Étiquette : Jenny Colgan

Point lecture hebdomadaire #1

Avec ce billet, j’inaugure un nouveau rendez-vous lecture hebdomadaire sur le blog, inspirée par Blandine avec son « C’est lundi, que lisez-vous » et Bidib avec son carnet de bord du lundi et qui y ajoute aussi ses visionnages de séries et/ou de films. Depuis un moment, je songeais à le faire à mon tour pour parler de lectures qui feront ou pas l’objet d’un billet séparé de notre semaine précédente et en ne mentionnant pas les relectures. J’essayerai de le rédiger chaque lundi (même si aujourd’hui on est mardi).

Nos lectures du 2 au 8 août 2021:

Comme je suis allée samedi dernier à la médiathèque récupérer des réservations et emprunter de nouveaux livres, le week-end dernier nous avons lu plusieurs albums jeunesse.

Des albums jeunesse rigolos

  • (Album jeunesse) Et… de Philippe Jalbert

Dans la pile des albums jeunesse que nous avions empruntés en juillet, nous n’avions toujours pas lu Et… de Philippe Jalbert (éd. Gautier-Languereau, 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans. Une petite fille observe un papillon sur une fleur et tend sa main. Sa mère lui dit de ne pas toucher au papillon pour éviter un effet papillon complètement loufoque. Les illustrations sont colorées et le texte amusant, malgré un bémol pour avoir mis dans l’histoire des animaux du cirque. Un très bon moment de lecture rigolo dont la chute appelle à le relire, les pages de garde faisant partie de l’histoire!

  • (Album jeunesse) C’est à moi! d’Anuska Allepuz ♥

Nous avons lu et relu aussi C’est à moi! d’Anuska Allepuz (éd. Mango Jeunesse, 2018), un album jeunesse à partir de 3/4 ans et qui a fait partie de la sélection Maternelle du 31ème Prix des Incos en 2020. Dans la jungle, cinq éléphants gourmands convoitent un nouveau fruit qui a l’air succulent mais qui se trouve en haut d’un arbre. Chacun tente de l’attraper seul, scandant un « c’est à moi ». Pendant ce temps-là, cinq petites souris s’unissent pour en partager rapidement un. De l’humour, de l’importance de l’entraide et de la coopération et de la gourmandise! Coup de cœur pour cet album jeunesse!

  • (Album jeunesse) Des vacances timbrées de Mathilde Poncet

A la médiathèque, il y avait beaucoup de nouveautés mises en avant sur les tables et rayonnages (même un très hivernal). J’ai ainsi pu emprunter Des vacances timbrées de Mathilde Poncet (éd. Les fourmis rouges, 2020), un album jeunesse à partir de 4 ans. Partie en colonie de vacances, Alice, une petite fille envoie une lettre à sa grand-mère.  Le décalage entre le texte et les illustrations est très drôle. A la fin de l’histoire, le lecteur se fera sa propre opinion: imagination débordante d’une petite fille fantasmant son séjour estival au bord d’un lac de montagne ou voyage fantastique dans un monde de sorcières et animaux extraordinaires? Un très bon moment de lecture invitant à la rêverie!

Des contes traditionnels:

Lorsque je suis allée à la médiathèque samedi, outre les nouveautés, il y avait sur une table une sélection d’albums jeunesse du Petit Chaperon rouge dont deux que nous n’avions pas encore lus. J’avais également réservé un autre conte pour le thème « Amour » de ce mois-ci du challenge 2021, cette année sera classique: La Belle et la Bête.

  • (Album jeunesse) Le Petit Chaperon rouge d’Ester Tomé et Nadia Fabris

Nous lisons Le Petit Chaperon rouge d’Ester Tomé et Nadia Fabris (éd. Sassi Junior, 2017), un album jeunesse à partir de 5 ans avec des découpes au laser. Dans cette version traditionnelle du conte, la peur est renforcée par les découpes qui apportent une profondeur comme par exemple lorsque la petite fille aperçoit les yeux du loup derrière un buisson ou lorsqu’en parlant au loup, elle tombe dans son piège de faire la course. Une bien jolie version!

  • (Album jeunesse) Le Petit Chaperon rouge de Raffaella Bertagnolio et Clément Lefèvre

Nous lisons Le Petit Chaperon rouge de Raffaella Bertagnolio et Clément Lefèvre (éd. Fleurus, 2018), un album jeunesse à partir de 4/5 ans et reprenant lui aussi le conte traditionnel. Le texte est d’ailleurs très proche de celui de l’album jeunesse précédent. Dans cette version, les illustrations plus classiques jouent avec les ombres et la lumière et aussi sur le regard. Il est amusant de découvrir à la fin que dans le ventre du loup, il n’y a pas que la petite fille et sa grand-mère mais d’autres animaux avalés par le loup. Un très bon moment de lecture également!

  • (Album jeunesse) La belle et la bête de Madame Leprince de Beaumont et Annette Marnat

Après avoir lu La Belle et la Bête et autres contes de Madame Leprince de Beaumont, j’ai enchaîné avec cette version illustrée par Annette Marnat (éd. Flammarion Jeunesse, Père Castor, 2017), un album jeunesse à partir de 5 ans et aux magnifiques illustrations.

Un riche marchand, père de six enfants perd toutes ses richesses et part vivre avec eux à la campagne. Un jour, il retourne en ville. Mais en revenant, il se perd et trouve refuge dans un château. Se souvenant que sa fille cadette, Belle lui avait demandé une rose, il en cueille une dans le jardin du château, provoquant la colère de son propriétaire, la Bête. Le marchand l’implore de revoir une dernière fois ses enfants. Pour sauver son père, Belle accepte de vivre auprès de la Bête, malgré sa peur et le dégoût ressenti à la vue de ce monstre. Et si les apparences étaient trompeuses?

Le trait délicat et doux d’Annette Marnat accompagne le texte merveilleux où il est question de malédiction, d’amour, de vertu, de jalousie et d’apparences trompeuses.

  • (Recueil de contes) La Belle et la Bête et autres contes de Madame Leprince de Beaumont

Il y a quelques mois était passé à la télévision le film éponyme de Christophe Gans de 2014 avec dans les rôles-titres Léa Seydoux et Vincent Cassel. Adolescente, j’avais déjà vu deux autres adaptations: celle de Jean Cocteau de 1946 avec Jean Marais dans le rôle de la Bête et aussi la version Disney de 1991. J’ai eu envie de lire le conte originel dans sa version la plus connue, celle de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont et parue en 1756 dans Le magasin des enfants, un traité d’éducation. J’ai donc emprunté La Belle et la Bête et autres contes (éd. Librio, diff. Flammrion, 2016, 79 pages), un recueil de contes courts et reprenant le texte intégral.

Les contes qui suivent reprennent les mêmes thématiques, en particulier l’éducation de la Vertu au sens du XVIIIe siècle. L’autrice était également gouvernante d’enfants de la haute société anglaise. Ce sont des contes moraux où il est question d’éducation des jeunes enfants – fille ou garçon – pour les instruire au mieux selon leur tempérament. Plusieurs des contes mettent scène des jumelles comme dans Belote et Laidronette, la première est si belle qu’elle en oublie de cultiver son esprit et sera aidée par sa sœur pour reconquérir le cœur de son époux. Il est aussi question de distinguer l’amour-passion, la seconde étant à privilégier pour un mariage réussi, la beauté se fanant et l’esprit perdurant. D’autres mettent en scène des jumeaux comme dans Le prince Fatal et le prince Fortuné, les corrections/malheurs subis par le premier afin de remédier à son mauvais caractère de naissance tandis que le second, gâté par la flatterie est devenu méchant alors qu’il était né bon.

Et aussi des BD et des romans:

  • (BD jeunesse) Le Château des étoiles, 1869: La conquête de l’espace T1 et T2 ♥

J’ai lu ou plutôt dévoré les deux premiers tomes du Château des étoiles, 1869: La conquête de l’espace d’Alex Alice (éd. Rue de Sèvres, 2014 et 2015), une BD jeunesse pour les adolescents, à partir de 12/13 ans.

En 1868, Claire Dulac disparaît à bord de son ballon de haute altitude en tentant de découvrir l’éther, la matière qui composerait l’espace, en laissant derrière elle son mari, un ingénieur reconnu et leur fils, Séraphin. Un an plus tard, ces derniers reçoivent une lettre anonyme les informant que le carnet de bord de la disparue a été retrouvé. Les voilà alors partis en Bavière, à la rencontre du prince de Bavière qui a le projet fou de construire un éthernef pour gagner l’espace. Jeune garçon rêveur et espérant le retour de sa mère, Séraphin se lie d’amitié avec deux enfants travaillant pour le Prince: Hans et Sophie. Le Prince est tellement obnubilé par son projet qu’il ne se rend pas compte que sa vie est en danger, un espion à la solde de la Prusse ayant été envoyé pour le détrôner. Où le vol d’essai de l’éthernef emmènera tout ce petit groupe?

J’avais découvert cette BD jeunesse chez Blandine qui venait de lire le tome 4 en juillet dernier, charmée tant par les illustrations que l’histoire dans une ambiance steampunk et Histoire revisitée rappelant Jules Verne et Hayao Miyazaki (en particulier le personnage de Hans). Nathalie avait également lu le mois dernier le premier tome. Et je partage leur engouement.

Il y est question d’aventures fantastiques, d’espionnage, d’amitié, de surpassement de soi avec une incroyable course aux étoiles et la découverte de la face cachée de la Lune. Les illustrations sont magnifiques à l’image des couvertures, à la fois réalistes et spectaculaires comme les passages sur la Lune. Coup de cœur!

  • (Romance feel good) Une saison à la petite boulangerie de Jenny Colgan

Côté adulte, j’ai lu Une saison à la petite boulangerie de Jenny Colgan (éd. Prisma, Pocket n°16878, 2017, 483 pages), le tome 2 de la Petite Boulangerie où je retrouve l’île de Mount Polbearne, ses habitants et son phare désormais habité par Polly Waterford, son petit ami américain Huckle et Neil le macareux. Polly poursuit sa petite vie tranquille, ses journées étant rythmées par son travail à la boulangerie. Mais le décès de Mrs. Mance vient tout chambouler. L’un de ses neveux reprend la boulangerie en privilégiant le pain industriel et renvoie Polly.

La lecture du premier tome avait été agréable même si prévisible avec des personnages stéréotypés. Mais là, je n’ai pas accroché, l’histoire reprenant le même schéma narratif que le premier, même le retour de Neil au sanctuaire des macareux et Polly apparaissant trop lisse et docile. Mais pour boucler la trilogie, je lirai quand même le troisième opus, Noël à la petite boulangerie

Ma lecture en cours:

(Cosy mystery) Meurtre en coulisse, une enquête de Loveday & Ryder, T3 de Faith Martin (éd. Harper Collins, 2020, 284 pages).

En mars 2021, j’avais passé un bon moment de lecture avec le premier tome, Le corbeau d’Oxford qui voyait la formation d’un nouveau duo d’enquêteurs avec une jeune stagiaire de police, Trudy Loveday et un ancien chirurgien devenu coroner pour cacher sa maladie de Parkinson, le Dr. Clement Ryder.

Ma médiathèque n’ayant pas le tome 2, j’ai commencé hier soir le tome 3 qui se déroule en septembre 1960, à Oxford où se prépare le premier concours de beauté Miss Miel sous fond de compétition et de rivalité, une des participantes étant retrouvée morte. Trudy infiltre le concours en se faisant passer pour une prétendante au titre tandis que le Dr. Ryder rejoint le jury. Ils devront déterminer si la jeune fille a été empoisonnée ou non, d’autant que des incidents ont lieu pendant les répétitions comme des pots de crème trafiqués, des fils tendus entre les marches…

Nos prochaines lectures envisagées:

  • (Roman) La huitième reine de Bina Shah (éd. Actes Sud, 2016, 356 pages) pour la lecture commune du 14 août 2021 des Étapes Indiennes autour de l’Indépendance du Pakistan
  • (Album jeunesse) Tout ce qu’il faut pour une cabane de Carter Higgins et Emily Hugues (éd. Albin Michel Jeunesse, 2018)
  • (BD jeunesse) Bonolon le gardien de la forêt de Seibou Kitahara et Go Nagayama (éd. Nobi Nobi!, 2013)

Au fil des pages avec La Petite Boulangerie du bout du monde

Début mai 2021, j’ai lu La Petite boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan (éd. Prisma, 2016, 506 pages), une romance feel-good qui se termine avec des recettes (petits pains, bagels, shortbread…). Après la faillite de son entreprise fondée avec son ex-concubin Chris, une jeune femme de 32 ans, Polly Waterford décide de quitter la ville de Plymouth pour louer un appartement délabré dans un petit port d’une île des Cornouailles. Mais dans ce tout petit village insulaire vivant au rythme des marées, comment repartir de zéro? Polly se lie très vite d’amitié avec un groupe de pêcheurs dont le charmant Tarnie et aussi un Américain qui s’est reconverti en apiculteur, le séduisant et renfrogné Huckle. Elle recueille également un bébé macareux blessé, Neil.

De cette autrice, j’avais déjà lu deux autres de ses séries livresques: sa série Cupcake café avec le premier tome, Rendez-vous au Cupcake café (éd. Pocket, 2018) avec une jeune trentenaire, Izzy qui se reconvertit dans sa passion héritée de son grand-père boulanger en ouvrant sa boutique au fond d’une impasse londonienne et sa série Au bord de l’eau avec les deux premiers tomes, Une saison au bord de l’eau (éd. Prisma, 2018) et Une rencontre au bord de l’eau (éd. Prisma, 2019) avec la reconversion professionnelle sous fond de romance Flora MacKenzie sur la petite île de Mure.

J’ai préféré ce premier tome de la série La Petite boulangerie aux autres romances, même si la trame narrative est similaire et tout aussi classique avec une jeune femme qui refait sa vie en faisant de sa passion son métier en reprenant la boulangerie à l’abandon. Les personnages qui gravitent autour d’elle sont tout aussi prévisibles: sa nouvelle propriétaire, Mrs. Gillian Manse, une vieille veuve âgée de 80 ans et seule boulangère de l’île qu’elle se met à dos, des pêcheurs gourmands, un trio amoureux avec Polly, Marnie et Huckle, la meilleure amie girly de Polly, Kerensa et le meilleur ami riche, arrogant et américain de Huckle, Reuben ou encore un couple riche à la recherche d’une maison secondaire dans un endroit authentique qu’ils seraient les premiers à découvrir pour épater leurs amis. 

Mais le charme opère, l’histoire étant plaisante et Polly attachante dans sa persévérance à rebondir dans sa nouvelle vie bien loin de celle qu’elle s’était imaginée. Il y a des passages vraiment rigolos, comme lorsque Polly distribue leur « dose » de pain aux différents habitants qui lui passent commande à l’insu de la vraie boulangère de l’île, Mrs. Manse et bien sûr, ses liens avec son macareux apprivoisé.

Les péripéties s’enchaînent rapidement, au gré des rencontres de Polly, à l’image des courants marins, la mer pouvant se révéler aussi calme que déchaînée. Un bon moment de lecture, malgré les facilités narratives, Polly ayant réussi bien (trop) facilement à sa reconversion en boulangère ou encore à être apicultrice! Il ne me reste plus qu’à essayer les recettes et à lire les deux autres tomes de cette trilogie, Une saison à la petite boulangerie et Noël à la petite boulangerie.

Participation #1 au Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda

Participation #18 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais

Participation #4 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Rêveries au bord de l’eau

challenge 2021 lire au féminin

Participation #37 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice britannique (écossaise)

Participation #56 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Boulangerie

Au fil des pages avec Une saison au bord de l’eau

J’emprunte à la médiathèque, lors du RAT gourmand des 21 au 23 août 2020, Une saison au bord de l’eau de Jenny Colgan (éd. Prisma, 2018), le premier tome de sa dernière série de romans. A la fin du RAT, dimanche soir, je m’arrête au chapitre 19. Puis le lendemain, accompagnant L’Orouge qui poursuit le marathon le lundi, je termine par intermittence en journée et surtout en soirée, de 21h45 jusqu’à 1h20 le roman.

Flora MacKenzie, Assistante juridique dans un important cabinet d’Avocats londonien est contrainte, pour des raisons professionnelles, de retourner sur Mure, l’île écossaise de son enfance. En effet, Colton Rogers, un client important du cabinet exige sa présence en tant qu’originaire de cette île pour influencer la décision du conseil municipal afin qu’aucune éolienne ne soit installée sur sa propriété. Au décès de sa mère, elle avait pourtant décidé de ne plus jamais y mettre un pied. Les retrouvailles avec son père et ses trois frères ne sont pas des plus chaleureuses. Pourtant, après avoir découvert le carnet de recettes de sa mère, Flora va peu à peu retrouver sa place au sein de la communauté de Mure, lui permettant d’accomplir sa mission professionnelle. Cela lui permet également de se rapprocher de Joël, l’Avocat en charge du dossier et pour lequel elle a un grand faible. Entre romance et recettes de cuisine, les jours passent sur l’île, Flora se sentant de plus en plus épanouie. Et si ce retour à Mure était l’occasion de changer de vie pour Flora?

L’intrigue de ce feel good est classique et déjà vue mais l’histoire reste plaisante pour une lecture estivale, sous fond de légende écossaise/celte des selkies ou femmes-phoques! L’aspect juridique de l’histoire est vraiment accessoire puisque, comme d’autres livres de Jenny Colgan, c’est la « reconversion professionnelle » dans la cuisine – pâtisseries et petits plats traditionnels – qui importe. Dans cette histoire, bien qu’employée comme Assistante juridique, Flora se retrouve à la tête d’un petit commerce de plats à emporter concoctés à partir du livre de recettes de sa mère pour peser sur la décision du conseil municipal dans le vote du lieu d’implantation des éoliennes sur l’île. C’est bien loin de la  gestion d’un dossier dans un cabinet d’avocats! J’espère pouvoir lire la suite rapidement, Une rencontre au bord de l’eau, lorsque celle-ci sera disponible à la médiathèque. Cela m’a également donné envie d’en savoir plus sur les selkies.

Pour un autre avis sur ce roman: Syl.

Participation #44 Contes & Légendes 2020 de Bidib #légende écossaise/celte

Participation #8 au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

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