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Point lecture hebdomadaire 2026 #27

En cette fin de semaine, voici mon point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures (mais pas nos relectures) de la semaine dernière. Comme déjà les semaines précédentes, avec la canicule et la coupe du monde de foot, celles-ci ont été bien moins nombreuses que de coutume. Côté emprunts à la médiathèque, nous avons pourtant de quoi lire tout l’été. J’ai également acheté une dizaine d’e-books pendant l’opération All Stars 2026, même si la plupart de ces titres seront pour l’automne ou Noël. 

Nos lectures du 29 juin au 5 juillet 2026:

Des lectures jeunesse:

  • (Roman fantasy jeunesse) Les Royaumes de Feu, La prophétie de Tui T. Sutherland (T1) 

Mon mini lutin a quasiment fini de lire le tome 1 des Royaumes de Feu, La prophétiede Tui T. Sutherland (éd. Gallimard Jeunesse, janvier 2015, rééd. Collector, février 2025, 416 pages), un roman fantasy jeunesse à partir de 9 ans avec l’histoire de 5 jeunes dragons qui, selon une mystérieuse prophétie, seraient capable de mettre fin à la guerre qui divise les royaumes du monde de Pyrrhia. Heureusement, j’ai pu lui emprunter en fin de semaine dernière le tome 2, La princesse disparue (éd. janvier 2015, 384 pages) et l’adaptation en BD du tome 1 illustré par Mike Holmes (éd. septembre 2019, 224 pages). 

  • (Roman jeunesse) Harry Potter à l’école des sorciers de J. K. Rowling et Jim Kay (T1)

Même si mon mini sorcier a déjà lu les 7 tomes et vu les films éponymes, je lui avais emprunté le roman illustré par Jim Kay (éd. Gallimard Jeunesse, octobre 2015, 254 pages). Mais les illustrations ne lui ont pas du tout plu. A voir s’il prolongera l’univers avec la nouvelle série HBO prévue pour Noël 2026. 

  • (Manga seinen) Shadows House de So-ma-to (T1)

J’ai lu le premier tome de Shadows House de So-ma-to (éd. Glénat, juin 2020, 160 pages), un manga seinen à partir de 13/14 ans. Emilico est une poupée vivante au service de Kate Shadows. Son travail au sein du manoir familial consiste à nettoyer la suie projetée par Kate qui fait partie d’une famille d’ombres sans visage. Ce premier introductif à l’ambiance victorienne gothique est intrigant. J’ai prévu de découvrir la suite à l’automne. 

  • (BD jeunesse) Héloïse et les larmes de givre de Loïc Clément et Justine Cunha

Dans la série des Contes des cœurs perdus, j’ai lu Héloïse et les larmes de givre de Loïc Clément et Justine Cunha (éd. Delcourt, octobre 2023, 48 pages), une BD jeunesse à partir de 9/10 ans. Héloïse vit dans un village d’hamadryades. Cette jeune dryade rêve depuis toujours de voyager alors même que sa nature le lui empêche, ne pouvant s’éloigner de l’arbre auquel elle est liée. Et si sa rencontre avec un petit golem de pierre allait tout changer? Il y ainsi question d’aventures, d’amitié, d’écologie… Un bon moment de lecture qui rappelle le mythe grec de Perséphone!

  • (Album jeunesse) Le nid d’hirondelles d’Yoonmi Koo et Minu Kim 

J’ai lu Le nid d’hirondelles d’Yoonmi Koo et Minu Kim (éd. L’école des loisirs, mai 2024, ), un album jeunesse à partir de 3/4 ans. Alors qu’elle passe ses vacances d’été chez sa grand-mère et Grand-Mamie, une petite fille rompt sa solitude en observant un nid d’hirondelles. Quatre petits sont nés mais un jour, l’un d’entre eux tombe. Aurait-il besoin d’aide?  Il y est ainsi question d’ennui, de vie à la campagne, d’ornithologie… Une lecture plaisante aux jolies illustrations et qui permet de découvrir la campagne coréenne et un hanok, une maison traditionnelle coréenne!

  • (Album jeunesse) Sandro, L’apprenti pizzaiolo de Gaëlle Arnaud et Shiila

Nous avons lu Sandro, L’apprenti pizzaiolo de Gaëlle Arnaud et Shiila (éd. Gautier-Languereau, juin 2023, 32 pages), un album jeunesse à partir de 5/6 ans. Sandro est un apprenti pizzaiolo qui rêve de remporter le concours de la meilleure pizza. Mais face à son patron Luigi, cela sera-t-il possible tant ce dernier lui met des bâtons dans les roues comme l’obliger, le soir même du concours, de préparer des pizzas pour l’anniversaire de la fille d’un client? Pourra-t-il compter sur l’aide de sa voisine Nona qui s’occupe de lui depuis qu’il a perdu ses parents? Il y est ainsi question de persévérance, de l’importance des liens familiaux et de la gentillesse récompensée face à la jalousie et à la méchanceté. Un bon moment de lecture rigolo et gourmand!

Des lectures adulte:

  • (BD adulte/roman graphique) Le fils de Pan de Fabrizio Dori (T2)

Ayant lu il y a quelques années le tome 1, Le Dieu vagabond de Fabrizio Dori (éd. Sarbacane, janvier 2019, 158 pages), je l’ai d’abord relu avant de découvrir le tome 2, Le fils de Pan (éd. août 2023, 240 pages). Et bien m’en a pris! J’ai retrouvé avec plaisir Eustis le Satyre qui se retrouve tuteur du fils de Pan et qui repart avec lui dans le monde moderne afin de lui permettre de découvrir sa « spécialité » de dieu. Mais rien n’est simple, la tête d’Eustis est mise à prix et il lui faudra convaincre la fille du Professeur, Zoé. J’ai une nouvelle fois apprécié l’univers loufoque et coloré imaginé, mélangeant modernité et mythologie grecque. La fin de ce nouveau tome présage une suite. Je ne manquerai pas de la lire si elle paraît un jour. Un bon voire très bon moment de lecture! J’en reparle très vite.

  • (Roman graphique) Vivian Maier, À la surface d’un miroir de Paulina Spucches

J’ai lu Vivian Maier, À la surface d’un miroir de Paulina Spucches (éd. Steinkis, novembre 2021, 168 pages), un roman graphique (son premier) s’ouvrant, à chaque chapitre, par une reproduction des photographies de Vivian Maier entre 1952 et 1960. J’ai apprécié l’idée de l’autrice de partir d’un de ses nombreux clichés et d’imaginer le contexte qui pouvait entourer la prise de vue. Rappelant le fauvisme, les bulles sont très colorées et attirent inévitablement l’œil à l’instar des photographies originales, en noir et blanc. Un bon moment de lecture dans l’ensemble avec cette biographie romancée!

Au fil des pages avec Vivian Maier, A la surface d’un miroir

J’ai lu Vivian Maier, À la surface d’un miroir de Paulina Spucches (éd. Steinkis, novembre 2021, 168 pages), un roman graphique (son premier) s’ouvrant, à chaque chapitre, par une reproduction des photographies de Vivian Maier entre 1952 et 1960. Nurse de profession, Vivian Maier était aussi une photographe de rue autodidacte qui a été reconnue à titre posthume, la plupart de ses photographies n’ayant jamais été développées. Qui était-elle? Que disent d’elle les clichés qu’elle n’a cessé de prendre tout au long de sa vie avec son Rolleiflex?

J’ai apprécié l’idée de l’autrice de partir d’un des nombreux clichés de Vivian Maier, une Américaine d’origine française et d’imaginer le contexte qui pouvait entourer la prise de vue, comme lorsqu’elle fait un autoportrait ou des portraits de passants, animaux ou objets dans la rue et les flashbacks parcellaires de ce qui aurait pu être sa vie dont on sait très peu de choses. Rappelant le fauvisme, les bulles sont très colorées et attirent inévitablement l’œil à l’instar des photographies originales. Tout se joue donc au niveau de l’image et des émotions et interprétations qu’elle suscite, le texte étant peu présent.

Au fil des clichés, se dessine une vie discrète et peu amène, captant sur le vif des instantanés de vie, que ce soit dans les rues de New-York ou à Champsaur… Il y est aussi question de transmission de cette passion. Un bon moment de lecture dans l’ensemble avec cette biographie romancée qui permet de (re)découvrir Vivian Maîer (1926/2009)! A la fin de ma lecture, je suis d’ailleurs allée voir les clichés en noir et blanc de cette période: ici, à défaut d’avoir eu le temps de voir l’été dernier l’exposition « Vivian Maier, au bord du monde » à la Maison des Douanes, à Saint-Palais-sur-Mer. 

Pour d’autres avis sur ce roman graphique: NathalieBlandine, Enna et Fanny

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #5 Catégorie Objet: « Miroir »

Point lecture hebdomadaire 2025 #26

En ce début de semaine, voici mon point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures (mais pas nos relectures) de la semaine dernière qui a été marquée par la canicule propice à rester au frais et à lire et la fin du Mois Anglais 2025.

Nos lectures du 23 au 29 juin 2025:

Des lectures jeunesse:

Nous avons continué de lire, chaque soir, le tome 3 de La légende de Podkin le Brave, Le Monstre de Cœur Sombre de Kieran Larwood (éd. Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior, juin 2021, 304 pages), un roman jeunesse fantasy à partir de 9 ans et qui vient clore cette trilogie, la lutte contre les Gorm n’étant pas finie pour Podkin, Paz et Pook. Ces derniers arriveront-ils à mettre fin à l’avancée destructrice des Gorm et de leur cruel chef, Scramashank? Nous avons hâte de découvrir le dénouement de cette trilogie. 

Des lectures adulte:

  • (Roman SF post-apo), Silo, Générations de Hugh Howey (T3)

J’ai lu le troisième et dernier tome de Silo, Générations de Hugh Howey (éd. Actes Sud, octobre 2014, 432 pages), les événements s’enchaînant à l’intérieur des silos 1, 17 et 18. Mais Juliette peut-elle faire confiance à ceux du silo 1, protéger les survivants du silos 17 et espérer qu’un avenir dehors soit possible? Ma lecture a été une nouvelle fois addictive, les chapitres courts m’entraînant vers le dénouement final qui m’a paru un peu trop rapide voire même simpliste par rapport à la complexité du départ. Malgré ce petit bémol sur sa fin, j’ai bien apprécié cette trilogie qui me donne envie de visionner son adaptation en série, la troisième saison étant prévue pour la fin 2025. J’en reparle très vite.

  • (Romance historique de Noël) Les Ducs à tomber, Le duc de glace d’Anna Bradley (T3)

J’ai lu, en e-book, le tome 3 des Ducs à tomber, Le duc de glace d’Anna Bradley (éd. J’ai lu pour elle, coll. Aventures & Passions, juin 2025, 378 pages), une romance historique se déroulant dans la campagne anglaise, à quelques jours de Noël. Maxwell Burke, duc de Grantham est bien décidé à récupérer, par tous les moyens, même les plus sournois, le manoir familial dont il a hérité à parts égales avec Rose St. Claire, la fille adoptive de celui qu’il tient pour responsable depuis 20 ans de cette privation et qui vient de décéder. L’idée de la pousser au mariage avec un vicomte afin de récupérer son bien était-elle si clairvoyante? Un bon moment de lecture avec cette romance même si j’ai trouvé que le personnage masculin était tellement enfermé dans sa vengeance qu’il en a oublié de vivre et qu’il en devenait antipathique au point où je me suis demandée ce qui pouvait plaire à la jeune femme. 

  • (Roman contemporain) Le restaurant des recettes oubliées de Hisashi Kashiwai

J’ai fini de lire, en e-book, Le restaurant des recettes oubliées de Hisashi Kashiwai (éd. Nami, avril 2023, 256 pages), un roman contemporain très gourmand et paru pour la première fois au Japon en 2013 et qui avait été proposé comme lecture commune en avril dernier dans le cadre du challenge Un mois au Japon 2025. Nagare Kamogawa, un ancien policier veuf à la retraite et sa fille Koishi tiennent un restaurant discret, sans enseigne ni menu, à Kyoto mais avec un chat facétieux. Seuls les habitués et ceux qui arrivent à découvrir leur adresse en lisant un court encart publicitaire d’une ligne sibylline paru dans une revue culinaire viennent y déguster de savoureux repas faits maison ou les recruter afin de retrouver un plat qui a marqué intensément leur vie mais dont ils ignorent la recette. En lisant le 4e de couverture, j’avais trouvé l’idée intéressante, gourmande et nostalgique mais j’ai trouvé le roman un peu trop répétitif. Je ne me suis pas plus attachée que cela aux personnages, même ceux servant de fil conducteur entre chaque partie. Il y est ainsi question de non-dits, de solitudes, de malentendus irréparables, de choix de vie déterminée par un plat du passé, de regrets, de remords, de veuvage, de maladie, du poids de la famille, d’épiphanie lors de la redécouverte du plat ainsi retrouvé… Une lecture fort gourmande mais qui ne m’a pas plus emballée que cela!

  • (Roman domestique) Mon Mari de Maud Ventura

J’ai lu Mon Mari de Maud Ventura (éd. L’Iconoclaste, août 2021, 355 pages), le premier roman de l’autrice après avoir lu, en mars dernier, son second, Célèbre. La narratrice, âgée de 40 ans nous parle de son mari depuis 15 ans et de la façon dont elle vit leur relation au quotidien. il est question d’obsession amoureuse, de dépendance affective, d’amour maladif, de jalousie… Un bon voire très bon moment de lecture avec ce roman domestique, au ton ironique et grinçant, proche d’un thriller psychologique sans l’être vraiment et à l’épilogue surprenant! 

  • (Roman graphique) Brontëana de Paulina Spucches

J’ai lu, en version numérique via ma médiathèque, Brontëana de Paulina Spucches (éd. Steinkis, août 2023, 224 pages), un roman graphique se présentant comme une biographie fictionnelle des sœurs Brontë, en particulière de la cadette, Anne qui, faisant fi des mises en garde de ses aînées, Emily et Charlotte, prend le risque d’écrire. Cela m’a rappelé une autre lecture jeunesse au sujet de la fratrie Brontë que j’avais plus apprécié: Au pays des histoires, L’enfance de Charlotte, Branwell, Emily et Anne Brontë de Sara O’Leary et Briony May Smith (éd. Gallimard Jeunesse, février 2024, 40 pages), un album jeunesse à partir de 5/6 ans. 

Ma lecture en cours:

(Roman adulte) Les ingratitudes de l’amour de Barbara Pym

J’ai commencé à lire, jusqu’à la page 72, Les ingratitudes de l’amour de Barbara Pym (éd. 10/18, mai 2022, 350 pages), un roman paru pour la première fois en Angleterre en 1961. Dans les années 60, Dulcie Mainwaring vient de rompre ses fiançailles. Pour s’en remettre, elle se rend à un colloque savant sur les métiers de l’édition au cours duquel elle rencontre Viola et tombe sous le charme d’un des conférenciers, Aylwin Forbes, directeur d’une revue. De retour chez elle, elle héberge sa nièce et Viola, se lançant dans une quête sur cet homme et son entourage. Pour le moment, je découvre une trentenaire bien seule, « vieille fille » naïve et qui tient à se lier d’amitié avec une jeune femme qui semble profiter d’elle, Viola ayant entretenu une liaison avec Aylwin, séparé de sa femme. 

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