Étiquette : amitié (Page 23 of 61)

Au fil des pages avec Puisette et Fragile

Depuis cet été, et encore ce matin avant l’école, nous lisons et relisons Puisette et Fragile d’Estelle Olivier, Laure Poudevigne et Samuel Ribeyron (éd. Seuil Jeunesse, 2021, 88 pages), une BD jeunesse pour les 6/9 ans que j’avais achetée à sa sortie en septembre 2021 et que j’avais glissée dans le calendrier de Noël de 2021. Puisette est une petite fille qui vit seule, avec son pingouin, dans un phare. Chaque jour, elle s’occupe de la mer qui l’entoure. Mais un matin, elle découvre dans un carton étiquetée « fragile » une autre petite fille bien différente d’elle. Et si une amitié naissait entre les deux petites filles, malgré leurs caractères bien différents (le caractère volubile, un brin autoritaire de Puisette face au caractère taiseux de Fragile comme l’était déjà Pingouin)?

Il y est question d’une rencontre qui vient bouleverser positivement la routine de Puisette et sa solitude, de la peur de l’inconnu et d’amitié. Au contact de Fragile, Puisette commence d’abord par la repousser puis elle s’adoucit et retrouve une légèreté toute enfantine en jouant avec elle tout en acceptant que Fragile ne fasse pas les choses de la même façon qu’elle. J’ai beaucoup apprécié les illustrations de Samuel Ribeyron qui sont colorées, épurées et dynamiques. Elles apportent un souffle enfantin et onirique à l’histoire pleine de douceur, d’humour, de poésie et de fantaisie et complètent à merveille le bavardage proche de la logorrhée de Puisette et toutes les émotions qu’elle ressent. Coup de cœur pour cette BD jeunesse qui est très agréable à lire à voix haute!

Au passage, j’ai noté des passages gourmands pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine, Puisette buvant du café en compagnie de Pingouin.

Challenge Petit Bac d’Enna #5 Catégorie Objet: « Puisette »

Participation #35 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Café

Participation #80 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France

Au fil des pages avec La grande aventure

Comme l’été dernier, nous relisons La grande aventure d’Ekaterina Trukhan (éd. Marcel et Joachim, 2020), un album jeunesse au format à l’italienne et à partir de 2 ans. C’est l’été. Trois amis partent en vacances à la mer et découvrent une bouteille à la mer avec une carte au trésor. Quel trésor trouveront-ils?

Les illustrations épurées, un brin vintage et colorées entretiennent le mystère qui entoure l’aventure estivale des trois amis qu’ils ne sont pas prêts d’oublier.  Un bon moment de lecture avec cette histoire certes classique mais toute mignonne, ode à l’amitié et des rencontres que l’on peut faire pendant les vacances et des souvenirs associés! Sans oublier un petit passage gourmand avec le dîner entre amis pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine.

Participation #33 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #dîner

Participation #73 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Russie

Au fil des pages avec Anne de Green Gables

L’année dernière, j’avais lu Anne de Green Gables de Lucy Maud Montgomery (éd. Monsieur Toussaint Laventure, 2020, 384 pages), un roman jeunesse à partir de 13 ans et à la magnifique couverture pleine page de Paul Blow. Dans ce roman initiatique, on suit l’histoire d’Anne Shirley de ses 11 à 16 ans et de son quotidien dans la petite ville d’Avonlea, sur l’île du Prince Édouard, au Canada, à la fin du XIXe siècle.

Jeune orpheline de 11 ans, Anne Shirley est adoptée par erreur par la sévère Marilla et le timide Matthew Cuthbert, une sœur et un frère âgés et sans enfants qui voulaient adopter un garçon pour les seconder dans les travaux de la ferme de Green Gables. La jeune fille vient chambouler leur quotidien bien rôdé en leur redonnant le sourire. Ont-ils fait le bon choix en gardant auprès d’eux cette enfant maigrichonne et rousse avec des taches de rousseur qui parle beaucoup trop et qui a tendance à rêvasser? Anne a-t-elle enfin trouvé le foyer tant de fois rêvé auprès d’eux, après une enfance solitaire, dans la pauvreté, sans joie, amour ni amis et à s’occuper d’enfants en bas âge?

Au fil des années, Anne s’épanouit et trouve sa place au sein de la petite communauté d’Avonlea, que ce soit au sein d’une famille aimante que représente Marilla et Matthew ou à l’école, entretenant une amitié forte avec son amie de cœur Diana Barry du même âge qu’elle ou une rivalité tenace avec Gilbert Blythe de 3 ans son aîné pour être premier de la classe puis plus tard pour réussir l’examen d’admission à Queen’s pour devenir institutrice.

Bavarde, sans filtres et tête en l’air, la jeune fille commet maladresses sur maladresses, que ce soit ses coups de colère à l’encontre de Rachel Lynde ou Gilbert Blythe, ses erreurs qui prennent des proportions tragiques lorsqu’elle sert par exemple du vin de groseille à Diana au lieu du sirop de framboises lors de leur après-midi thé, lorsqu’elle fait un gâteau au liniment analgésique au lieu de la vanille…

D’une sensibilité à fleur de peau, le moindre événement peut prendre des proportions gigantesques, que ce soit dans une joie extrême lorsque par exemple Matthew lui offre pour Noël une robe aux manches bouffantes ou bien dans un désespoir profond lorsque Marilla a perdu sa broche d’améthyste et accuse Anne ou bien encore lorsque l’adolescente se teint les cheveux en vert…

De même qu’elle le fait avec son quotidien, la jeune fille transforme et sublime la Nature qui l’entoure en quelque chose de merveilleux, romantique ou féérique, comme c’est le cas avec le Chemin blanc des délices, le Lac scintillant ou bien encore le Sentier des amoureux…

L’autrice transpose avec tendresse et humour les états d’âme d’Anne, pleine d’imagination dans ce qu’elle vit et ressent et qui l’emporte très souvent dans de grandes envolées lyriques et mélodramatiques. Anne se révèle très attachante au point qu’elle arrive à se faire aimer de tout son entourage. Pleine de vie, elle ne laisse personne indifférent. Il est très agréable de voir grandir Anne et de voir le monde à travers elle, elle qui s’émerveille d’un rien. Coup de cœur pour ce premier tome des aventures d’Anne Shirley, une jeune fille certes rêveuse mais pétillante, vive et intelligente!

Au cours de ma lecture, je me suis rappelée des passages du premier des trois téléfilms canadiens de Kevin Sullivan, Le bonheur au bout du chemin (1985) avec Megan Follows dans le rôle d’Anne Shirley et que j’avais vus il y a très longtemps à la télévision quand j’étais adolescente, sans savoir, à l’époque qu’il s’agissait d’une adaptation d’un roman paru pour la première fois en 1908.

Pour un autre avis sur ce tome 1: MissyCornish.

Participation #8 Challenge Cottagecore 2022 de MissyCornish #Retour aux sources

Participation #11 Challenge 2022 en classiques de Blandine et Nathalie #Classique canadien

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Couleur: « Green »

Participation #71 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Canada

Au fil des pages avec Nina et le petit ours à l’école

La rentrée des classes approchant, c’est l’occasion cette semaine de découvrir un album jeunesse que j’avais acheté à sa parution en juin 2022 et qui est la quatrième histoire de Nina (après Pâques, Halloween et Noël): Nina et le petit ours à l’école de Nicola Killen (éd. Glénat, 2022), un album jeunesse avec des découpes et à partir de 3 ans.

À la veille de la rentrée des classes, Nina se couche nerveuse de la journée qui l’attend. Au cours de la nuit, elle est réveillée par une chouette qui la conduit, avec d’autres animaux de la forêt, dans une école. Elle fait alors la connaissance d’un petit ours tout aussi nerveux qu’elle d’aller à l’école. Et si tout se passait bien?

L’autrice reprend le schéma narratif de ses précédents albums jeunesse, entre songe et réalité, Nina faisant équipe cette fois-ci avec un ourson. Les illustrations en noir et blanc avec une touche de couleur par-ci par-là sont toujours aussi mignonnes. Un très bon moment de lecture tendre et réconfortant pour permettre d’appréhender en douceur une première rentrée des classes! Nous retrouvons, en effet, de façon classique pour ce thème, le déroulement d’une journée type à l’école maternelle et les émotions associées au fait d’être élève.

Participation #32 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Baies

Challenge Petit Bac d’Enna #5 Catégorie Animal: « Ours »

Participation #70 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Royaume-Uni

Au fil des pages avec L’ours qui jouait du piano

Nous avions lu et relu en avril 2021 L’ours qui jouait du piano de David Litchfield (éd. Belin Jeunesse, 2016), un album jeunesse à partir de 5 ans. Un matin, dans la forêt, un ours découvre un piano abandonné et apprend jour après jour, avec patience et persévérance, à en jouer pour le plus grands plaisirs de ses amis qui viennent l’écouter. Mais ils ne sont pas les seuls: un homme et sa fille découvrant son talent de pianiste invitent l’ours à les suivre dans la grande ville. Malgré le succès, l’ours se sent bien seul, loin de ses amis. Les retrouvera-t-il à son retour dans la forêt?

Dans la première partie de l’histoire, nous voyons bien l’Ours se prendre de passion pour la musique et devenir un pianiste talentueux. Puis après avoir quitté sa forêt, l’Ours est amené à s’interroger sur la vie qu’il souhaite réellement, partagé entre les émotions ressenties par la célébrité et le plaisir de vivre de sa passion mais une vie de solitude et de doutes qui l’assaillent. L’équilibre entre vivre son rêve et conserver ses racines n’est pas si simple à trouver. L’un exclut-il l’autre ou peuvent-ils se concilier? Il y est ainsi question de musique, de vie rêvée, de célébrité, d’épanouissement personnel et d’amitié. Un très bon moment de lecture avec une fin toute mignonne! Il existe deux autres suites que nous n’avons pas encore lus: L’ours et son orchestre (2018) et L’ours et le concert de Petite Ourse (2020).

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Art: « Piano »

Participation #67 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Royaume-Uni

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