Étiquette : littérature anglo-saxonne (Page 1 of 5)

Au fil des pages avec La petite fée des bois

J’ai lu La petite fée des bois de Briony May Smith (éd. Gallimard Jeunesse, octobre 2024, 40 pages), un album jeunesse à partir de 3/4 ans. Mini Mily est une une petite fée qui est née sans ailes parmi la couvée d’un couple de troglodytes, Monsieur et Madame Plumignon et grandit auprès d’eux. La petite fée est espiègle et insouciante au point de lasser les autres animaux de la forêt après une énième bêtise et qui lui rappellent sa différence. Sur les conseils de Madame Chouette, elle décide alors de partir à la recherche des autres fées. Trouvera-t-elle sa place auprès d’elles, quitte à renier ses valeurs?  

Mini Mily découvre que les fées sont bien différentes de l’image qu’elle s’en était faite et bien loin des valeurs inculquées par sa famille adoptive. Fera-t-elle le bon choix? Les illustrations sont toujours aussi magnifiques avec une Nature omniprésente, le trait de crayon de l’autrice-illustratrice étant si reconnaissable. Elles accompagnent à merveille la quête d’identité de la petite fille. Mini Mily est très expressive. Il y est ainsi d’enfance, d’identité, de trouver sa place au sein de sa famille, qu’elle soit d’adoption ou non, de différence… Un bon voire très bon moment de lecture!

Participation # Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Album jeunesse

Participation #3 Le Mois Anglais 2026 de Lou et Martine #Album jeunesse

Au fil des pages avec La salle de bal

J’ai lu La salle de bal d’Anna Hope (éd. Gallimard, coll. Du monde entier, août 2017, 400 pages), un roman choral historique se déroulant, en 1911, dans l’asile de Sharston, dans le Yorkshire, en Angleterre avec le point de vue de trois personnages principaux: Ella Fay, nouvelle internée, pauvre et illettrée, après avoir cassé une vitre dans l’usine de filature où elle travaillait depuis son enfance, John Mulligan, un Irlandais mélancolique arrivé il y a 2 ans et le Dr. Charles Fuller, un psychiatre violoniste prenant fait et cause pour les thèses eugénistes et le projet de loi sur le contrôle des faibles d’esprit soutenu par Churchill, alors Ministre de l’Intérieur.

Sous l’impulsion du Dr. Charles Fuller et afin d’améliorer le traitement des personnes internées, des bals sont organisés le vendredi soir, permettant aux hommes et aux femmes de se rencontrer et de danser dans des conditions strictes. C’est ainsi qu’Ella et John vont pouvoir se côtoyer. Et si un avenir à deux était possible? 

J’ai bien plus apprécié ce roman que Ce qu’elle a laissé derrière elle d’Ellen Marie Wiseman (éd. Faubourg-Marigny, mars 2023, 400 pages) et Le Bal des folles de Victoria Mas (éd. Albin Michel, août 2019, 256 pages). Il aborde pourtant les mêmes thèmes mais le récit est bien plus étoffé et mieux amené, que ce soit dans les liens unissant les personnages ou la vie quotidienne au sein de l’asile, chacun devant contribuer à sa fonctionnement, les hommes dehors, souvent dans les champs et les femmes à la buanderie ou dans les cuisines. Au-delà de la vie au sein de l’asile, ce sont les choix politiques au sein de la société anglaise du début du XXe siècle qui sont questionnés. J’ai ainsi trouvé que l’arc narratif autour du médecin psychiatre, refoulant son homosexualité, était bien plus pertinent ici en apportant un enjeu sociétal autour des traitements psychiatriques. Quelle politique de santé mentale privilégier?

Et que dire des patients considérés comme instables non en raison d’un trouble psychologique mais car indigent ou vu comme asocial et anticonformiste? A ce titre, l‘histoire de Clem, une autre jeune femme internée et se liant d’amitié avec Ella est touchante et révoltante. Celle-ci appartient à une famille aisée, son internement lui apparaissant moins pire que le mariage arrangé qu’elle a réussi à fuir et lui permettant d’accéder à sa passion, la lecture. Mais jusqu’à quand?

Il y est ainsi question de la prise en charge psychiatrique au début du XXe siècle, de stérilisation forcée, de seconde chance, de la condition de la femme, d’inégalités sociales, de dépression, de prémisses d’art-thérapie par la danse, d’émancipation, de quête de liberté…  Un très bon moment de lecture! Il me reste désormais à découvrir Mon vrai nom est Elisabeth d’Adèle Yon (éd. du Sous-sol, février 2025, 400 pages). 

Participation #1 Le Mois Anglais 2026 de Lou et Martine #Roman historique

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Musique: « Bal »

Au fil des pages avec Merlin et Chou chez les Chevaliers

Nous avons lu Merlin et Chou chez les Chevaliers d’Adam Stower (éd. Flammarion Jeunesse, mars 2025, 192 pages), un roman jeunesse illustré pour les 8/10 ans avec un nouveau duo détonant et attachant. Merlin, un chat très gourmand et pantouflard vit dans la maison de Cataplaf, un sorcier maladroit qui a accidentellement envoûté sa chatière et transformé son chou à la crème préféré en lapin avec une queue de cerise, Chou. A tout moment, Merlin peut être propulsé dans une autre époque, dès qu’il passe la chatière avec Chou. 

Dès les premières pages, le ton est donné. Dans ce premier tome, Merlin et Chou atterrissent dans la salle du trône, en plein Moyen-Age, le Roi organisant un tournoi de joute, à la demande de Sire Vilain, au grand désarroi de la princesse qui n’entend accepter aucun mariage arrangé. Avec Chou, Merlin arrivera-t-il à sauver la princesse Rosépine? 

Même si le duo Merlin & Chou repose sur une dynamique bien connue, cela fonctionne très bien, entre un lapin surexcité et curieux de tout et un chat un peu maladroit et qui aime la sieste, à l’instar des rebondissements farfelus et quiproquos fantaisistes imaginés par l’auteur-illustrateur. Les illustrations en noir et blanc y contribuent également, très dynamiques et expressives. Nous avions bien rigolé, par exemple avec la monture et l’accoutrement de Merlin lors de la joute et les onomatopées de Chou dont la pensée se résume dans les bulles à « Chou »! Merlin se trouve entraîné par l’insouciance de Chou, toujours prêt pour une aventure et qui pense à tort que lors d’une joute, il y aurait sûrement du trampoline et des brioches à la confiture.

Il y est ainsi questions d’aventures rocambolesques, d’amitié, de solidarité, de courage… Il y a également un petit côté féministe avec Rosépine, une princesse prenant en main sa vie en choisissant un roturier, Tim Terreux et sa passion du jardinage, même si elle aura besoin de l’aide de Merlin. Un bon voire très bon moment de lecture rigolo et gourmand avec la découverte du premier tome de cette série, Merlin et Chou! Mon mini lutin a déjà lu le tome 3, Merlin et Chou chez les pirates d’Adam Stower (éd. Flammarion Jeunesse, octobre 2025, 192 pages) qu’il m’a conseillé également de lire en attendant de pouvoir découvrir le tome 2, Merlin et Chou chez les Vikings. Un dernier tome vient est paru fin mars 2026, Merlin et Chou chez les Fantômes que nous garderons de côté pour Halloween. 

Participation #26 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Album jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Mot au pluriel: « Chevaliers »

Au fil des pages avec Le secret de Briar’s Hall (T4)

J’ai lu, en e-book, Le secret de Briar’s Hall, une enquête de Loveday & Ryder de Faith Martin (éd. Harper Collins, juin 2021, 285 pages), le tome 4 de cette série « cosy mystery » se déroulant à Oxford, en avril 1961. Au cours de la chasse aux œufs de Pâques organisée pour les enfants du village sur la propriété de Briar’s Hall, un des enfants, Eddie Proctor âgé de 11 ans, disparaît. Son corps est retrouvé dans un puits. Est-ce vraiment un accident tragique? A la demande du propriétaire du manoir, Martin de Lacey, le Dr Clement Ryder est autorisé à rouvrir l’enquête assistée de la jeune stagiaire de police, Trudy Loveday. Qui aurait voulu s’en prendre à la victime dont le père est un des ouvriers agricoles du domaine et qui était un ami d’Emily de Lacey, la fille du propriétaire, les deux enfants s’amusant à jouer aux espions sur la propriété? Et si leurs jeux d’enfants avaient mal tournés? 

J’ai apprécié retrouvé ce duo d’enquêteurs sur une enquête plus complexe qu’ils ne le pensaient. Arriveront-ils à démêler le vrai du faux tout en surmontant leurs problèmes personnels? Que cache l’hostilité de la gouvernante, Mme Roger qui les tient loin de la jeune Emily? Doivent-ils également regarder du côté de la rivalité entre Martin de Lacey et son cousin Oliver, professeur à l’université d’Oxford enseignant dans le domaine du nucléaire, les deux courtisant la même jeune femme, Melle Chandler, une riche héritière américaine? 

Derrière l’enquête qui prend son temps, on découvre un peu plus la société anglaise des années 60, notamment à travers la condition de la femme, l’homosexualité (Trudy restant bien naïve sur ce sujet) ou l’arrivée des postes de télévision au sein des foyers, le programme nucléaire en pleine Guerre froide… Mais j’ai trouvé que l’autrice s’épanchait un peu trop à mon goût sur les craintes du Dr Ryder autour de sa maladie de Parkinson ou sur les réticences des parents de Trudy à la voir exercer son métier de policière plutôt que de se marier avec son ami d’enfance, Brian. Malgré leur amitié et le respect mutuel, ni le Dr Ryder ni Trudy n’ose se confier l’un à l’autre. Le feront-ils dans les prochains tomes? Encore une lecture bien agréable! Je lirai la suite en espérant que l’intrigue soit plus prenante que celle-ci.

Participation #12 Un hiver Polar 2026 d’Alexandra #Cosy mystery

Au fil des pages avec Encore une Histoire!

Nous avons lu Encore une Histoire! de Perry Emerson et Sean Julian (éd. 123 Soleil, septembre 2024, 32 pages), un album jeunesse à partir de 3/4 ans. Poupette adore lire alors que son petit frère Fripon s’ennuie vite, en l’écoutant. Mais un jour, un des livres arrive à captiver Fripon (forcément avec une histoire d’un pingouin super-espion!). Malgré leur rapport bien différent à la lecture, les deux lapins trouveront-ils un terrain d’entente?

J’ai apprécié la façon dont ils arrivent à allier leurs centres d’intérêt, l’une la lecture et l’autre la mise en scène. Quel plaisir de les voir se se rapprocher autour des joies de la lecture et de l’écriture, chacun apportant ses idées et son imagination! J’ai également bien apprécié les illustrations douces, expressives et qui reflètent bien la complicité entre les deux lapins et leur imagination débordante, et même très gourmande de Fripon qui imagine par exemple un coffre aux trésors rempli de gâteaux aux carottes ou la Lune devenant un énorme gâteau aux carottes, dans une ambiance champêtre, printanière et joyeuse! Un bon voire très bon moment de lecture avec cet album tout mignon sur le plaisir de lire et d’écrire des histoires à plusieurs, à travers le jeu et l’imaginaire! Cela va avec le thème « Fille ou femme » (héroïne, maman enceinte, super grand-mère…) du mois de mars 2026 du Challenge Littérature jeunesse, ici une « super » grande sœur.

Participation #20 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Album jeunesse

 

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