Catégorie : Mini lecteur (Page 166 of 279)

Au fil des pages avec Le meilleur livre pour apprendre à dessiner une vache

Au hasard d’un bac de rangement de la médiathèque, mon mini lecteur est tombé sur un livre au petit format allongé à la drôle de couleur verte fluo, au titre à rallonge surprenant et s’ouvrant par le haut: Le meilleur livre pour apprendre à dessiner une vache d’Hélène Rice et Ronan Badel (éd. Thierry Magnier, 2014), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui a fait partie de la sélection CP du 27ème Prix des Incos en 2016. Ni une ni deux, nous l’avons emprunté et depuis nous le lisons régulièrement.

Est-ce comme le nom du livre l’indique un album didactique pour dessiner une vache? Que nenni! Le duo autrice/illustrateur nous donne deux techniques complètement loufoques pour obtenir un dessin de vache. Au fil de notre lecture, entre crocodile et pissenlit, nous nous demandons même s’il y aura vraiment une vache dans cette histoire. Certes le texte décrit bien les différentes étapes mais les illustrations, simples et expressives, un peu à la façon de Quentin Blake, disent bien autre chose. Ce décalage est vraiment hilarant jusqu’à la chute finale. Coup de cœur pour cet album jeunesse qui à défaut d’être un cours de dessin nous rappelle l’utilité de la gomme pour dessiner! Fous-rires garantis!

Challenge Petit Bac d’Enna #7 Catégorie Objet: « Livre »

Au fil des pages avec Flocon et le lapin de Pâques

Lors du week-end de Pâques, nous avons lu Flocon et le lapin de Pâques de Kathrin Siegenthaler et Marcus Pfister (éd. NordSud, 1993), un album jeunesse à partir de 3 ans. Flocon, un petit lapin des neiges décide de devenir le Lapin de Pâques pour distribuer les œufs aux enfants. En chemin, il rencontre un lapin de garenne. Mais ce n’est pas si simple d’être le Lapin de Pâques, surtout pour transporter les œufs du poulailler afin de les décorer. A défaut d’avoir trouvé sa vocation, Flocon aura-t-il noué une jolie amitié?

Les illustrations à l’aquarelle sont douces et adorables, avec le coup de crayon reconnaissable de Marcus Pfister, l’auteur/illustrateur d’Arc-en-ciel, le petit poisson multicolore. Avec sa candeur et sa détermination enfantine, Flocon est un lapereau attachant et qui personnifie bien les attitudes du petit enfant en quête d’identité et d’autonomie. C’est aussi l’occasion de (re)voir pour le jeune lecteur différentes espèces de lapin. Un bon moment de lecture en attendant de faire la chasse aux œufs de Pâques!

Participation #36 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Météo: « Flocon »

Au fil des pages avec Le Japon d’Anno

En vue de la journée dédiée à un livre ou photos sur le Japon, j’ai emprunté à la médiathèque Le Japon d’Anno d’Anno Mitsumana (éd. L’école des loisirs, 2014), un album jeunesse à partir de 8 ans. Mais après sa lecture, je préfère le présenter ce jour, pour la journée « Hommage aux victimes de Fukushima ». En effet, l’album jeunesse se décompose en trois parties:

  • une première partie d’illustrations dans un Japon ancien. L’histoire sans textes se déroule au fil des saisons, du printemps à l’automne: des pêcheurs au bord de l’eau, des cerisiers en fleurs, des paysans faisant les moissons ou bien encore participant aux fêtes qui ponctuent les différentes saisons (fanfares, parades, tournois de go…), etc. A l’image de la couverture pleine page, nous nous arrêtons sur les illustrations pour découvrir les nombreux détails: des enfants qui jouent, un train à vapeur, une maison en train d’être construite… Il est d’ailleurs possible de ne montrer que cette première partie aux plus jeunes lecteurs.
  • une deuxième partie intitulée « Quand il n’y avait pas d’électricité », une réflexion philosophique d’Anno Mitsumana (1926/2020) sur le bonheur et le progrès à partir de ses souvenirs d’enfance dans un Japon rural et dans lequel l’utilisation de l’énergie nucléaire n’avait pas pris temps d’importance et bien avant la catastrophe nucléaire de Fukushima du 11 mars 2011.  Avec la nostalgie du monde d’avant, l’auteur fait le plaidoyer d’un monde sans nucléaire et défend l’idée d’un retour à une vie simple, plus respectueuse de la Nature et sans technologies et qui lui apparaît comme une source de plus grand bonheur que notre monde actuel.
  • et enfin une troisième partie, les explications de l’auteur sur le choix des planches avec quelques anecdotes personnelles comme par exemple la raison pour laquelle Anno Mitsumina a dessiné un enfant dans un arbre à la page 25. Cela donne une autre portée aux illustrations avec un Japon rural empreint de nostalgie et idéalisé par le prisme de l’enfance de l’auteur. Les êtres humains et la Nature semblent vivre en harmonie et en toute simplicité, dans une douceur tranquille.

Cet album jeunesse offre ainsi plusieurs grilles de lecture, une évocation d’un Japon ancien et rural avec ses rites et coutumes qui entraînera les jeunes lecteurs dans la découverte d’un autre pays ou encore pour les plus grand une réflexion philosophique sur le monde de demain que nous souhaitons en revenant sur l’opposition classique Nature/Progrès ou en allant plus loin à celle tout aussi classique et pourtant si prégnante Libertés/Sécurité ou bien encore Avantages/Risques. Un bon moment de lecture!

Participation #9 Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou #Album jeunesse

Challenge Petit Bac d’Enna #7 Catégorie Prénom: « Anno »

Des gyôzas avec Mercredi, c’est raviolis!

Ce dimanche 11 avril 2021, nous avons relu Mercredi, c’est raviolis! de Makato Tachibana et Setsuko Hasegawa (éd. L’école des loisirs, 2008), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui contient à la fin une recette de gyôzas – des raviolis japonais. Nous suivons un jeune garçon – le narrateur et sa grande sœur en préparer. Ils commencent par réaliser la pâte. Une fois la pâte reposée, ils l’étalent pour y rajouter la farce préparée par leur mère. Entre rires et chamailleries, ils arrivent même à faire des formes inattendues comme un gyôza pingouin.

L’histoire est rigolote et instructive pour le jeune lecteur cuisinier qui pourra se mettre à la place des deux enfants en se posant des questions similaires sur le déroulement de la recette ou en ayant les mêmes sensations au toucher de la pâte. En effet, les illustrations colorées et expressives décrivent les gestes à accomplir pour réaliser des gyôzas. Un bon moment de lecture gourmand avec cette tranche de vie de deux enfants dans une cuisine!

Les Gourmandises de Syl

Dès la première lecture de cet album, nous avions voulu tester la recette, ce que nous avons pu faire cet après-midi en ayant tous les ingrédients nécessaires à l’exception d’un petit morceau de gingembre. Nous avons ainsi commencé par faire la pâte que nous avons laissé reposer dans un bol avec un torchon humide. Nous avons fait comme les enfants de l’histoire en mélangeant de la farine (175g), de l’eau tiède (mais pas les 90cl indiqué mais plutôt 10/15 cl), de l’huile (1/2 c. à s.) et du sel  (1/2 c. à c.) pour en faire une boule.

Pendant ce temps, nous avons fait la farce comme indiqué dans le livre: nous avons haché un blanc de poulet, 8 champignons de Paris et un blanc de poireau. Puis nous avons rajouté un œuf entier (même si la recette indiquait un demi œuf), de la maïzena (1/2 c. à s.), de la farine (1/2 c. à s.), du sel et du poivre. Nous avons ensuite réservé la farce au frigo tout en continuant à laisser reposer la pâte bien plus longtemps que les 30 minutes mentionnées dans le livre. En effet, nous avons regardé Mon voisin Totoro de Hayao Miyazaki (1988), un film d’animation japonais conseillé à partir de 4 ans.

Une fois le film fini, nous avons travaillé une nouvelle fois la pâte avant de l’étaler comme les deux enfants de l’histoire. Nous avons ainsi pu faire une vingtaine de gyôzas mais sans réussir à faire le gyôza pingouin. Nous avons ensuite tester les deux cuissons proposées: à l’eau (avec un bouillon de cube de volaille) et à l’huile. Nous avons fait un de peu de gyôzas bouillis et un peu plus de gyôzas frits accompagnés de sauce soja (salé ou sucré).

Verdict? C’était très bon dans les deux cas. Alors devrions-nous dire désormais « Dimanche c’est raviolis! » à la place de mercredi voire même lundi? Car je dois bien avouer, le titre de cet album jeunesse m’a fait penser à l’une des répliques cultes du film La vie est un long fleuve tranquille d’Étienne Chatiliez  (1988), « c’est lundi c’est ravioli ».

Après le repas, cet album jeunesse a une nouvelle fois été choisi comme histoire du soir avec aussi Le poisson rouge de Nanami de Yuichi Kasano.

Participation #2 Les Gourmandises de Syl 2021 #Gyôzas

Participation #8 Un mois au Japon 2021 de Hilde et Lou #Livre gourmand

Participation #41 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Gyôzas

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Aliment/Boisson: « Raviolis »

Au fil des pages avec Une surprise pour Pâques

Nous empruntons à la médiathèque Une surprise pour Pâques de Nancy E. Walker-Guye et Igor Oleïnikov (éd. Nord-Sud, 2005), un album jeunesse à partir de 3 ans. C’est le grand jour pour le Lapin de Pâques qui part cacher tous les œufs multicolores qu’il a fini de fabriquer la veille au soir. Mais en chemin, son panier se casse et tous les œufs semblent perdus. Heureusement, les autres animaux de la forêt viennent l’aider. Le Lapin de Pâques aura-t-il le temps de faire sa tournée?

L’histoire est toute mignonne, avec une pointe de magie et avec de magnifiques illustrations douces et aux couleurs pastels. Il y est question d’amitié, d’entraide et de générosité. Sans oublier des instants gourmands avec la potée de carottes, la tisane d’herbes fraîches et un petit-déjeuner très convivial. Coup de cœur pour cet album jeunesse!

Participation #35 au Challenge Contes & Légendes 2021 de Bidib

Participation #40 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant #Tisane

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