Étiquette : 12-15 ans (Page 1 of 2)

Au fil des pages avec le tome 1 de Love Potion, La sorcière mal-aimée

Après avoir regardé les 4 premiers épisodes de l’anime, j’ai lu le tome 1 de Love Potion, La sorcière mal-aimée d’Eiko Mutsuhana, Misa Kamada et vient (éd. Akata, octobre 2026, 164 pages), un manga shōjo à partir de 12 ans. Depuis le décès de sa grand-mère quatre ans plus tôt, Rose est une jeune sorcière de 20 ans qui vit seule, sur une île, au milieu de la forêt. Un jour, celui dont elle est éprise en secret, Harij, un noble chevalier d’élite de la garde royale, vient lui demander de lui fabriquer un philtre d’amour. Comment parviendra-t-elle à retarder l’inévitable et ne pas finir avec le cœur brisé?     

Dans une ambiance fantasy, la cosy romance slow burn est toute douce et mignonne, le duo étant très attachant, bien que classique, avec une jeune fille timide, se cachant sous sa capuche, manquant de confiance en elle et se tenant à l’écart de la société, depuis le décès de sa grand-mère et un jeune homme un brin râleur mais attentionné. La romance prend son temps pour mieux dévoiler une complicité naissante entre Rose et Harij, au fil de leurs rencontres, au domicile de la sorcière, elle en multipliant les subterfuges afin de gagner du temps comme lui demander d’aller récupérer un à les ingrédients dont elle a besoin et lui en lui apportant de nombreux paniers gourmands (petits pains, du beurre aux pommes, une tarte tatin ou du thé…), la trouvant de santé fragile.

Même si ce premier tome est surtout du point de vue de Rose, j’ai été agréablement surprise qu’on est aussi, dans le chapitre 5, le point de vue de Harij qui semble tout autant introverti que la jeune sorcière. Il y est ainsi question des premiers émois amoureux, de la difficulté à nouer des relations sociales… Graphiquement, cela m’a plu. Un bon moment de lecture qui plaira, à n’en pas douter, à mes nièces aussi! A noter toutefois pour les plus jeunes, une scène dénudée (un peu plus courte dans l’anime que dans le tome). Les deux prochains tomes sont prévus pour le 2 décembre 2026 et le 3 février 2027 alors qu’au Japon ce manga est toujours en cours avec 6 tomes parus. En attendant, je vais continuer, chaque lundi, avec l’anime. 

Pour d’autres avis sur ce tome 1: Tachan. 

La BD de la semaine chez Blandine pour cette semaine

Participation #6 Challenge Halloween 2026 de Hilde et Lou #manga shōjo

Au fil des pages avec La Lignée des Maudits

J’ai lu, en e-book, La Lignée des Maudits de Bleuenn Guillou et illustré par Pauline Gallois (éd. Didier Jeunesse, janvier 2025, 448 pages), un roman fantastique jeunesse à partir de 12 ans. En 1877, à Édimbourg envahi par une brume dangereuse, Ava Hazegast est une jeune médium de 18 ans qui cache son don à sa famille, seules ses deux cousines, Sophronia et Hester, connaissant son secret, refusant le plus possible de participer aux arnaques de sa famille frappée d’une malédiction. Mais lorsque le fantôme de Duncan Stuart, l’héritier du trône accuse l’un des siens de l’avoir tué, la jeune femme est bien décidée à mener l’enquête avec ses deux cousines, quitte à révéler son secret. Mais est-elle prête à se dévoiler? 

J’ai été déçue de cette lecture jeunesse qui sera vite oubliée, alors que le synopsis était prometteur: époque victorienne revisitée dans une Écosse indépendante, la présence d’une brume permettant une ambiance glauque et inquiétante… Après un démarrage de l’intrigue qui m’a paru bien long, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages principaux, que ce soit Ava, bien trop fade et aux réactions souvent incohérentes ou Duncan, bien trop fourbe, m’attendant pourtant à voir une transformation de leur caractère, en vain. J’ai toutefois bien apprécié la relation qui lie les trois cousines et qui m’ont fait penser aux trois sœurs Halliwell dans Charmed, surtout lorsqu’elles en viennent à invoquer des fantômes alors même que seule Ava possède un don, et le personnage de son frère aîné, Oliver. Il y est ainsi question de secrets de famille, du poids de l’héritage, de transmission, de deuil, de résilience, d’intrigues politiques… 

J’ai enfin trouvé que même si on est dans un roman jeunesse, l’autrice passe trop rapidement sur la résolution de la malédiction et de l’identité du meurtrier. Pour une histoire mettant en avant une brume inquiétante, je recommande plutôt Camera obscura, Le Chant des morts de Maëlle Desard (éd. Rageot, octobre 2024, 400 pages), un roman historique fantastique pour adolescents, à partir de 14 ans selon l’éditeur et qui m’avait bien plu.

Pour d’autres avis sur ce roman jeunesse: Chicky Poo (un peu plus enthousiaste que moi).

Participation #4 Challenge Halloween 2026 de de Hilde et Lou #fantômes

Participation # Challenge British Mysteries 2026

 

Au fil des pages avec Le printemps de Sakura

J’ai lu Le printemps de Sakura de Marie Jaffredo (éd. Glénat, coll. Vents d’Ouest, août 2022, 112 pages), un roman graphique classé en adulte à ma médiathèque mais qui peut très bien être lu, à mon avis, à partir de 11/12 ans. Depuis le décès accidentel de sa mère japonaise trois ans auparavant, Sakura, âgée de 8 ans, vit avec son père français, Guillaume à Tokyo. Mais lorsque ce dernier doit partir quelques semaines pour son travail, la jeune fille part habiter chez sa grand-mère maternelle, Masumi qu’elle ne connaît pas vraiment, dans un petit village côtier. Et si ce séjour lui permettait de surmonter son chagrin, de voir la vie autrement, d’apprivoiser sa double culture et de s’épanouir?

C’est un récit assez classique avec cette petite fille qui découvre, le temps d’un printemps, une partie de son identité culturelle et qui pourra ainsi faire le deuil de sa mère. Grâce aux liens tissés avec sa grand-mère, Sakura découvre une vie proche de la Nature, l’air de la mer, les plats japonais comme les gyozas ou les dorayaki et d’autres plaisirs simples du quotidien japonais… Leur complicité est touchante. 

Les différentes étapes du deuil jusqu’à son acceptation sont également bien décrites. Cependant, j’ai été un peu gênée par la mise en scène, comme si cette immersion dans la culture japonaise était destinée pour le lecteur français ou occidental et non pour Sakura qui est censée avoir grandi au Japon et non en France, ne passant que ces étés à Lyon, auprès de ses grands-parents paternels. Graphiquement, cela m’a plu même si j’ai trouvé que Sakura ne faisait pas ses 8 ans. Un bon moment de lecture avec cette histoire initiatique et de complicité entre une petite fille et sa grand-mère! Sans oublier les nombreuses bulles gourmandes, Masumi initiant sa petite-fille au jardinage et à la cuisine, sous le regard du chat de la maison. 

Pour d’autres avis sur cette BD: Eimelle et Nathalie (plus enthousiastes que moi).

La BD de la Semaine

Participation #9 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Roman graphique

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #3 Catégorie Passage du temps: « Printemps »

Au fil des pages avec le tome 2 de Spy x Family

Après le tome 1, j’ai très vite lu le tome 2 de Spy x Family de Tatsuya Endo (éd. Kurokawa, novembre 2020, 194 pages), un manga shōnen à partir de 12 ans. La mission de Twilight alias Loid Forger, espion de Westalis semble bien compromise lorsqu’Anya rate les épreuves d’admission et se retrouve sur la liste d’attente. Parviendra-t-elle à intégrer cette école élitiste d’Ostania et se rapprocher de leur cible, le fils du même âge de chef du parti Nation Unifiée?

J’ai pris plaisir à retrouver cet univers et cette fausse famille atypique, la suite de la mission reposant sur la fillette. Chacun des membres du trio cachant leur véritable identité, cela entraîne de multiples situations rocambolesques et cocasses, que ce soit Twilight qui a bien dû mal avec son rôle de père, Anya qui ne sait pas gérer les relations sociales avec les autres enfants ou Yor qui ne sait comment rester discrète sur ses instincts violents.  A la fin de ce tome, l’arrivée de son frère, Yuri, risque de chambouler cet équilibre précaire de cette fausse famille. Mes pressentiments seront-ils confirmés dans le prochain tome?

Encore un bon voire très bon moment de lecture avec ce deuxième tome que j’ai autant apprécié que le premier, mêlant toujours habilement humour et espionnage et qui se termine sur des scènes bonus avec une visite estivale du trio à l’aquarium et qui tourne en mission à haut risque pour Twilight parmi les manchots (épisode 12 de la saison 1 de l’anime)! J’ai hâte de découvrir la suite, même si la mission pourtant si capitale est quand même passée au second plan. A noter que le tome 16 va paraître en français le 23 avril 2026.

Pour d’autres avis sur ce tome 2: Tachan (sur les 15 tomes déjà parus).

La BD de la semaine chez Fanny pour cette semaine

Participation #22 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Manga Shōnen

Participation #1 Un Mois au Japon 2026 de Lou et Hilde #Manga

 

Au fil des pages avec le tome 1 de Spy x Family

J’ai lu le tome 1 de Spy x Family de Tatsuya Endo (éd. Kurokawa, septembre 2020, 208 pages), un manga shōnen à partir de 12 ans. Orphelin de guerre et le plus grand espion de Westalis, Twilight ne peut agir seul et doit impérativement se créer une fausse famille afin de mener à bien sa prochaine mission d’infiltration au sein de la plus prestigieuse école privée Eden dans laquelle est scolarisé le fils d’un politicien extrémiste d’Ostania qu’il doit approcher. Mais tout ne se passe pas comme prévu: se faisant passer pour Loid Forger, un psychiatre, il ignore que son identité d’espion n’est pas un secret pour Anya, la petite fille orpheline et télépathe qu’il adopte et que Yor Briard, sa fausse épouse est loin d’être aussi timide et la discrète fonctionnaire de mairie de 27 ans qu’elle le prétend puisqu’elle est une redoutable tueuse professionnelle sous le nom de code Princesse Ibara. Arriveront-ils à se faire passer pour une véritable famille? Anya réussira-t-elle l’examen d’entrée dans cette école élitiste et très conservatrice?

J’ai bien apprécié découvrir ce premier tome très rythmé et qui allie humour et espionnage. Le monde imaginé par le mangaka rappelle celui de la Guerre froide avec la division entre deux grands pays: Westalis et Ostania dont la capitale est Berlint, la paix restant très précaire. Sous couvert d’une fausse famille, il y est question d’éducation, de parentalité, de relations amoureuses, de célibat, de solitude, de libertés… Les rebondissements, gags, quiproquos et faux-semblants s’enchaînent tant le trio est atypique et attachant, chacun étant solitaire à sa façon. J’ai trouvé réussie la façon dont est introduit chacun des personnages de cette fausse famille.

Un bon voire très bon moment de lecture avec cette comédie d’espionnage, ayant bien évidemment pas tenu du compte du fait improbable qu’un tel espion n’ait rien vu venir! A noter toutefois, que pour les plus jeunes, les scènes d’action peuvent être assez violentes et sanglantes avec un espion et une tueuse à gages (mon mini lutin attendra encore pour les lire). En attendant de lire la suite, j’ai visionné le premier épisode de son adaptation en anime qui reprend quasiment plan par plan les cases du manga et que j’ai trouvé tout aussi réussi. 

La BD de la semaine chez Fanny pour cette semaine

Participation #18 Challenge Littérature jeunesse 2025-2026 de Pativore #Manga Shōnen

 

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