Étiquette : famille (Page 1 of 8)

Au fil des pages avec Le prince dragon

J’emprunte à la médiathèque Le prince dragon de Marie Diaz et d’Olivier Desvaux (éd. Belin Jeunesse, 2014), un album jeunesse grand format à partir de 7/8 ans et d’après un conte traditionnel scandinave. Dans un royaume du Nord, au temps des dragons, une roi et une reine désespèrent de ne pouvoir avoir d’enfant. Un jour d’automne, la reine rencontre une vieille d’avant le temps qui lui donne une solution magique. Mais la reine ne suit pas totalement les recommandations de la vieille. Elle donne alors naissance, dans le plus grand secret, à deux êtres: une créature terrifiante qu’elle jette par la fenêtre puis un magnifique garçon. Le temps passe jusqu’au jour où l’enfant est en âge de se marier. Et si le secret de la reine refaisait surface? Qui sera à même de lever le maléfice du Prince Dragon qui l’oblige à dévorer chacune de ses épouses successives? Quel beau conte scandinave à la fois féérique et terrifiant! Il y est question de désir d’enfant, de malédiction, de mort, d’amour libérateur… Les illustrations à la peinture à l’huile d’Olivier Desvaux sont magnifiques. J’avais d’ailleurs beaucoup apprécié ses illustrations de Cosette. Une très belle découverte pour le mois « Dragons » du challenge Contes et Légendes proposé par Bidib!

Participation #27 Contes & Légendes 2020 de Bidib #Dragon

Au fil des pages avec Nous avons rendez-vous

Nous empruntons, à nouveau, à la médiathèque Nous avons rendez-vous de Marie Dorléans (éd. Seuil Jeunesse, 2018), un album jeunesse grand format à partir de 3 ans. Par une belle nuit étoilée d’été, une famille – deux enfants avec leurs parents – se lèvent très tôt et prennent sacs à dos, chaussures de randonnées et lampes de poche pour gagner le lieu d’un rendez-vous. Nous les suivons lors de leur balade à travers la campagne, une forêt puis un lac… Mais quelle est donc la nature de ce rendez-vous? 

Les illustrations bleutées sont magnifiques et donnent l’impression au lecteur d’être lui aussi un des participants de cette randonnée familiale nocturne. Au fil des pages, nos yeux s’habituant comme dans l’obscurité de la nuit, nous décelons de plus en plus de détails comme les animaux qui regardent passer cette famille. Nous sommes, comme elle, subjugués par la beauté de la nuit avec son silence, ses odeurs, ses couleurs comme le ciel étoilé jusqu’au moment du rendez-vous tant attendu, point d’orgue d’émerveillement de cet album. Cet album jeunesse reprend à merveille l’ambiance avant un lever de soleil. Il me fait penser à celui vécu dans la Vallée des Merveilles avec un lever très matinal au refuge jusqu’à un petit lac (mais avec des frontales). Coup de cœur pour cet album jeunesse!

Challenge Petit Bac d’Enna #7 Catégorie Amour et relations amoureuses: « Rendez-vous »

Au fil des pages avec La potion magique de Georges Bouillon

Sachant que le Mois Anglais 2020 allait commencer, je suis allée récupérer des livres laissés dans le grenier de mes parents pour constituer ma PAL de ce mois de juin. Alors pour la première soirée du RAT, j’ai relu plus de 25 ans après, un roman jeunesse étudié au collège: La potion magique de Georges Bouillon de Roald Dahl (éd. Gallimard, coll. Folio Junior, 1993), un album jeunesse à partir de 9 ans. Et comme nous sommes le 13 juin 2020, ce roman participe à la journée « Lecture jeunesse » du Mois Anglais.

Un samedi matin, Georges, un petit garçon de 8 ans, reste seul avec sa grand-mère à la maison, une ferme dans la campagne anglaise. Mais Georges n’apprécie guère Grandma, sa grand-mère vieille, aigrie, petite et grincheuse qu’il compare à une sorcière. Elle ne se cesse d’ailleurs toute la matinée de râler et de lui faire peur, tout en lui rappelant de ne pas oublier de lui donner son médicament à 11h00. C’est alors que Georges a l’idée de remplacer son médicament par une potion magique, pensant ainsi changer le caractère de sa grand-mère et même s’en débarrasser. Il va ainsi de pièce en pièce pour fabriquer la potion, mélangeant des produits plus dangereux et toxiques les uns que les autres: des lotions dans la salle de bain, des médicaments pour animaux de la ferme dans la grange et même des  pots de peinture, etc… Et à 11 heures, il fait boire un peu de potion à sa grand-mère qui va grandir, grandir… Sa grand-mère va-t-elle revenir comme avant? Comment vont réagir ses parents à leur retour?

De ma précédente lecture, je ne me souvenais que de peu de choses si ce n’est qu’il s’agissait d’une histoire magique, drôle et qu’elle m’avait plu. Avec cette relecture adulte et de parent, je pensais « Olala que de produits toxiques mis dans les mains d’un enfant! ». Et forcément, quand les effets magiques de la potion se réalisent, je suis aussi surprise que le jeune héros, m’attendant au pire pour cette grand-mère pourtant si antipathique. Pour les enfants, ce sont surtout le comique de répétition et les transformations de la grand-mère et des animaux qui font rire, grandissant ou rapetissant à la manière d’Alice au Pays des Merveilles. Mais l’histoire ne se résume point à cela puisque l’auteur aborde, avec humour, les relations familiales où des tensions peuvent exister entre les membres de la famille, le père de Georges n’appréciant pas non plus sa belle-mère mais aussi une critique de l’élevage intensif et de l’utilisation d’engrais chimiques et pesticides.

Un bon moment de lecture qui me donne envie de relire Le Bon gros géant ou Matilda! Les illustrations expressives et en noir et blanc de Quentin Blake accompagnent à merveille le récit, donnant vie aux transformations loufoques de la potion magique sur la grand-mère qui a vraiment l’air d’une sorcière terrifiante et sur d’autres animaux de la ferme!

Le Mois Anglais de Lou et Titine  #Lecture jeunesse

Au fil des pages avec Le secret du potager

Nous lisons Le secret du potager de Luc Foccroulle et Annick Masson (éd. Mijade, rééd. 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans. Lili n’est pas ravie à l’idée de passer ses vacances chez son grand-père à la campagne. Elle rêve de plage et à la place, il n’est question que du potager de son grand-père. Ce dernier arrivera-t-il à lui transmettre sa passion du jardinage? Coup de cœur pour cet album jeunesse aux jolies illustrations pastel ! L’histoire est adorable avec des légumes qui prennent vie. Le jeune lecteur se retrouvera dans le personnage de la jeune Lili qui découvre jour après jour le plaisir de voir germer une petite graine de haricot, d’en prendre soin puis de récolter pour enfin déguster de bons petits plats de son grand-père avec les légumes du potager. De quoi créer des vocations de jardinier ?

Pour prolonger la lecture, nous revoyons le cycle de la plante (du haricot en l’espèce) à partir de la jolie double page de garde. Nous revoyons également le vocabulaire du potager avec les légumes et les outils du jardinier.

Challenge Petit Bac d’Enna #7 Catégorie Lieu: « Potager »

Au fil des pages avec Miss Charity

Début mars, j’ai emprunté à la médiathèque Miss Charity de Marie-Aude Murail et illustré par Philippe Dumas (éd. L’école des loisirs, 2008, rééd. 2013), un roman jeunesse à partir de 13 ans. Cela faisait déjà quelques temps que j’avais repéré ce roman et dans l’incertitude du confinement qui semblait s’annoncer, je me suis dit que ce roman de plus de cinq pages pourrait rejoindre ma PAL. Je commence à le lire le week-end dernier. Et l’histoire me diriez-vous?

Nous suivons la vie de Charity  Tiddler  dans les années 1880, une petite fille de 5 ans au début du roman, et ce sur plus de vingt ans. Appartenant à la haute société londonienne, Charity apprend très tôt à bien se tenir en société pour ne pas contrarier ses parents tout en se créant son propre imaginaire. En effet, dans la nursery du troisième étage de la maison londonienne, Charity se construit une ménagerie avec une première petite souris sauvée qui sera rejointe par d’autres animaux blessés ou échappant à la casserole. Elle peut compter sur Tabitha, sa bonne écossaise et puis sur sa  gouvernante française, Mademoiselle Blanche Legros qui lui fait découvrir l’aquarelle. 

Quittant Londres chaque été pour la campagne anglaise, à Dingley Bell, auprès de ses cousins – Ann, Lydia et Philip  Beltram et d’un ami de la famille, Kenneth Ashley, Charity peut se consacrer pleinement à l’étude de la Nature, d’abord esthétiquement puis le plus scientifiquement possible, comme l’anatomie des animaux, les champignons… Elle reste toujours une jeune fille puis une jeune femme marginale et solitaire mais qui s’épanouit dans son univers rempli d’animaux et qui continue d’apprendre par cœur l’œuvre de William Shakespeare et de remplir ses carnets de dessins. Arrivera-t-elle à trouver sa voie?

Au fil des pages, cette petite fille qui grandit, d’année en année, avec sa ménagerie me fait de plus en plus penser à une célèbre autrice de livres pour enfants ayant vécu au XIXe siècle: Beatrix Potter. Librement inspiré de sa vie, ce roman est captivant. Il y est aussi question de la condition de la femme au XIXe siècle, Charity détonnant par exemple avec ses cousines qui ne pensent qu’à faire un bon mariage et qui ose, dans la sphère bien pensante de la haute société anglaise de l’époque victorienne, vouloir gagner sa vie en travaillant et être indépendante.

Contrairement à Ma vie a changé que j’avais lu il y a quelques mois et dont je ne garde qu’un avis mitigé, j’ai vraiment apprécié ici le style d’écriture de Marie-Aude Murail, avec cet humour so british qui me rappelle mes lectures de Jane Austen. La narration à la première personne est celle du roman, même si  le texte reprend la forme d’une pièce de théâtre dans ses dialogues (ce qui n’est pas surprenant tant le théâtre est omniprésent dans l’histoire avec Shakespeare, le métier de comédien de Kenneth, Oscar Wilde ou encore Bernard Shaw). Le texte est également ponctué de nombreuses illustrations à l’aquarelle de Philippe Dumas qui complètent la fantaisie de l’héroïne, notamment en donnant vie à ses animaux comme Master Peter ou le canard Cook. Finalement, j’ai lu en une journée ce roman, laissant dernière moi, presque à regret, la vie de Miss Charity. Quoique, j’ai déjà repéré son adaptation en BD, un premier tome de Loïc Clément et Anne Montel, L’enfance de l’art, étant sorti en février 2020. Coup de cœur pour cet album jeunesse!

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