Catégorie : Mini lecteur (Page 225 of 295)

Au fil des pages avec Désir de chocolat

Lors du RAT gourmand du week-end dernier, j’avais emprunté à la médiathèque des romans dont Désir de chocolat de Care Santos (éd. Robert Laffont, 2015) et que j’ai lu en à peine deux jours. Le roman se décompose en trois actes. Il s’agit en réalité plutôt de trois nouvelles autour de fragments de vie de trois femmes sur trois siècles différentes et dans une même ville: Barcelone. Un objet commun les unit pourtant, une chocolatière en porcelaine blanche et sur laquelle une inscription en lettres bleues et en français a été apposée: « J’appartiens à Madame Adélaïde de France ». En suivant la « vie » de la chocolatière, je remonte le temps et découvre également différentes façons de boire le chocolat.

  • Acte I: « Piment rouge, gingembre et lavande »: le trio amoureux entre Sara Rovira, Max Frey et Oriol Pairot à l’époque contemporaine, lors d’un dîner de retrouvailles en 2010. Sara, à la tête d’une chocolaterie artisanale est mariée à Max mais vit une passion adultérine avec le meilleur ami de ce dernier, Oriol Pairot, un chocolatier de renom. Les trois se sont rencontrés plusieurs années auparavant lors de cours de pâtisserie. C’est d’ailleurs, en ce temps-là que Sara avait acheté une chocolatière chez un brocanteur en pleine nuit et qui permet de servir trois tasses de chocolat chaud.
  • Acte II: « Cacao, sucre et cannelle »: le destin croisé, sous fond d’opéras, d’Aurora, sœur de lait et dame de compagnie de Cándida Turull, épouse d’un fabricant chocolatier, Antoni Sampons et qui s’est enfuie avec un chanteur napolitain, laissant derrière elle sa toute petite fille, Antònia Sampons alors qu’Aurora a été placée comme gouvernante auprès d’un médecin veuf. Je fais ainsi un bond dans le passé, en 1899, la chocolatière ayant appartenu à la famille Sampons puis conservée indûment par Aurora.
  • Acte III: « Poivre, clous de girofles et roucou »: la rencontre, sous fond de complots historiques entre Français et Anglais, du jeune Victor Philibert Guillot et de Marianne. Le premier fait partie d’une délégation française se rendant à Barcelone avec comme présent, une chocolatière. La seconde est la belle et jeune épouse du Maître Chocolatier Fernandes absent et inventeur d’une machine à fabriquer une délicieuse pâte au chocolat – mélange de fèves de cacao, de sucre et d’épices – dont raffole Madame Adélaïde de France et sa sœur, en 1777.

L’écriture de Care Santos se lit facilement et comme une enquête historique à travers la « vie » inversée de la chocolatière avec un mélange des styles et des genres (contemporain dans le titre I, style direct et apostrophant le lecteur par la voix d’Aurora dans le titre II et enfin et épistolaire sous la plume de Victor dans le titre III). La vie des protagonistes est faite de va-et-vient dans le passé à l’intérieur même de chaque acte. Un très bon moment de lecture en compagnie de cette chocolatière qui a vu et entendu tant d’histoires à raconter!

Participation #5 au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Amour et relations amoureuses: « Désir »

Au fil des pages avec Le loup qui découvrait le pays des contes

Nous empruntons à la médiathèque Le loup qui découvrait le pays des contes d’Orianne Lallemand et Éléonore Thuillier (éd. Auzou, 2014), un album jeunesse à partir de 3 ans. Pour le goûter du Printemps, Loup voudrait préparer un gâteau aux pommes pour ses amis mais il ne sait pas cuisiner. Arrivera-t-il à trouver de l’aide dans la forêt en commençant par une bonne recette?

Un très bon moment de lecture avec Loup qui, ingrédient après ingrédient, croise de nombreux personnages issus des contes comme les Trois petits cochons, le Petit Chaperon rouge, la petite poule rousse et bien d’autres encore… Les illustrations en montrent beaucoup, certains dans les arrière-plans comme par exemple le Chat botté ou Pinocchio… Il est très rigolo de les rechercher. Le duo autrice/illustratrice s’amuse avec les contes traditionnels, le loup n’étant pas le méchant de l’histoire. Mais c’est aussi une histoire gourmande!

Pour prolonger la lecture, nous faisons un gâteau aux pommes en suivant la recette de Tatie Rosette – la tante des Trois petits cochons, ce qui va parfaitement avec le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine.  Un régal! Je participe également au jeu de pistes du Mois des Contes et Légendes de Bidib pour la piste n°2, « Conte détourné ».

Participation #40 Contes & Légendes 2020 de Bidib #Conte détourné

Participation #4 au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2020 de Bidib et Fondant

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie mot au pluriel: « Contes »

Au fil des pages Les Sœurs Ramdam

Nous empruntons à la médiathèque Les Sœurs Ramdam de Françoise de Guibert et Ronan Badel (éd. Thierry Magnier, 2015), un album jeunesse à partir de 3 ans. À Quietcity, deux soeurs, Thelma et Louise, violon et flûte à la main, sont pleines d’entrain pour jouer. Mais leurs mélodies très discordantes ne sont pas au goût de leurs parents, des habitants et même d’un ours. Rien ne semble pourtant décourager les deux sœurs qui continuent encore et encore de jouer leurs airs favoris avec entrain. Qui saura apprécier leur talent? Les Indiens peut-être?

Le duo autrice/illustrateur nous offre un chouette western dans l’Ouest américain, les deux sœurs Tandam vêtues comme des cowgirls pouvant très bien faire de l’ombre à Calamity Jane! Les illustrations sont très drôles et reprennent tout l’atmosphère du Far West du XIXe siècle et ses codes avec par exemple les fermiers, les colons, les hors-la-loi ou les Indiens… Un très bon moment de lecture avec cet album jeunesse très rigolo! J’ai hâte de pouvoir emprunter les deux histoires précédentes de ce duo: Billy le Môme et Oumpapoose cherche la bagarre (Oumpapoose qui est un petit Indien que nous voyons dans cet album). Allez vous reprendrez bien un petit air de musique? Et 3-4… Fous rires garantis!

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Le Mois Américain de Titine #La figure du cowboy

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Son: « Ramdam »

Au fil des pages avec Le Magicien d’Oz

J’emprunte à la médiathèque Le Magicien d’Oz de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe, d’après Lyman Frank Baum (éd. Albin Michel Jeunesse, 2018),  un album jeunesse à partir de 9 ans voire un peu plus puisqu’il s’agit plutôt d’un roman illustré. Quelle superbe adaptation de l’œuvre de L.F. Baum publié en 1900!

Le narrateur de l’histoire est ici l’épouvantail qui prend vie dès les premières pages. L’histoire débute ainsi par la rencontre de Dorothy et de l’épouvantail, et non de l’arrivée de Dorothy au Pays d’Oz après la tornade qui a emporté la ferme de son oncle et de sa tante au Kansas. A peine âgé de quelques heures, l’épouvantail grandit au fil des pages en compagnie de ses compagnons de route – la jeune Dorothy avec son chien Toto et qui ne peut pas rentrer chez elle au Kansas, l’Homme de fer sans cœur et le lion sans courage –  vers la Cité des Émeraudes pour rencontrer le Magicien d’Oz, seul à même de lui donner un cerveau. Et si au fond, il possédait déjà tout en lui?

Les illustrations de Benjamin Lacombe sont magnifiques, avec cette prédominance de vert (vert métallisé, vert émeraude…) qui contraste avec le gris des terres fermières du Kansas. L’écriture de Sébastien Perez est très plaisante et fluide, accessible pour un jeune lecteur. Dans cette version, ce n’est pas Dorothy mais l’épouvantail qui est le personnage central de l’histoire – un personnage très attachant, tour à tour naïf et enfantin dans sa découverte du monde mais aussi astucieux et perspicace malgré lui. Cette idée de tout décrire de son point de vue n’oublie toutefois pas toutes les étapes-clés du romande L.F. Baum à partir de la rencontre de Dorothy et de l’épouvantail.

Il y est ainsi question de quête initiatique, d’aventures faites de rencontres et de dangers, d’amitié, d’entraide et de confiance en soi! Coup de cœur pour cette adaptation réussie du Magicien d’Oz, joli conte fantastique et initiatique! C’est aussi une critique sociale de la société américaine, ce que rappelle les dernières pages de l’album. Avec ce roman illustré, je participe au jeu de pistes du Mois des Contes et Légendes de Bidib pour la piste n°5, « Escale en Amérique ».

Participation #39 Contes & Légendes 2020 de Bidib #Escale en Amérique

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Participation #10 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine

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Le Mois Américain de Titine #Album jeunesse/roman illustré

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Personne réelle: « Magicien d’Oz »

Au fil des pages avec Blues Bayou

Pour cette journée « Album jeunesse » du 6 septembre 2020 du Mois Américain, nous lisons Blues Bayou de Benjamin Lacombe et Daniela Cytryn (éd. Milan Jeunesse, 2009), un album jeunesse à partir de 3 ans. Dans le Mississipi des années 30, deux enfants d’une dizaine d’années, James et Amy sont amis et font fi de leur différence de peau et de l’interdiction de se voir. Un jour alors qu’ils partent à l’aventure dans le bayou, leur embarcation chavire non loin des alligators et d’un danger encore plus grand, celui de l’ogre des marais.

Les illustrations de Daniela Cytrin sont magnifiques à l’instar de l’illustration de couverture et des pages de garde très musicales. Tout comme les illustrations, le texte de Benjamin Lacombe retranscrit l’atmosphère du bayou sous fond de musique… Une tendre histoire d’amitié, de ségrégation, de blues et de jazz! Quand la musique n’a pas de couleur! Coup de cœur pour cet album jeunesse!

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Le Mois Américain de Titine #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Son: « Blues »

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