Catégorie : Mini lecteur (Page 172 of 295)

Au fil des pages avec 8 pièces de William Shakespeare

Pour la JournĂ©e  « Avant 1837 » du Mois Anglais 2021, j’ai choisi de lire 8 pièces de William Shakespeare de Fiona Waters, Lupita et Hasson CrĂ©ations (Ă©d. Auzou, 2018), un livre-théâtre avec de magnifiques illustrations rĂ©alisĂ©es en papiers dĂ©coupĂ©s, Ă  partir de 6 ans. Ce livre adapte, en effet, pour les jeunes lecteurs 8 de ses pièces de théâtre les plus cĂ©lèbres, qu’elle soit drame ou comĂ©die.

Chaque double page correspond Ă  une pièce de théâtre: Ă  gauche, le texte rĂ©sumĂ© de la pièce et Ă  droite, une illustration pop-up d’une scène reprĂ©sentative. Pour un jeune lecteur qui dĂ©couvre pour la première fois les Ĺ“uvres de William Shakespeare, il n’est peut-ĂŞtre pas si simple de si retrouver dans toutes les intrigues et noms des personnages.

Pour ma part, je les avais dĂ©jĂ  toutes lues quand j’avais 14/17 ans, Ă  l’exception de Jules CĂ©sar. Avec les annĂ©es, je les ai presque toutes vues au théâtre, au cinĂ©ma et Ă  la tĂ©lĂ©vision, certaines ayant Ă©tĂ© adaptĂ©es en film par exemple par Roman Polansky avec Macbeth (1971), par Kenneth Branagh avec Beaucoup de bruit pour rien (1993) ou Hamlet (1996), par Baz Luhrmann avec RomĂ©o + Juliette (1996) ou bien encore par Michael Hoffmann avec Le Songe d’une nuit d’Ă©tĂ© (1999) et mĂŞme en comĂ©dies musicales… Il m’Ă©tait donc plus aisĂ© de remettre dans leur contexte les passages illustrĂ©s.

  • Le Songe d’une nuit d’Ă©tĂ© (1600) avec la scène dans laquelle Titania, la reine des fĂ©es s’Ă©prend d’un âne sous l’effet d’un philtre d’amour, après un mauvais de Puck, un lutin au service de son mari
  • Macbeth (1623) avec la seconde rencontre de Macbeth avec les trois sorcières malĂ©fiques Ă  l’Acte III, Scène 4, Macbeth leur demandant des gages d’assurance sur son avenir, après avoir accĂ©dĂ© au trĂ´ne et dĂ©sormais plongĂ© dans un aveuglement et une folie meurtrière pour le conserver
  • RomĂ©o et Juliette (1597) avec la scène du balcon Ă  l’Acte II, Scène 2.
  • Hamlet (1603) avec la scène du cĂ©lèbre monologue d’Hamlet, « to be or not be, that is the question » Ă  l’Acte III, Scène 1.
  • Beaucoup de bruit pour rien (1600) avec la scène du bal masquĂ© organisĂ© par le gouverneur LĂ©onato, dans un palais italien Ă  Messine Ă  l’Acte II, Scène 1.
  • Jules CĂ©sar (1623) avec la scène de son assassinat au SĂ©nat par Brutus et d’autres conspirateurs
  • Comme il vous plaira (1623) avec la dĂ©couverte des poèmes d’Orlando dans la forĂŞt par Rosalinde et CĂ©lia
  • et La TempĂŞte (1623) avec le sorcier Prospero en train de provoquer le naufrage d’un navire en dĂ©tresse, sous les yeux interrogatifs de sa fille Miranda.

Je m’attarde plus volontiers et longuement sur les illustrations de ce livre que sur le texte qui malgrĂ© son effort louable de simplification pour un jeune lecteur n’a pas la saveur du texte originel. 

Après ma lecture, cela m’a d’ailleurs donnĂ© envie de relire des pièces de théâtre de William Shakespeare dans leur version intĂ©grale ou d’autres adaptĂ©es comme RomĂ©o et Juliette de Pierre Coran et Charlotte Gastaut (Ă©d. Flammarion Jeunesse, coll. Père Castor, 2018). Et vous, connaissez-vous ces pièces de théâtre? ApprĂ©ciez-vous l’œuvre de William Shakespeare comme moi?

Participation #3 au Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Avant 1837

Participation #20 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais #Pièce de théâtre

Participation #15 au Challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #William Shakespeare

Au fil des pages avec le tome 1 de Blue au Pays des Songes

Pendant le Mois Italien 2021, j’ai lu le tome 1 de Blue au Pays des Songes, La forĂŞt envahissante de Davide Tosello (Ă©d. GlĂ©nat, coll. Vents d’Ouest, 2020), une BD jeunesse Ă  partir de 11/12 ans, intriguĂ©e par la magnifique couverture.

Agoraphobe depuis la mort de son père, Blue est une adolescente vivant avec sa mère, dans une maison Ă  l’orĂ©e d’une forĂŞt. Un matin, elle se rĂ©veille seule, sa mère n’Ă©tant pas lĂ . Alors qu’elle est en train de prendre son petit dĂ©jeuner, elle est attirĂ©e vers l’extĂ©rieur par le bruit de nombreux avions en papier. Prise d’une crise d’angoisse, elle surmonte sa peur pour aller rĂ©cupĂ©rer devant le pas de sa porte un Ă©trange colis Ă  son nom contenant une toute petite baleine.

Soudain, tout bascule. La forĂŞt devient malveillante et pĂ©nètre dans sa maison. Le monstre-tempĂŞte qui avait Ă©pargnĂ© Blue petite est revenue pour exĂ©cuter sa promesse de la dĂ©vorer. La jeune fille est alors projetĂ©e dans un monde inconnu, mystĂ©rieux et magique, le Pays des Songes. ProtĂ©gĂ©e par la toute petite baleine, Blue doit Ă  tout prix fuir, malgrĂ© son chagrin de laisser derrière sa mère prisonnière du monstre-tempĂŞte. Elle rencontre alors MJ, un jeune adolescent rĂŞvant de devenir basketteur et qui veut se rendre Ă  Sad City. Elle dĂ©cide de l’accompagner. Y parviendront-ils? Ou seront-ils happĂ©s Ă  leur tour par cette terrifiante forĂŞt qui dĂ©vore tout sur son passage, jusqu’aux ĂŞtres humains ou par tout autre danger qui rĂ´de?

CĂ´tĂ© scĂ©nario, l’intrigue assez confuse dĂ©marre lentement, en nous plongeant dans les souvenirs douloureux de Blue, avec le dĂ©cès de son père par un monstre-tempĂŞte puis en mĂŞme temps que la forĂŞt malveillante progresse, le rythme s’accĂ©lère, au fil des rencontres plus ou moins inquiĂ©tantes de Blue et des lieux qu’elle traversent.

Graphiquement, les jolies illustrations de ce premier tome introductif dĂ©crivent un univers onirique qui me fait penser aux films d’animation de Hayao Miyazaki ou aux films de Tim Burton,  avec Ă©galement des rĂ©fĂ©rences Ă  Dragon Ball Z  (la boule de cristal, les tortues de pierre), Ă  Alice au Pays des Merveilles de Lewis Carroll,  L’Histoire sans fin de Michael Ende et son NĂ©ant qui dĂ©truit tout sur son passage comme la forĂŞt malveillante ou encore au dessin animĂ© franco-japonais ClĂ©mentine de 1985 (la bulle de protection de Blue)…

Davide Tosello aborde des thèmes classiques en littĂ©rature jeunesse: peur et angoisses, rĂŞves/cauchemars… Me viennent en tĂŞte des BD jeunesse lus dernièrement: L’Ă©pouvantable peur d’Épiphanie Frayeur de SĂ©verine Gauthier et ClĂ©ment Lefèvre (Ă©d. MĂ©tamorphose), Ninn de Jean-Michel Darlot et Johann Pilet (Ă©d. Kennes) ou encore La Brigade des cauchemars de Franck Thilliez, Yomgui Dumont et Drac (Ă©d. Jungle, coll. Frissons). Il y est ainsi question d’aventures fantastiques, de courage, d’amitiĂ© et de dĂ©passement de soi.

A la fin de la lecture un peu déroutante, beaucoup de questions restent sans réponses quant aux tenants et aboutissants de la quête de Blue, Davide Tosello ayant plongé le lecteur tout aussi vite que sa jeune héroïne dans un univers à la fois merveilleux et angoissant.

J’ai relu une nouvelle fois ce premier tome en Ă©coutant en mĂŞme temps la playlist musicale mentionnĂ©e par l’auteur qui accompagne les rĂŞves de Blue tout au long de son aventure et qui permet de s’immerger diffĂ©remment, de façon plus intimiste, dans l’histoire avec des airs de folk, de musique indĂ©/Ă©lectro ou de pop… Un bon moment de lecture, avant tout pour les illustrations! Je lirai la suite pour en connaĂ®tre un peu plus dans le tome 2, Bienvenue Ă  Sad City mĂŞme si j’espère que le scĂ©nario sera plus abouti (un tome 3 Ă©tant d’ores et dĂ©jĂ  prĂ©vu pour septembre 2021).

Participation #2 au Mois italien 2021 de Martine

Participation #57 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Petit déjeuner

Challenge Petit Bac d’Enna #9 CatĂ©gorie Couleur: « Blue »

Au fil des pages avec Gros Loup et la petite bĂŞte

Ces derniers jours, nous lisons et relisons Gros Loup et la petite bête de Rob Hodgson (éd. Belin Jeunesse, 2017), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui a fait partie de la sélection Maternelle du 30e Prix des Incos en 2019. Dans une ambiance automnale, un loup guette une petite bête qui se cache dans une grotte. Arrivera-t-il à l’attraper?

L’histoire est très rigolote et loufoque, le suspense allant crescendo dans les tentatives du loup pourtant malin pour dĂ©loger la petite bĂŞte pour la manger et notre envie de connaĂ®tre l’identitĂ© de cette petite bĂŞte jusqu’Ă  la chute finale hilarante, inattendue et son retournement de situation qui permet de relancer l’histoire. Les illustrations Ă©purĂ©es sont jolies et dynamiques dans l’esprit BD, le loup Ă©tant expressif et reprennent bien le temps qui passe avec les diffĂ©rentes saisons. Il est Ă©galement amusant de s’arrĂŞter sur deux autres petites bĂŞtes de l’histoire qui apparaissent en arrière-plan, le ver de terre et l’escargot. Coup de cĹ“ur pour cet album jeunesse qui nous a donnĂ© envie de manger des donuts, ce que nous avons fait samedi dernier!

Participation #2 au Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Auteur anglais

Participation #19 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais #Album jeunesse

Participation #57 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Donut

Challenge Petit Bac d’Enna #10 CatĂ©gorie Animal: « Loup »

Au fil des pages avec La Petite Boulangerie du bout du monde

DĂ©but mai 2021, j’ai lu La Petite boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan (Ă©d. Prisma, 2016, 506 pages), une romance feel-good qui se termine avec des recettes (petits pains, bagels, shortbread…). Après la faillite de son entreprise fondĂ©e avec son ex-concubin Chris, une jeune femme de 32 ans, Polly Waterford dĂ©cide de quitter la ville de Plymouth pour louer un appartement dĂ©labrĂ© dans un petit port d’une Ă®le des Cornouailles. Mais dans ce tout petit village insulaire vivant au rythme des marĂ©es, comment repartir de zĂ©ro? Polly se lie très vite d’amitiĂ© avec un groupe de pĂŞcheurs dont le charmant Tarnie et aussi un AmĂ©ricain qui s’est reconverti en apiculteur, le sĂ©duisant et renfrognĂ© Huckle. Elle recueille Ă©galement un bĂ©bĂ© macareux blessĂ©, Neil.

De cette autrice, j’avais dĂ©jĂ  lu deux autres de ses sĂ©ries livresques: sa sĂ©rie Cupcake cafĂ© avec le premier tome, Rendez-vous au Cupcake cafĂ© (Ă©d. Pocket, 2018) avec une jeune trentenaire, Izzy qui se reconvertit dans sa passion hĂ©ritĂ©e de son grand-père boulanger en ouvrant sa boutique au fond d’une impasse londonienne et sa sĂ©rie Au bord de l’eau avec les deux premiers tomes, Une saison au bord de l’eau (Ă©d. Prisma, 2018) et Une rencontre au bord de l’eau (Ă©d. Prisma, 2019) avec la reconversion professionnelle sous fond de romance Flora MacKenzie sur la petite Ă®le de Mure.

J’ai prĂ©fĂ©rĂ© ce premier tome de la sĂ©rie La Petite boulangerie aux autres romances, mĂŞme si la trame narrative est similaire et tout aussi classique avec une jeune femme qui refait sa vie en faisant de sa passion son mĂ©tier en reprenant la boulangerie Ă  l’abandon. Les personnages qui gravitent autour d’elle sont tout aussi prĂ©visibles: sa nouvelle propriĂ©taire, Mrs. Gillian Manse, une vieille veuve âgĂ©e de 80 ans et seule boulangère de l’Ă®le qu’elle se met Ă  dos, des pĂŞcheurs gourmands, un trio amoureux avec Polly, Marnie et Huckle, la meilleure amie girly de Polly, Kerensa et le meilleur ami riche, arrogant et amĂ©ricain de Huckle, Reuben ou encore un couple riche Ă  la recherche d’une maison secondaire dans un endroit authentique qu’ils seraient les premiers Ă  dĂ©couvrir pour Ă©pater leurs amis. 

Mais le charme opère, l’histoire Ă©tant plaisante et Polly attachante dans sa persĂ©vĂ©rance Ă  rebondir dans sa nouvelle vie bien loin de celle qu’elle s’Ă©tait imaginĂ©e. Il y a des passages vraiment rigolos, comme lorsque Polly distribue leur « dose » de pain aux diffĂ©rents habitants qui lui passent commande Ă  l’insu de la vraie boulangère de l’Ă®le, Mrs. Manse et bien sĂ»r, ses liens avec son macareux apprivoisĂ©.

Les pĂ©ripĂ©ties s’enchaĂ®nent rapidement, au grĂ© des rencontres de Polly, Ă  l’image des courants marins, la mer pouvant se rĂ©vĂ©ler aussi calme que dĂ©chaĂ®nĂ©e. Un bon moment de lecture dans l’ensemble, malgrĂ© les facilitĂ©s narratives, Polly ayant rĂ©ussi bien (trop) facilement sa reconversion en boulangère ou encore Ă  ĂŞtre apicultrice! Il ne me reste plus qu’Ă  essayer les recettes et Ă  lire les deux autres tomes de cette trilogie si l’occasion se prĂ©sente, Une saison Ă  la petite boulangerie et NoĂ«l Ă  la petite boulangerie.

Participation #1 au Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda

Participation #18 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais

Participation #4 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #RĂŞveries au bord de l’eau

challenge 2021 lire au féminin

Participation #37 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice britannique (écossaise)

Participation #56 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Boulangerie

Au fil des pages avec Le restaurant de l’amour retrouvé

DĂ©but mai 2021, pour prolonger le Mois au Japon, je lis Le restaurant de l’amour retrouvĂ© d’Ito Ogawa (Ă©d. Picquier, 2015, 254 pages), un court roman japonais. Rinco, une jeune femme de 25 ans retourne, après une rupture amoureuse, dans son village natal oĂą vit sa mère qu’elle n’a pas revu depuis 10 ans. Le choc de la rupture lui en a fait perdre de la voix, son ex petit-ami ayant vidĂ© tout l’appartement, y compris les ustensiles de cuisine et Ă  l’exception de la jatte de saumure hĂ©ritĂ©e de sa grand-mère maternelle.

Sa mère accepte qu’elle reste Ă  condition de s’occuper de son cochon femelle apprivoisĂ©, Hermès. AidĂ© d’un ami de la famille Kuma, Rinco se reconstruit petit Ă  petit en faisant le mĂ©tier qu’elle aime, cuisiner dans son propre restaurant, « L’Escargot ». Les relations avec sa mère restent tendues, entre non-dits, rancunes et secret familial. Parviendra-t-elle Ă  se remettre de son chagrin amoureux et Ă  renouer avec sa mère grâce Ă  son art culinaire?

Ce roman court au style simple est portĂ© par la cuisine gastronomique de Rinco qui vit dĂ©licatement et lentement au rythme des saisons et des plats qu’elle prĂ©pare minutieusement et avec beaucoup d’amour, avec des ingrĂ©dients locaux et de saison et de gĂ©nĂ©rositĂ© aux personnes qui viennent manger dans son restaurant. Sa cuisine, hĂ©ritĂ©e de sa grand-mère maternelle, devient thĂ©rapie et rĂ©confort pour elle et pour les autres. Ses plats deviennent sa voix. Chaque plat qu’elle prĂ©pare est en effet unique et raffinĂ© et contribue Ă  rendre heureux celui ou celle qui le savoure; ce qui fait bientĂ´t la rĂ©putation du restaurant de Rinco.

S’Ă©loignant des rapports conflictuels mère/fille, le texte est un vrai plaisir pour les papilles jusqu’Ă  ce que la mère de Rinco reprenne une place dramatique dans l’histoire (la fin Ă©tant un peu abrupte avec en particulier le sort rĂ©servĂ© au cochon et (trop) longuement dĂ©crit mais qui fait sens dans la reconstruction de Rinco). Avec une touche toute personnelle, la jeune femme crĂ©e des plats japonais qui donne envie d’ĂŞtre savourĂ©s.

Il y est ainsi question de cuisine comme art-thĂ©rapie, de gĂ©nĂ©rositĂ©, d’amitiĂ©, d’amour (filial, maternel et envers soi-mĂŞme), de partage mais aussi de Nature avec une montagne gĂ©nĂ©reuse et accueillante au bord d’une source thermale. Un bon moment de lecture feel good dans une atmosphère typiquement japonaise (avec les plats japonais ou les statues de jizĂ´ au bord des routes)!

Pour un autre avis: Katell.

Participation #25 Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou #Roman

Participation #3 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Retour aux sources

challenge 2021 lire au féminin

Participation #36 au Challenge Lire au féminin de Tiphanya #Autrice japonaise

Participation #55 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Cuisine japonaise

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