Étiquette : lecture adulte (Page 2 of 77)

Au fil des pages avec Le pays des cerisiers

J’ai lu Le pays des cerisiers de Fumiyo Kouno (éd. Kana, coll. Made in, août 2023, 128 pages), un manga seinen historique regroupant deux prépublications dans le magazine Weekly Manga Action en 2003 et 2004 au Japon. On y suit l’histoire de la famille Hirano, de 1955 à 2004, plusieurs années après le bombardement atomique d’Hiroshima.  

Le premier chapitre « La ville de Yûnagi » se déroule dans la ville d’Hiroshima, en 1955, 10 ans après le drame. Minami Hirano, victime des radiations, vit pauvrement avec sa mère en travaillant dans un atelier de couture et en âge de se marier. Comment vivre normalement après avoir vécu tant d’horreurs? Peut-elle se permettre d’aimer? Il y est ainsi question du syndrome du survivant, de résilience, de deuil, de maladie, de vies suspendues… Par petites touches, les rares instants de joie et de bonheur de la jeune femme sont vite étouffés par les souvenirs et remords oppressants du drame. Et si la maladie la rattrapait malgré tout? Graphiquement, les dessins tout en délicatesse, douceur et simplicité s’harmonisent bien avec le récit plus dur. Le mal-être de la jeune femme est palpable, son passé la hantant au quotidien au point de s’empêcher de vivre. 

Puis les deux autres chapitres qui donnent son nom au manga, « Le pays des cerisiers »se déroulent des années plus tard jusqu’en 2004, avec une structure narrative en abîme et en flashbacks, bien différente du premier chapitre. On y suit Nanami Ishikawa, d’abord lorsqu’elle est une jeune fille passionnée de baseball, dans son quotidien avec sa famille, souvent triste, mise à l’écart et solitaire, Ashani son père veuf travaillant beaucoup et sa grand-mère s’occupant de son frère Nagio, souvent hospitalisé et se liant d’amitié avec Tõko, sa voisine du même âge qu’elle mais d’une famille plus aisée. Puis on la retrouve, 18 ans plus tard, une fois adulte, vivant avec son frère totalement guéri et son père dont le comportement l’inquiète au point qu’elle décide de le prendre en filature jusqu’au cimetière d’Hiroshima, recroisant en chemin Tõko. 

Au début, je me suis demandé quel était son lien avec la première histoire. En effet, les liens de filiation se dévoilent au fur-et-à mesure, le tout faisant sens arrivé à la fin du manga. Ce sont les mêmes thèmes qui sont abordés: les répercussions sanitaires et sociales du bombardement atomique d’Hiroshima restant toujours d’actualité, entre discriminations et préjugés à l’égard des rescapés, victimes des radiations appelés Hibakusha et leurs descendants, la plupart étant rejetés par la société par crainte par exemple de transmission des maladies en cas de mariage…  

Comment se remémorer le passé sans renoncer à la vie? Et si on pouvait croire cette fois aux rêves d’avenir? L’espoir semble permis à l’image des fleurs de cerisiers. Un bon voire très bon moment de lecture avec ce manga fort touchant et épuré, le premier chapitre étant celui qui m’a le plus émue et avec des explications en fin d’ouvrage et notes de bas de page aidant fortement la lecture! Cela m’a rappelé une autre lecture: Hibakusha de Thilde Barboni et Olivier Cinna.

La BD de la semaine chez Fanny cette semaine

Participation #8 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Manga seinen

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Lieu: « Pays »

Bilan de lecture: avril 2026

Illustration IG Marie Savart

Illustration Chodam Soo IG

En ce début mai, voici le bilan de lecture du mois d’avril 2026. Qui disait avril disait début du printemps, chocolats (pour la famille de gourmands que nous sommes!), vacances scolaires et aussi la nouvelle édition du Mois au Japon 2026 coorganisé, comme chaque année par Hilde et Lou tout le long du mois d’avril! Il y a également eu des lectures communes comme Un sandwich à Ginza de Yōko Hiramatsu (que je n’ai pas encore chroniqué) et Girls Bazaar de Ruchira Gupta… De son côté, mon mini sorcier a dévoré tome sur tome la saga Harry Potter puisqu’il est déjà au 7 tome (et même une fois un tome fini, les films!). 

Voici d’ailleurs mon bilan de participations pour ce mois d’avril 2026:

  • Challenge Petit Bac 2026 d’Enna: 1ère ligne terminée et 2e et 3e lignes en cours
  • Challenge 2026 sera classique aussi! de Nathalie: 2 participations
  • Challenge Les Étapes Indiennes 2026 de Hilde
  • Challenge Pages de la Grande Guerre de Nathalie: 1 participation
  • Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore: 5 participations
  • Challenge Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde: 6 participations et aussi le billet de suivi

Illustration IG Marcin Piwowarski

Le mois prochain, ce sera le retour du  Mois Italien 2026 avec des lectures communes comme Fleur de roche d’Ilaria Tuti, Sable noir de Cristina Cassar Scalia (la première enquête de la commissaire Vanina Guarrasi), Le jardin des Finzi-Contini de Giorgio Bassani, La porteuse de lettres de Francesca Giannone… J’ai également prévu de lire avec Isabelle Je continuerai également des lectures que j’ai prévues pour le challenge Un mois au Japon 2026 de Lou et Hilde. Je commencerai peut-être aussi à piocher dans ma PAL pour Le Mois Anglais 2026. Sans oublier des lectures jeunesse, le thème de mai du challenge Littérature jeunesse 2025/2026 de Pativore étant « Nature, animaux et écologie »! Bon mois de mai avec de nombreux week-ends prolongés cette année! 

Billet de suivi: Le Mois Italien 2026

En ce 1er mai 2026, c’est le retour du Mois Italien 2026 organisé à l’origine par Titine et repris depuis quelques années, avec son accord, par Eimelle. Pour cette nouvelle édition qui se déroule du 1er au 31 mai 2026, le programme est libre. Eimelle a également proposé des lectures communes facultatives tout au long du mois. Pour plus d’infos, n’hésitez pas à aller sur son blog ou à rejoindre le groupe FB « Littérature, cuisine et culture italienne »: ici. Il y aura également de la cuisine italienne, en particulier le dimanche avec la Brigade des Marmitonnes d’Isabelle. 

Que vais-je lire, visionner, cuisiner ou visiter ce mois-ci? Je vais essayer de participer aux lectures communes et ai repéré à la médiathèques des livres que je n’ai pas encore eu le temps d’aller emprunter, comme Fleur de roche d’Ilaria Tuti (LC) ou L’amie prodigieuse d’Elena Ferrante. Je pourrai déjà piocher dans ma liseuse avec Comme l’oranger amer de Milena Palminteri (éd. HarperCollins, août 2025, 483 pages) et d’autres déjà lus mais pas encore chroniqués: Les filles de la chocolaterie de Giacinta Cavagna Di Gualdana (éd. HarperCollins, avril 2025, 469 pages) ou L’empoisonneuse de Palerme de Cathryn Kemp (éd. Hauteville, février 2025, 416 pages)…

Ce billet sera actualisé au fil du mois en tenant compte uniquement de nos lectures italiennes tout en faisant un billet séparé pour chaque participation.

Pour des idées italiennes chez les autres participantes: Eimelle, Nathalie, Isabelle, Enna…

Semaine 1 du Mois Italien 2026

  • 1er mai 2026/LC autour d’un livre de Piergiorgio Pulixi, Eimelle ayant lu Si les chats pouvaient parler (T2)
  • 3 mai 2026/Les Gourmandises d’Isabelle et Syl

Vendredi 8 mai, j’ai commencé à lire Fleur de roche d’Ilaria Tuti (éd. Stock, coll. La Cosmopolite, mars 2023, 384 pages), un roman historique se déroulant en juin 1915, sur les cimes de la Carnie, dans le Frioul italien, Agata Primus, âgée de 20 ans portant, sur sa hotte, comme un autre groupe de femmes de son village, des munitions et ravitaillements sur les lignes de front italo-autrichiennes. 

Pendant le week-end, j’ai fini de lire Fleur de roche et j’ai lu la première enquête de la commissaire Vanina Guarrasi, Sable noir de Cristina Cassar Scalia (éd. L’Archipel, mars 2024, 400 pages), un roman policier contemporain se déroulant, en Sicile, à Catane, aux pieds de l’Etna. 

Semaine 2 du Mois Italien 2026

  • 14 mai 2026/LC avec Enna, Nathalie et Eimelle: Fleur de roche d’Ilaria Tuti
  • 16 mai 2026/LC avec Enna et Nathalie: La porteuse de lettres de Francesca Giannone
  • 17 mai 2026/Les Gourmandises d’Isabelle

Semaine 3 du Mois Italien 2026

En fin de semaine, je suis passée à la médiathèque et suis repartie avec Le fils de Pan de Fabrizio Dori (éd. Sarbacane, août 2023, 240 pages), un roman graphique à partir de 15 ans selon l’éditeur et qui est la suite du Dieu Vagabond que j’avais lu il y a quelques années.

  • 22 mai 2026/LC autour d’un livre de Cristina Cassar Scalia, Eimelle ayant choisi Les Amants de Catane (T3): la première enquête de la commissaire Vanina Guarrasi, Sable Noir de Cristina Cassar Scalia (éd. L’Archipel, mars 2024, 400 pages)
  • 24 mai 2026/Les Gourmandises d’Isabelle

Semaine 4 du Mois Italien 2026

J’ai commencé à lire, en e-book, Comme l’oranger amer de Milena Palminteri (éd. HarperCollins, août 2025, 483 pages), un roman. 

  • 31 mai 2026/Les Gourmandises d’Isabelle

En ce dernier jour du Mois Italien 2026, je suis allée voir cet après-midi, à l’Opéra de Nice, La Traviata de Verdi et mise en scène par Silvia Paoli et avec dans le rôle-titre de Violetta, la soprano Kathryn Lewek. 

Le Mois Italien 2026 d’Eimelle

Throwback Thursday Livresque: En mer

TTL n°363 chez Carole #En mer

Ce jeudi 30 avril 2026, je participe au Throwback Thursday Livresque, un rendez-vous livresque initialement chez Bettie Rose Books et repris depuis par Carole, les liens étant à déposer chez My-Bo0ks. Le principe est de partager chaque jeudi un livre « ancien » de notre bibliothèque en fonction d’un thème donné. Cette semaine, le thème est « En mer (l’histoire doit se dérouler en grande partie en mer (ou océan). Cela peut être sur un bateau ou sous l’eau ».

Pour illustrer ce thème, j’ai choisi d’anciennes lectures même si la BD présentée hier, Anita Conti aurait pu aussi être mentionnée:

  • Le Pirate de cœur de Sébastien Perez et Justine Brax (éd. Albin Michel Jeunesse, septembre 2019, 32 pages), un album jeunesse grand format à partir de 6 ans avec l’histoire de Louis, fils et petit-fils de pirate, Louis
  • le tome 5 de Charlock, À la recherche du Tikki d’or de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (éd. Flammarion Jeunesse, 2022), un roman jeunesse pour les 8/10 ans, Charlock se retrouvant capitaine d’un bateau pirate, en 1657, dans l’océan Pacifique
  • Des rêves à n’en plus finir de Romane Clessie (éd. Cyplog, mai 2024, 318 pages), une romance historique se déroulant en mer, à bord du Cristol, entre Élise, une princesse intrépide, qui a fui, à 19 ans, son mariage arrangé avec le prince de Conti et Christian, un marchand-pirate au bon cœur

Et vous, quel livre auriez-vous choisi pour cette thématique? La semaine prochaine, le thème sera: « Un fruit sur la couverture du livre (pas le mot, mais bien le fruit) ».

Au fil des pages avec Le Chat qui venait du ciel

J’ai lu Le Chat qui venait du ciel de Hiraide Takashi et illustré par Qu Lan (éd. Picquier, octobre 2017, 136 pages), un court roman autobiographique décrit par l’éditeur comme un livre-poème dans lequel les dessins de chat jouent à cache-cache avec le texte. A la fin des années 80, un couple de trentenaires loue le pavillon d’une ancienne demeure japonaise, entourée d’un immense et splendide jardin. Les propriétaires, un couple âgé, leur ont imposé dans les conditions de bail de n’avoir aucun enfant ni animal de compagnie. Mais cette tranquillité est un jour mise à mal par l’arrivée d’un chaton adopté par une famille voisine, leur petit garçon le nommant Chibi. Celui-ci ne cesse de venir chez eux au point que le couple attend, chaque jour, avec de plus en plus impatience sa venue. Et si cela contribuait à apporter un peu de bonheur à leur quotidien?

J’avoue mettre ennuyée à la lecture de ce premier roman de l’auteur, tant la relation qui se noue entre le chat, sa femme et lui, à la fin des années 80, m’a paru immature et sans véritable lien affectif. Contre toute attente, le narrateur et sa femme semblent pourtant s’être inéluctablement attachés à ce chat qui n’est pourtant pas le leur. Malgré sa brièveté, le texte m’a paru décousu et avec bien trop de longueurs, entre des descriptions bien pointilleuses de leur habitat et de leur quotidien sans grand intérêt ou des digressions qui m’ont semblé bien inutiles ou incongrues sur Machiavel ou De Vinci…

Certains propos étaient pourtant intéressants, même s’ils sont juste évoqués, l’auteur se souvenant d’une période charnière dans sa vie avec un changement d’emploi et qui fait écho aux changement sociétaux de l’époque avec la crise financière et immobilière des années 90. Mais cela reste en arrière fond. Si je n’avais pas lu récemment Les évaporés du Japon, je n’en aurai pas compris l’importance pour ce couple de trentenaires qui va être contraint de rechercher un nouvel appartement tout en souhaitant rester proche de leur ancien lieu de vie. 

Cette partie nostalgique rappelle, si besoin était, l’importance de savoir profiter de l’instant présent et des petits bonheurs simples du quotidien. Il est, en effet, question de rencontres inattendues et éphémères qui peuvent changer le court d’une vie ou des choix à faire, à l’image de ce chat libre d’aller et venir à sa guise, du jardin et de leur propriétaire très âgée. Heureusement, il y a les jolies illustrations de Qu Lan mettant en scène les facéties du chat à la bouille trop mignonne. 

Participation #5 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Court roman

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Déplacement: « Venait »

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