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Retour dans le passé à Tourrette-Levens

Ce 2 juin 2016, nous allons à Tourrette-Levens, village perché à une dizaine de kilomètres de Nice. Nous passons souvent dans cette municipalité mais n’avions pas pris le temps de la visiter, malgré notre curiosité pour les œuvres d’art installées au bord de la route et des ronds-points. Après avoir garé la voiture, nous montons jusqu’aux ruines du Château datant du XIIème siècle dont il ne reste qu’une seule tour – classé aux Monuments Historiques, mais pas d’une seule traite puisque nous nous arrêtons pour visiter les trois musées municipaux, à l’entrée gratuite: musée de la Préhistoire, musée des métiers traditionnels et musée d’histoire naturelle.

Ruines de Châteauneuf Villevieille

Nous commençons par le Jardin des métiers qui offre également une jolie vue sur les ruines de Châteauneuf Villevieille. Nous pouvons ainsi voir une meule pour aiguiser des outils ainsi que d’autres outils anciens au milieu de plantes méditerranéennes.

Nous continuons de monter en passant devant de nouvelles sculptures puis faisons le tour du Jardin médiéval du Château qui fut recréé en 2014. Ce petit jardin est joliment aménagé avec de  nombreuses plantes médicinales, aromatiques et aussi des fraisiers… Un petit banc permet à certains de rejouer des saynètes d’amour courtois.

Quelques mètres plus loin, nous arrivons au sommet (446 mètres) avec son belvédère qui offre un panorama sur Nice et la Mer Méditerranée d’un côté et sur l’arrière-pays niçois, avec le plateau de la Madone d’Utelle, de l’autre côté. Nous revenons sur nos pas pour visiter le Musée d’histoire naturelle et sa jolie collection de papillons situé dans le Château de Tourrette-Levens. Que de papillons et d’autres insectes provenant du monde entier! De quoi inspirer les enfants dans une carrière d’entomologiste?

Chapelle des pénitents blancs

Verdier d’Europe

Puis nous redescendons jusqu’à la Chapelle des pénitents blancs datant du XIIe siècle et dont il ne reste que le clocher triangulaire. C’est aussi l’occasion pour nous de voir un verdier d’Europe posé sur un cerisier ainsi qu’une grande peluche d’ourse diseuse de bonne aventure assise sur un fauteuil.

Nous retournons sur la Montée du Château et atteignons presque immédiatement le Musée de la Préhistoire situé dans une maison-rempart. Nous y découvrons une exposition temporaire sur « les 10 idées reçues de la Préhistoire », un vrai/faux ludique pour les enfants comme par exemple: « les mammouths étaient énormes » ou « l’homme préhistorique ne vivait que dans des grottes ». Nous pouvons voir aussi des objets datant de l’époque paléolithique et découverts lors des fouilles de la Grotte du Merle et de la Baume Périgaud, aux alentours de Tourrette-Levens. Il y a également la moulure d’un mammoutheau découvert en Russie et la reconstitution d’une grotte ornée.

Nous regagnons notre voiture, prenant un peu plus le temps qu’à l’aller pour regarder les différentes sculptures, peintures et autres œuvres d’art dans les rues de Tourrette-Levens, l’aller ayant été plus centré sur le parcours audio avec des QRcodes relatant des informations sur la Préhistoire dans les Alpes-Maritimes, comme par exemple la domestication du feu par des Homo Erectus, des chasseurs établis à Terra Amata, il y a environ 400 000 ans avant notre ère.

Petite sortie à Gréolières

Ce 18 février 2018, nous espérons pouvoir voir un peu de neige. Direction Gréolières, ses ruines et sa station de ski. Nous nous arrêtons pour pique-niquer sous les ruines de Hautes-Gréolières et la montagne du Cheiron. A notre arrivée, plusieurs voitures sont déjà garées, le site étant un point de départ de randonnées, notamment celle allant jusqu’aux remontées mécaniques du Cheiron. En face de nous, nous avons une belle vue sur Cipières et Basses-Gréolières. Plusieurs parapentes sont de sortie également. Nous restons là une bonne heure sous le soleil, accompagnés par les mélodies des oiseaux (mésanges bleues, bergeronnettes grises, etc.).

ruines de Hautes-Gréolières

Vue sur Basses-Gréolières

Vue sur Cipières – parapente

Les ruines de l’ancien village de Hautes-Gréolières sont notamment constituées du château et de l’église paroissiale Saint-Étienne datant du XIIIe siècle. Le dernier habitant y vécut jusqu’à la fin du XIXe siècle avant que le village continue de se développer à Basses-Gréolières.

Réserve biologique des Monts d’Azur – Thorenc

Puis nous partons vers Gréolières-les-Neiges, avec une petite halte devant la réserve biologique des Monts d’Azur, à Thorenc où vivent bisons d’Europe, cerfs, élans et chevaux de Przewalski… Nous avions déjà visité cette réserve il y a une dizaine d’années et approché au plus près ces animaux.

sur la route de Gréolières-les-Neiges

Sur la route montant à Gréolières-les-Neiges, nous commençons à apercevoir quelques restes de neige… Plus nous montons, plus nous voyons de familles avec des luges dans la neige et même des bonshommes de neige fondant au soleil…

Gréolières-les-Neiges

Arrivés sur le grand parking au pied des pistes de la station, il n’y a guère plus de neige. Il n’y a pas eu beaucoup de pluie ni de neige cette saison. Cette station de ski familiale n’est aussi qu’à 1.400 mètres d’altitude, 1.800 mètres en haut des pistes. Pour autant, de nombreux enfants sont heureux de faire de la luge sur le bas des pistes. Le temps commence à se refroidir et nous finissons notre après-midi autour d’un chocolat chaud dans un des cafés- restaurants de la station.

Les Fontaines bleues du Château de Beaulon

Château de Beaulon – août 2009

Ce 18 mai 2012, nous allons visiter, à nouveau, le Château de Beaulon et ses fontaines bleues, à Saint-Dizant-du-Gua. Nous nous y étions déjà rendus en août 2009 et avions, à l’époque, fini notre visite par une dégustation de délicieux pineaux, d’autres visiteurs optant pour les cognacs.

Les Fontaines bleues – mai 2012

Nous passons le portail d’entrée pour nous garer sur le petit parking du château (entrée payante). Puis nous commençons par la visite du parc en déambulant à travers les petits sentiers arborés longeant ou traversant les fontaines bleues d’un bassin à l’autre : Miroir des Fées, Fontaine aux Fées, Fontaine de la Main rouge… La couleur bleue turquoise semble quasi magique et est pourtant due à la présence d’algues microscopiques.

Le temps semble, en effet, s’être arrêté dans ce parc classé au titre des Jardins remarquables. On en cherche presque la présence des Fées! Nous sommes sortis de notre rêverie par un chien qui aboie et qui court après un frisbee ou peut-être les libellules qui virevoltent de-ci de-là.

Nous finissons le tour du parc par la face Nord du Manoir, de style gothique et de son pigeonnier qui était un privilège à l’époque de sa construction.  Le Château de Beaulon fut construit vers 1480 et est de style Renaissance ; ce qui ajoute une note romantique de plus à l’atmosphère du parc.

Château de la Roche Courbon sous la brume

Ce 28 décembre 2007, malgré le temps brumeux, nous allons visiter le Château de la Roche Courbon, à Saint-Porchaire, dans la vallée du Bruant. Nous entrons par la porte des Lions. La brume semble nous avoir projetés dans des temps anciens. La vue sur les jardins à la française a un charme tout particulier. Le Château et son donjon datent du XVe siècle même si de grandes modifications furent apportées au XVIIe siècle. Le Château de la Belle au bois dormant, comme l’avait dit Pierre Loti en 1908 !

Nous commençons par la visite guidée du château, en particulier le cabinet de peintures avec des panneaux peints sur bois (paysages, allégories, vie d’Hercule…) et une cuisine saintongeaise avec son ancien tournebroche. Dans le donjon, il y a un petit musée de la Préhistoire où peuvent être vues des pierres gravées dont une représente un troupeau de mammouths.

 

 

 

Puis nous nous dirigeons vers les jardins à la française situés en partie sur des marais et reconstruits régulièrement sur pilotis. Dans les bassins, cygnes et canards Colvert se mélangent aux sculptures et ifs taillés. Nous empruntons un escalier qui nous permet d’avoir une belle vue sur le château se reflétant dans l’eau.

Grottes du Bouil bleu

En sortant des jardins, nous décidons d’emprunter le sentier en sous-bois vers les grottes du Bouil bleu creusées dans la falaise. Ces grottes étaient habitées au Paléolithique moyen, soit il y a plus de 50.000 ans, par des hommes de Néandertal. Malheureusement, nous ne voyons plus grand chose avec la pénombre et décidons de rentrer, le domaine fermant à 17h30.

Circuit du Castellet – Saint-Jeannet

Ce 13 décembre 2006, nous allons à Saint-Jeannet et nous garons sur le parking à l’entrée de la commune. Nous remontons la rue du Baou et prenons le chemin, sur la droite, au niveau des dernières maisons (balise n°1a) pour commencer l’ascension du vallon de Parriau situé entre le Baou de la Gaude et celui de Saint-Jeannet. Nous entrons ainsi dans les Préalpes du Castellet et plus précisément sa partie orientale, souvent appelée Préalpes de Grasse (site Natura 2000).

Nous nous concentrons sur le Baou de Saint-Jeannet. Le terme « baou » vient du Provençal et signifie « falaise » ou encore « rocher escarpé ».  Nous empruntons un sentier caillouteux. Peu avant la balise n°4, un rougequeue noir est posé en plein milieu du sentier. En effet, nous avons de la chance car il y a peu de randonneurs.

Arrivés à la balise n°4, nous continuons sur le GR51 jusqu’au plateau sommital (760 mètres d’altitude). Mais il est également possible de prendre à gauche et de monter jusqu’au sommet du Baou de Saint-Jeannet et de la table d’orientation ; ce que nous avions fait en automne avec la visite du village. Les falaises abritent des nidifications d’oiseaux comme le faucon pélerin, le merle bleu… Plusieurs espèces végétales rares peuvent être observées : lavatère maritime, nivéole de Nice, etc. Nous faisons une petite halte pour boire un peu d’eau, tout en ayant une jolie vue sur les sommets du Mercantour.

Puis, bientôt, au loin, nous voyons les ruines du château du Castellet, situé à l’Ouest du baou et même le littoral. Nous passons dans des sous-bois de chênes verts. Des escaliers en pierre ont, par endroit, été aménagés.

Arrivés aux ruines, nous en profitons pour faire une petite pause. Nous ne sommes pas les seuls, plusieurs personnes, seules ou en groupe, sont en train de pique-niquer. Nous faisons un peu le tour des ruines et surtout nous rapprochons du bord abrupt du promontoire qui offre une jolie vue dégagée.

Un peu d’histoire : Des écrits du XIIIe siècle font mention du château du Castellet comme ferme seigneuriale appartenant à Romée de Villeneuve. Une bergerie y était accolée. Mais l’édifice ne résista pas aux bombardements allemands à l’été 1944. Il n’en reste qu’une légende selon laquelle Arnaud de Villeneuve aurait réussi à transformer du fer en or et en aurait laissé sur place, grâce aux forces telluriques des lieux. En effet, ce dernier était médecin auprès des rois et papes, alchimiste et théologien formé auprès des Dominicains. Désormais, à défaut de trésor, il est possible d’y trouver une géocache (GC2P5GZ).

Puis nous reprenons le sentier balisé pour redescendre à Saint-Jeannet par le vallon du Castellet. Le sentier est beaucoup plus boisé qu’à l’aller, tout en ayant en contrebas les bruits du petit fleuve de la Cagne. Nous arrivons bientôt au niveau des gros blocs d’initiation à l’escalade. D’ailleurs, des enfants sont en train de s’entraîner.

Nous terminons notre randonnée en arrivant de l’autre côté du village, au niveau de la chapelle Notre-Dame des Champs. Nous passons devant la balise n°1 et regagnons notre voiture.

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