Étiquette : nature (Page 1 of 21)

Au fil des pages avec A l’aube des cerisiers

Pour la rentrée de la BD de la Semaine, j’ai lu, aussitôt acheté, À l’aube des cerisiers d’Agnès Domergue et Hélène Canac (éd. Jungle, 27 août 2026, 100 pages), une BD jeunesse à partir de 9 ans et dans laquelle on retrouve la petite fille qui a bien grandi d’Entre neige et loup, Lila. Natsu, une minuscule fille vivant avec les Moni sur l’île du jour va faire la rencontre d’un minuscule garçon, Taro qui part à la recherche d’un remède pour Yama en fin de vie, sur l’île de la nuit. Et si leur rencontre allait bouleverser l’équilibre de leur monde? 

J’ai encore plus apprécié ce nouveau tome que les deux précédents, Entre neige et loup et D’Ambre et de Feu. Que ce soit le graphisme ou le texte, je l’ai trouvé plus abouti. L’écriture d’Agnès Domergue est reconnaissable, avec de nombreux haïkus, qui parsèment le récit poétique et onirique. Les dessins d’Hélène Canac sont arrondis et colorés, plein de pep’s et de charme, les Moni, des petits êtres bienveillants avec leur humour enfantin et leur touche musicale m’ayant tout de suite fait penser aux Moomins de Tove Jansson. Ils apportent une touche de légèreté dans la quête initiatique de Natsu et Taro. 

Je me suis laissée porter par le récit jusqu’à ce que tout fasse sens. On y retrouve une nouvelle fois des thèmes communs aux précédents tomes avec les références au folkore japonaise, le fait de grandir… Il y est aussi question de courage, d’amitié, d’aventures, de famille, d’équilibre du monde, de pardon… Un très bon moment de lecture avec ce conte initiatique non dénué d’humour dans une ambiance cette fois plus printanière (avec de beaux cerisiers en fleurs)!

Pour d’autres avis sur ce tome: Hilde tout aussi enthousiaste que moi.

La BD de la semaine chez Blandine pour cette semaine

Participation #38 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #BD jeunesse

Participation #13 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #BD jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #5 Catégorie Passage du temps: « Aube »

Au fil des pages avec Lalie en l’air

J’ai lu Lalie en l’air d’Anne-Sophie Kalbfleisch (éd. du Rouergue, avril 2026, 128 pages), un court roman se déroulant entre 1994 et 1996, en Belgique. En 1994, à Louvière, Lalie, une petite fille âgée de 10 ans s’ennuie, entre des parents absents pour leur travail et des frère et sœur plus grands qu’elle qui la délaisseny, elle part se promener au bord du canal et se lie d’amitié avec un homme âgé, solitaire et discret en pénétrant, un jour, dans son jardin. Il devient important dans la vie de la petite fille en l’aidant pour ses devoirs ou lui faisant découvrir les oiseaux, la lecture et la musique classique… Lalie apprécie ce temps passé en sa compagnie, dans le potager ou chez lui. Mais l’attention portée par Mark est-elle vraiment sans arrière-pensée? 

Construit en trois parties, le récit se place sous le point de vue, à la deuxième personne du singulier, de Lalie, de sa meilleure amie Sophie qui rêve de devenir détective et qui la met en garde et de Mark. Dans un climat anxiogène marqué par des enlèvements d’enfants qui ont croisé la route d’une camionnette blanche, l’amitié entre Lalie et Mark devient de plus en plus suspecte, sans que Mark, comme par le passé, ne se défende. Au fil des pages, le drame semble inéluctable. Mais lequel? 

L’autrice nous replonge dans la société belge dans les années 90 et marquée, comme les pays frontaliers, par l’affaire Dutroux. Mark est-il un délinquant sexuel ou une victime des préjugés à l’égard des homosexuels, l’amalgame n’étant jamais loin? Même si le style à la deuxième personne du singulier m’a déroutée, j’ai apprécié ce court roman tout en nuances et qui instille le doute crescendo. L’autrice réussit à décrire deux personnages solitaires tout en fragilité et qui, chacun à leur façon, apporte tendresse et petites joies du quotidien dans la vie de l’autre. Un bon moment de lecture qui se termine sur la Marche blanche du 20 octobre 1996!

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #4 Catégorie Prénom: « Lalie »

Au fil des pages avec Le printemps de Sakura

J’ai lu Le printemps de Sakura de Marie Jaffredo (éd. Glénat, coll. Vents d’Ouest, août 2022, 112 pages), un roman graphique classé en adulte à ma médiathèque mais qui peut très bien être lu, à mon avis, à partir de 11/12 ans. Depuis le décès accidentel de sa mère japonaise trois ans auparavant, Sakura, âgée de 8 ans, vit avec son père français, Guillaume à Tokyo. Mais lorsque ce dernier doit partir quelques semaines pour son travail, la jeune fille part habiter chez sa grand-mère maternelle, Masumi qu’elle ne connaît pas vraiment, dans un petit village côtier. Et si ce séjour lui permettait de surmonter son chagrin, de voir la vie autrement, d’apprivoiser sa double culture et de s’épanouir?

C’est un récit assez classique avec cette petite fille qui découvre, le temps d’un printemps, une partie de son identité culturelle et qui pourra ainsi faire le deuil de sa mère. Grâce aux liens tissés avec sa grand-mère, Sakura découvre une vie proche de la Nature, l’air de la mer, les plats japonais comme les gyozas ou les dorayaki et d’autres plaisirs simples du quotidien japonais… Leur complicité est touchante. 

Les différentes étapes du deuil jusqu’à son acceptation sont également bien décrites. Cependant, j’ai été un peu gênée par la mise en scène, comme si cette immersion dans la culture japonaise était destinée pour le lecteur français ou occidental et non pour Sakura qui est censée avoir grandi au Japon et non en France, ne passant que ces étés à Lyon, auprès de ses grands-parents paternels. Graphiquement, cela m’a plu même si j’ai trouvé que Sakura ne faisait pas ses 8 ans. Un bon moment de lecture avec cette histoire initiatique et de complicité entre une petite fille et sa grand-mère! Sans oublier les nombreuses bulles gourmandes, Masumi initiant sa petite-fille au jardinage et à la cuisine, sous le regard du chat de la maison. 

Pour d’autres avis sur cette BD: Eimelle et Nathalie (plus enthousiastes que moi).

La BD de la Semaine

Participation #9 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Roman graphique

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Passage du temps: « Printemps »

Au fil des pages avec Anita Conti, océanographe

Après avoir découvert cette série Les Pionnières avec le tome sur Nellie Bly, j’ai lu, pour le thème « Bulles Vertes » de la BD de la Semaine, le premier tome, Anita Conti, océanographe de Luca Blengino, Nathaniel Legendre, Katia Ranalli et Florent Daniel (éd. Soleil, coll. Aventure, mars 2020, 56 pages), une BD documentaire retraçant la vie d’Anita Conti.

Rien ne prédestinait cette femme à devenir la première exploratrice océanographe française. Née en 1899 et passionnée dès l’enfance par la mer et la pêche, elle met un terme à son emploi de relieuse d’art  à Paris et se fait engagée, grâce à ses écrits journalistiques, par l’Office scientifique et technique des pêches maritimes (OSTPM) dans des missions scientifiques et campagnes de pêche, en 1935. Dans un monde masculin dans lequel il est mal vu d’être une femme à bord des bateaux de pêche, Anita Conti, autodidacte se révèle bientôt indispensable pour dresser les premières cartes de pêche et consigner le monde sous-marin. Mais la Seconde Guerre mondiale éclate et elle s’engage dans la Marine nationale sous couvert de travaux scientifiques des fonds marins pour pister et détruire les mines allemandes à détonation magnétique puis plus tard s’embarque sur un chalutier à destination de l’Afrique de l’Ouest. 

Cette BD développe surtout le début de ses travaux scientifiques, entre les 30 et 50. On y voit sa force de caractère et sa ténacité, permettant par son audace, la qualité de son travail et son savoir-faire à permettre l’exploration des fonds marins, à rationaliser les pratiques de la pêche puis à alerter sur les dangers de la surpêche industrielle et la vulnérabilité des fonds marins, au vu de son expérience sur le terrain ou bien encore en étant à l’origine de la pisciculture ou plus largement de l’aquaculture. On y croise également à la fin un autre explorateur océanographe célèbre, le commandant Cousteau. Un bon moment de lecture avec cette BD biographique, même si je n’ai pas trop accroché aux dessins et qui se termine sur un dossier biographique fort instructif!

Pour une autre BD documentaire sur Anita Conti: Eimelle. avec le roman graphique en noir et blanc dans la série Les Clandestines de l’Histoire, Anita Conti de José-Louis Bocquet et Catel (éd. Casterman, septembre 2024, 368 pages).

La BD de la semaine chez Blandine pour cette semaine

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Prénom: « Anita »

Au fil des pages avec L’Hôtel Tulipe

Nous avons lu L’Hôtel Tulipe de Kim Ji-an (éd. Quilinn, février 2024), un album jeunesse à partir de 3/4 ans et à lire tout seul, selon l’éditeur, dès 6 ans. A l’arrivée de l’automne, il est temps pour les souris des moissons de planter les bulbes de tulipes. Le temps que l’hiver passe et les voilà de nouveau à prendre soin des plants de tulipes. Leur hôtel sera-t-il prêt à temps pour la nouvelle saison?

L’histoire est toute mignonne tout en permettant aux plus petits de découvrir quelques notions de jardinage et le cycle des saisons. On a pris plaisir à observer ces souris des moissons au fil des saisons, que ce soit dans le champ de tulipes ou le temps de la saison hôtelière. Elles ont une bouille bien attachantes, travailleuses et amicales et auront bien mérité à leur tour leurs vacances. Et quel joli hôtel avec un double rabat à ouvrir! Les illustrations sont pleines de charme et de détails avec une mise en page proche de la BD. Un bon voire très bon moment de lecture! Cela donne envie de prendre un nid douillet au creux d’une tulipe. 

Participation #25 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Album jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Lieu: « Hôtel »

« Older posts

© 2026 Jojo en herbe

Theme by Anders Noren — Up ↑