Étiquette : entraide (Page 1 of 25)

Au fil des pages avec le tome 1 des Lurons de la forêt

Nous avons lu le tome 1 des Lurons de la forêt d’Anthony Martinez (éd. L’École des Loisirs, février 2024, 84 pages), un album jeunesse sous-titré « une comédie en V actes » à partir de 5/6 ans. Dans la forêt, on suit les aventures loufoques, sous forme de saynètes et d’un interlude, d’une bande d’animaux attachants et avec leur propre caractère qui se chamaillent ou qui s’entraident, l’auteur ayant voulu rendre hommage à Marcel Pagnol et aux Fables de La Fontaine. Le timide écureuil parviendra-t-il à se faire entendre face aux autres animaux qui pensent l’aider dans son empilement de bois? Le lapin arrivera-t-il à conserver son calme alors que les autres animaux le pensent énervé? Le renard arrivera-t-il à être suffisamment rusé pour attraper la poule? La chenille se fera-t-elle discrète dans son cocon? La cigogne réalisera-t-elle son rêve de voyager en bateau? 

Nous avons bien rigolé avec ce premier tome. Les illustrations complètent à merveille le texte en mettant en scène des animaux très expressifs et remplis de détails donnant sens à l’histoire, comme le sanglier bleu à l’accent du Sud ou le cerf, drôle de shérif de la forêt… On comprend mieux pourquoi l’éditeur a présenté ce livre comme à mi-chemin entre le texte de théâtre et l’album illustré. Un bon voire très bon moment de lecture rigolo mêlant humour absurde et comique de répétition et qui se prête bien à une lecture à voix haute! Sans oublier le clin d’œil à Astérix et Obélix. Il nous faut désormais dénicher les deux autres tomes parus. 

Participation #37 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Album jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #5 Catégorie Lieu: « Forêt »

Au fil des pages avec Fleur de roche

Pour une lecture commune avec Enna, Nathalie et Eimelle dans le cadre du Mois Italien 2026, j’ai lu Fleur de roche d’Ilaria Tuti (éd. Stock, coll. La Cosmopolite, mars 2023, 384 pages), un roman historique s’inspirant de faits réels et se déroulant à partir de juin 1915, sur les cimes de la Carnie, dans le Frioul, dans le Nord-Est de l’Italie, à la frontière avec l’Autriche-Hongrie. Âgée de 20 ans et s’occupant de son père mourant, Agata Primus se porte volontaire avec d’autres femmes de son village Timau, pour porter, sur sa hotte, des munitions, ravitaillements et médicaments, parfois plusieurs fois par jour, sur la ligne de front italo-autrichienne. Comment garder espoir et son humanité quand les morts s’accumulent? 

J’ai apprécié découvrir la participation à l’effort de guerre, pendant la Première Guerre mondiale, de ces paysannes italiennes devenues « porteuses » et qui ont fait preuve de courage, force morale et d’abnégation, en gravissant les versants escarpés de la montagne, là où même les mulets n’arrivaient plus à passer et même lorsqu’en hiver, la neige venait tout recouvrir, malgré le poids de leurs charges et le danger permanent, les tireurs d’élite autrichiens pouvant tirer à tout moment. J’ai trouvé que le résumé de la quatrième de couverture, comme de plus en plus souvent, ne reflétait pas ce récit, la romance étant vraiment accessoire et n’arrivant qu’à la fin. Il y est surtout question de la vie civile à l’arrière et pourtant si proche du front, entre pauvreté de la population, privations, survie et peurs de l’invasion autrichienne, les soldats italiens, malgré leur nombre, semblant bien mieux préparés et équipés que ceux austro-hongrois… Les personnages sont attachants, malgré leur rudesse et les choix insoutenables qu’ils sont amenés à prendre, que ce soit Agata, Viola, Lucia, le capitaine Colman, le docteur Janes ou le prêtre Don Nereo…

Il y est ainsi question de la condition des soldats et des civils, femmes et enfants en temps de guerre, de pauvreté, de courage, de la question d’obéir ou non aux ordres, même les plus absurdes, sous peine d’être fusillé lors de cours martiales expéditives, de mutinerie, de désertion, de fraternisation avec l’ennemi autrichien, d’entraide, du sens de la vie et de la guerre, de patriotisme, de propagande de guerre… Le regard d’Agata (la narratrice) va ainsi changer au fil du conflit, son passage à la vie adulte étant fortement marquée par la guerre, un regard profondément humain et antimilitariste, pointant l’absurdité de la guerre et des violences engendrées. Un bon moment de lecture même si j’aurai préféré une fin moins fleur bleue et certains passages qui m’ont paru un peu trop romanesques pour être crédibles! L’autrice s’est pourtant fort documentée pour écrire ce roman et rend un bel hommage à ces femmes qui m’étaient jusqu’alors inconnues. Les faits évoqués du Front italien ne sont malheureusement pas sans rappeler ce qui s’est passé sur le Front de l’Ouest. Cela donne envie d’aller à Timau et à son musée sur la Grande Guerre pour en découvrir plus sur les Porteuses de la Carnie comme Maria Plozner Mentil. 

Pour d’autres avis sur ce roman: Enna, Nathalie, Eimelle et Katell.

Participation #1 Le Mois Italien 2026 d’Eimelle #LC

Participation #3 Challenge Pages de la Grande Guerre 2026 de Nathalie #Un destin oublié, tragique, extraordinaire

Au fil des pages avec le tome 1 de Minecraft, le manga officiel: Voyage au bout du monde

Vivement incitée par mon mini gamer, j’ai lu le tome 1 de Minecraft, le manga officiel: Voyage au bout du monde de Kazuyoshi Seto (éd. Nobi Nobi!, avril 2025, 192 pages), un manga shōnen à partir de 8 ans. Depuis tout petit, Nico White n’a qu’un seul rêve: explorer Minecraft comme son père, un grand aventurier et quitter le village où il grandit auprès de sa mère plutôt que d’aller crafter. L’occasion se présente lorsqu’il découvre, en pleine attaque d’une horde de zombies, qu’il possède le même don que son père, à savoir repousser les limites du « craft » en créant des objets grâce à son imagination et sans l’aide d’établi. Mais son voyage au bout du monde sera-t-il aussi simple et sans dangers qu’il l’imagine depuis tout petit?

Même si je ne suis pas un joueuse aguerrie de Minecraft comme mon mini gamer, j’ai pu retrouver l’univers cubique du jeu vidéo sans difficultés. L’auteur rappelle à plusieurs reprises les principes de base du jeu vidéo (ce qu’il ne fera plus dans les tomes suivants ou en tout cas beaucoup moins, dixit mon mini lutin qui a déjà lu les 7 autres tomes parus, le prochain étant prévu le 1er juin 2026). Ce premier tome se présente, en effet, comme un tome introductif qui reprend les codes du jeu avec le craft et les différents personnages que l’on peut rencontrer. Certes, cela reste classique mais je peux comprendre pourquoi il a tant plu à mon mini lutin avec ce récit initiatique, beaucoup d’actions et de rebondissements non dénués d’humour et de l’amitié avec un duo aux caractères bien différents qui se forme entre le jeune garçon qui a soif d’aventures et bien insouciant et Grey, chacun des deux apprenant sur soi et à être bien meilleur qu’il ne le pensait. Une bonne façon de prolonger l’immersion Minecraft pour tous les fans du jeu vidéo (plutôt que Minecraft le film)!

Pour la première fois sur le blog, l’avis du mini lutin avec les illustrations qu’il a choisies: Nico part à l’aventure âgé de 10 ans. Peu après son départ, il rencontre un zombie victime d’une malédiction, nommé Grey. Peut-il lui faire confiance? J’ai aimé quand Nico monte sur un creeper (créature verte qui explose quand on est près d’elle) à l’âge de 5 ans. Les thèmes sont les suivants: aventure, mystère, découverte et l’entraide. Nico est sympa mais il fait trop confiance aux gens même s’il ne les connaît pas. Le livre m’a plu et j’ai eu envie de lire la suite. Il y a les même créatures que dans le jeu (zombies, squelettes, creepers…).

Participation #7 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Manga shōnen

Participation #27 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Manga Shōnen

Au fil des pages avec Kotori et les singes du mont Fuji

Nous avons lu Kotori & les singes du mont Fuji d’Alice Monard et Morgane Boulier (éd. Akinomé, mai 2023, 24 pages), un album jeunesse à partir de 2/3 ans et joliment illustré sur du papier de qualité. Kotori, une petite fille visite avec sa tante le Mont Fuji jusqu’à ce que leur ascension dans la montagne soit perturbée par un groupe de singes qui laissent derrière eux un bébé singe (un macaque japonais). Avec son petit compagnon ailé Tama, Kotori parviendra-t-elle à l’aider à retrouver les siens?

L’histoire d’entraide est toute mignonne et permet de s’émerveiller, comme Kotori, sur ce qui nous entoure, faune et flore. J’ai également bien apprécié les illustrations accompagnant à merveille le court récit. Elles sont très colorées, épurées et avec pourtant plein de petits détails, dans le style des peintures sumi-e dont l’illustratrice s’est fortement inspirée avec un respect de la Nature. On y voit également un sanctuaire shinto tel qu’il en existe plusieurs sur le parcours du Mont Fuji comme des torii. Pour les petits lecteurs, il est également rigolo de rechercher dans chaque illustration Tama (un pic épeiche) ou les petits insectes et végétaux qui parsèment les doubles pages. Un bon voire très bon moment de lecture pour tous les passionnés de la Nature! Sans oublier un passage gourmand avec les onigiris. Il existe un autre tome mettant en avant un autre animal qu’on peut voir au Japon, l’ours brun : Kotori & l’ourson d’Hokkaido (mais qui était déjà emprunté à notre médiathèque).

Pour d’autres avis sur ce tome: Hilde et Nathalie

Participation #4 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Mont Fuji

Participation #23 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Album jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Couleur: « Singes »

Au fil des pages avec Dents de soie

J’ai lu Dents de soie de Maëlle Desard (éd. Slalom, août 2023, 392 pages), un roman fantasy pour adolescents à partir de 14/15 ans. Dans les Mondes Brisées, les sanguis (vampires) et les humains s’affrontent depuis la nuit des temps, leur conflit étant alimenté en secret par les fées qui ne laissent rien au hasard. Pourtant, une paix semble possible grâce à un mariage arrangé entre le prince Trajan, le fils de l’Impériator et la princesse Bruccha, fille du Roi Xandier lors du Tournoi des Trois Clés ayant lieu dans la capitale humaine, Huwinat. Refusant toute alliance avec les humains, Devin est un ancien noble sanguis réduit à l’état d’esclave et condamné au bagne, privé de ses canines, pire châtiment qu’on puisse réserver aux sanguis. De son côté, Navi, la fée la plus puissante de sa portée se rêve en fée marraine et déchante lorsqu’elle est assignée comme fée des dents. Le Destin s’est-il trompé? Leur alliance improbable permettra-t-elle un meilleure avenir aux Mondes Brisés ou entraînera-t-il leur perte? Et si leurs sentiments pouvaient taire leur envie de vengeance? 

J’ai encore une fois apprécié découvrir un nouveau roman de cette autrice cette fois-ci dans un univers fantasy sous fond de romance et avec toujours son humour loufoque qui fait mouche. J’ai trouvé bien amené cette revisite des contes de fées avec une jolie fée rose plantureuse, toute en paillettes et à l’ego surdimensionné qui fait d’un sanguis sans canines une « princesse » à marier. Quelle répartie avec Navi, « par le sucre et tout ce qui est bon »! L’alchimie entre elle et Devin est bien présente mais ne prend pas le pas sur l’action. Chacun des deux ne fait pas forcément les choix les plus judicieux, fonçant tête baissée plutôt que de vraiment réfléchir aux conséquences de leurs actes. Navi ne pense qu’à devenir fée marraine alors que Devin veut venger la mort de sa mère et de son frère et sauver sa sœur d’un mariage avec l’Impériator. Il y est ainsi question de vengeance, de prendre sa vie en main, d’acceptation de soi, d’entraide… Encore un bon moment de lecture même si j’ai trouvé que Navi était bien plus percutante et plus « travaillée » que Devin, son personnage faisant la force de cette histoire et que la fin arrive un peu trop vite, tant les rebondissements finaux s’enchaînent! 

Pour d’autres avis sur ce roman: Marinette (en version audio) et Samarian.

« Older posts

© 2026 JOJO EN HERBE

Theme by Anders NorenUp ↑