Étiquette : quête initiatique (Page 1 of 7)

Au fil des pages avec A l’aube des cerisiers

Pour la rentrée de la BD de la Semaine, j’ai lu, aussitôt acheté, À l’aube des cerisiers d’Agnès Domergue et Hélène Canac (éd. Jungle, 27 août 2026, 100 pages), une BD jeunesse à partir de 9 ans et dans laquelle on retrouve la petite fille qui a bien grandi d’Entre neige et loup, Lila. Natsu, une minuscule fille vivant avec les Moni sur l’île du jour va faire la rencontre d’un minuscule garçon, Taro qui part à la recherche d’un remède pour Yama en fin de vie, sur l’île de la nuit. Et si leur rencontre allait bouleverser l’équilibre de leur monde? 

J’ai encore plus apprécié ce nouveau tome que les deux précédents, Entre neige et loup et D’Ambre et de Feu. Que ce soit le graphisme ou le texte, je l’ai trouvé plus abouti. L’écriture d’Agnès Domergue est reconnaissable, avec de nombreux haïkus, qui parsèment le récit poétique et onirique. Les dessins d’Hélène Canac sont arrondis et colorés, plein de pep’s et de charme, les Moni, des petits êtres bienveillants avec leur humour enfantin et leur touche musicale m’ayant tout de suite fait penser aux Moomins de Tove Jansson. Ils apportent une touche de légèreté dans la quête initiatique de Natsu et Taro. 

Je me suis laissée porter par le récit jusqu’à ce que tout fasse sens. On y retrouve une nouvelle fois des thèmes communs aux précédents tomes avec les références au folkore japonaise, le fait de grandir… Il y est aussi question de courage, d’amitié, d’aventures, de famille, d’équilibre du monde, de pardon… Un très bon moment de lecture avec ce conte initiatique non dénué d’humour dans une ambiance cette fois plus printanière (avec de beaux cerisiers en fleurs)!

Pour d’autres avis sur ce tome: Hilde tout aussi enthousiaste que moi.

La BD de la semaine chez Blandine pour cette semaine

Participation #38 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #BD jeunesse

Participation #13 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #BD jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #5 Catégorie Passage du temps: « Aube »

Au fil des pages avec Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur

Lors de l’édition 2025 de l’AAHM Challenge, j’avais lu, en e-book, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee (éd. Grasset, rééd. octobre 2015, 463 pages), un roman paru pour la première fois en 1960 aux États-Unis et qui a reçu le prix Pulitzer en 1961. Je profite de la nouvelle édition 2026 pour le chroniquer. La narratrice, Scout Finch se souvient de son enfance, en particulier entre ses 9 et 10 ans, lorsque son père, Atticus Finch, un Avocat veuf quinquagénaire est commis d’office pour assister Tom Robinson, un Noir accusé d’avoir violé une jeune femme blanche pauvre, Mayella Ewell, dans la petite ville ségrégationniste de Maycomb, en Alabama, dans les années 30, pendant la Grande dépression.

Jusqu’à l’année dernière, je n’avais jamais pris le temps de le lire même si j’en avais entendu parler depuis bien longtemps pour sa dénonciation de la ségrégation. J’ai donc été surprise lorsque dès les premières pages, je me suis rendue compte qu’il s’agit aussi et avant tout d’un roman d’apprentissage et d’une quête initiatique à travers l’enfance de la fillette que l’on suit dans son quotidien: sa relation fraternelle avec son frère aîné Jem et leur ami Dill qui vient chaque été, l’amour filial/paternel avec leur père intègre et bienveillant, le mystère inquiétant entourant l’énigmatique voisin Arthur « Boo » Radley qui vit reclus et qui fait l’objet de toute l’attention des trois enfants… Puis tout se cristallise autour du procès de Tom Robinson et qui va ébranler leur famille face à la haine et au racisme. Dans un tel climat, un procès équitable peut-il avoir lieu? 

Il y est ainsi question d’apparences trompeuses, de vie de famille dans les années 30, d’inégalités sociales, de ségrégation raciale, du vivre ensemble, d’éducation, de la condition des filles, des femmes ou bien encore des droits des Afro-américains, de justice… Le récit de la narratrice oscille entre moments légers et candeur enfantine et moments plus graves et révoltants, rendant encore plus choquant, si c’était possible, le sort réservé à Tom Robinson. Un très bon moment de lecture! Je ne peux que vous encourager à le lire si ce n’est pas déjà fait. Pour prolonger cette lecture, j’avais également emprunté à la médiathèque Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Fred Fordham (éd. Grasset, novembre 2018, 288 pages), un roman graphique adaptant et illustrant le roman éponyme d’Harper Lee et que j’ai trouvé fidèle au roman originel et réussi, y retrouvant la même ambiance.

Pour d’autres avis sur ce roman: Enna (et aussi la BD et sa suite, Va et poste une sentinelle) et Antigone.

Participation #3 AAHM Challenge 2026 d’Enna

Participation #5 au Challenge 2026 sera classique aussi! de Nathalie #Classique américain (1960)

Au fil des pages avec le tome 1 de Poltron Minet

Repéré à la médiathèque pour sa couverture automnale, j’ai lu le tome 1 de Poltron Minet, La voie romane de Cédric Mayen et Madd (éd. Dupuis, mars 2023, 56 pages), une BD jeunesse à partir de 9 ans. A la fin de leurs vacances d’été à la campagne, il est temps pour Romane et ses parents de rentrer chez eux, mais sans le chaton de la petite fille, Minet étant introuvable. Ce dernier se perd en forêt et à son réveil, il fait la connaissance d’un lapin et d’un écureuil se comportant comme des humains et se dénommant Hardi Lapin et Avare Écureuil. Mais le chaton peut-il leur faire confiance lorsqu’ils se moquent de lui en le surnommant très vite Poltron Minet et en l’amenant voir Chat Pourri qui, dans sa jeunesse, aurait été apprivoisé par un maître?

Minet, encore bien naïf, découvre une nouvelle société aux airs médiévaux qui n’a rien à envier à celle des humains, les préjugés et discriminations étant fort à l’égard des « naturels » comme lui ou des hérissons, mis au ban de cette société animalière car considérés comme des assassins. Sous une apparente harmonie, des règles strictes et injustes les régissent. Sous bonne garde de Féroce Renarde et accompagné de Hardi Lapin et Avare Écureuil, parviendra-t-il à trouver un moyen de retrouver sa jeune maîtresse, Romane?

Graphiquement, les illustrations rondes, colorées, dynamiques et expressives apportent une touche de douceur à un récit abordant des thèmes assez âpres pour des jeunes lecteurs même si à hauteur d’enfant, avec une touche d’humour bienvenue: la condition des animaux, les relations sociales, le vivre ensemble sous fond d’aventures et de quête initiatique, le chaton se révélant au fil des pages bien plus audacieux, dégourdi, bienveillant et déterminé. Un bon voire très bon moment de lecture avec ce premier tome introductif qui donne envie de connaître la suite!

J’ai déjà vu que le tome 2 est disponible à notre médiathèque, Le protocole Seth (éd. février 2024, 56 pages), un tome qui, au vu du résumé du 4e de couverture, semble encore plus sombre en abordant la question des expérimentations sur les animaux. Je ne sais pas si mon mini lutin le lira, ayant trouvé déjà le premier tome bien trop triste, espérant jusqu’à la fin que Minet retrouve la petite fille. 

La BD de la semaine chez Blandine pour cette semaine

Participation #4 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #BD jeunesse

Au fil des pages avec le tome 1 de Hikaru no Go

Après un passage en médiathèque avec mon mini sorcier, nous sommes revenus avec plusieurs mangas dont les quatre premiers tomes de Hikaru no Go dont j’ai lu le premier tome, Résurrection d’un génie du go de Yumi Hotta et Takeshi Obata (éd. Tonkam, rééd. février 2007, 191 pages), un manga shonen à partir de 12 ans et paru pour la première fois au Japon en 1999. Hikaru, âgé de 11 ans, découvre un jour, avec son amie Akari, dans le grenier de son grands-parent, une vieille table de go, libérant sans le vouloir le fantôme qui y était enfermé et qui prend possession de son esprit. Saï Fujiwara était le professeur de go de l’Empereur à l’époque Heïan (du VIIIe à XIIe siècle). En quête du « coup divin », ce génie du go est bien décidé à initier le collégien à ce jeu. En se rendant dans un club de go de son quartier, Hikaru fait la connaissance d’un garçon de son âge plus introverti, Akira Toya, le fils du Meijin, le plus fort joueur de Go actuel qui voit en lieu un adversaire à sa hauteur. Et si finalement Hikaru commençait à apprécier ce jeu?

Dès ce premier tome très rythmé, le personnage d’Hikaru évolue positivement, passant d’un collégien peu enclin à travailler en classe, surtout en cours d’histoire et recherchant à se faire de l’argent de poche à un jeune plus posé et mature en participant à des tournois de go. Mais est-il vraiment libre de ce choix ou est-ce l’esprit de Saï qui a pris le contrôle de son corps? Même si on est dans un manga jeunesse, j’ai apprécié les interactions entre Hikaru et Saï dont les caractères sont bien différents, la découverte par Saï des nouvelles règles du go, le jeu ayant évolué au fil des siècles. Mais je ne suis pas sûre de poursuivre ce manga qui compte 23 tomes et qui ne sont pas tous disponibles à ma médiathèque. Il y a ainsi question de quête initiatique, de jeu de go, de compétition, d’amitié, de confiance en soi, de patience, de transmission… Sur le même thème, j’avais lu il y a longtemps La joueuse de go de Shan Sa.

Participation # Challenge Halloween 2025 de Hilde et Lou #Fantôme

Participation #10 Un Mois au Japon 2025 de Lou et Hilde #Manga Shonen

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Sport/Loisirs: « Go »

Participation # (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Japon

Participation #3 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #BD jeunesse

 

Au fil des pages avec le tome 3 de Brume

Pour une lecture commune avec Hilde, nous avons relu le tome 3 de Brume, La source des secrets de Jérôme Pélissier et Carine Hinder (éd. Glénat, coll. Tchô!, octobre 2024, 72 pages), une BD jeunesse écrite en lettres majuscules et à partir de 7 ans. Toujours accompagnée de son meilleur ami Hugo et du petit cochon Hubert, Brume est bien décidée à poursuivre son enquête sur ses origines et sur la sorcière Naïa. Grâce à un indice donné par la mère du garçon, le trio part à nouveau à l’aventure en suivant un ruisseau devant les conduire à une étrange source. Réussiront-ils à percer le secret de la disparition de Naïa? Pourront-ils se fier à toutes les créatures croisées en chemin, comme des petites fées ou un yéti?

Ce tome est toujours aussi plein de pep’s et d’humour que les deux tomes précédents. Bien que les deux enfants ne se doutent de rien, le petit cochon Hubert, notre narrateur, est encore là pour veiller sur eux, avec cette fois une potion de mémoire dont il espère pouvoir rassembler les ingrédients en chemin. Il y est ainsi toujours question d’aventure, d’amitié, de quête des origines, de seconde chance, de courage, de quête initiatique… Une belle conclusion à ce premier arc narratif avec ce tome à la hauteur de nos attentes et à la jolie morale de fin!

Sans oublier quelques passages gourmands (jus de carotte aux blettes de la mère de Hugo ou soupe préparée par le yéti). Il est désormais temps de se plonger dans le tome 4, La Nouvelle sorcière (éd. octobre 2025, 72 pages). Y verrons-nous également un petit personnage très secondaire et commun aux 3 tomes tout mignon (si si, il y est aussi ici dans le tome 3 et ce n’est pas la petite grenouille)?

Pour d’autres avis sur ce tome 3: Hilde tout aussi enthousiaste, Moka et Eimelle.

Participation # Challenge Halloween 2025 de Hilde et Lou #BD jeunesse

Participation # Challenge Contes & Légendes 2025 de Bidib #Folklore breton

La BD de la semaine chez Fanny pour cette semaine

Participation # Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2025 de Bidib et Fondant

Participation #2 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #BD jeunesse

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