Étiquette : Le Mois Américain 2020 (Page 1 of 2)

Au fil des pages avec Petit Lièvre et l’Étranger

Nous empruntons à la médiathèque Petit Lièvre et l’Étranger de Jacqueline Guillemin et Vanessa Hié (éd. Nathan, coll. Musicontes, 2011), un album jeunesse à partir de 3 ans et accompagné d’un CD avec des extraits de musique amérindienne. Dans la grande Prairie, Petit Lièvre part chaque jour chasser tout en étant suivi par un être difforme et noir qui ne cesse de le suivre, où qu’il aille. Un matin, bien avant que le soleil ne se lève, il décide de capturer cet Étranger. Mais ne serait-ce pas tout simplement l’ombre de Petit Lièvre?

Nous lisons avec plaisir cette légende amérindienne qui « explique » avec humour les taches noires du lièvre. Pour les jeunes lecteurs, il peut s’agir également d’une première découverte des terres des Indiens d’Amérique d’autrefois, entre plaine et désert avec des illustrations de tipis, cactus, bisons… Avec cet album jeunesse, je participe au jeu de pistes du Mois des Contes et Légendes de Bidib pour la piste n°1, « Règne animal (conte ou légende mettant en scène des animaux) ». Pour prolonger la lecture, nous faisons des activités trouvées sur le blog de La Classe d’Eva.

Participation #43 Contes & Légendes 2020 de Bidib #Règne animal

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Le Mois Américain de Titine #Album jeunesse

Au fil des pages avec Là où chantent les écrevisses

J’emprunte à la médiathèque, lors du Mois Américain, Là où chantent les écrevisses de Delia Owens (éd. du Seuil, 2020), un premier roman que j’avais déjà repéré dans les sorties littéraires de 2020 pour sa couverture et son titre intrigant. L’histoire débute par le décès mystérieux d’un jeune homme, Chase Andrews, en 1969 au pied d’une tour de guet dans les marais, à côté de la petite ville ségrégationniste de Barkley Cove, en Caroline du Nord. Puis retour dans le passé, en 1952 avec l’histoire d’une jeune enfant de 6 ans, Kya abandonnée par sa mère Ma et laissée à son père Pa, un homme alcoolique et violent, avec Jordie, l’un de ses frères un peu plus âgé qu’elle et qui ne s’est pas encore enfui, dans une cabane insalubre au fonds des marais. 

Les années passent et à 10 ans, Kya se retrouve définitivement seule, après le départ de son père, trouvant ses seules ressources en elle-même et dans les marais. Petit à petit, grâce à sa rencontre avec un  garçon un peu plus âgé qu’elle, Tate qui lui apprend à lire et à écrire, elle arrive à trouver sa place dans les marais. Elle apprend ainsi les sciences et à percer les mystères de la faune et de la flore des marais, ramassant des plumes par exemple, répertoriant les coquillages ou champignons, observant et notant les comportements des animaux et/ou en faisant des croquis ou des aquarelles, etc.

Mais la solitude continue de lui peser, année après année, avec son lot d’abandons comme lorsque Tate part à l’université pour ses études de biologiste et malgré la présence maternante à sa façon du couple de Noirs, Jumping et Mabel qui a veillé sur elle, d’autant que Kya reste pour la communauté blanche de Barkley Cove, la Fille des marais, cette sauvageonne pauvre et analphabète.

Devenue une jeune femme, Kya cherche, malgré ses peurs et sa timidité, à rompre cette solitude en se laissant alors séduire par Chase, leurs deux vies s’entremêlant irrémédiablement. Y a-t-il un lien entre cette toute jeune fille abandonnée dans les marais et ce décès survenu des années plus tard et qui a tout l’air d’être un meurtre?

L’autrice alterne entre des chapitres suivant le déroulement de l’enquête sur le décès de Chase et ceux consacrés à la vie de Kya dans les marais sur une vingtaine d’années. Je me laisse plongée dans l’atmosphère si particulière des marais, dans cette Nature tour à tour hostile et bienveillante. Kya est une héroïne très attachante, très forte malgré son jeune âge et sa solitude et qui fait preuve d’incroyables capacités d’adaptation en arrivant à trouver des moyens de survivre et de manger, son père lui ayant laissé un moyen de locomotion indispensable, une petite barque à moteur. Kya arrivera-t-elle à avoir ce petit bout de bonheur malgré tout? Coup de cœur pour ce roman mélangeant roman policier, roman initiatique, romance avec un trio amoureux et roman naturaliste! J’aurai pu le choisir tant pour les journées « Nature » que « First Ladies » ou encore « Roman policier », voire même « Désir » de ce Mois Américain.

Pour d’autres avis sur ce roman: Eva, Sabrina et Carine

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Le Mois Américain de Titine #roman policier

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Animal: « Écrevisses »

Au fil des pages Les Sœurs Ramdam

Nous empruntons à la médiathèque Les Sœurs Ramdam de Françoise de Guibert et Ronan Badel (éd. Thierry Magnier, 2015), un album jeunesse à partir de 3 ans. À Quietcity, deux soeurs, Thelma et Louise, violon et flûte à la main, sont pleines d’entrain pour jouer. Mais leurs mélodies très discordantes ne sont pas au goût de leurs parents, des habitants et même d’un ours. Rien ne semble pourtant décourager les deux sœurs qui continuent encore et encore de jouer leurs airs favoris avec entrain. Qui saura apprécier leur talent? Les Indiens peut-être?

Le duo autrice/illustrateur nous offre un chouette western dans l’Ouest américain, les deux sœurs Tandam vêtues comme des cowgirls pouvant très bien faire de l’ombre à Calamity Jane! Les illustrations sont très drôles et reprennent tout l’atmosphère du Far West du XIXe siècle et ses codes avec par exemple les fermiers, les colons, les hors-la-loi ou les Indiens… Un très bon moment de lecture avec cet album jeunesse très rigolo! J’ai hâte de pouvoir emprunter les deux histoires précédentes de ce duo: Billy le Môme et Oumpapoose cherche la bagarre (Oumpapoose qui est un petit Indien que nous voyons dans cet album). Allez vous reprendrez bien un petit air de musique? Et 3-4… Fous rires garantis!

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Le Mois Américain de Titine #La figure du cowboy

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Son: « Ramdam »

Au fil des pages avec Le Magicien d’Oz

J’emprunte à la médiathèque Le Magicien d’Oz de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe, d’après Lyman Frank Baum (éd. Albin Michel Jeunesse, 2018),  un album jeunesse à partir de 9 ans voire un peu plus puisqu’il s’agit plutôt d’un roman illustré. Quelle superbe adaptation de l’œuvre de L.F. Baum publié en 1900! Le narrateur de l’histoire est ici l’épouvantail qui prend vie dès les premières pages. L’histoire débute ainsi par la rencontre de Dorothy et de l’épouvantail, et non de l’arrivée de Dorothy au Pays d’Oz après la tornade qui a emporté la ferme de son oncle et de sa tante au Kansas. A peine âgé de quelques heures, l’épouvantail grandit au fil des pages en compagnie de ses compagnons de route – la jeune Dorothy avec son chien Toto et qui ne peut pas rentrer chez elle au Kansas, l’Homme de fer sans cœur et le lion sans courage –  vers la Cité des Émeraudes pour rencontrer le Magicien d’Oz, seul à même de lui donner un cerveau. Et si au fond, il possédait déjà tout en lui?

Les illustrations de Benjamin Lacombe sont magnifiques, avec cette prédominance de vert (vert métallisé, vert émeraude…) qui contraste avec le gris des terres fermières du Kansas. L’écriture de Sébastien Perez est très plaisante et fluide, accessible pour un jeune lecteur. Dans cette version, ce n’est pas Dorothy mais l’épouvantail qui est le personnage central de l’histoire – un personnage très attachant, tour à tour naïf et enfantin dans sa découverte du monde mais aussi astucieux et perspicace malgré lui. Cette idée de tout décrire de son point de vue n’oublie toutefois pas toutes les étapes-clés du romande L.F. Baum à partir de la rencontre de Dorothy et de l’épouvantail.

Il y est ainsi question de quête initiatique, d’aventures faites de rencontres et de dangers, d’amitié, d’entraide et de confiance en soi! Coup de cœur pour cette adaptation réussie du Magicien d’Oz, joli conte fantastique et initiatique! C’est aussi une critique sociale de la société américaine, ce que rappelle les dernières pages de l’album. Avec ce roman illustré, je participe au jeu de pistes du Mois des Contes et Légendes de Bidib pour la piste n°5, « Escale en Amérique ».

Participation #39 Contes & Légendes 2020 de Bidib #Escale en Amérique

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Participation #10 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine

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Le Mois Américain de Titine #Album jeunesse/roman illustré

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Personne réelle: « Magicien d’Oz »

Au fil des pages avec Blues Bayou

Pour cette journée « Album jeunesse » du 6 septembre 2020 du Mois Américain, nous lisons Blues Bayou de Benjamin Lacombe et Daniela Cytryn (éd. Milan Jeunesse, 2009), un album jeunesse à partir de 3 ans. Dans le Mississipi des années 30, deux enfants d’une dizaine d’années, James et Amy sont amis et font fi de leur différence de peau et de l’interdiction de se voir. Un jour alors qu’ils partent à l’aventure dans le bayou, leur embarcation chavire non loin des alligators et d’un danger encore plus grand, celui de l’ogre des marais.

Les illustrations de Daniela Cytrin sont magnifiques à l’instar de l’illustration de couverture et des pages de garde très musicales. Tout comme les illustrations, le texte de Benjamin Lacombe retranscrit l’atmosphère du bayou sous fond de musique… Une tendre histoire d’amitié, de ségrégation, de blues et de jazz! Quand la musique n’a pas de couleur! Coup de cœur pour cet album jeunesse!

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Le Mois Américain de Titine #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Son: « Blues »

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