Étiquette : amitié (Page 1 of 23)

Au fil des pages avec Edmond et ses amis, La pièce secrète

Nous lisons et relisons en ce moment la dernière histoire parue d’Edmond et ses amis, La pièce secrète d’Astrid Desbordes et Marc Boutavant (éd. Nathan, 2020), un album jeunesse à partir de 4 ans. En plein préparatif du concert des oiseaux et alors que le vent souffle dehors, Edmond l’écureuil découvre en faisant le ménage dans le châtaignier une trappe conduisant à une pièce secrète. Il y descend avec Georges Hibou et Polka, l’ours Édouard n’ayant pas réussi à passer par la trappe. Mais bientôt ils y sont coincés. Qui pourra venir les aider?

C’est encore une fois une chouette histoire d’Edmond et ses amis et qui porte de belles valeurs! Les illustrations sont toujours aussi jolies et colorées. Il y est question d’amitié, de jardin secret et de préjugés, les apparences pouvant s’avérer trompeuses. Ce n’est pas l’ours Édouard qui dirait le contraire. Cette lecture pourra ainsi inviter les jeunes lecteurs à la réflexion, à l’instar de la souris Polka. Et au passage, une lecture gourmande avec le concert des oiseaux!

Participation #20 au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #brioche au sucre

Au fil des pages avec Sorceline

Pour le Challenge Halloween 2020, j’emprunte à la médiathèque les deux premiers tomes de Sorceline, une BD jeunesse à partir de 9/10 ans.

Je commence par le tome 1 de Sorceline, Un jour, je serai fantasticologue! de Sylvia Douyé et Paola Antista (éd. Glénat, coll. Vents d’Ouest, 2018). Sorceline, une jeune adolescente fait partie d’un groupe d’élèves se rendant sur l’île de Vorn pour étudier la cryptozoologie auprès du Professeur Archibald Bazar le temps d’un stage d’été. Comme les autres stagiaires, elle est là pour apprendre à connaître et soigner des animaux fantastiques. Mais la compétition est rude car à la fin du stage, seul l’un d’entre eux sera choisi comme Assistant. A cela s’ajoute d’inquiétantes disparitions et un mal qui semble infecté les fadettes. Sorceline décide d’enquêter avec ses camarades. Mais son enquête l’amène à s’interroger sur ses origines.

Puis j’enchaîne immédiatement avec le tome 2 de Sorceline, La fille qui aimait les animonstres de Sylvia Douyé et Paola Antista (éd. Glénat, coll. Vents d’Ouest, 2019), l’histoire reprenant là où le premier tome s’arrêtait. Sorceline continue d’étudier auprès du professeur Archibald Bazar. Mais elle culpabilise d’être peut-être à l’origine des disparitions des autres stagiaires. Serait-elle une cryptide?

Les illustrations sont magnifiques et nous plongent dans un univers peuplé de nombreux êtres fantastiques la plupart nocturnes: gorgone, vampire, fadette, adeuti… L’histoire est plaisante avec une intrigue qui parlera aux lecteurs du même âge que les personnages au look adolescent et préoccupés par des problèmes similaires. Entre romance, amitié, jalousie et concurrence, chacun semble avoir des secrets à cacher. Sorceline avance petit à petit dans la résolution de son enquête. Mais à la fin de ce deuxième tome, le mystère de ses origines reste entier. J’ai hâte de pouvoir lire le tome 3 qui est paru le 14 octobre 2020 pour en savoir plus sur Sorceline même si je devrais attendre encore pour cela.

Pour un autre avis sur le T1: Syl et sur le T2: Syl.

Challenge Halloween de Hilde et Lou #BD jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #13 Catégories Prénom: « Sorceline » et Amour et relations amoureuses: « Aimait »

Au fil des pages avec Verte

Pour le mercredi BD du Challenge Halloween du 21 octobre 2020, c’est une lecture commune avec Hilde et Blandine avec Verte, l’adaptation de son roman éponyme.

Lors du RAT gourmand d’Halloween, j’ai commencé par Verte de Marie Desplechin (éd. L’école des loisirs, 1996, rééd. 2003), un roman jeunesse à partir de 9 ans. Verte est une jeune fille de 11 ans qui rêve de normalité auprès de ses amis, d’amourette avec Soufi – qui n’est pas non plus insensible et qui ne cesse de lui dire qu’elle lui fait penser à quelqu’un – et d’en savoir plus sur son père qu’elle n’a jamais connu. Mais sa mère, Ursule désespère que Verte n’ait pas encore développé ses capacités de sorcière et s’en plaint régulièrement, dans des échanges tendus au téléphone, avec sa propre mère, Anastabotte. Il est alors décidé qu’Anastabotte initierait Verte tous les mercredis à la sorcellerie. Mais dès le premier mercredi, tout ne se passe pas comme prévu, Anastabotte invitant Soufi pour le goûter.

L’histoire plaisante et rigolote aborde, derrière un fond fantastique et magique, des thèmes qui peuvent interroger de jeunes lecteurs pré-adolescents ou adolescents comme les relations parent-enfant, quête et/ou acceptation de soi, affirmation de personnalité, amitié, premiers émois amoureux… L’originalité de l’écriture tient dans sa construction en roman choral, chaque chapitre étant dédié à un personnage de l’histoire et à son point de vue, sans que cela soit redondant mais valorisant les attentes des uns et des autres (par exemple s’agissant de la famille monoparentale: difficulté d’être mère célibataire, recherche du père inconnu et secrets de famille). La fin de l’histoire peut même se suffire à elle-même. Mais j’enchaîne avec les tomes suivants, Pome et Mauve et son adaptation en BD jeunesse. Un très bon moment de lecture en compagnie de Verte, de sa famille et de ses amis, avec une préférence pour le roman.

Puis je lis son adaptation en BD jeunesse, Verte de Marie Desplechin et Magali Le Huche (éd. Rue de Sèvres, 2017). L’histoire est fidèle au roman même si je ne retrouve pas cette écriture chorale, la BD retraçant l’intrigue sous le seul point de vue de Verte.

Même si les personnages sont différents de ce que j’avais imaginé, surtout la grand-mère (où sont passés sa tenue extravagante et son rouge à lèvres bien voyant?), j’ai bien apprécié la version BD d’Ursule tellement impatiente de voir sa fille devenir sorcière.

Pour d’autres avis sur le roman jeunesse: Blandine et sur la BD jeunesse: Hilde et Blandine.

Logo, Challenge Halloween 2020, sorcières

Challenge Halloween de Hilde et Lou #BD Jeunesse-Sorcière

Challenge Petit Bac d’Enna #12 Catégories Prénom et Couleur: « Verte »

Participation #15 au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Au fil des pages avec L’ombre du Golem

J’emprunte à la médiathèque L’ombre du Golem d’Éliette Abécassis et Benjamin Lacombe (éd. Flammarion Jeunesse, 2017), un roman illustré à partir de 13 ans.  La légende du Golem nous est contée par une petite fille d’alchimistes, Zelmira, témoin des persécutions subies par la communauté juive de Prague en 1552 et de la naissance du Golem pour les protéger. Zelmina devient, en effet, la protégée du grand rabbin, le Maharal de Prague et de sa femme Perl, ce qui lui permet d’approcher au plus près le Golem nommé Joseph et qui agit mécaniquement, se rasseyant sur son banc après chaque tâche de défense effectuée.

Mais il est bien difficile pour la petite fille de comprendre la nature du Golem décrit comme « machine animée » par son créateur. Elle interpelle sans cesse le Maharal à ce sujet, allant jusqu’à lui demander de doter le Golem de la parole, d’une conscience. Mais bientôt, la présence du Golem remonte aux oreilles de l’Empereur Rodolphe mais surtout à celles du moine Thadée qui entend bien le capturer en s’emparant de Zelmira comme monnaie d’échange. Entre quête de liberté et assujettissement, le Golem tiendra-t-il son rôle de protecteur? Et de son côté, Zelmina en apprendra-t-elle un peu plus sur elle?

Cette histoire sombre et qui fait malheureusement encore écho à notre époque actuelle est magnifiquement illustrée par Benjamin Lacombe. Il alterne des doubles pages d’illustrations en couleurs et en contre-plongée, le premier plan étant flouté – ce qui me donne l’impression d’observer l’histoire de la même façon que la jeune narratrice curieuse qui observe de loin – avec des illustrations en noir et blanc très expressives.

Il y est question de la nature humaine, de religion, de libre-arbitre et d’assujettissement, ce qui me fait penser à Frankenstein de Mary Shelley, le Dr. Frankenstein dotant sa créature de conscience. Il est également question de fanatisme religieux incarné par le moine Thadée qui entend massacrer tous les Juifs du Ghetto de Prague y compris les enfants mais aussi les scientifiques comme l’ami du Maharal, l’astronome Tycho Brahé qui de par ses découvertes remet en cause les croyances de l’Église catholique. Ce roman jeunesse peut ainsi permettre d’ouvrir la discussion historique et/ou philosophique avec les lecteurs adolescents, l’histoire reprenant des faits et des figures historiques du XVIème siècle derrière la légende.

Challenge Halloween de Hilde et Lou #Contes et Légendes

Participation #50 Contes & Légendes 2020 de Bidib

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Personne réelle: « Golem »

Au fil des pages avec Les Fantômes ne frappent pas à la porte

Nous lisons Les Fantômes ne frappent pas à la porte d’Eulalia Canal et Rocio Bonilla (éd. Père Fouettard, 2020), un album jeunesse à partir de 5 ans selon l’éditeur voire même avant. Ours et Marmotte sont amis. Mais un jour, Ours invite Canard pour le goûter, ce qui n’est pas du goût de Marmotte qui n’aime rien partager et surtout pas son ami. A l’insu d’Ours, Marmotte tente de décourager Canard d’entrer dans la maison en se faisant passer pour un fantôme. Et si avoir plusieurs amis était bien plus amusant que d’en avoir qu’un seul?

L’histoire aborde l’amitié exclusive, la jalousie et la difficulté de s’adapter aux changements sous un angle halloweenesque et avec humour. Il peut être parfois bien difficile aux tout-petits de partager et le jeune lecteur pourra se reconnaître dans l’attitude de Marmotte. D’ailleurs, nous avions déjà lu sur ce thème, il y a quelques mois, Clic et Cloc d’Estelle Billon-Spagnol. Les illustrations à l’aquarelle sont très jolies, expressives, rigolotes et se déclinant au fil des saisons. C’est avec beaucoup de plaisir que nous retrouvons le coup de crayon de Rocio Bonilla que nous reconnaissons dès la couverture de l’album et dont nous apprécions beaucoup les histoires avec Minimoni ou encore La montagne de livres. Une lecture cosy Halloween parfaite pour ma participation de ce samedi à la nouvelle journée « Album Jeunesse » du Challenge Halloween 2020! Encore un coup de cœur pour cet album jeunesse!

Challenge Halloween de Hilde et Lou #Fantôme

Participation #14 au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

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