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Nos lectures « La Belle et la Bête »

Après avoir lu La Belle et Ganesh lors du RAT des Contes et légendes d’Inde le mois dernier, j’ai eu envie de rédiger un billet thématique sur La Belle et la Bête, le thème du mois d’août du Challenge 2021, cette année sera classique étant « L’Amour ». Finalement je ne fais ce billet qu’en septembre autour de ce conte dont la version la plus connue est celle de Marie-Jeanne Leprince de Beaumont et parue en 1756.

Des versions classiques (texte intégral ou abrégé/adapté):

  • (Recueil de contes) La Belle et la Bête et autres contes

J’ai lu La Belle et la Bête et autres contes (éd. Librio, diff. Flammrion, 2016, 79 pages), un recueil de contes courts et reprenant le texte intégral en commençant par le plus connu de ces contes, La Belle et la Bête.

Un riche marchand, père de six enfants perd toutes ses richesses et part vivre avec eux à la campagne. Un jour, il retourne en ville. Mais en revenant, il se perd et trouve refuge dans un château. Se souvenant que sa fille cadette, Belle lui avait demandé une rose, il en cueille une dans le jardin du château, provoquant la colère de son propriétaire, la Bête. Le marchand l’implore de revoir une dernière fois ses enfants. Pour sauver son père, Belle accepte de vivre auprès de la Bête, malgré sa peur et le dégoût ressenti à la vue de ce monstre. Et si les apparences étaient trompeuses?

Mêlant ambiance surnaturelle et parcours didactique/initiatique d’une jeune femme préparée au mariage, l’autrice apporte une réflexion sur l’Amour, qu’il soit paternel, filial ou marital et partant sur le bonheur et sur ce qu’est une richesse ou bien encore la monstruosité. Elle aborde aussi les thèmes des apparences trompeuses, du mariage, du bonheur et de jalousie (avec les deux sœurs de Belle).

Les contes qui suivent reprennent les mêmes thématiques, en particulier l’éducation de la Vertu au sens du XVIIIe siècle. Étymologiquement associée à des qualités viriles comme le courage et la force morale, la Vertu glisse sémantiquement pour signifier une disposition à faire constamment le bien puis est associée à la femme qui doit être fidèle et chaste au XVIIIe siècle. Elle est le contraire du Vice qui est à proscrire dès le plus jeune âge, dans l’éducation des enfants.

L’autrice était également gouvernante d’enfants de la haute société anglaise. Ce sont des contes moraux où il est question d’éducation des jeunes enfants – fille ou garçon – pour les instruire au mieux selon leur tempérament. Plusieurs des contes mettent scène des jumelles comme dans Belote et Laidronette, la première est si belle qu’elle en oublie de cultiver son esprit et sera aidée par sa sœur pour reconquérir le cœur de son époux. Il est aussi question de distinguer l’amour-passion de l’amour-amitié, la seconde étant à privilégier pour un mariage réussi, la beauté se fanant et l’esprit perdurant. D’autres mettent en scène des jumeaux comme dans Le prince Fatal et le prince Fortuné, les corrections/malheurs subis par le premier afin de remédier à son mauvais caractère de naissance tandis que le second, gâté par la flatterie est devenu méchant alors qu’il était né bon.

  • (Album jeunesse) La belle et la bête de Madame Leprince de Beaumont et Annette Marnat

Après avoir lu La Belle et la Bête et autres contes de Madame Leprince de Beaumont, j’ai enchaîné avec cette version illustrée par Annette Marnat (éd. Flammarion Jeunesse, Père Castor, 2017), un album jeunesse à partir de 5 ans et aux magnifiques illustrations. Le trait délicat et doux d’Annette Marnat accompagne le texte merveilleux où il est question de malédiction, d’amour, de vertu, de jalousie et d’apparences trompeuses. Un très bon moment de lecture!

  • (BD jeunesse) La Belle et la Bête d’Hélène Beney et Dawid

Nous avons également lu La Belle et la Bête d’Hélène Beney et Dawid (éd. Bamboo, 2020) dans la collection « Ma première BD » à partir de 3 ans presque sans texte (à l’exception d’un titre par planche) et qui contient également un petit dossier pour apprendre à dessiner les personnages principaux de l’histoire ainsi qu’une version contée. Les émotions ressenties par Belle qui évoluent au-fur-et-à-mesure de sa relation avec la Bête sont bien rendues, comme celles de la Bête qui se font écho de celles de la jeune femme. Une jolie version pour se replonger dans le conte originel et initiée les plus jeunes lecteurs au format BD!

Des versions revisitées/détournées du conte:

  • (Album jeunesse) La Belle et Ganesh de La Luciole Masquée et Joël Cimarrón

J’avais également lu La Belle et Ganesh de La Luciole Masquée et Joël Cimarrón (éd. Karibencyla, 2009), un album jeunesse à partir de 6 ans et qui est une version revisitée du conte, la Bête étant ici le dieu Ganesh, dieu de la Sagesse et de l’Intelligence accompagné de sa petite souris blanche, Mûshika et le lilas blanc ayant remplacé la rose. J’y retrouve les mêmes thèmes que dans le conte originel, même s’il s’agit avant tout d’amitié que d’amour. Alors que l’histoire originelle, les deux méchantes sœurs de Belle font des mariages ratés. Ici, la punition est toute autre et renvoie au folklore hindou. Un bon moment de lecture avec cet album jeunesse aux très jolies illustrations à l’huile! Pour un autre avis sur cet album: Blandine.

Participation #56 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Conte classique

Participation #22 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Conte classique

challenge 2021 lire au féminin

Participation #56 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice/illustratrice françaises

Participation #7 aux Étapes Indiennes de Hilde et Blandine #Étapes n°6 et 8

Au fil des pages avec Deux drôles de bêtes dans la forêt

Nous lisons Deux drôles de bêtes dans la forêt, Mais qui dit vrai dans cette histoire? de Fiona Roberton (éd. Circonflexe, 2015), un album jeunesse à partir de 4 ans et qui a été lauréat du 28ème Prix des Incos en 2017 dans la sélection CE1. Une petite fille recueille chez elle une petite bête trouvée dans la forêt pensant lui offrir une meilleure vie. Mais est-ce vraiment ce qu’en pense la petite bête?

L’histoire se déroule en deux temps, en suivant d’abord le point de vue de la petite fille puis celui de la petite bête qui se révèlent bien différents voire même opposés. Tant le texte que les illustrations appuient le comique résultant de ce décalage, la petite fille pensant sauver l’écureuil alors que celui-ci se dit kidnappé par exemple. Dans un décor automnal, cette histoire rigolote permet d’aborder la subjectivité et le vivre ensemble. Elle se termine sur un chouette compromis amical bien que rapide et qui rappelle que les animaux sauvages sont bien mieux dans la Nature. Un très bon moment de lecture!

Participation #35 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Album jeunesse

challenge 2021 lire au féminin

Participation #55 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice anglaise

Point lecture hebdomadaire #6

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière, celle en cours et sans doute nos prochaines, ponctuées de passages à la médiathèque.

Nos lectures du 6 au 12 septembre 2021:

Des albums jeunesse:

Comme nous sommes allés à la médiathèque deux fois cette semaine, il y a eu beaucoup d’albums jeunesse lus et relus, ceux estivaux ayant été remplacés par des automnaux. Je vais d’ailleurs faire un billet thématique de nos lectures automnales comme l’année dernière. Un joli méli-mélo d’histoires drôles, poétiques, gourmandes et/ou mignonnes!

  • (Album jeunesse) La chèvre biscornue de Christine Kiffer et Ronan Badel

Nous lisons et relisons La chèvre biscornue de Christine Kiffer et Ronan Badel (éd. Didier Jeunesse, coll. A petits petons, 2012), un conte-randonnée rigolo à partir de 3 ans que la maîtresse a fait découvrir à mon mini lutin mardi à l’école et qu’il m’a demandé de relire en faisant bien taper la main sur le livre en prononçant « tu finiras tout raplapla! ». Heureusement, il était empruntable à la médiathèque et nous l’avons réservé et récupéré mercredi.

Un lapin très fatigué rentre dans son terrier dormir. Mais une terrible bête – la chèvre biscornue – a pris possession de son terrier. Ses amis viennent l’aider. Qui du coq, du renard, de l’ours ou de l’abeille arrivera à faire fuir la bête? Les illustrations de Ronan Badel nous rappellent celles de Loup gris. Il est question de peur, de ruse, d’amitié, de courage et de solidarité, le plus petit se révélant le plus fort. Coup de cœur pour mon mini lutin!

  • (Album jeunesse) Sophie et la courge de Pat Zietlow Miller et Anne Wilsdorf

Nous lisons aussi Sophie et la courge de Pat Zietlow Miller et Anne Wilsdorf (éd. Kaléidoscope, diff. L’école des loisirs, 2015), un album jeunesse à partir de 3 ans. Sophie est une petite fille qui a décidé de garder comme doudou une courge achetée avec ses parents au marché. Mais Bernice, la courge commence à pourrir. Une histoire toute mignonne qui permet d’aborder le cycle de la plante, du deuil et de la renaissance de la Nature! Sans oublier les facéties du chat. Un très bon moment de lecture!

  • (Album jeunesse) Les courges de Sophie vont à l’école de Pat Zietlow Miller et Anne Wilsdorf

Nous continuons avec Les courges de Sophie vont à l’école de Pat Zietlow Miller et Anne Wilsdorf (éd. Kaléidoscope, diff. L’école des loisirs, 2017), la suite de Sophie et la courge. Bernice la courge a fait deux petites courges: Béa et Bonnie que Sophie emmènent à l’école. C’est d’ailleurs le premier jour d’école pour la petite fille et ses deux courges la rassurent, elle qui reste à l’écart des autres enfants de sa classe. Et si l’école c’était l’occasion de se faire des amis? L’histoire est aussi mignonne que la précédente et aborde cette fois la difficulté de se faire des amis et la joie que ça apporte.

  • (Album jeunesse) Dix feuilles volantes d’Anne Möller

Nous lisons Dix feuilles volantes d’Anne Möller (éd. L’école des loisirs, 2009), un album jeunesse à partir de 3 ans que nous avions déjà lus il y a deux ans mais que je n’ai pas encore chroniqué sur le blog. De cette autrice, nous avions également lu Petit Oiseau dans la neige. L’histoire reppelle le procédé narratif de Dix petites graines de Ruth Brown ou de Une si petite graine d’Eric Carle. Il ne s’agit pas de graines ici mais de feuilles jaunies d’une branche de saule, en automne. Un très bon moment de lecture avec cet album jeunesse aux jolies illustrations et qui aborde le cycle de l’arbre!

  • (Album jeunesse) La petite fille qui inventait des histoires de Pamela Zagarenski

Nous lisons aussi La petite fille qui inventait des histoires de Pamela Zagarenski (éd. Circonflexe, 2016), un album jeunesse grand format à partir de 6 ans et qui fait la part belle à l’enfance, au plaisir de lire et à l’imagination. Les illustrations sont magnifiques et invitent à la rêverie, chaque double page n’étant que le point de départ d’une histoire inventée par la petite fille, nous laissant libre d’inventer la suite. Coup de cœur pour cet album jeunesse où nous pouvons y apercevoir de nombreuses références livresques comme par exemple le lapin d’Alice au pays des merveilles!

  • (Album jeunesse) La maison dans les bois d’Inga Moore

Nous lisons une autre lecture automnale: La maison dans les bois d’Inga Moore (éd. L’école des loisirs, coll. Pastel, 2012 , rééd. 2016), un album jeunesse à partir de 6 ans. Deux cochons, un élan et un ours demandent de l’aide aux castors pour construire une maison commune au fond des bois. Commencent alors les travaux de construction. Les illustrations aux couleurs automnales ont un charme vintage et british. Un bon moment avec cet album jeunesse dont il se dégage une ambiance douce et cosy! Sans oublier une note gourmande, les castors se faisant payer en sandwichs au beurre de cacahuètes.

  • (Album jeunesse) C’est quoi? de Dorothée de Monfreid

Après avoir découvert les toutous avec Les toutous à Paris, nous en avons emprunté d’autres histoires de cette bande de chiens. Cette fois, nous lisons C’est quoi? de Dorothée de Monfreid (éd. L’école des loisirs, coll. Loulou & Cie, 2018), un album jeunesse à partir de 2/3 ans. Zaza a reçu un paquet mais aucun des toutous ne sait ce que sait, contrairement au jeune lecteur qui s’amusera des drôles et loufoques utilisations faites de ce parapluie. Un moment de lecture très rigolo!

  • (Album jeunesse) Histoire de chocolat de Fani Marceau et Christine Davenier

Comme il n’y a pas de saison pour le chocolat, j’ai été attirée par cet ourson de la couverture plein de chocolat, une cuillère de chocolat à la main. Nous lisons donc Histoire de chocolat de Fani Marceau et Christine Davenier (éd. Kaléidoscope, diff. L’école des loisirs, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans. Un petit garçon prépare une mousse au chocolat avec sa grand-mère, son doudou restant prêt de lui au risque d’être plein de chocolat. Une histoire douce et rigolote racontée par le doudou du petit garçon qui observe et commente la préparation d’une délicieuse gourmandise chocolatée! Un très bon moment de lecture qui donne envie de faire comme eux!

  • (Album jeunesse) Le petit garçon de la forêt de Nathalie Minne

Nous lisons enfin Le petit garçon de la forêt de Nathalie Minne (éd. Casterman Jeunesse, 2012), un album jeunesse grand format à partir de 5 ans et que j’ai emprunté à la médiathèque après avoir été attirée par la magnifique illustration de couverture automnale. Un petit garçon grandit au sein d’une forêt protectrice et se lie d’amitié avec un autre garçon qui vient du village voisin. Au fil des pages et des saisons, défile leur amitié grandissante jusqu’à ce que le petit garçon de la forêt soit prêt à rejoindre son ami au village. Une bien jolie histoire d’amitié! Certes j’aurai préféré que ce soit le petit villageois qui rejoigne le petit garçon dans sa forêt mais cette fin de l’album a du sens, le petit garçon de la forêt quittant son nid douillet et sécurisant une fois qu’il est prêt à découvrir le monde extérieur. 

Une BD jeunesse:

(BD jeunesse) Blue au pays des songes, Bienvenue à Sad City, T2 de Davide Tosello

Alors que le troisième tome de la trilogie Blue au pays des songes sort dans quelques jours, je lis le deuxième tome, Bienvenue à Sad City de Davide Tosello (éd. Glénat, coll. Vents d’Ouest, 2020), une BD jeunesse à partir de 11/12 ans. Dans le premier tome, La forêt envahissante, Blue tente de gagner Sad City avec un autre adolescent, MJ et une petite baleine protectrice pour échapper une terrifiante forêt qui dévore tout sur son passage. Au début de ce tome, Blue est enfin aux portes de Sad City. Va-t-elle parvenir à rencontrer Mel? Pourra-t-il l’aider à affronter la forêt?

Cette fois, je lis ce tome en écoutant en même temps la play-list musicale mentionnée au fil des bulles par l’auteur et reprise à la fin. Comme dans le tome précédent, j’ai apprécié les illustrations, l’univers onirique présenté et les nombreuses références à la culture populaire mais ai été une nouvelle fois quelque peu déroutée par le scénario, ne sachant pas vraiment où veut en venir l’auteur. Est-ce une façon pour Blue de surmonter le deuil de son père? J’espère que les réponses seront apportées dans le troisième et dernier tome.

Des romans:

  • (Roman) La fabrique de poupées d’Elizabeth Macneal

Je reprends à la page 305 et termine La fabrique de poupées d’Elizabeth Macneal (éd. Presse de la Cité, 2019, 471 pages), la dernière partie étant plus sombre et plus courte que la deuxième dans laquelle Iris Whittle s’était épanouie et émancipée aux côtés Louis Frost. Chacun des personnages semblait en effet, sur le point de réaliser leur rêve, Iris en devenant artiste peintre, Louis en voyant son talent bientôt reconnu, Albie à qui il ne restait qu’une dent après un accident de la circulation en gagnant assez d’argent pour s’acheter un dentier… Mais le rêve de Silas d’avoir un ami mettra-t-il à néant tout cela?

J’ai rapidement fini les derniers pages, pensant au pire et m’attendant à une fin moins joyeuse, au vu de la première partie de l’intrigue plus glauque. Un bon moment de lecture où il est question d’émancipation de la femme, de confiance en soi et de croire en ses rêves sous fond de thriller social!

  • (Cosy Mystery) Son espionne royale et le collier de la Reine de Rhys Bowen (T5)

Après La fabrique de poupées, il me fallait une lecture plus légère avec le tome 5 de la série livresque Son espionne royale. Je lis donc Son espionne royale et le collier de la Reine de Rhys Bowen (éd. Robert Laffont, coll. La bête noire, 2020, 373 pages). Contrairement au tome précédent et son dépaysement vampiresque au château de Bran en Transylvanie, cette fois l’intrigue m’emmène dans un environnement bien connu même si Nice et ses alentours ont changé depuis les années 30, la Jetée-Promenade par exemple ayant été détruite en 1944.

En janvier 1933, Lady Georgiana se voit une nouvelle fois confier une mission spéciale par la Reine qui l’envoie sur la Côte d’Azur, à Nice, lieu de villégiature de nombreux compatriotes britanniques. Comme dans les tomes précédents, l’histoire est plaisante et il est agréable de retrouver les personnages récurrents avec une Lady Georginia qui a mûri mais qui se retrouve malgré tout mêler à des vols et meurtres qu’elle tente de résoudre avec le soutien inattendu de sa mère et de ses amies, la célèbre couturière Coco Chanel et Vera Bate Lombardi, tout en se laissant charmer par le marquis Jean-Paul de Ronsard, après avoir surpris Darcy à la plage avec une autre femme et un jeune garçon. Un bon moment de lecture cosy mystery!

Ma lecture en cours:

(Cosy Mystery) Son espionne royale et les douze crimes de Noël de Rhys Bowen (T6)

Je pensais garder le plus tard possible ce sixième tome de la série livresque Son espionne royale, l’intrigue se déroulant à Noël. Je n’ai finalement pas pu résister à lire Son espionne royale et les douze crimes de Noël de Rhys Bowen (éd. Robert Laffont, coll. La bête noire, 2020, 395 pages) et l’ai commencé dimanche jusqu’au chapitre 23 (213 pages lues).

En décembre 1933, pour échapper à un morne Noël familial au château de Rannoch, Lady Georginia répond à une petite annonce d’hôtesse mondaine pour les festivités traditionnelles organisées par Lady Camilla Hawse-Gorzley. Là voilà partie pour un petit village du Devon, Tiddleton-under-Lovey où s’y trouvent déjà sa mère qui s’y est retirée avec le dramaturge, Noel Coward, Madame Huggins et son grand-père maternel. Quelle n’est pas sa surprise de voir aussi arriver Darcy O’Mara, le neveu de Lady Camilla à Gorzley Hall. Tout semble sourire à Lady Georginia. Mais plusieurs décès viennent noircir son soudain bonheur ainsi que l’évasion de trois détenus de la prison voisine. Ces décès ne sont-ils qu’accidentels et sans rapports les uns les autres? Où sont-ils liés à la malédiction de la Lovey qui frappe le village, une sorcière revenant à chaque Noël se venger d’avoir été brûlée sur le bûcher dans les années 1700?

J’enchaîne rapidement les pages avec cette lecture cosy mystery très agréable et qui donne envie de me plonger dans les festivités de Noël avec les différentes festivités typiques d’un Noël anglais: chants de Noël, pantomimes, Christmas crackers sans oublier les nombreux plats et gourmandises traditionnelles.

Mes prochaines lectures envisagées:

  • (Roman jeunesse) Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott et illustré par Thomas Gilbert (éd. L’école des loisirs, coll. Illustrés classiques, 2019, 199 pages), un roman jeunesse à partir de 13 ans et qui est une version abrégée du texte originel.
  • (Roman jeunesse) Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott et illustré par Jacques Rozier et Monique Gaudriault (éd. Gallimard, coll. Folio Junior, rééd. 1996, 377 pages)

Au fil des pages avec Heure bleue

En juin dernier, nous avons lu Heure bleue d’Isabelle Simler (éd. courtes et longues, 2015), un album jeunesse à partir de 3/4 ans. A l’heure du crépuscule, lorsque le jour laisse place à la nuit, la faune et la flore, à travers le monde, se donnent rendez-vous pour cette heure délicate: un geai bleu, des grenouille azurées, des singes gris-bleu…

Les grandes et douces illustrations toutes en nuance bleutée apportent une ambiance onirique et apaisante à cette histoire qui pourra aider les plus jeunes à s’endormir. Les illustrations offrent différents points de vue: de grands paysages bleutés ou se focalisent sur certains animaux. Un très bon moment de lecture avec de jolies pages de garde (un nuancier de bleus et une carte du monde avec les animaux mentionnés)!

Challenge Petit Bac d’Enna #11 Catégorie Couleur: « Bleue »

Participation #54 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice française

Point lecture hebdomadaire #5

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière, celle en cours et sans doute nos prochaines.

Nos lectures du30 août au 5 septembre 2021:

Des albums jeunesse:

  • Le Grand Poulpe d’Angélique Villeneuve et Anaïs Brunet

Nous lisons Le Grand Poulpe d’Angélique Villeneuve et Anaïs Brunet (éd. Sarbacane, 2018), un album jeunesse à partir de 5 ans. Un grand poulpe se définit à travers chacun de ses 8 tentacules, sauf un qui semble ne servir à rien jusqu’à ce qu’une murène le lui dévore. Il est question d’identité, d’amour avec un poulpe amoureux d’une femme-homard et de résilience avec ce huitième tentacule qui repousse un peu. Un bon moment de lecture avec cet album jeunesse aux illustrations colorées qui nous permet de finir l’été au bord de la mer!

  • Le talisman du loup de Myriam Dahman, Nicolas Digard et Júlia Sardà (éd. Gallimard Jeunesse, 2020)

J’avais repéré il y a un moment cet album jeunesse et attendais l’automne (je sais, c’est encore l’été) pour le lire, attirée par la magnifique illustration de couverture de Júlia Sardà. Très loin dans le Nord, un loup vit dans la forêt avec un secret, à savoir écouter le chant mélodieux d’une jeune femme qui le rend heureux. Mais un jour, la jeune femme endeuillée ne chante plus. Le loup part alors à la recherche d’un talisman. Un très bon moment de lecture avec ce conte d’une amitié entre un loup et une jeune femme!

Des BD/Roman graphique:

  • (BD jeunesse) 3 nouvelles aventures de Polo de Régis Faller (T4)

Nous lisons 3 nouvelles aventures de Polo de Régis Faller (éd. Bayard Jeunesse, 2016), une BD jeunesse à partir de 2 ans et sans texte comprenant trois histoires: Polo dans l’espace (une histoire d’amitié entre Polo et des extraterrestres dont le vaisseau spatial est tombé en panne), Polo et la flûte magique et Polo (une aventure extraordinaire où il est question d’orque, de flûte magique, de tapis volants et d’amitié) et sa bonne étoile (Polo venant en aide à un vieil homme qui deviendra le Père Noël).  Il y est question d’aventures, de rêves et d’amitié avec Polo, un personnage attachant que nous avions découvert avec Polo et le dragon.

  • (Roman graphique) Peau d’Homme d’Hubert et Zanzim

Après l’avoir vu à de nombreuses reprises, sous des avis plutôt positifs, sur Instagram, j’ai lu à mon tour Peau d’Homme d’Hubert et Zanzim (éd. Glénat, 2020, 160 pages), un roman graphique pour les adolescents, à partir de 15/16 ans et qui a reçu de nombreux prix comme par exemple le Fauve des Lycéens à Angoulême en 2021.

Dans l’Italie de la Renaissance, alors qu’elle est sur le point de se marier, Bianca, une jeune femme de 18 ans de bonne famille découvre un secret de famille bien gardé qui lui est révélé par sa marraine: une peau d’homme qui lui permet en l’enfilant de devenir un homme, Lorenzo et ainsi approcher son futur mari, Giovanni pour mieux le connaître, ce dernier se révélant homosexuel et tombant amoureux d’elle ou plutôt de son double masculin, Lorenzo.

Il est ainsi question des rapports Homme/Femme, de genre et de sexualité avec une jeune femme indépendante et émancipée, qui veut avoir le choix de choisir son époux et de disposer de son corps comme elle l’entend et non de se voir imposer un mariage arrangé et un jeune homme homosexuel contraint au mariage et qui doit taire son orientation sexuelle au regard des pressions et même persécutions sociétales et religieuses.

Une lecture dans l’ère du temps, avec une héroïne féministe bien que pensée et dessinée par deux hommes, Hubert y ayant mis une part autobiographique. De ma lecture, j’en retiendrai certes une réflexion, parfois drôle et burlesque même si bien moins légère qu’il n’y paraît, sur la condition de la femme mais celle surtout  d’une personne homosexuelle voire transsexuelle, Bianca apparaissant plus souvent en Lorenzo et la question de la masculinité étant plus présente que celle de la féminité.

Des romans:

  • (Roman jeunesse) L’enfant Pan d’Arnaud Druelle

Je finis lundi L’enfant Pan d’Arnaud Druelle (éd. Gulf Stream, 2021, 231 pages), un roman jeunesse  à partir de 13 ans et commencé la veille. Au Pays-de-Nulle-Part, l’enfant Pan, Egon se sent bien triste et seul sans sa sœur et d’autres enfants. Deux sylphes – Malice et Etincelle sont envoyées à Londres, en 1881, pour lui ramener un ami. C’est ainsi qu’un groupe d’enfants placés à L’Oiseau Blanc, école d’éducation morale pour garçons dans l’East End, dont Peter Hawkson arrivent au Pays-de-Nulle-Part. Ils y font la rencontre d’Egon, des pirates du Jolly Ranger commandé par la redoutable capitaine Jane Crown ainsi que des Indiens de la Tribu des Kabakos et autres créatures fantastiques comme les sirènes ou les gubbins.

Mais les garçons sont venus avec leur passé douloureux et ne forment pas un groupe soudé, certains étant amis avec Peter comme Jimmy Jarvis et d’autres ennemis comme Eddy Squeeler. Ce nouveau monde qui leur semble plein d’espoir comporte également sa part d’ombre. Le Pays-de-Nulle-Part se prépare-t-il à un nouveau cycle avec un nouvel enfant Pan?

Une bonne lecture avec ce roman jeunesse qui me ramène aux origines de Peter Pan, l’auteur dont ce préquel est son premier roman, ayant sa propre idée sur les raisons qui poussent Peter Pan à ne pas vouloir grandir et aussi sur sa future rivalité avec le Capitaine Crochet. La recherche d’une figure maternelle omniprésente dans le conte originel de James Matthew Barrie ne l’est pas ici puisqu’il est avant tout question de figer le temps dans le temps de l’enfance – une enfance joyeuse et insouciante, faisant la part belle à l’imagination et l’amitié et ainsi de bloquer la roue du temps qui inéluctablement fait qu’un enfant devient adulte.

  • (Cosy Mystery) Son espionne royale et la fiancée de Transylvanie de Rhys Bowen (T4)

J’ai pu enfin emprunter à la médiathèque le tome 4 de Son espionne royale (et aussi le 6 que je garde pour le moment de côté vu qu’il se passe à Noël, le 5 n’étant pas disponible), Son espionne royale et la fiancée de Transylvanie de Rhys Bowen (éd. Robert Laffont, coll. La bête noire, 2020, 345 pages), un cosy mystery. J’ai bien apprécié retrouver Lady Georgiana qui une fois encore doit empêcher un incident diplomatique et enquêter sur un meurtre à l’arsenic dans un huis-clos dépaysant en novembre 1932.

En effet, cette fois-ci, tout se passe bien loin de l’Angleterre, Lady Georgiana devant représenter la Couronne britannique lors du mariage de la princesse de Roumanie, Maria Theresa, ancienne camarade d’école en Suisse et le prince de Bulgarie organisé dans un château isolé par la neige et inquiétant, le château de Bran en Transylvanie. Il y a également Darcy et Belinda, même si moins présente et fantasque et aussi un nouveau personnage, Queenie, la nouvelle femme de chambre de Lady Georginia sans oublier la mère de la jeune femme. On sent bien à quel point l’autrice s’amuse en rendant hommage au Dracula de Bram Stoker. Une lecture rapide et toujours aussi plaisante!

  • (Roman) Les Sorcières de Pendle de Stacey Halls

Entamant mes lectures halloweenesques, je lis ensuite Les Sorcières de Pendle de Stacey Halls (éd. Michel Lafon, 2020, 399 pages), un roman historique prenant comme toile de fond un procès ayant eu lieu en Angleterre, dans le Lancashire en 1612.

Il s’agit avant tout de l’histoire initiatique de Fleetwood Shuttleworth, une jeune châtelaine de 17 ans et enceinte pour la quatrième fois après trois fausses couches. Marquée par ces fausses couches qui privent son mari Richard d’héritier, elle pense pouvoir aller cette fois-ci jusqu’à son terme grâce à l’aide d’Alice Gray, une jeune femme guérisseuse, à peine plus âgée qu’elle, qu’elle engage comme sage-femme. Mais bientôt, Alice Gray fait partie d’une chasse aux sorcières diligentée par un ami des époux Shuttleworth, Roger Nowell, ancien haut sheriff qui entend bien impressionner le Roi en faisant condamner le plus possible de sorcières lors du procès de Pendle.

Sans aucune magie, il y est question de la condition de la femme au début du XVIIe siècle. En effet, on sait que sous couvert de sorcellerie, de nombreuses femmes ont été persécutées et condamnées. D’ailleurs, dans le roman, Roger n’hésite pas à menacer Fleetwood que son comportement pourrait l’amener à être elle-aussi arrêtée pour sorcellerie, son statut social ne la protégeant pas. Et si Fleetwood n’en était pas une au sens noble du terme? Une femme courageuse et indépendante, prête à tout pour vivre comme elle entend. Un bon moment de lecture!

Ma lecture en cours:

(Roman) La fabrique de poupées d’Elizabeth Macneal

En week-end, je commence à lire La fabrique de poupées d’Elizabeth Macneal (éd. Presse de la Cité, 2019, 471 pages) jusqu’à la page 304 qui se déroule à Londres, en 1850 où va bientôt avoir lieu l’Exposition universelle au Crystal Palace.

Dans ce roman choral, s’y croisent Iris Whittle, une jeune femme de 21 ans à la clavicule déformée, travaillant avec sa sœur jumelle Rose, à la beauté à jamais gâchée par la variole, dans un magasin de poupées et rêvant d’être artiste peintre, Silas Reed, taxidarmiste amateur de macabre et de curiosités qui rêve de voir exposer ses trouvailles comme des chiens siamois empaillés au Crystal Palace, Albie un jeune orphelin débrouillard de 10 ans vivant avec sa sœur aînée se prostituant dans un taudis et Louis Frost, jeune artiste fortuné faisant partie de la FPR – Fraternité préraphaélite qui voudrait voir son talent reconnu et qui est à la recherche d’un nouveau modèle.

Le roman est à la fois un roman social, en décrivant les bas-fonds londonien de l’époque victorienne avec son lot de misères et de débrouillardises avec Albie, un roman d’amour entre Iris et Louis mais aussi un thriller avec l’inquiétant Silas. Quelle fin attend Iris?

Nos prochaines lectures envisagées:

  • (Roman jeunesse illustré) Alice, De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll et illustré par Benjamin Lacombe et traduite dans sa version intégrale par Henri Parisot (éd. Soleil, coll. Métamorphose, 2016, 295 pages), un roman jeunesse pour les adolescents, à partir de 13 ans. Après nos billets communs avec Blandine autour d’Alice au pays des Merveilles, nous avons eu envie de prolonger nos lectures avec la suite. LC prévue pour le 18 septembre 2021.
  • (Livre de recettes) Le pain perdu du Petit Poucet et autres recettes de contes de fées de Seymourina Cruse et Marie Caudry (éd. Thierry Magnier, 2014), un livre de recettes dans lequel j’ai bien envie d’en tester certaines pour les Gourmandises de Syl.
  • (Roman jeunesse) Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott et illustré par Thomas Gilbert (éd. L’école des loisirs, coll. Illustrés classiques, 2019), un roman jeunesse à partir de 13 ans et qui est une version abrégée du texte originel.
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