Étiquette : bandes dessinées (Page 1 of 5)

Au fil des pages avec le tome 1 d’Eli & Gaston

J’emprunte à la médiathèque le tome 1 d’Eli & Gaston, L’esprit de l’automne de Ludovic Villain et Céline Deregnaucourt (éd. Ankama, 2019), une BD jeunesse à partir de 7 ans. Cette année, Eli ne passe pas ses vacances d’été avec ses parents mais chez sa grand-mère Jo. Et ça ne l’enchante guère. Dès la première soirée, tout se passe de travers, sa grand-mère la rassurant par une vieille histoire de gardiens de la forêt. Pourtant le lendemain matin, cette dernière semble préoccupée. Elle charge Eli de récupérer des œufs dans la ferme voisine. Mais Alexandre, un jeune garçon lui joue un mauvais tour en l’enfermant dans le poulailler. Après tant de frayeurs, la petite fille décide de s’enfuir et de retrouver ses parents. Mais en chemin, avec Gaston, son chat grassouillet et froussard, elle passe par une forêt aussi magnifique avec ses couleurs automnales qu’effrayante. Il y règne un silence inquiétant, les animaux semblant fuir quelque chose et certains arbres ayant été attaqués. Eli parviendra-t-elle à en savoir plus sur le mal qui ronge peu à peu la forêt?

Les jolies illustrations dynamiques et tout en rondeurs de Céline Deregnaucourt accompagnent à merveille la quête initiatique de la jeune héroïne. Eli est une petite fille un peu boudeuse qui, embarquée malgré elle dans une aventure fantastique, fait preuve de beaucoup de courage. Et que dire de cet esprit d’automne prenant la forme d’un dragon volant! Un très bon moment de lecture cosy et qui permet également de sensibiliser les jeunes lecteurs à l’écologie et à l’importance du cycle des saisons! Des suites sont prévues que je lirai avec plaisir, notamment pour en savoir plus sur la grand-Mère Jo.

Pour un autre avis sur cette BD jeunesse: Chicky Poo.

Challenge Halloween de Hilde et Lou #Esprit 

Challenge Petit Bac d’Enna #11 Catégorie Prénom: « Eli »

Au fil des pages avec le tome 1 de la BD des Enquêtes d’Enola Holmes

Après avoir lu les romans de Nancy Springers et vu le film très librement adapté du premier tome, je lis le tome 1 de l’adaptation en BD des Enquêtes d’Enola Holmes, La double disparition de Serena Blasco (éd. Jungle, 2015, rééd. 2020), une BD jeunesse à partir de 9 ans.

En 1888, le jour de ses 14 ans, Enola Holmes est bien triste quand elle s’aperçoit que sa mère a disparu et c’est seule qu’elle ouvre ses  cadeaux d’anniversaire offerts par sa mère: un recueil sur les fleurs et un carnet de messages codés. Elle appelle alors à l’aide ses deux frères aînés, Mycroft et Sherlock qu’elle n’a pas revu depuis très longtemps. Ils sont plus attristés par l’apparence de leur sœur, très loin de ressembler à une jeune Lady de son âge que par la disparition de leur mère. Face au projet de ses frères de l’envoyer parfaire son éducation dans une pension pour jeunes filles, Enola s’enfuit prête à résoudre seule, à Londres, la disparition de leur mère, tout en évitant d’être elle-même retrouvée par Sherlock Holmes qui n’est jamais bien loin.

Je retrouve,  dans le même esprit mais de façon plus condensée, l’intrigue du roman de Nancy Springers. Il y est aussi question de la condition de la femme, Enola Holmes souhaitant, du haut de ses 14 ans, vivre comme elle entend et non aux conditions très infantilisantes de ses frères aînés qui veulent en faire une parfaite Lady. Il est plaisant de découvrir en images les différents déguisements imaginés par Enola pour échapper à ses frères et devenir Ivy Meschle, surtout que Nancy Springers décrivait avec précision les tenues très corsetées des femmes à l’époque victorienne. Sous les traits de Serena Blasco, Enola Holmes est très expressive, perspicace en décodant les messages floraux laissés par sa mère et tout aussi attachante que dans le roman.

Même si les illustrations à l’aquarelle sont très girly, Serena Blasco n’en oublient pas, dans certains passages, de rappeler la pauvreté et la misère des bas-quartiers de Londres, de façon plus sommaire et moins sombre que dans le roman. Les tomes suivants de cette BD jeunesse seront-ils aussi proches des romans? J’espère pouvoir les lire rapidement pour le savoir. A noter le petit plus de cette BD jeunesse qui se termine avec un carnet secret d’Enola Holmes rempli d’annotations et de croquis, un peu à la manière des Carnets de Cerise.

Pour d’autres avis sur ce tome 1 de la BD: FondantGrignote et Hilde.

Challenge British Mysteries de Hilde et Lou

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Crimes et Justice: « Enquêtes »

Au fil des pages avec Le grand méchant renard

J’emprunte à la médiathèque Le grand méchant renard de Benjamin Renner (éd. Delcourt, coll. Shampooing, 2015), une BD jeunesse à partir de 6 ans (voire plus grand compte-tenu du langage familier employé). Un renard est bien incapable de croquer la moindre poule de la ferme voisine et doit se contenter de navets. Il s’associe au loup pour un plan infaillible : voler les œufs d’une poule, les couver pour ensuite mieux les dévorer. Mais les poussins prennent le renard pour leur mère. Et le renard finit par se prendre d’affection pour eux, la situation lui échappant une fois de plus.

Cette BD sans cases enchaîne les situations les plus loufoques et attendrissantes avec un renard qui se dit grand méchant mais qui est complètement dépassé autant dans son rôle de prédateur que de parent improvisé. Sans oublier les autres animaux de la ferme comme une poule à la tête du Club d’extermination des renards et un chien de garde fainéant. Coup de cœur pour cette BD jeunesse hilarante qui s’amuse avec la parentalité et le déterminisme biologique et social! Il ne me reste plus qu’à voir son adaptation en dessin animé…

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Animal: « Renard »

Au fil des pages avec le tome 1 de Dans la tête de Sherlock Holmes

Pour le Mois Anglais 2020, j’ai emprunté à la médiathèque le tome 1 de Dans la tête de Sherlock Holmes, L’Affaire du Ticket Scandaleux de Cyril Liéron et Benoît Dahan, d’après Sir Arthur Conan Doyle (éd. Ankama, 2019), une BD jeunesse à partir de 13 ans. Je l’ai ainsi lue le 26 juin 2020, date fixée pour partager une BD jeunesse dans le programme facultatif de ce challenge mais je ne la chronique qu’avec (beaucoup) de retard aujourd’hui.

Une nouvelle enquête arrive à point nommé pour Sherlock Holmes: un collègue du Dr. Watson a été retrouvé, blessé, amnésique et errant dans les rues de Londres. La veille au soir, il avait accepté une invitation pour se rendre à une représentation du spectacle d’un mystérieux magicien chinois. Sherlock Holmes arrivera-t-il à trouver le fin mot de ce mystère? Je vous préviens tout de suite, il faudra attendre le tome 2 pour le savoir, ce prochain tome étant attendu pour fin 2020…

Graphiquement, cette bande dessinée est très réussie. Comme le titre de la BD l’indique, nous sommes littéralement plongé dans la tête de Sherlock Holmes. Un fil rouge conducteur passe de page en page pour relier les uns avec les autres les différents indices récoltés de-ci de-là par Sherlock Holmes toujours aussi perspicace comme dans un grand puzzle à assembler. La mise en page de cette bande dessinée est vraiment originale. Il me faut à plusieurs reprises revenir en arrière pour réexaminer certains détails passés inaperçus ou mis en lumière grâce à la page suivante. Beaucoup d’inventivité chez les auteurs et toujours une perspicacité redoutable de Sherlock Holmes! Et que dire des illustrations aux couleurs monochromes et au charme vintage qui rendent l’immersion dans l’époque victorienne encore plus prégnante! J’ai vraiment hâte de lire le second tome. Coup de cœur!

Pour d’autres avis sur cette BD jeunesse : Eimelle, Lili, Enna et FondantGrignote.

Le Mois Anglais de Lou, Titine et Lamousmé

Challenge British Mysteries de Hilde et Lou

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Personne réelle: « Sherlock Holmes »

Au fil des pages avec L’homme montagne

J’emprunte à la médiathèque L’homme montagne  de Séverine Gauthier et Amélie Fléchais (éd. Delcourt Jeunesse, 2015), une BD jeunesse à partir de 6 ans. Grand-père se prépare pour son dernier voyage, ne pouvant plus avancer sous le poids des montagnes qui ont poussé sur son dos sa vie durant. Son petit-fils, un enfant décide de partir chercher le vent le plus puissant, un vent capable de soulever des montagnes et d’aider son grand-père vieillissant. L’enfant commence alors son premier voyage seul. De rencontres en épreuves, arrivera-t-il à tracer son propre chemin de vie?

Ce duo d’autrice-illustratrice (dont j’ai déjà lu Cœur de pierre pour Séverine Gauthier et la série Bergères Guerrières pour Amélie Fléchais) aborde avec poésie et philosophie le sens de la vie, le deuil d’un être cher et son souvenir, les racines d’une personne et leur rôle dans la construction de son identité… Les magnifiques illustrations dans les teintes marron-bleues accompagnent à merveille le texte doux et émouvant même si parfois non dénué d’humour comme lors de la rencontre de l’enfant avec trois cailloux qui ne vivent que pour descendre une unique fois la plus grande montagne. Sans oublier la symbolique des montagnes portées par Grand-père sur son dos comme récit de sa vie, le vent représenté sous forme d’un oiseau amical… Dans sa quête initiatique, chaque rencontre est un moment d’échanges, l’enfant se questionnant et en sortant grandi. Je me laisse ainsi emporter dans ce joli voyage onirique et initiatique! Coup de cœur pour ce magnifique conte initiatique!

Participation #31 Contes & Légendes 2020 de Bidib #Conte initiatique

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