Étiquette : forêt (Page 9 of 18)

Au fil des pages avec Camping sauvage

Nous lisons Camping sauvage de Julia Woignier (éd. Seuil Jeunesse, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans. Les animaux de la forêt partent randonner, sacs-à-dos et tentes avec eux et ainsi découvrir la montagne. Mais surpris par la tempête, ils se réfugient dans un arbre et font une drôle de rencontre. Serait-ce le tournant de leurs vacances?

L’histoire se passe en deux temps, avant et après la tempête. Le mauvais temps c’est la hantise de tout campeur ou randonneur. Mais dans cette histoire, tout finit bien. Il y est question d’aventures, d’amitié de vacances et de partages loin de tout et avec ces petits riens qui font le charme des vacances (à la montagne). Un bon petit bol d’air montagnard avec cet album jeunesse coloré! Sans oublier les pauses gourmandes entre cueillette de champignons, dégustation de pastèque ou bien encore de noix de coco.

challenge 2021 lire au féminin

Participation #48 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice française

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Voyage: « Camping »

Participation #64 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Camping

Participation #14 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Retour aux sources

Au fil des pages avec La légende de la vallée

Attirée par l’illustration de la couverture, j’ai emprunté à la médiathèque et lu La légende de la vallée de Solène Gaynecoetche et Éric Désiront (éd. Bilboquet, 2014), un album jeunesse à partir de 5 ans. Une vallée verdoyante est habitée par de nombreux animaux mais aucun être humain jusqu’au jour où une famille vient s’y installer avec leurs deux jeunes filles, Jehanne et Eléonor. Les deux sœurs sont très vite attirées par un bois enchanté malgré l’obscurité qui y règne, théâtre d’un affrontement entre le Bien et le Mal. Quel sera le choix des deux sœurs? Et sera-t-il le même?

A la fois illustrateur, maquettiste, graphiste et photographe, Éric Désiront allie ces domaines pour apporter un charme délicat à ses illustrations en noir et blanc, en volume et avec des jeux d’ombres et de lumière se fondant dans le noir de l’encadré du texte. Elles renforcent l’ambiance sombre et inquiétante du bois dans lequel plongent les deux sœurs.Les différents tableaux scéniques donnent presque l’impression d’être au cœur d’un court-métrage d’animation.

J’ai bien plus apprécié les illustrations poétiques que le texte convenu, malgré la touche de mystérieux et de magie. On y retrouve des éléments récurrents de contes traditionnels comme une forêt, un cerf-esprit, une sorcière… Il y est question de destin, de quête initiatique, d’équilibre entre Bien et Mal personnifié dans la dualité des deux sœurs. Cette histoire m’est apparue comme un tome introductif bien qu’elle soit parue quelques mois après Le loup de Six-Cailloux (éd. Bilboquet, 2014). J’ai déjà repéré à la médiathèque une autre histoire se passant dans cette vallée, La rébellion des animaux (éd. Bilboquet, 2015). Un moment plaisant de lecture avant tout pour les illustrations!

Participation #48 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Au fil des pages avec le tome 1 de Blue au Pays des Songes

Pendant le Mois Italien 2021, j’ai lu le tome 1 de Blue au Pays des Songes, La forêt envahissante de Davide Tosello (éd. Glénat, coll. Vents d’Ouest, 2020), une BD jeunesse à partir de 11/12 ans, intriguée par la magnifique couverture.

Agoraphobe depuis la mort de son père, Blue est une adolescente vivant avec sa mère, dans une maison à l’orée d’une forêt. Un matin, elle se réveille seule, sa mère n’étant pas là. Alors qu’elle est en train de prendre son petit déjeuner, elle est attirée vers l’extérieur par le bruit de nombreux avions en papier. Prise d’une crise d’angoisse, elle surmonte sa peur pour aller récupérer devant le pas de sa porte un étrange colis à son nom contenant une toute petite baleine.

Soudain, tout bascule. La forêt devient malveillante et pénètre dans sa maison. Le monstre-tempête qui avait épargné Blue petite est revenue pour exécuter sa promesse de la dévorer. La jeune fille est alors projetée dans un monde inconnu, mystérieux et magique, le Pays des Songes. Protégée par la toute petite baleine, Blue doit à tout prix fuir, malgré son chagrin de laisser derrière sa mère prisonnière du monstre-tempête. Elle rencontre alors MJ, un jeune adolescent rêvant de devenir basketteur et qui veut se rendre à Sad City. Elle décide de l’accompagner. Y parviendront-ils? Ou seront-ils happés à leur tour par cette terrifiante forêt qui dévore tout sur son passage, jusqu’aux êtres humains ou par tout autre danger qui rôde?

Côté scénario, l’intrigue assez confuse démarre lentement, en nous plongeant dans les souvenirs douloureux de Blue, avec le décès de son père par un monstre-tempête puis en même temps que la forêt malveillante progresse, le rythme s’accélère, au fil des rencontres plus ou moins inquiétantes de Blue et des lieux qu’elle traversent.

Graphiquement, les jolies illustrations de ce premier tome introductif décrivent un univers onirique qui me fait penser aux films d’animation de Hayao Miyazaki ou aux films de Tim Burton,  avec également des références à Dragon Ball Z  (la boule de cristal, les tortues de pierre), à Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll,  L’Histoire sans fin de Michael Ende et son Néant qui détruit tout sur son passage comme la forêt malveillante ou encore au dessin animé franco-japonais Clémentine de 1985 (la bulle de protection de Blue)…

Davide Tosello aborde des thèmes classiques en littérature jeunesse: peur et angoisses, rêves/cauchemars… Me viennent en tête des BD jeunesse lus dernièrement: L’épouvantable peur d’Épiphanie Frayeur de Séverine Gauthier et Clément Lefèvre (éd. Métamorphose), Ninn de Jean-Michel Darlot et Johann Pilet (éd. Kennes) ou encore La Brigade des cauchemars de Franck Thilliez, Yomgui Dumont et Drac (éd. Jungle, coll. Frissons). Il y est ainsi question d’aventures fantastiques, de courage, d’amitié et de dépassement de soi.

A la fin de la lecture un peu déroutante, beaucoup de questions restent sans réponses quant aux tenants et aboutissants de la quête de Blue, Davide Tosello ayant plongé le lecteur tout aussi vite que sa jeune héroïne dans un univers à la fois merveilleux et angoissant.

J’ai relu une nouvelle fois ce premier tome en écoutant en même temps la playlist musicale mentionnée par l’auteur qui accompagne les rêves de Blue tout au long de son aventure et qui permet de s’immerger différemment, de façon plus intimiste, dans l’histoire avec des airs de folk, de musique indé/électro ou de pop… Un bon moment de lecture, avant tout pour les illustrations! Je lirai la suite pour en connaître un peu plus dans le tome 2, Bienvenue à Sad City même si j’espère que le scénario sera plus abouti (un tome 3 étant d’ores et déjà prévu pour septembre 2021).

Participation #2 au Mois italien 2021 de Martine

Participation #57 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Petit déjeuner

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Couleur: « Blue »

Au fil des pages avec Un peu beaucoup

Après avoir lu C’est mon arbre, nous lisons Un peu beaucoup d’Olivier Tallec (éd. L’école des loisirs, 2020), un album jeunesse à partir de 3 ans. J’ai d’ailleurs préféré cette suite. Nous retrouvons le petit écureuil roux possessif qui se délecte de ses pommes de pin. Il ne cesse de répéter qu’il fait attention à ne pas trop en manger mais sa gourmandise est plus grande au point de détruire son habitat et de compromettre l’équilibre naturel.

Après les thèmes du partage et de la propriété, Olivier Tallec aborde avec toujours le même humour, le respect de l’environnement et la surconsommation. L’écureuil roux est toujours aussi expressif. Un très bon moment de lecture avec cet album jeunesse à la chute hilarante bien que grinçante!

Au fil des pages avec C’est mon arbre

Nous lisons C’est mon arbre d’Olivier Tallec (éd. L’école des loisirs, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans et sa suite, Un peu beaucoup (éd. L’école des loisirs, 2020). Dans une forêt aux couleurs automnales, un écureuil roux égoïste et possessif s’est octroyé un arbre avec ses pommes de pin. Il entend bien protéger son bien de toute convoitise jusqu’à construire un mur protecteur. Et pourtant, cela ne lui suffit pas, l’écureuil commençant à envier ce qui pourrait être au-delà du mur dans lequel il s’est isolé.

Les illustrations de l’écureuil sont très expressives, les mimiques montrant toutes les émotions ressenties: la peur de perdre son arbre, l’égoïsme, l’envie et la jalousie de ce que pourrait avoir les autres… Le texte répétitif et rempli d’humour appuie sur l’attitude complètement loufoque et irrationnelle de l’écureuil qui ne veut rien partager. Il est ainsi question du vivre ensemble, des bienfaits du partage et des travers de l’individualisme et de la propriété. Un bon moment de lecture avec cet album jeunesse à la chute très ironique!

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