Étiquette : nature (Page 1 of 4)

Au fil des pages avec Pour quelques gouttes d’eau

J’emprunte à la médiathèque Pour quelques gouttes d’eau d’Anne Jonas et Marie Desbons (éd. Le buveur d’encre, 2017), un album jeunesse à partir de 6 ans. Dans un pays chaud, Zahina est une petite fille qui chaque jour va avec son père et ses frères et sœurs chercher de l’eau au puits, une cruche sur la tête. Mais cette tâche est bien difficile pour la petite fille qui laisser s’échapper quelques gouttes de cette précieuse eau à son grand désespoir. Triste et honteuse, elle se renferme de plus en plus dans le silence. Et pourtant si cette eau n’était pas vraiment perdue? Son père bienveillant pourra-t-il la réconforter?

Les illustrations sont magnifiques et accompagnent à merveille le texte mélancolique, la petite fille se reprochant de ne pas être à la hauteur de sa lourde tâche. Malgré la tristesse de la petite fille, c’est tout un sentier qui s’épanouit derrière elle au fil du temps. Rempli au départ de cailloux, il se transforme en sentier verdoyant alimenté tout à la fois par les gouttes d’eau perdues du puits et les larmes de la fillette. L’histoire permet ainsi d’aborder avec les jeunes lecteurs la valeur de l’eau et son accès difficile pour de nombreux habitants de notre planète, notamment en Afrique, qui n’ont malheureusement pas l’eau potable aussi facilement que nous. Il est possible de prolonger la lecture sur le cycle de l’eau ou son traitement. Coup de cœur pour cet album jeunesse très poétique!

Challenge Petit Bac d’Enna #12 Catégorie Mot au pluriel: « Gouttes d’eau »

Au fil des pages avec le tome 1 d’Eli & Gaston

J’emprunte à la médiathèque le tome 1 d’Eli & Gaston, L’esprit de l’automne de Ludovic Villain et Céline Deregnaucourt (éd. Ankama, 2019), une BD jeunesse à partir de 7 ans. Cette année, Eli ne passe pas ses vacances d’été avec ses parents mais chez sa grand-mère Jo. Et ça ne l’enchante guère. Dès la première soirée, tout se passe de travers, sa grand-mère la rassurant par une vieille histoire de gardiens de la forêt. Pourtant le lendemain matin, cette dernière semble préoccupée. Elle charge Eli de récupérer des œufs dans la ferme voisine. Mais Alexandre, un jeune garçon lui joue un mauvais tour en l’enfermant dans le poulailler. Après tant de frayeurs, la petite fille décide de s’enfuir et de retrouver ses parents. Mais en chemin, avec Gaston, son chat grassouillet et froussard, elle passe par une forêt aussi magnifique avec ses couleurs automnales qu’effrayante. Il y règne un silence inquiétant, les animaux semblant fuir quelque chose et certains arbres ayant été attaqués. Eli parviendra-t-elle à en savoir plus sur le mal qui ronge peu à peu la forêt?

Les jolies illustrations dynamiques et tout en rondeurs de Céline Deregnaucourt accompagnent à merveille la quête initiatique de la jeune héroïne. Eli est une petite fille un peu boudeuse qui, embarquée malgré elle dans une aventure fantastique, fait preuve de beaucoup de courage. Et que dire de cet esprit d’automne prenant la forme d’un dragon volant! Un très bon moment de lecture cosy et qui permet également de sensibiliser les jeunes lecteurs à l’écologie et à l’importance du cycle des saisons! Des suites sont prévues que je lirai avec plaisir, notamment pour en savoir plus sur la grand-Mère Jo.

Pour un autre avis sur cette BD jeunesse: Chicky Poo.

Challenge Halloween de Hilde et Lou #Esprit 

Challenge Petit Bac d’Enna #11 Catégorie Prénom: « Eli »

Au fil des pages avec Gâteau aux pommes

Nous empruntons à la médiathèque Gâteau aux pommes de Dawn Casey et Geneviève Godbout (éd. La Pastèque, 2019), un album jeunesse à partir de 4 ans et que j’avais repéré chez Bidib l’année dernière. Nous suivons une petite fille lors d’une promenade avec son chien pour réunir les ingrédients nécessaires à la confection d’un gâteau aux pommes: miel, lait, pommes, etc. Que les illustrations de Geneviève Godbout sont douces, apaisantes et accompagnées d’un texte court et poétique! Coup de cœur pour cet ode à la nature et aux merveilles qu’elle nous offre en toute saison et l’en remercier, et plus particulièrement en automne! Il y a même la recette à la fin pour prolonger la lecture.

Participation #9 au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Au fil des pages avec Là où chantent les écrevisses

J’emprunte à la médiathèque, lors du Mois Américain, Là où chantent les écrevisses de Delia Owens (éd. du Seuil, 2020), un premier roman que j’avais déjà repéré dans les sorties littéraires de 2020 pour sa couverture et son titre intrigant. L’histoire débute par le décès mystérieux d’un jeune homme, Chase Andrews, en 1969 au pied d’une tour de guet dans les marais, à côté de la petite ville ségrégationniste de Barkley Cove, en Caroline du Nord. Puis retour dans le passé, en 1952 avec l’histoire d’une jeune enfant de 6 ans, Kya abandonnée par sa mère Ma et laissée à son père Pa, un homme alcoolique et violent, avec Jordie, l’un de ses frères un peu plus âgé qu’elle et qui ne s’est pas encore enfui, dans une cabane insalubre au fonds des marais. 

Les années passent et à 10 ans, Kya se retrouve définitivement seule, après le départ de son père, trouvant ses seules ressources en elle-même et dans les marais. Petit à petit, grâce à sa rencontre avec un  garçon un peu plus âgé qu’elle, Tate qui lui apprend à lire et à écrire, elle arrive à trouver sa place dans les marais. Elle apprend ainsi les sciences et à percer les mystères de la faune et de la flore des marais, ramassant des plumes par exemple, répertoriant les coquillages ou champignons, observant et notant les comportements des animaux et/ou en faisant des croquis ou des aquarelles, etc.

Mais la solitude continue de lui peser, année après année, avec son lot d’abandons comme lorsque Tate part à l’université pour ses études de biologiste et malgré la présence maternante à sa façon du couple de Noirs, Jumping et Mabel qui a veillé sur elle, d’autant que Kya reste pour la communauté blanche de Barkley Cove, la Fille des marais, cette sauvageonne pauvre et analphabète.

Devenue une jeune femme, Kya cherche, malgré ses peurs et sa timidité, à rompre cette solitude en se laissant alors séduire par Chase, leurs deux vies s’entremêlant irrémédiablement. Y a-t-il un lien entre cette toute jeune fille abandonnée dans les marais et ce décès survenu des années plus tard et qui a tout l’air d’être un meurtre?

L’autrice alterne entre des chapitres suivant le déroulement de l’enquête sur le décès de Chase et ceux consacrés à la vie de Kya dans les marais sur une vingtaine d’années. Je me laisse plongée dans l’atmosphère si particulière des marais, dans cette Nature tour à tour hostile et bienveillante. Kya est une héroïne très attachante, très forte malgré son jeune âge et sa solitude et qui fait preuve d’incroyables capacités d’adaptation en arrivant à trouver des moyens de survivre et de manger, son père lui ayant laissé un moyen de locomotion indispensable, une petite barque à moteur. Kya arrivera-t-elle à avoir ce petit bout de bonheur malgré tout? Coup de cœur pour ce roman mélangeant roman policier, roman initiatique, romance avec un trio amoureux et roman naturaliste! J’aurai pu le choisir tant pour les journées « Nature » que « First Ladies » ou encore « Roman policier », voire même « Désir » de ce Mois Américain.

Pour d’autres avis sur ce roman: Eva, Sabrina et Carine

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Le Mois Américain de Titine #roman policier

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Animal: « Écrevisses »

Au fil des pages avec Le jardin voyageur

Nous lisons depuis plusieurs semaines Le jardin voyageur de Peter Brown (éd. NordSud, 2010), un album jeunesse à partir de 3 ans. Alors qu’il se promène sous la pluie dans les rues d’une ville morne et grise, Liam, un petit garçon découvre sur une portion d’une ancienne voie ferrée un îlot de fleurs sauvages. Complètement novice en la matière, il décide de prendre soin de ce petit coin de verdure au cœur de la ville et se transforme petit à petit en jardinier. De quoi donner envie à son jardin de voyager?

L’auteur a imaginé avec beaucoup de poésie et avec des illustrations au charme vintage la transformation fleurie d’une ville entière en s’inspirant des jardins qui constituent désormais la High Line, une ancienne ligne de chemin de fer désaffectée en 1980 dans l’Ouest de Manhattan. Il y a un côté post-apocalyptique dans les premières pages avec cette ville industrielle aux couleurs ternes, grisâtres et polluées et qui laissent bientôt place à un ciel bleu et une végétation dense et colorée. Coup de cœur pour cet album jeunesse qui aborde jardinage, écologie et respect de l’environnement!

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Le Mois Américain de Titine #Nature

Avec cet album jeunesse, je participe pour la première fois cette année au Mois Américain proposé par Titine du blog « Plaisir à cultiver » tout au long du mois de septembre 2020. Ce 2 septembre 2020, il est ainsi prévu de parler de « Nature ». Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur son blog.

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Lieu: « Jardin »

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