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Au fil des pages avec Anita Conti, océanographe

Après avoir découvert cette série Les Pionnières avec le tome sur Nellie Bly, j’ai lu, pour le thème « Bulles Vertes » de la BD de la Semaine, le premier tome, Anita Conti, océanographe de Luca Blengino, Nathaniel Legendre, Katia Ranalli et Florent Daniel (éd. Soleil, coll. Aventure, mars 2020, 56 pages), une BD documentaire retraçant la vie d’Anita Conti.

Rien ne prédestinait cette femme à devenir la première exploratrice océanographe française. Née en 1899 et passionnée dès l’enfance par la mer et la pêche, elle met un terme à son emploi de relieuse d’art  à Paris et se fait engagée, grâce à ses écrits journalistiques, par l’Office scientifique et technique des pêches maritimes (OSTPM) dans des missions scientifiques et campagnes de pêche, en 1935. Dans un monde masculin dans lequel il est mal vu d’être une femme à bord des bateaux de pêche, Anita Conti, autodidacte se révèle bientôt indispensable pour dresser les premières cartes de pêche et consigner le monde sous-marin. Mais la Seconde Guerre mondiale éclate et elle s’engage dans la Marine nationale sous couvert de travaux scientifiques des fonds marins pour pister et détruire les mines allemandes à détonation magnétique puis plus tard s’embarque sur un chalutier à destination de l’Afrique de l’Ouest. 

Cette BD développe surtout le début de ses travaux scientifiques, entre les 30 et 50. On y voit sa force de caractère et sa ténacité, permettant par son audace, la qualité de son travail et son savoir-faire à permettre l’exploration des fonds marins, à rationaliser les pratiques de la pêche puis à alerter sur les dangers de la surpêche industrielle et la vulnérabilité des fonds marins, au vu de son expérience sur le terrain ou bien encore en étant à l’origine de la pisciculture ou plus largement de l’aquaculture. On y croise également à la fin un autre explorateur océanographe célèbre, le commandant Cousteau. Un bon moment de lecture avec cette BD biographique, même si je n’ai pas trop accroché aux dessins et qui se termine sur un dossier biographique fort instructif!

Pour une autre BD documentaire sur Anita Conti: Eimelle. avec le roman graphique en noir et blanc dans la série Les Clandestines de l’Histoire, Anita Conti de José-Louis Bocquet et Catel (éd. Casterman, septembre 2024, 368 pages).

La BD de la semaine chez Blandine pour cette semaine

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Prénom: « Anita »

Au fil des pages avec Sur l’île

J’ai lu Sur l’île d’Elizabeth O’Connor (éd. JC Lattès, mai 2024, 272 pages), un court roman d’apprentissage se déroulant sur une île au large du pays de Galles, de septembre à décembre 1938. Âgée de 18 ans, Manod vit avec son père veuf et pêcheur de homards et Llinos, sa sœur cadette âgée de 12 ans. Un jour, une baleine s’échoue et deux ethnologues anglais, Edward et Joan, viennent pour étudier le mode de vie insulaire et le folklore des habitants de l’île, engageant la jeune femme qui maîtrise parfaitement l’anglais comme assistante et traductrice. Leur arrivée lui redonne l’espoir d’une autre vie, sur le continent anglais. En effet, contrairement à sa sœur cadette, Manod aspire à une autre vie loin de l’île aux dures conditions de vie en devenant professeure. Mais peut-elle y croire et faire confiance aux deux ethnologues?

Il y ainsi question d’émancipation féminine, de famille, de la vie insulaire avec son rythme propre lié aux saisons et aux marées et bien différent du continent, de la nature omniprésente à l’image du prologue, de solidarité entre les îliens vivant de la pêche ou de l’élevage de moutons et qui font face à l’exode des plus jeunes, de traditions insulaires…

Avec des chapitres très courts, sobres et épurés, l’autrice dresse un portrait très touchant et tout en délicatesse de cette jeune femme pleine de rêves, d’espoirs et de doutes. On ressent sa sensibilité à fleur de peau et le désespoir qui semble ne pas quitter les îliens, même ceux partis sur le continent, la guerre n’étant pas loin d’éclater. Les chapitres alternent la décomposition de la baleine, les transcriptions des ethnologues et le récit en lui-même avec Manod et les îliens. Un très bon moment de lecture avec ce premier roman de l’autrice pour lequel elle s’est inspirée d’îles existantes au large de la Grande-Bretagne et de l’Irlande et qui se finit en décembre avec les fêtes de Noël!

J’ai enfin relevé quelques légendes galloises ou plus largement celtes ou britanniques avec par exemple les selkies ou femmes-phoques, décrites comme des fées par certains habitants ou autres chansons folkloriques se transmettant par l’oralité au sein des familles de l’île et retranscrites par les deux ethnologues sur le phonographe ou bien encore de croyances ou superstitions en lien avec les éléments de la Nature, la fête de la Mari Lwyd, à Noël, où un des habitants, cette année-là le père de Manod, Tad porte un crâne de cheval décoré de rubans et de clochettes en tête de la procession

Participation #5 Challenge Contes & Légendes 2025 de Bidib #Folklore gallois

Participation #7 (Parcours littéraire) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2025 de Bidib #Royaume-Uni

Challenge Petit Bac d’Enna #2 Catégorie Lieu: « Île »

Au fil des pages avec Un amour de petite sœur

Pendant les vacances de Noël, nous avons lu Un amour de petite sœur de Jean-Baptiste Baronian et Noris Kern (éd. Gallimard Jeunesse, 2005), un album jeunesse à partir de 3 ans. En pleine hibernation, Valentine se réveille pour poursuivre un oiseau, son grand frère Polo veillant sur elle. En chemin, ils rencontrent des pingouins qui les invitent à une partie de pêche sur la banquise.

Il est question de complicité entre frère et sœur et d’amitié. Intrépide, la jeune ourse polaire ne fait pas attention aux dangers. Heureusement, elle peut compter sur son frère et les pingouins (ou plus exactement les manchots empereurs). Un bon moment de lecture avec cet album jeunesse joliment illustré et tout mignon!

Participation #3 (Parcours illustré) Challenge Le tour du monde en 80 livres 2023 de Bidib #Belgique (auteur) et Brésil (illustratrice)

Au fil des pages avec Le rêve de Jonas

Nous lisons et relisons Le rêve de Jonas de Marlies van der Wel (éd. Kaléidoscope, diff. L’école des loisirs, 2021), un album jeunesse au format à l’italienne à partir de 5 ans. Lorsque Jonas découvre la mer à l’âge de 2 ans, il rêve alors de vivre au milieu des poissons. Mais est-ce possible, les pêcheurs riant de lui?

 Au fil des pages, nous voyons Jonas grandir et poursuivre son rêve, malgré les échecs et les rires moqueurs des pêcheurs. Sa volonté et son optimisme perdurent tout au long de sa vie, malgré les échecs, qu’il soit âgé de 2 ans, 8 ans, 18 ans, 30 ans puis 80 ans. Il continue à fabriquer des inventions de plus en plus élaborées pour réaliser son rêve à partir des déchets rejetés par la mer. Dans le même temps, nous voyons également évoluer les techniques de pêche des pêcheurs (de simples cannes à pêches au départ jusqu’à de gros bateaux de pêche avec des filets…).

Il y est ainsi question de persévérance, de patience, de croire en ses rêves, de pollution marine… Les illustrations sont très jolies, jouant avec les ombres et lumières et en nous immergeant, comme Jonas, dans les profondeurs de la mer. Coup de cœur pour cet album jeunesse qui s’inspire du court-métrage d’animation, Jonas and the sea, réalisé par l’autrice elle-même en 2017 et que nous avons aussi regardé, après avoir flashé le QR code en fin d’album (le court-métrage comprenant plus de scènes, notamment lorsque Jonas est pris dans les filets du chalutier)!

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Prénom: « Jonas »

Participation #68 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Pays-Bas

Au fil des pages avec Raymond La Taupe, détective

Nous lisons et relisons Raymond La Taupe, détective de Camilla Pintonato (éd. Seuil Jeunesse, 2020), un album jeunesse à partir de 3 ans. Raymond est une taupe, chef cuisinier reconnu qui tient un restaurant. Mais pourtant, son plus grand rêve est de devenir détective privé. Un jour, le papy d’une écureuil disparaît. Passionné de romans policiers et au flair infaillible à défaut d’avoir une bonne vue, Raymond est déterminé à faire ses preuves et résoudre cette disparition. Mais n’est pas Sherlock Holmes qui veut.

A la lecture de cette histoire, nous constatons vite un décalage entre le texte et les illustrations, Raymond passant à côté d’indices importants et Papy écureuil n’étant pourtant jamais loin de lui. Il est d’ailleurs amusant de chercher dans chaque double page le « disparu » dont on comprend très vite ce qu’il est parti faire. Les références à Sherlock Holmes sont nombreuses, que ce soit le look de Raymond ou sa façon de procéder pour regrouper les indices.

Un très bon moment de lecture rigolo et loufoque avec le contrepied narratif et qui aborde également la question de confiance en soi et de croire en ses rêves! J’ai d’ores et déjà noté qu’un second tome était paru en février 2022, L’affaire du collier. Raymond aurait-il réussi sa reconversion professionnelle et ouvert une agence de détective privé? Sans oublier un passage gourmand peu ragoutant (la soupe aux punaises de lit).

Participation #6 Challenge British Mysteries 2022 de Hilde et Lou #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #3 Catégorie Ponctuation: « , »

Participation #38 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Italie

Participation #20 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Soupe

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