Étiquette : solitude (Page 1 of 6)

Au fil des pages avec L’ours qui jouait du piano

Nous avions lu et relu en avril 2021 L’ours qui jouait du piano de David Litchfield (éd. Belin Jeunesse, 2016), un album jeunesse à partir de 5 ans. Un matin, dans la forêt, un ours découvre un piano abandonné et apprend jour après jour, avec patience et persévérance, à en jouer pour le plus grands plaisirs de ses amis qui viennent l’écouter. Mais ils ne sont pas les seuls: un homme et sa fille découvrant son talent de pianiste invitent l’ours à les suivre dans la grande ville. Malgré le succès, l’ours se sent bien seul, loin de ses amis. Les retrouvera-t-il à son retour dans la forêt?

Dans la première partie de l’histoire, nous voyons bien l’Ours se prendre de passion pour la musique et devenir un pianiste talentueux. Puis après avoir quitté sa forêt, l’Ours est amené à s’interroger sur la vie qu’il souhaite réellement, partagé entre les émotions ressenties par la célébrité et le plaisir de vivre de sa passion mais une vie de solitude et de doutes qui l’assaillent. L’équilibre entre vivre son rêve et conserver ses racines n’est pas si simple à trouver. L’un exclut-il l’autre ou peuvent-ils se concilier? Il y est ainsi question de musique, de vie rêvée, de célébrité, d’épanouissement personnel et d’amitié. Un très bon moment de lecture avec une fin toute mignonne! Il existe deux autres suites que nous n’avons pas encore lus: L’ours et son orchestre (2018) et L’ours et le concert de Petite Ourse (2020).

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Art: « Piano »

Participation #67 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Royaume-Uni

Au fil des pages avec Béatrice

J’ai lu, fin avril 2022, Béatrice de Joris Mertens (éd. Rue de Sèvres, 2020, 112 pages), une BD adulte/roman graphique sans textes. Dans les années 70, Béatrice, une jeune femme célibataire et vendeuse dans un grand magasin se rend sur son lieu de travail en train et est intriguée par un sac à main rouge laissé par terre. Un jour, elle succombe à sa curiosité et emporte le sac chez elle. Elle y découvre un album photo rempli de photographies en noir et blanc d’un couple épanoui et amoureux ayant vécu dans les années 20. Cette découverte chamboule son existence bien terne et routinière, Béatrice partant à la recherche des lieux où le couple de l’album photo s’est rendu. Jusqu’à quel point la jeune femme solitaire et rêveuse va-t-elle s’identifier à celle des photos? Est-ce une vie par procuration poussée à l’extrême ou un pacte avec le diable?

Vivant avec ses chats et des lectures tournées vers le passé (Bonjour tristesse de Françoise Sagan, Arc de Triomphe d’Erich Maria Remarque ou Gatsby le Magnifique de Francis Scott Fitzgerald), la jeune femme se laisse facilement obnubilée par ce couple au point de sembler heureuse. L’histoire m’a fait penser bien sûr à Faust de Goethe, le café où se rend Béatrice s’appelant d’ailleurs Faust mais aussi à La peau de chagrin d’Honoré de Balzac.

Graphiquement, Joris Mertens utilise de nombreux procédés rendant la narration très visuelle et dynamique, jouant avec la couleur rouge puis passant du sépia au noir et blanc. Il a ainsi réussi à recréer l’ambiance des années 70 (avec une grande ville (mélange de Paris et de Bruxelles) dans laquelle se déverse chaque jour son flux de travailleurs et envahie par les publicités et même si le grand magasin dans lequel travaille Béatrice m’a fait plus penser à celui décrit par Émile Zola, en 1883, dans Au bonheur des dames) puis des années 20 (avec toute l’exubérance de ces Années Folles). Un très bon moment de lecture avec cette BD pleine de nostalgie!

Pour d’autres avis sur cette BD: Eimelle.

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Prénom: « Béatrice »

Participation #53 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Belgique

Nos lectures « Le jardin secret »

Pour cette journée « Garden » du 14 juin 2022 du Mois Anglais, j’ai choisi de regrouper dans un billet nos lectures autour du Jardin secret de Frances H. Burnett, un classique de la littérature jeunesse anglaise paru pour la première fois en 1911.

  • (Roman jeunesse) Le jardin secret de Frances H. Burnett

J’ai lu Le jardin secret de Frances H. Burnett (éd. Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior, rééd. 2010, 319 pages), un roman jeunesse à partir de 10 ans avec jolies illustrations en noir et blanc de Monique Gaudriault et Jacques Rozier. Orpheline renfermée et solitaire de 10 ans, Mary Lennox part des Indes britanniques, après le décès de ses parents pour être confié à son oncle, Archibald Craven, un vieil homme riche, bossu et malheureux depuis le décès de sa femme dix ans auparavant et qui vit dans un manoir en Angleterre, dans la lande du Yorkshire. La jeune fille va s’éveiller au contact de la Nature (et des amitiés qu’elle engendre) en arrivant à vivre pleinement son enfance et à s’épanouir à l’instar de la Nature au printemps, en s’ouvrant aux autres, en se laissant aimer et aimer en retour, que ce soit auprès de son ami Dickon ou de son cousin Colin. Un très bon moment de lecture avec ce roman d’apprentissage, ode à la Nature et à l’enfance!

  • (BD jeunesse) Le jardin secret de Maud Begon, d’après Frances H. Burnett (T1)

J’ai lu le tome 1 du Jardin secret de Maud Begon, d’après Frances H. Burnett (éd. Dargaud, 2021), une BD jeunesse adaptant le roman éponyme, lu l’année dernière et dont un second tome paraîtra le 2 septembre 2022. Sous le coup de crayon de Maud Begon, Mary Lennox se métamorphose à l’instar du jardin abandonné qui reprend vie avec l’arrivée du printemps. Comme dans le roman, la Nature est omniprésente. Une jolie adaptation réussie et fidèle de la première partie du roman!

  • (Album jeunesse) Le jardin secret de Brigitte Barrager, d’après Frances H. Burnett

Nous avons aussi lu Le jardin secret de Brigitte Barrager, d’après Frances H. Burnett (éd. Deux Coqs d’Or, 2019), un album jeunesse à  partir de 3 ans et qui adapte pour les plus jeunes lecteurs le roman éponyme avec la recherche du jardin abandonné par Mary, sa rencontre avec Dickon, l’ami des animaux puis de son cousin Colin… Un bien joli moment de lecture pour découvrir l’histoire de Mary Lennox!

Participation #4 au Mois Anglais 2022 de Lou et Titine #Garden

Participation #7 Challenge 2022 en classiques de Blandine et Nathalie #Classique anglais

Participation #3 Challenge Cottagecore 2022 de MissyCornish #Les propriétés et jardins dissimulés

challenge lecture les 50 livres recommandé par Hayao Miyazaki

Challenge des 50 livres recommandés par Miyazaki – Bidib (6)

Au fil des pages avec Dis-Ours, tu rentres bientôt?

En ce début d’été, nous relisons Dis-Ours, tu rentres bientôt? de Jory John et Benji Davies (éd. Little Urban, 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans. Ours est parti seul camper et pêcher, loin de son voisin Canard. A son réveil, lorsqu’il découvre l’absence d’Ours, Canard se sent perdu sans lui. Et hop, il décide d’aller le retrouver. Peut-être que son ami se sent seul aussi et a besoin d’aide.

Encore une histoire rigolote avec ce duo attachant et détonnant! Le duo auteur/illustrateur reprend le schéma narratif et comique de répétition des tomes précédents, même si Canard et Ours sont séparés sur la plus grande moitié de l’histoire. Et bien sûr, j’ai noté les passages gourmands dont les marshmallows. Déjà l’année dernière pour le Mois Anglais, j’avais parlé d’une autre histoire de cette série livresque, Dis Ours, tu dors?, Benji Davies, l’illustrateur, étant Anglais.

Participation #16 au Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Album jeunesse

Participation #32 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #11 Catégorie Animal: « Ours »

Participation #62 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Au fil des pages avec le tome 1 de la BD Miss Charity

J’emprunte à nouveau à la médiathèque le tome 1 de Miss Charity, L’enfance de l’art de Loïc Clément et Anne Montel (éd. Rue de Sèvres, 2020), l’adaptation en BD du roman éponyme de Marie-Aude Murail, ayant déjà lu les deux l’année dernière.

Ce premier tome reprend la première partie du roman d’apprentissage jusqu’au départ de la gouvernante, la veille des 15 ans de l’héroïne, en ouvrant l’histoire non comme le roman aux 5 ans de Charity mais sur un événement survenu à Londres, en 1886. Alors qu’elle sort furieuse de chez Monsieur Dampf à qui elle a vendu des aquarelles, Miss Charity Tiddler évite de peu l’accident de la circulation et se replonge dans son passé, vers l’âge de 5 ans. C’est à cet âge qu’elle a commencé à élever sa première souris, Miss Petitpas pour rompre sa solitude de fille unique avant d’avoir une véritable ménagerie d’animaux blessés et/ou sauvés (ou non) des mains de la cuisinière. La petite fille est d’ailleurs couverte par sa bonne écossaise Tabitha puis aussi plus tard, à ses 10 ans, à la gouvernante française, Mademoiselle Blanche Legros.

Vivant librement son enfance dans la Nature et les livres, la petite fille grandit selon ses envies, loin des contraintes sociales imposées aux jeunes filles de la haute société victorienne et avec toute une ménagerie d’animaux qui inspireront plus tard ses aquarelles. Nous sommes loin de l’éducation rigoureuse imposée alors aux jeunes filles de son rang. Ici, il est question d’autonomie, de liberté et d’épanouissement personnel qui poseront les fondements de sa vie d’adulte, une jeune femme émancipée.

Comme dans le roman, le thème de la mort est présent et est partie prenante de la vie de l’héroïne et ce dès les premières pages avec une discussion sur la religion entre Charity alors âgée de 5 ans et sa mère. La petite fille a pour amies imaginaires ses petites sœurs décédées avant de les remplacer par sa ménagerie. Les morts nombreuses des animaux recueillis par Charity dans sa nursery sont traitées à hauteur d’enfant et comme objets d’expériences scientifiques, sans l’empathie qu’un adulte y mettrait et bien qu’elle soit effrayée par les histoires terrifiantes de sa bonne Tabitha.

Outre ses recherches scientifiques sur la faune et la flore de son jardin, Charity voue une autre passion aux oeuvres de Shakespeare, les apprenant par cœur.  Il est ainsi aussi question de théâtre, de vie et de passion amoureuse, comme par exemple lorsque Charity s’immisce dans la relation entre sa gouvernante et Herr. Schmal, le précepteur allemand de son cousin.

Je retrouve ainsi dans cette BD jeunesse toute l’espièglerie de la petite fille, sa candeur enfantine tout comme son imagination débordante qui rompe sa solitude et qui assouvit sa curiosité insatiable et sa soif de connaissance, comme cela ressort notamment de sa relation avec Kenneth Ashley qu’elle a rencontré un soir de Noël chez ses cousins et qu’elle croque dans ses dessins sous les traits d’un renard anthropomorphe. Ce n’est d’ailleurs pas le seul à être croqué sous forme d’animaux mais c’est celui qui accapare le plus les pensées de Charity, la relation Charity/Kenneth étant, je trouve, plus appuyée dans cette adaptation en BD.

Les illustrations à l’aquarelle, douces et colorées rappellent celles  naturalistes de Beatrix Potter qui a inspiré cette histoire à Marie-Aude Murail. La mise en page est aérée et dynamique, reproduisant le tourbillon des idées et pensées enfantines de Charity. J’ai trouvé cette adaptation fidèle et réussie au roman originel avec ce petit brin de fantaisie, d’insouciance et de fraîcheur propre au personnage de l’héroïne et aussi avec l’humour déjà présent dans le roman. Un bon moment de lecture avec cet ode à l’enfance, à la Nature et à la lecture et qui appelle à lire les deux tomes suivants, un triptyque étant prévu!

Pour d’autres avis sur ce premier tome: Bidib et Enna.

Participation #15 au Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Adaptation en BD

Participation #31 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Adaptation en BD

Participation #13 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Les propriétés et jardins dissimulés

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Être humain: « Miss »

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