa mère qui s’est enfuie sans elle et de Caesar, un esclave plus âgé et récemment arrivé de Virginie. J’ai été surprise par le parti pris de l’auteur de décrire un véritable réseau ferroviaire souterrain (Cora et Caesar montant à bord d’un vieux train dans une voie ferrée creusée sous terre pour fuir la Géorgie vers la Caroline du Sud, pour le moment) alors que dans les faits, l’Underground Railroad était une métaphore d’un chemin emprunté par de nombreux esclaves pour gagner les États du Nord voire même le Canada.

« Older posts

© 2024 JOJO EN HERBE

Theme by Anders NorenUp ↑