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Au fil des pages avec La tresse

Lors du RAT des Étapes Indiennes du premier week-end de juillet 2020, j’ai lu l’adaptation par l’autrice elle-même, Laetitia Colombani, en album jeunesse de son roman La tresse. Il s’agit de La tresse ou le voyage de Lalita de Laetitia Colombani et illustrée par Clémence Pollet (éd. Grasset Jeunesse, 2018), un album jeunesse à partir de 6 ans.

Dans cette adaptation pour les jeunes lecteurs, l’histoire reprend la partie indienne du roman tout en la développant avec une fin heureuse, à savoir l’histoire de Smita et de sa petite fille âgée de 6 ans, Lalita pour peut-être, au bout, briser la chaîne de leur statut de Dalits – d’Intouchables et de vivre dans de meilleurs conditions de vie comme le droit pour la fillette d’aller à l’école.

En effet, Smita refuse que sa fille subisse les mêmes discriminations et injustices qu’elle et son mari. Elle persuade ce dernier de demander à l’instituteur du village, un Brahmane, d’accepter leur fille dans sa classe. Mais malheureusement Lalita est rabaissée par l’instituteur à son rang d’Intouchable. La seule issue que Smita voit: la fuite sous la protection de Vishnou avec sa fille vers une autre ville du pays où une école pour tous les enfants a été ouverte. Arrivera-t-elle à briser le sort d’ordinaire réservé aux Intouchables, femmes de surcroît? Son mari viendra-t-il les rejoindre?

Les illustrations douces et très colorées tempèrent la dureté de la vie de la famille de Lalita, même si son histoire est moins sombre et plus optimiste que dans le roman puisqu’elle est adaptée pour de jeunes lecteurs. Dans le roman, l’intrigue se termine à la sortie de l’offrande au temple de Vishnou sur une fin ouverte, laissant leur sort entre les mains du lecteur. Du haut de ses 6 ans, Lalita est le personnage qui m’a le plus touché. Battue par l’instituteur pour qui elle n’avait pas sa place à l’école en tant qu’Intouchable, elle donne ses cheveux – cheveux considérés comme sa seule richesse – pour une divinité ou plutôt pour l’amour de sa mère qu’elle suit inconditionnellement malgré sa peur et le silence de cette dernière tout aussi inquiète mais déterminée à lui offrir une vie meilleure.

Cette adaptation permet ainsi d’aborder le système des castes en Inde qui perdure malgré son abolition il y a déjà une cinquantaine d’années et la difficulté que rencontre encore aujourd’hui un trop grand nombre d’enfants dans l’accès à l’instruction et à l’école.

Puis quelques jours plus tard, j’emprunte le roman court, La tresse de Laetitia Colombani (éd. Librairie Générale Française, coll. Livre de Poche, rééd. 2018), son premier roman classé comme roman Feel Good. Il s’agit des destins croisés – qui s’entrelacent comme une tresse – de trois femmes:

  • en Inde, dans le village de Badlapur : Smita (et sa petite fille Lalita), une Dalit – une Intouchable trentenaire et mariée vivant dans la misère et les discriminations subies au quotidien par sa caste inférieure
  • en Sicile, à Palerme : Guilia, célibataire vivant son premier grand amour avec Kamaljit récemment régularisé, la vingtaine et qui travaille dans l’atelier familial, au bord de la faillite, de perruques fabriquées à partir de cheveux humains
  • et au Canada, à Montréal : Sarah, mère divorcée de trois enfants, avocate quadragénaire sur le point d’obtenir une promotion au sein d’un prestigieux cabinet et qui cache à son entourage son cancer du sein.

Pour chaque parcours de vie, il est question de la condition de la femme et plus largement d’une quête de liberté, entre espoirs et incertitudes. Malgré leurs conditions sociales fort différentes, chacune doit faire preuve de courage, de dignité et d’adversité envers les discriminations subies, que ce soit des discriminations dues à leur origine, à leur sexe ou à la maladie. Ce roman se lit facilement, en quelques heures, passant d’une vie à l’autre à chaque chapitre, sans pour autant qu’aucune ne se croise. Un lien unit pourtant ces trois femmes, un lien qui était résumé par une carte du monde dans la dernière page de l’album jeunesse et qui se lit en filigrane dans le résumé de la quatrième de couverture.

L’écriture est simple comme dans un Feel Good, l’autrice forçant sur certains caractères des personnages de façon parfois trop répétitive voire même caricaturale. Je pourrai même y voir du cynisme puisque derrière l’offrande payante de Smita et Lalita, le Temple de Vishnou tire profit des cheveux en en faisant commerce.

Ces lectures font partie de l’Étape Indienne n°6 « Politique sociale (corruption, critique de la société…) » et plus précisément n°6.1 « Les Intouchables ». Pour d’autres avis sur le roman: Hilde, Blandine et Nath Sci et pour un autre avis sur l’album jeunesse: Mya Rosa.

étapes indiennes, inde, lectures

Participation #3 aux Étapes Indiennes de Hilde #RAT et #Étape n°6.1

Challenge Petit Bac d’Enna #8 et 9 Catégorie Objet: « Tresse »

Au fil des pages avec Le jardin secret

Le mois dernier, j’ai lu Le jardin secret de Frances H. Burnett (éd. Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior, rééd. 2010), un roman jeunesse à partir de 10 ans et qui fut publié pour la première fois en 1911. Mary Lennox a vécu aux Indes jusqu’au décès de ses parents, emportés par une épidémie de choléra et qui ne s’occupait pas d’elle. Âgée de 10 ans, renfermée et solitaire, elle est alors confiée à son oncle, Archibald Craven, un vieil homme riche, bossu et malheureux depuis le décès de sa femme dix ans auparavant et qui vit dans un manoir en Angleterre, dans la lande du Yorkshire.

Mais à peine arrivée dans ce manoir, son oncle repart une énième fois en voyage, la laissant seule avec les domestiques comme sa bonne, la jeune Martha Sowerby ou l’un des jardiniers, Ben Weatherstaff et son rouge-gorge. Dans ce manoir étrange, cette petite fille renfermée, maigrichonne, solitaire, insolente et curieuse va découvrir, entre autres, un jardin laissé à l’abandon sur ordre de son oncle, après le décès de sa femme. Mary se transforme alors de jour en jour, devenant de plus en plus attachante. La découverte de ce jardin et de l’amitié va ainsi bouleverser sa vie. Et qui sait, des autres habitants de ce manoir?

Comme dans La petite princesse, je retrouve des thèmes chers à l’autrice notamment l’importance de la magie et de l’amitié, le partage, la découverte de soi, le deuil, etc. Mais dans ce roman d’apprentissage, c’est surtout la Nature qui est mise en exergue. C’est à travers elle (et des amitiés qu’elle engendre) que l’héroïne arrive à vivre pleinement son enfance et à s’épanouir à l’instar de la Nature au printemps, en s’ouvrant aux autres, en se laissant aimer et aimer en retour, sur les conseils de Martha. Quelle joie et quel émerveillement lorsqu’elle découvre ce jardin! Un très bon moment de lecture avec ce roman d’apprentissage, un classique de la littérature jeunesse que je vous conseille de découvrir si vous ne l’avez pas lu enfant ou adolescent pour découvrir tous les secrets de ce manoir! Le texte très agréable à lire, à la fois tendre et poétique, est accompagné de jolies illustrations en noir et blanc de Monique Gaudriault et Jacques Rozier qui donnent vie aux protagonistes de l’histoire.

challenge lecture les 50 livres recommandé par Hayao Miyazaki

Challenge des 50 livres recommandés par Miyazaki – Bidib (6)

Avec ce roman jeunesse, je participe pour la première fois au challenge de lecture proposé depuis 2014 par Bidib du blog Ma Petite Médiathèque, Mon jardin secret se positionnant à la sixième place des livres recommandés par Hayao Miyazaki. Ci-joint le lien vers les règles de ce challenge sans limitation dans le temps. C’est le premier des 50 livres que je chronique mais en réalité, j’en ai déjà lus huit quand j’étais (beaucoup) plus jeune.

année

Participation #5 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine #aventure/quête initiatique

Challenge Petit Bac d’Enna #6 Catégorie Lieu: « Jardin »

Au fil des pages avec La boîte à musique

J’emprunte à la bibliothèque le tome 1 de La boîte à musique, Bienvenue à Pandorient de Gijé et Carbone (éd. Dupuis, 2018), un bande dessinée jeunesse à partir de 6 ans. Pour ses 8 ans, Nola reçoit de son père Martin un cadeau inestimable: la boîte à musique qui appartenait à sa mère Hannah, disparue depuis quelques mois. Et là voilà plongée dans le monde de Pandorient, tout comme nous, lecteurs, qui découvrons les habitants de ce monde magique! En effet, dans ce premier tome introductif, les auteurs nous font découvrir au fil des pages les différents protagonistes de l’histoire: une famille humaine – « de l’hexomonde » – avec Nola et son père puis une famille de Percecœurs avec Andréa, Igor et leur mère malade et bien d’autres créatures surnaturelles, pas vraiment effrayantes, comme le voisin Grinchouille ou le médecin Guérimaux. En aidant ses nouveaux amis à soigner leur mère, Anna découvre un monde la fois fabuleux et inquiétant. Le danger ne serait-il pas loin? L’histoire certes classique enchaîne les rebondissements tout en laissant une part de mystères, ce qui plaira aux jeunes lecteurs s’initiant à la bande dessinée fantasy. Les illustrations jouent avec les ombres et lumières, même si souvent les arrière-plans restent plus vagues et moins travaillés que les visages très expressifs. Les personnages sont attachants, avec chacun leur caractère propre bien qu’enfantin. Un bon moment de lecture avec cette BD jeunesse qui appelle à découvrir les tomes suivants!

Challenge Petit Bac d’Enna #1 Catégorie Son: « Boîte à musique »

Au fil des pages avec Dis Ours, tu sors?

Nous empruntons à la bibliothèque Dis Ours, tu sors? de Jory John et Benji Davies (éd. Little Urban, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans. Dans ce quatrième tome des aventures de Canard et d’Ours, Canard est tout enthousiaste en découvrant que la neige est tombée. Il se précipite chez Ours, son voisin et l’entraîne dehors, sans que ce dernier n’ait eu le temps de s’habiller chaudement. En tenue de bain sous la neige, Ours finit par tomber malade. Comment tout cela va-t-il se terminer? Pourra-t-il compter sur l’énergie de Canard pour se rétablir?

Nous avons beaucoup apprécié ce duo aux caractères bien trempés mais diamétralement opposés, à l’instar de Bob & Marley. Forcément, entre un Canard surexcité voire un brin énervant/épuisant et un Ours grognon et un brin blasé, cela permet un enchaînement de situations hilarantes et de répliques percutantes. L’histoire est toute rigolote, le comique du texte sous forme de dialogues étant renforcé par la présentation dynamique des illustrations. Un vrai coup de cœur pour cet album jeunesse! Il ne nous reste plus qu’à dénicher les autres tomes.

Participation #95 Je lis aussi des albums

Challenge Petit Bac d’Enna – #15 catégorie Animal: « Ours »

Au fil des pages avec Le cimetière des mots doux

J’emprunte à la bibliothèque Le cimetière des mots doux d’Agnès Ledig et Frédéric Pillot (éd. Albin Michel Jeunesse, 2019), un album jeunesse à partir de 5 ans selon l’éditeur et qui aborde des thèmes délicats pour des jeunes lecteurs: la maladie, la mort et le deuil. Annabelle et Simon sont deux enfants amoureux. Mais tout bascule le jour où Simon ne vient plus à l’école primaire, souffrant d’une grave maladie. Les auteurs nous placent du côté d’Annabelle, l’enfant qui survit et qui, malgré son jeune âge, doit gérer son chagrin et toutes les émotions pouvant être ressenties dans un tel moment. Malgré le propos de l’histoire, il se dégage beaucoup de poésie et de sensibilité dans le texte qui est accompagné d’illustrations aux teintes automnales. Un album jeunesse touchant!

Participation #90 Je lis aussi des albums

Challenge Petit Bac d’Enna – #13 catégorie Lecture: « Mots »

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