Étiquette : Benjamin Lacombe

Au fil des pages avec Le Magicien d’Oz

J’emprunte à la médiathèque Le Magicien d’Oz de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe, d’après Lyman Frank Baum (éd. Albin Michel Jeunesse, 2018),  un album jeunesse à partir de 9 ans voire un peu plus puisqu’il s’agit plutôt d’un roman illustré. Quelle superbe adaptation de l’œuvre de L.F. Baum publié en 1900! Le narrateur de l’histoire est ici l’épouvantail qui prend vie dès les premières pages. L’histoire débute ainsi par la rencontre de Dorothy et de l’épouvantail, et non de l’arrivée de Dorothy au Pays d’Oz après la tornade qui a emporté la ferme de son oncle et de sa tante au Kansas. A peine âgé de quelques heures, l’épouvantail grandit au fil des pages en compagnie de ses compagnons de route – la jeune Dorothy avec son chien Toto et qui ne peut pas rentrer chez elle au Kansas, l’Homme de fer sans cœur et le lion sans courage –  vers la Cité des Émeraudes pour rencontrer le Magicien d’Oz, seul à même de lui donner un cerveau. Et si au fond, il possédait déjà tout en lui?

Les illustrations de Benjamin Lacombe sont magnifiques, avec cette prédominance de vert (vert métallisé, vert émeraude…) qui contraste avec le gris des terres fermières du Kansas. L’écriture de Sébastien Perez est très plaisante et fluide, accessible pour un jeune lecteur. Dans cette version, ce n’est pas Dorothy mais l’épouvantail qui est le personnage central de l’histoire – un personnage très attachant, tour à tour naïf et enfantin dans sa découverte du monde mais aussi astucieux et perspicace malgré lui. Cette idée de tout décrire de son point de vue n’oublie toutefois pas toutes les étapes-clés du romande L.F. Baum à partir de la rencontre de Dorothy et de l’épouvantail.

Il y est ainsi question de quête initiatique, d’aventures faites de rencontres et de dangers, d’amitié, d’entraide et de confiance en soi! Coup de cœur pour cette adaptation réussie du Magicien d’Oz, joli conte fantastique et initiatique! C’est aussi une critique sociale de la société américaine, ce que rappelle les dernières pages de l’album. Avec ce roman illustré, je participe au jeu de pistes du Mois des Contes et Légendes de Bidib pour la piste n°5, « Escale en Amérique ».

Participation #39 Contes & Légendes 2020 de Bidib #Escale en Amérique

année

Participation #10 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine

america

Le Mois Américain de Titine #Album jeunesse/roman illustré

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Personne réelle: « Magicien d’Oz »

Au fil des pages avec Blues Bayou

Pour cette journée « Album jeunesse » du 6 septembre 2020 du Mois Américain, nous lisons Blues Bayou de Benjamin Lacombe et Daniela Cytryn (éd. Milan Jeunesse, 2009), un album jeunesse à partir de 3 ans. Dans le Mississipi des années 30, deux enfants d’une dizaine d’années, James et Amy sont amis et font fi de leur différence de peau et de l’interdiction de se voir. Un jour alors qu’ils partent à l’aventure dans le bayou, leur embarcation chavire non loin des alligators et d’un danger encore plus grand, celui de l’ogre des marais.

Les illustrations de Daniela Cytrin sont magnifiques à l’instar de l’illustration de couverture et des pages de garde très musicales. Tout comme les illustrations, le texte de Benjamin Lacombe retranscrit l’atmosphère du bayou sous fond de musique… Une tendre histoire d’amitié, de ségrégation, de blues et de jazz! Quand la musique n’a pas de couleur! Coup de cœur pour cet album jeunesse!

america

Le Mois Américain de Titine #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Son: « Blues »

Au fil des pages avec Ondine

J’emprunte à la médiathèque Ondine de Benjamin Lacombe (éd. Albin Michel Jeunesse, 2012), un album jeunesse grand format avec des calques imprimés à partir de 6 ans (voire plutôt plus grand). S’inspirant du conte éponyme de Friedrich de La Motte-Fouqué et de la pièce de théâtre de Jean Giraudoux, l’auteur relate une histoire d’amour dramatique entre un chevalier, Herr Hans de Ringstetten et Ondine, la fille adoptive, impétueuse et mutine, d’un vieux couple de pêcheurs dans la Forêt-Noire, une forêt enchantée. Relevant le défi d’Ursule, une gente dame d’un royaume voisin, Hans se perd dans la forêt sous une pluie battante. Il tombe petit à petit amoureux d’Ondine qu’il épouse avant de regagner ensemble son château. Très vite, Ondine et Ursule deviennent amies. Bien que tout semble aller pour mieux, malgré la présence d’ondins, le destin tragique des protagonistes se met petit à petit en place à travers ce trio. Ursule, arrogante et capricieuse vient compromettre l’amour unissant Hans et Ondine en enracinant, au fil du temps, de sombres idées dans l’esprit de Hans. Rivalités et jalousie amoureuse apparaissent alors. Le drame ne peut qu’arriver, Ondine révélant finalement sa vraie nature.

Les illustrations sont splendides et complètent à merveille le texte, notamment les calques imprimés qui permettent la mise en abîme et de jouer avec l’eau, élément central de l’histoire puisqu’Ondine est un esprit de l’eau qui, si elle se fait aimer d’un homme, recevra en retour une âme humaine. Il y a tout un travail autour des couleurs et des détails, Benjamin Lacombe indiquant lui-même en fin d’album s’être inspiré des peintres pré-raphaélites du XIXe siècle comme John Everett Millais et Dante Gabriel Rosseti Coup de cœur pour cet album jeunesse sombre et romantique avec cette légende alsacienne/germanique!

Participation #155 Je lis aussi des albums

Participation #14 Contes & Légendes 2020 de Bidib #légende alsacienne/germanique

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Personne réelle: « Ondine »

Au fil des pages avec Généalogie d’une sorcière

Nous empruntons à la bibliothèque un coffret en deux volumes aux magnifiques illustrations, Généalogie d’une sorcière de Benjamin Lacombe et Sébastien Perez (éd. Seuil Jeunesse, 2008), les bibliothécaires – sans doute un brin sorcières – l’ayant mis bien en évidence cette semaine.

Nous commençons par la lecture de La Petite Sorcière, un album jeunesse à partir de 6 ans selon l’éditeur. Lors des vacances de Noël, Lisbith, une petite fille londonienne, part seule en train, avec son chat noir Socrate, chez sa grand-mère Olga. Elle retrouve avec grand plaisir Edward qui secrètement amoureux d’elle, l’aide à confectionner son herbier. Il ne manque plus qu’un ellébore, une plante toxique appelée également hellébore fétide. Entre la découverte d’un vieux grimoire et la disparition d’Edward, Lisbith va de découvertes en découvertes. L’histoire classique de cet album jeunesse est merveilleusement mise en scène par Benjamin Lacombe dont nous avions déjà apprécié les illustrations dans Blanche-Neige. Une bien jolie histoire d’amitié amoureuse, de sorcellerie et de tolérance!

Puis nous plongeons dans la lecture du fameux grimoire découvert par Lisbeth, Grimoire de Sorcières, livre destiné pour les lecteurs un peu plus grands, les 9-12 ans selon l’éditeur. Ce grimoire renferme des portraits de sorcières et leur histoire à travers les siècles comme par exemple Lilith, Malvina ou bien encore Gretchen. Nous en apprenons également plus sur la vie de Lisbith et de sa grand-mère.

Hellébore fétide – Annot

Encore un grand coup de cœur pour les illustrations qui donne une touche magique et presque authentique à ce grimoire! Et qui sait, nous testerons peut-être une des recettes ou sortilèges de l’album pour le soir d’Halloween?! Nous connaissons déjà un coin à hellébores fétides.  À vos grimoires et chaudrons magiques!

Challenge Halloween 2019 de Hilde et Lou # France Obscure

Participation #58 Je lis aussi des albums

Challenge Petit Bac d’Enna – #9 catégorie Métier: « Sorcière » et #10 catégorie Lecture: « Grimoire »

Au fil des pages avec Blanche Neige

Pour rester dans l’univers des contes classiques, nous empruntons à la bibliothèque Blanche Neige, un album jeunesse illustré par Benjamin Lacombe, d’après les frères Grimm (éd. Milan Jeunesse, 2010). Cet album est conseillé à partir de 5 ans par l’éditeur. Pourtant,  au vu des illustrations et de la qualité du papier, on le laisserait plus volontiers à un public adulte nostalgique des contes de l’enfance. En effet, dès la couverture, je retrouve l’univers parfois glaçant et inquiétant voire même cruel des contes des frères Grimm, comme le sont également ceux de Charles Perrault, notamment dans le sort réservé à la Reine.

Les illustrations décrivent à merveille tout l’imaginaire qui entoure le conte et par moment pourraient se suffire à elles-mêmes, tant la tension est palpable sur le visage de Blanche Neige par exemple lorsque le chasseur s’apprête à la tuer. De même, lorsqu’elle est en train de balayer la maison des nains, elle pousse d’un coup de balai les mots du texte qui sont pourtant si importants « Surtout, ne laisse entrer personne! ». Benjamin Lacombe joue ainsi avec les codes de ce conte pourtant si classique, en utilisant les couleurs de Blanche Neige, noir, blanc et rouge. Les illustrations plus colorées alternent avec du noir et blanc.

Participation #20 Je lis aussi des albums

Un joli coup de cœur pour cet album! Il ne nous reste plus qu’à dénicher d’autres albums de Benjamin Lacombe, illustrateur découvert grâce au Challenge de Sophie Hérisson « Je lis aussi des albums 2019 », le thème facultatif du mois de juin lui étant dédié.

Challenge Petit Bac d’Enna – #7 catégorie Couleur: « Blanche »

© 2020 JOJO EN HERBE

Theme by Anders NorenUp ↑