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Point lecture hebdomadaire #11

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière et celle en cours, avec un passage à la médiathèque et une fin de semaine placée sous un Halloween cosy RAT.

Nos lectures du 11 au 17 octobre 2021:

Des albums jeunesse:

  • (Album jeunesse) Ouvre ce petit livre de Jesse Klausmeier et Suzy Lee

Nous lisons Ouvre ce petit livre de Jesse Klausmeier et Suzy Lee (éd. Kaléidoscope, diff. L’école des loisirs, 2013), un album jeunesse à partir de 3 ans. Dans ce livre participatif, le jeune lecteur s’amuse à tourner les pages de livres de plus en plus petits jusqu’à la chute finale avec sa mise en abîme! Un bon moment de lecture rigolo, ode à la lecture et à l’imagination!

  • (Album jeunesse) La petite sorcière et la forêt noire de Chiaki Okada et Mutsumi Ishii

Nous lisons La petite sorcière et la forêt noire de Chiaki Okada et Mutsumi Ishii (éd. Seuil Jeunesse, 2021), un album jeunesse à partir de 3 ans, appréciant particulièrement le travail de cette illustratrice. Par une nuit de pleine lune, Grande Sorcière emmène Petite Sorcière dans une cabane afin de soigner la forêt, sous le regard inquiet des animaux la peuplant. Il y est question de Nature, de sorcellerie, et de transmission d’un savoir magique et écologique entre une mère et sa fille. Les illustrations sont magnifiques, poétiques et très expressives. C’est encore un coup de cœur pour cette histoire!

  • (Album jeunesse) La sorcière Crabibi de Laurent et Olivier Souillé et Frédéric Pillot

Nous lisons aussi La sorcière Crabibi de Laurent et Olivier Souillé et Frédéric Pillot (éd. Kaléidoscope, diff. L’école des loisirs, 2021), un album jeunesse à partir de 6 ans rigolo et aux jolies illustrations. La sorcière Crabibi rêve de remporter le concours du Sorcier de l’année. Bien qu’impulsive et s’emportant facilement au point de tout rater, elle est certaine de réussir les différentes épreuves (course de balai, sortilèges et potions magiques). Et ce n’est pas un autre concurrent un peu trop collant à son goût qui va la déconcentrer. Il y est ainsi question de confiance en soi et d’amour. Un très bon moment de lecture!

  • (Album jeunesse) Gaspard dans la nuit de Seng Soun Ratanavanh

Pour l’histoire du soir, nous lisons Gaspard dans la nuit de Seng Soun Ratanavanh (éd. de la Martinière Jeunesse, 2020), un album jeunesse à partir de 5 ans. Un jeune garçon Gaspard a bien du mal à s’endormir le soir.  Il se sent si seul dans l’obscurité de sa chambre. Trouvera-t-il un ami pour le rassurer à affronter la nuit et ses ombres inquiétantes? De cet album jeunesse, il se dégage une atmosphère poétique, onirique et apaisante qui appelle à la rêverie et au sommeil. Dans les différentes rencontres que fait Gaspard tout au long de la nuit, il y a même un passage gourmand avec un dîner préparé par Patrick, un cochon mycologue. Coup de cœur pour cet album jeunesse aux magnifiques illustrations toutes douces!

  • (Album jeunesse) La soupe magique de Katerina Gorelik

Nous lisons La soupe magique de Katerina Gorelik (éd. Seuil Jeunesse, 2021), un album jeunesse à partir de 4 ans que j’ai acheté après avoir craqué sur la magnifique couverture d’illustration. Pour l’anniversaire de Mamie Chat, des chatons décident de lui apporter une grande marmite de soupe, celle de leur mère qui paraît-il est magique. En chemin, ils rencontrent de nombreux animaux à qui ils offrent un bol de soupe. Restera-t-il un peu de soupe à la fin? Mamie Chat aura-t-elle son cadeau? Coup de cœur pour ce conte-randonnée aux jolies illustrations qui fourmillent de détails. Outre l’histoire des petits chatons, il est amusant de s’arrêter sur les personnages secondaires qui ont leur propre histoire muette à suivre en parallèle de page en page.

  • (Album jeunesse) Edmond et ses amis, La fête sous la lune d’Astrid Desbordes et Marc Boutavant

Edmond et ses amis, La fête sous la lune d’Astrid Desbordes et Marc Boutavant (éd. Nathan Jeunesse, 2019), un album jeunesse pop-up à partir de 3 ans et dans lequel nous découvrons les débuts d’une amitié entre les trois habitants du grand châtaigner. Edmond l’écureuil parviendra-t-il à vaincre sa timidité, avec l’aide de Georges Hibou, pour participer à la fête organisée par l’ours Édouard? Il y est question de timidité, d’amitié et de vivre ensemble. C’est avec plaisir que nous retrouvons le petit univers coloré et bienveillant d’Edmond et ses amis.

  • (Album jeunesse) Un trésor d’anniversaire de Karen Hottois et Chloé Malard

Nous lisons ensuite Un trésor d’anniversaire de Karen Hottois et Chloé Malard (éd. Seuil Jeunesse, 2021), un album jeunesse à partir de 3 ans. C’est l’anniversaire d’Elmo un blaireau. Pudique et discret, il décide de profiter seul de cette journée en se baladant dans la forêt. Mais le soir venu, il regrette un peu de ne pas avoir pu partager tous les petits trésors découverts et qui ont égaillés sa journée. Et si le soir venu, une surprise l’attendait? Encore une magnifique histoire délicate et poétique comme le tome précédent, Un thé à l’eau de parapluie.

  • (Album jeunesse) Cap sur le trésor de Z la terreur! de Sylvie Misslin et Amandine Piu

Nous lisons aussi Cap sur le trésor de Z la terreur! de Sylvie Misslin et Amandine Piu (éd. Amaterra, 2020), un album jeunesse à partir de 4 ans. Dans ce livre-jeu, nous choisissons quelle aventure vont vivre deux pirates en herbe, Mary et Jack prêts à découvrir le mystérieux trésor de Z la terreur sur l’île des Perroquets. Une histoire rigolote et pleine de suspense, le choix du jeune lecteur influant sur les péripéties des deux enfants de l’histoire. Arriveront-ils au trésor ou devront-ils revenir sur la plage de départ? Coup de cœur pour cet album jeunesse très rigolo!

Des BD jeunesse:

  • (BD jeunesse) Les Croques, Tuer le temps de Léa Mazé (T1)

Je lis le tome 1 d’une trilogie Les Croques, Tuer le temps de Léa Mazé (éd. de la Gouttière, 2018), une BD jeunesse à partir de 9 ans avec l’enquête de deux jumeaux adolescents, Céline et Colin autour d’étranges inscriptions sur certaines tombes du cimetière de leur village. Il y est question du mal-être adolescent, de harcèlement scolaire, des rapports parents/enfants sous fond d’enquête dans un lieu insolite. Un bon moment de lecture avec ce thriller jeunesse!

  • (BD jeunesse) L’île de Puki de Ludovic Danjou, Djet et Maëlle C. (T1 et T2)

Je lis également le diptyque L’île de Puki de Ludovic Danjou, Djet et Maëlle C. (éd. Glénat, coll. Vents d’Ouest, 2011 pour le T1 Au début le cœur…. et 2012 pour le T2 …à la fin l’âme). Une jeune fille amnésique se réveille sur une île étrange Iaga peuplée d’enfants et de créatures fantastiques. Que lui est-il arrivé? Et où est-elle désormais? Les jolies illustrations parfois très enfantines permettent d’atténuer les thèmes graves abordés qui se révèlent dans le second tome. Un bon moment de lecture!

  • (BD jeunesse) Lili Crochette et Monsieur Mouche, Le fléau du bord de l’eau de Joris Chamblain et Olivier Supiot (T1)

Nous lisons le tome 1 de Lili Crochette et Monsieur Mouche, Le fléau du bord de l’eau de Joris Chamblain et Olivier Supiot (éd. de la Gouttière, 2017), une BD jeunesse à partir de 5/6 ans. Elizabeth, jeune fille unique du gouverneur d’une île des Caraïbes échappe à la surveillance de sa nourrice Solange. Devenue Lili Crochette, la jeune pirate accompagnée de Monsieur Mouche, son fidèle colibri, part affronter le redoutable pirate Viggo Barbelongue, ennemi de son père. Une histoire de pirate rigolote avec une jeune fille espiègle, débrouillarde et pleine d’énergie! Nous ne manquerons pas de découvrir ses autres aventures, 6 tomes existants actuellement. 

Des romans jeunesse:

  • (Roman jeunesse) Charlock, L’affaire du collier de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (T3)

Nous finissons de lire également le tome 3 de Charlock, L’affaire du collier (éd. Flammarion Jeunesse, 2021), un roman jeunesse pour les 8/10 ans. Cette fois, Charlock, chat détective aux multiples vies doit résoudre une nouvelle enquête qui le conduit en Autriche, en 1763: le collier de la Reine Lisbeth ayant disparu. Encore une chouette histoire d’amitié, d’aventures et de préjugés! Le tome 4 va paraître le 20 octobre 2021.

  • (Roman jeunesse) Magic Charly, Bienvenue à Saint-Fouettard d’Audrey Alwett (T2)

J’ai fini de lire le tome 2 de Magic Charly, Bienvenue à Saint-Fouettard d’Audrey Alwett (éd. Gallimard Jeunesse, 2021, 523 pages), un roman jeunesse fantasy à partir de 12 ans. Charly et Sapotille sont envoyés à Saint-Fouettard, une institution pour jeunes magiciers indisciplinés à Thadam, en Bretagne. L’endroit est lugubre et glacial avec des professeurs peu enclins à leur apprendre la magie et des pensionnaires surveillés par des croquemitaines et des rumeurs qui se faufilent partout pour tout rapporter au directeur. L’avenir de Charly et Sapotille semble bien compromis. Arriveront-ils à se sortir de ce mauvais pas? Un très bon moment de lecture, encore plus que pour le tome 1. Vivement le tome 3 qui paraîtra l’année prochaine et qui clôtura cette trilogie! J’en reparlerai bientôt, une LC étant prévue dans le cadre du Challenge Halloween T1 et/ou T2.

Des essais/documentaires jeunesse:

  • (Documentaire) Secrets de sorcières de Julie Légère, Elsa Whyte et Laura Pérez

Lors du Halloween cosy RAT, j’ai lu Secrets de sorcières, Une initiation à notre histoire et à no savoirs de Julie Légère, Elsa Whyte et Laura Pérez (éd. de la Martinière Jeunesse, 2019, 77 pages), un livre entre documentaire et manuel pour toute apprentie sorcière.

  • (Documentaire) Sorcières! de Pauline Duclos-Grenet

En début de semaine, j’avais également lu Sorcières! Une histoire des sorcières à travers l’Art de Pauline Duclos-Grenet (éd. Seuil Jeunesse, 2020, 61 pages), un documentaire qui décrypte 25 œuvres d’art à travers la représentation de la sorcière à travers les siècles.

Ma lecture en cours:

(Roman jeunesse) La pathétique histoire de Birdie Bloom de Temre Beltz

J’ai presque fini de lire La pathétique histoire de Birdie Bloom de Temre Beltz (éd. Seuil Jeunesse, 2019, 351 pages), un roman jeunesse pour les 9/12 ans. Le narrateur est un livre qui nous raconte, à travers essentiellement des notes de bas de page, ce qui semble être une improbable amitié entre une vieille sorcière et une jeune orpheline du Foyer Salles-Cardeur à Fabulia. L’histoire avance au fil des échanges épistolaires.

 

Point lecture hebdomadaire #10

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière et celle en cours, avec un passage à la médiathèque et qui rentrent presque toutes dans le cadre du Challenge Halloween de Lou et Hilde.

Nos lectures du 4 au 10 octobre 2021:

Des albums jeunesse:

(Album jeunesse) Et si la nuit avait peur de toi? de Peter Vegas et Benjamin Chaud

Encore beaucoup de relectures cette semaine et une découverte avec Et si la nuit avait peur de toi? de Peter Vegas et Benjamin Chaud (éd. Milan Jeunesse, 2021), un album jeunesse à partir de 3 ans. Un très bon moment de lecture avec cette histoire toute mignonne pour dédramatiser l’heure du coucher et la peur du noir chez le jeune lecteur!

Des BD jeunesse et adulte:

  • (BD jeunesse) Spooky, Les contes de travers, Malices de princesse de Carine-M et Élian Black’mor (T3)

En lecture commune avec Hilde, je lis le tome 3 de Spooky, Les contes de travers, Malices de princesse de Carine-M et Élian Black’mor (éd. Glénat Jeunesse, 2017), une BD jeunesse à partir de 9 ans. C’est avec plaisir que je retrouve l’univers de Spooky, une jeune princesse qui est, dans ce tome, dans les préparatifs de sa fête d’anniversaire d’Halloween, étant née un 31 octobre. LC avec Hilde prévue le 13 octobre 2021.

  • (BD adulte) Les filles de Salem de Thomas Gilbert

J’ai lu Les filles de Salem, Comment nous avons condamné nos enfants de Thomas Gilbert (éd. Dargaud, 2018, 198 pages), une BD adulte. Une jeune fille de 14 ans, Abigail Hobbs est accusée de sorcellerie avec une centaine d’autres filles et femmes de son village sous la pression du révérend Samuel Parris. Entre attaques des Indiens Wabanaki et mauvaises récoltes, le mal semble se répandre au sein de la petite communauté de Salem Village. Serait-ce le fait de sorcières sous l’emprise du Malin? Qui survivra à la série de pendaisons annoncée?

Thomas Gilbert s’inspire très librement des procès des sorcières de Salem en 1692 en en reprenant des protagonistes comme Abigail Hobbs ayant été l’une des personnes reconnues coupables de sorcellerie et exécutées. On y retrouve des hypothèses souvent mentionnées pour expliquer ces procès hors norme et la folie qui les ont entourés: une petite communauté isolée, patriarcale et hétéroclite, chacun tentant de défendre ses intérêts, qu’ils soient personnels (conflits entre familles ou voisins), marchands ou religieux/puritain (le pouvoir religieux déclinant) et régulièrement frappée par les attaques des Amérindiens… Nous retrouvons ainsi des figures représentatives des accusées qui me donnent une impression d’accumulations caricaturales: des catholiques irlandaises (mère et fille) tenant la taverne de Salem, une femme déficiente mentale et mise enceinte par le Révérend, une vieille esclave indienne…

Cela faisait un moment que je voulais lire cette BD mais je pense que j’en attendais plus et ai plus apprécié l’illustration de couverture que celles à l’intérieur, les personnages étant parfois à mon goût trop grotesques ou l’intrigue pas assez poussée en particulier celle du troublant Indien Wabanaki.

  • (BD jeunesse) Pome de Marie Desplechin et Magali Le Huche

Je lis également en vue d’une autre lecture commune avec Hilde, l’adaptation en BD jeunesse du roman éponyme lu l’année dernière, Pome de Marie Desplechin et Magali Le Huche (éd. Rue de Sèvres, 2018), à partir de 8/9 ans. Verte fait la connaissance d’une autre sorcière de son âge, Pome et qui va elle aussi apprendre la sorcellerie auprès d’Anastabotte, la grand-mère maternelle de Verte qui n’oublie jamais de remettre du rouge à lèvre lorsque Raymond, le grand-père paternel de Verte est dans les parages et qui est toujours prête à faire des crêpes entre deux études de sortilèges.

La BD est fidèle au roman mais sans l’écriture chorale comme dans le premier tome, ne retenant que le point de vue de Verte. Un bon moment de lecture! LC avec Hilde prévue le 20 octobre 2021.

Des romans jeunesse:

  • (Roman jeunesse) Winterwood, La forêt des âmes perdues de Shea Ernshaw

Je finis de lire Winterwood, La forêt des âmes perdues de Shea Ernshaw (éd. Rageot, 2020, 399 pages) confirmant mes intuitions sur l’intrigue sentimentale et magique. Descendante d’une lignée de sorcières et âgée de 17 ans, Nora Walker vient en aide à Oliver Huntsman, après l’avoir découvert dans la neige une nuit de pleine lune dans la sombre forêt de Wicker Woods et alors que celui-ci a disparu depuis 15 jours du camp de redressement, en pleine tempête hivernale. Les chapitres alternent les points de vue entre Nora et Oliver sous fond de huis-clos oppressant et qui permettent au lecteur de reconstituer les faits de la nuit de la disparition d’Oliver Hunstman. Il y est question également de parcours initiatique, Nora Walker découvrant son pouvoir. Un bon moment de lecture!

  • (Roman jeunesse) Sorcière Blanche d’Anne-Marie Desplat-Duc

Je lis Sorcière Blanche d’Anne-Marie Desplat-Duc (éd. Rageot, 2006, 221 pages), un roman jeunesse à partir de 12 ans pour la thématique Wicca, sorcellerie et paganisme. Le roman retrace la vie d’Agathe de Préault-Aubeterre, de sa naissance à son mariage à 17 ans, au XVIIe siècle et de son initiation aux secrets des plantes et de la découverte de son don de guérison (coupeur de feu) auprès d’une vieille guérisseuse bretonne puis d’un vieux sage de Saint-Domingue, Zaka, ce qui lui permet d’être engagée comme assistante d’un apothicaire. Il y est aussi question de la condition des femmes (et un questionnement autour du mariage qui me rappelle celui de La Belle et la Bête), du sort des esclaves et des engagés (« les 36 mois ») dans les territoires d’Outre-Mer au XVIIe siècle.

  • (Roman jeunesse) La capucine de Marie Desplechin (T3)

Je lis aussi La capucine de Marie Desplechin (éd. L’école des Loisirs, 2020, 220 pages) avec une jolie illustration de couverture de Mayalen Goust. et qui clôt la trilogie des filles du siècle après Séraphine et Satin grenadine. La jeune héroïne Louise, âgée de 13 ans et travaillant pour un patron qui la bat régulièrement dans un petit village de maraîchers, Bobigny à 10 kilomètres de Paris peut compter sur sa mère, domestique chez de riches bourgeois parisiens et sur Bernadette, douée pour la cuisine et ayant le don de voir des fantômes alors que le spiritisme est en vogue à Paris.

A travers le choix de vie de Louise, jeune fille au fort caractère, indépendante malgré son jeune âge et aux mains vertes, on découvre le quotidien des maraîchers à Bobigny et celui des domestiques à Paris au début du XIXe siècle, époque encore marquée par la Commune (et la chanson de Jean-Baptiste Clément, une ronde pour enfants, Dansons la capucine). Un bon moment de lecture! Pour un autre avis: Bidib.

  • (Roman jeunesse) Esther et Mandragore, Une sorcière et son chat de Sophie Dieuaide et Marie-Pierre Oddoux (T1)

Je lis aussi le tome 1 d’Esther et Mandragore, Une sorcière et son chat de Sophie Dieuaide et Marie-Pierre Oddoux (éd. Talents Hauts, 2016, 125 pages), un roman jeunesse pour les 8/12 ans. A l’école des Sorcières, Esther Fleurdefer, élève de première année, se voit décerner le premier prix de curiosité lui permettant de se rendre quand elle le souhaite dans l’Autre Monde, chez les Humains avec son chat Mandragore (un familier râleur) avec interdiction de se servir de sa magie. C’est ainsi qu’elle va vivre chez la sorcière Agatha et qu’elle va aider une petite Zoé à retrouver son chaton noir Puce.

Il est question d’amitié, d’entraide et de l’amour que l’on peut porter à son animal de compagnie. Une histoire pour les jeunes lecteurs amateurs de sorcellerie et de chat! J’ai également emprunté à la médiathèque les tomes suivants.

  • (Romans jeunesse) Charlock de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (T1 et T2)

Nous lisons le tome 1 de Charlock, La disparition des souris de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (éd. Flammarion Jeunesse, 2020), un roman jeunesse pour les 8/10 ans. Charlock est un chat bleu aux multiples vies et détective. Alors qu’il vit à Paris en 1975 chez Mamzel Marcelle, il se lie d’amitié avec une souris Magali. Mais un jour, son amie disparaît. Charlock réunit leur bande d’amis (un cacaotès, un chat, un chihuahua et un lapin) pour enquêter.

En s’inspirant de Sherlock Holmes, l’histoire est également une revisite rigolote du Joueur de flûte de Hamelin des frères Grimm. Il est question d’amitié, de peur, de tolérance et d’entraide avec des animaux qui a priori n’étaient pas vraiment fait pour s’entendre. Le duo Perez/Lacombe fonctionne toujours aussi bien pour cette fois un lectorat plus jeune. Un bon moment de lecture avec un texte rempli de jeux de mots (en particulier le nom des animaux)! A noter toutefois que pour les jeunes lecteurs, l’histoire révèle le secret de la Petite Souris.

Nous enchaînons avec le tome 2 de Charlock, Le trafic de croquettes (éd. Flammarion Jeunesse, 2020). Cette fois, aidé de Claude, un pigeon voyageur un brin zozo et qui louche, Charlock est chargé de découvrir qui empoisonne des croquettes pour chiens à New York en 1917, sous fond de guerre des gangs entre chiens et chats. Les personnages sont tout aussi bien croqués que dans le tome précédent. De façon rigolote, il est question d’amitié et de liberté pour des animaux vivants à la rue depuis toujours ou après avoir perdu leurs maîtres. Encore un bon moment de lecture!

Nos lectures en cours:

  • (Roman jeunesse) Magic Charly, Bienvenue à Saint-Fouettard d’Audrey Alwett (T2)

Je suis en train de lire le tome 2 de Magic Charly, Bienvenue à Saint-Fouettard d’Audrey Alwett (éd. Gallimard Jeunesse, 2021, 523 pages), un roman jeunesse fantasy à partir de 12 ans. Dimanche soir, je m’arrête, vu l’heure, au chapitre 13 (264 pages lues). Charly et Sapotille sont envoyés à Saint-Fouettard, une institution pour jeunes magiciers indisciplinés à Thadam, en Bretagne. L’endroit est lugubre et glacial avec des professeurs peu enclins à leur apprendre la magie et des pensionnaires surveillés par des croquemitaines et des rumeurs qui se faufilent partout pour tout rapporter au directeur. L’avenir de Charly et Sapotille semble bien compromis.

  • (Roman jeunesse) Charlock, L’affaire du collier de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (T3)

Après avoir lu samedi en fin d’après-midi les deux premiers tomes de Charlock, nous commençons dimanche soir pour l’histoire du soir le tome 3, avec les deux premiers chapitres: Charlock, L’affaire du collier (éd. Flammarion Jeunesse, 2021), un roman jeunesse pour les 8/10 ans. Cette fois, Charlock, chat détective aux multiples vies doit résoudre une nouvelle enquête qui le conduit en Autriche, en 1763: le collier de la Reine Lisbeth ayant disparu. 

Au fil des pages avec Alice au pays des merveilles

Cette semaine, je continue mon aventure onirique et de non-sense en compagnie d’Alice au pays des merveilles avec cette fois la version magnifiquement illustrée par Benjamin Lacombe et traduite dans sa version intégrale par Henri Parisot (éd. Soleil, 2016), un roman jeunesse pour les adolescents, à partir de 13 ans et qui reprend les 12 chapitres du roman originel datant de 1865, grand classique de la littérature jeunesse.

Après avoir suivi par curiosité un lapin blanc dans son terrier, Alice une petite fille se retrouve plongée dans des aventures extraordinaires au pays des merveilles. Comme dans un rêve, l’histoire est faite d’étrangetés, passant d’une scène à l’autre en jouant sur la logique et les sens, avec des personnages plus farfelus les uns que les autres. Il y est question du sens de l’existence, en particulier le délicat passage de l’enfance à l’adolescence (appréhension de son corps, de son être et du monde environnant) mais aussi de la nostalgie de l’enfance et de toute l’imagination propre à cet âge, comme en témoignent les dernières pages du roman avec les réflexions de la grande sœur d’Alice.

J’ai trouvé la traduction d’Henri Parisot plus fluide et moins confuse que celles d’autres traducteurs. D’ailleurs, à la fin du livre, tout un chapitre est consacré au travail de traduction pour rendre lisible les jeux de mots, les homophonies, les mots-valise et devinettes qui certaines resteront à jamais sans réponse, quelle que soit la langue ou bien encore les détournements de comptines enfantines anglaises.

A l’instar d’Alice qui varie dans sa taille tout au long de son aventure onirique et qui l’empêche de se sentir à sa place, il en va de même pour le texte et les illustrations avec une mise en page dynamique et créative avec des changements de police et de taille d’écriture et encore de rabats. Je retrouve alors une mise en page déjà utilisée par Benjamin Lacombe dans Blanche-Neige mais ici de façon plus aboutie. Les illustrations sont de toute taille avec de magnifiques portraits des différents personnages ou en double-page voire même « quatre-page » tout en couleurs ou intégrées dans le texte, de plus petite taille et en noir et blanc et rouge.

Graphiquement, les illustrations de Benjamin Lacombe ont un aspect tout à la fois gothique, surréaliste, enfantin et inquiétant voire même dérangeant et qui accompagnent à merveille (si je puis dire) l’histoire en se focalisant avant tout sur le personnage d’Alice. Alice est représentée à un âge intermédiaire entre l’enfance et l’adolescence, pas toute petite fille comme dans la version de Paku ni tout à fait adolescente. En cela, l’illustrateur s’est appuyé sur l’apparence choisie par John Tenniel dans le roman originel qui lui-même s’est servi d’une photo de référence donnée par Lewis Carroll.

En effet, dans cette édition du conte d’Alice, il est rappelé la genèse du roman, Lewis Carroll ayant inventé les aventures d’Alice pour faire plaisir à une petite fille, Alice Liddell lors d’une sortie en barque sur la Tamise le 4  juillet 1862 et sur le choix de l’apparence de sa petite héroïne, non brune comme Alice Liddell mais blonde comme une autre petite fille de sa connaissance, Béatrice Henley. J’ai, d’ailleurs, trouvé ces rappels historiques fort à propos quand on sait le passé ambigü et malsain qu’a pu entretenir Lewis Carroll avec de toutes jeunes filles qu’il considérait comme des « filles-amies » entretenant avec elles une correspondance riche en jeux de langage et de logique ou en les faisant poser nues dans des séries photos (les plus jeunes ayant à peine 7 ans). L’ouvrage se finit avec des lettres et photos de Lewis Carroll.

Pour une autre version illustrée de ce conte: Blandine avec celle de Valeria Docampo. Et une recette de gâteau « Eat Me » chez Isabelle.

Participation #9 au Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #LC / Alice au Pays des Merveilles

Participation #26 Challenge A year in England pour les 10 ans du Mois Anglais de Lou, Titine et Cryssilda #Roman jeunesse

Participation #18 au challenge 2021, cette année sera classique de Blandine et Nathalie #Classique jeunesse

Participation #48 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Participation #59 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Tea-party

Participation #8 au Challenge Cottagecore 2021 de MissyCornish #Jardin

Au fil des pages avec Les amants papillons

Pour Un mois au Japon 2021, je lis un livre que j’avais repéré depuis longtemps, Les amants papillons de Benjamin Lacombe (éd. Seuil Jeunesse, 2007), un album jeunesse grand format pour les 6/9 ans selon l’éditeur mais classé dans la section Ado de notre médiathèque et avec un petit lexique à la fin.

Le jour de ses 14 ans, Naoko est envoyée par son père à Kyoto pour suivre l’enseignement réservé aux femmes (l’art de servir le thé ou de jouer du luth par exemple) et ainsi devenir une femme du monde et une parfaite épouse. Orpheline de mère, Naoko proteste mais avec la complicité de sa servante, elle se déguise en jeune homme pour intégrer une école de garçons et ainsi étudier par exemple la littérature et les haïkus. En chemin, elle rencontre Kamo, âgé de 16 ans. Au fil des mois, Naoko et Kamo deviennent inséparables. Leur relation est presque amoureuse, ce qui trouble Kamo. Mais un jour, Naoko est rappelée auprès de son père pour être mariée.

Il s’agit d’une histoire d’amour tragique magnifiquement illustrée et inspirée d’une ancienne légende chinoise (l’amour impossible de Liang Shanbo et Zou Ingtai) datant du IIIe siècle et qui m’a fait penser pour l’amour impossible à Roméo et Juliette de William Shakespeare ou bien encore pour le travestissement et l’ambiguïté amoureuse à l’anime japonais Lady Oscar datant de 1979/1980. Comme toujours avec Benjamin Lacombe, les illustrations sont magnifiques et aussi délicates que des ailes d’un papillon, sur de grandes doubles pages et subliment une histoire au texte plus classique.

Au-delà de la romance, il est aussi question de la condition de la femme, cette dernière n’ayant pas un égal accès à l’éducation que les hommes et étant soumise à leur bon vouloir, en particulier à celui du père. Un très bon moment de lecture!

Pour d’autres avis sur cet album jeunesse: Blandine, FondantGrignote et Kiona.

Participation #5 Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou #Album jeunesse

Participation #33 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib #Légende chinoise

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Animal: « Papillons »

Au fil des pages avec L’Herbier des Fées

J’emprunte à la médiathèque L’Herbier des Fées de Sébastien Perez et Benjamin Lacombe (éd. Albin Michel Jeunesse, 2011), un album jeunesse grand format à partir de 8 ans. Il s’agit du carnet intime d’un éminent botaniste russe, Aleksandr Bogdanovich qui a été envoyé, en mai 1914, dans la forêt de Brocéliande pour trouver un élixir d’immortalité. Il commence ses recherches et découvre des petits êtres. Il en fait part à son entourage resté en Russie, ses confrères aux ordres du Tsar et de Raspoutine et à sa femme Irina. Puis au fil des mois, ces rencontres irréelles le changent profondément au point d’inquiéter son entourage. Réalité, rêves ou folie? Le mystère reste entier…

Comme toujours avec Benjamin Lacombe, les illustrations sont superbes. Elles plongent le lecteur dans un monde merveilleux et onirique, celui des fées de la forêt de Brocéliande et du petit peuple qui y vit, à l’abri des regards humains. L’attitude du botaniste à l’égard des créatures qu’il découvre se transforme au fil des ans et est transposée dans les illustrations mêmes, subtil mélange entre différentes techniques (croquis, peintures à l’huile, dessins à la plume, à l’aquarelle ou encore calques et découpes au laser, effet vieilli des pages). Au début, c’est surtout le botaniste qui s’exprime, tant à travers son carnet de croquis, son journal de bord que de ses échanges épistolaires. Puis c’est l’être humain subjugué devant le petit peuple et non plus le savant. Encore une belle histoire de ce duo auteur/illustrateur!

Participation #19 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Challenge Petit Bac d’Enna #4 Catégorie Objet: « Herbier »

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