Catégorie : Mini lecteur (Page 209 of 280)

Au fil des pages avec Rose à petits pois

J’emprunte à la médiathèque Rose à petits pois d’Amélie Callot et Geneviève Godbout (éd. La Pastèque, 2016), un album jeunesse à partir de 8 ans. Adèle est une jeune femme célibataire tout de rose vêtue qui tient un café, Le Tablier à pois, dans un petit village. Son café est un véritable lieu de vie pour tous les villageois et accueille également chaque semaine l’épicier du canton, Lucas secrètement épris d’Adèle. Tant qu’il y a du soleil, tout se passe bien pour Adèle et ses habitués. Mais lorsqu’il pleut, rien ne va plus, Adèle se recroquevillant au fond de son lit et attendant le retour des rayons du soleil. Un jour pourtant, elle découvre des bottes roses laissées dans son café. Et si la pluie avait aussi du charme?

La couverture de l’album donne le ton rose de toute l’histoire. J’ai beaucoup apprécié les magnifiques illustrations tout en douceur de Geneviève Godbout, un brin vintage et malgré l’omniprésence de rose. Une jolie romance pour les jeunes lecteurs qui les amèneront également à se dire qu’il est important de profiter de toutes les petits choses de la vie, qu’il pleuve ou non! Parfois, une rencontre permet de retrouver le sourire et de dépasser ses peurs. Coup de cœur pour cet album jeunesse empli de tendresse et de romantisme!

Participation #6 au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Couleur: « Rose »

Au fil des pages avec Blanche-Neige

J’emprunte à la médiathèque Blanche-Neige illustré par Mayalen Goust, d’après les Frères Grimm (éd. Flammarion Jeunesse, coll. Père Castor, 2009), un album jeunesse en petit format souple à partir de 3 ans selon l’éditeur. Le texte reprend celui, parfois cruel, des Frères Grimm avec les différentes tentatives sous fond de sorcellerie de la belle-mère de Blanche-Neige pour la tuer. Réfugiée chez les sept nains, Blanche-Neige n’est pourtant pas méfiante et ne tient pas compte de leur mise en garde. Finira-t-elle par croquer la pomme empoisonnée?

J’ai beaucoup apprécié les illustrations de Mayalen Goust, avec un style japonisant, à la fois sombre et rouge, le rouge prédominant à chaque page. Blanche-Neige grandit au fil des pages, de petite fille à jeune femme, sa beauté provocant l’ire et la jalousie de la Reine. Coup de cœur pour cette très jolie version illustrée! Avec ce conte traditionnel, je participe au jeu de pistes du Mois des Contes et Légendes de Bidib pour la piste n°8, « Escale en Europe ».

Pour d’autres avis sur cet album jeunesse: Pedro Pan Rabbit.

Participation #41 Contes & Légendes 2020 de Bidib #Escale en Europe

année

Participation #11 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Prénom: « Blanche-Neige »

Au fil des pages avec La rentrée de Pinpin

Pour la rentrée des classes, nous empruntons à la médiathèque La rentrée de Pinpin de He Zhihong (éd. Seuil Jeunesse, 2018), un album jeunesse à partir de 2/3 ans. Lors de sa première journée d’école, il est bien difficile à Pinpin, un jeune manchot empereur, de devoir être loin de ses parents. Loin d’eux, il commence à pleurer. Heureusement, il va pouvoir trouver du réconfort auprès de ses camarades de classe pour retrouver le sourire. Une jolie histoire pour permettre aux tout-petits d’appréhender les premières séparations, comme à la crèche ou à l’école! Les illustrations sont toutes douces. Un album tendre et mignon pour faire le plein de câlins!

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Prénom: « Pinpin »

Au fil des pages avec Là où chantent les écrevisses

J’ai lu, lors du Mois Américain 2020, Là où chantent les écrevisses de Delia Owens (éd. du Seuil, janvier 2020, 480 pages), un premier roman que j’avais déjà repéré dans les sorties littéraires de 2020 pour sa couverture et son titre intrigant. L’histoire débute par le décès mystérieux d’un jeune homme, Chase Andrews, en 1969 au pied d’une tour de guet dans les marais, à côté de la petite ville ségrégationniste de Barkley Cove, en Caroline du Nord. Puis retour dans le passé, en 1952 avec l’histoire d’une jeune enfant de 6 ans, Kya abandonnée par sa mère Ma et laissée à son père Pa, un homme alcoolique et violent, avec Jordie, l’un de ses frères un peu plus âgé qu’elle et qui ne s’est pas encore enfui, dans une cabane insalubre au fonds des marais. 

Les années passent et à 10 ans, Kya se retrouve définitivement seule, après le départ de son père, trouvant ses seules ressources en elle-même et dans les marais. Petit à petit, grâce à sa rencontre avec un  garçon un peu plus âgé qu’elle, Tate qui lui apprend à lire et à écrire, elle arrive à trouver sa place dans les marais. Elle apprend ainsi les sciences et à percer les mystères de la faune et de la flore des marais, ramassant des plumes par exemple, répertoriant les coquillages ou champignons, observant et notant les comportements des animaux et/ou en faisant des croquis ou des aquarelles, etc.

Mais la solitude continue de lui peser, année après année, avec son lot d’abandons comme lorsque Tate part à l’université pour ses études de biologiste et malgré la présence maternante à sa façon du couple de Noirs, Jumping et Mabel qui a veillé sur elle, d’autant que Kya reste pour la communauté blanche de Barkley Cove, la Fille des marais, cette sauvageonne pauvre et analphabète. Devenue une jeune femme, Kya cherche, malgré ses peurs et sa timidité, à rompre cette solitude en se laissant alors séduire par Chase, leurs deux vies s’entremêlant irrémédiablement. Y a-t-il un lien entre cette toute jeune fille abandonnée dans les marais et ce décès survenu des années plus tard et qui a tout l’air d’être un meurtre?

L’autrice alterne entre des chapitres suivant le déroulement de l’enquête sur le décès de Chase et ceux consacrés à la vie de Kya dans les marais sur une vingtaine d’années. Je me laisse plongée dans l’atmosphère si particulière des marais, dans cette Nature tour à tour hostile et bienveillante. Kya est une héroïne très attachante, très forte malgré son jeune âge et sa solitude et qui fait preuve d’incroyables capacités d’adaptation en arrivant à trouver des moyens de survivre et de manger, son père lui ayant laissé un moyen de locomotion indispensable, une petite barque à moteur. Kya arrivera-t-elle à avoir ce petit bout de bonheur malgré tout? Un bon voire très bon moment de lecture avec ce roman mélangeant roman policier, roman initiatique, romance avec un trio amoureux et roman naturaliste! J’aurai pu le choisir tant pour les journées « Nature » que « First Ladies » ou encore « Roman policier », voire même « Désir » de ce Mois Américain.

Pour d’autres avis sur ce roman: Eva, Sabrina et Carine

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Le Mois Américain de Titine #roman policier

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Animal: « Écrevisses »

Au fil des pages avec Désir de chocolat

Lors du RAT gourmand du week-end dernier, j’avais emprunté à la médiathèque des romans dont Désir de chocolat de Care Santos (éd. Robert Laffont, 2015) et que j’ai lu en à peine deux jours. Le roman se décompose en trois actes. Il s’agit en réalité plutôt de trois nouvelles autour de fragments de vie de trois femmes sur trois siècles différentes et dans une même ville: Barcelone. Un objet commun les unit pourtant, une chocolatière en porcelaine blanche et sur laquelle une inscription en lettres bleues et en français a été apposée: « J’appartiens à Madame Adélaïde de France ». En suivant la « vie » de la chocolatière, je remonte le temps et découvre également différentes façons de boire le chocolat.

  • Acte I: « Piment rouge, gingembre et lavande »: le trio amoureux entre Sara Rovira, Max Frey et Oriol Pairot à l’époque contemporaine, lors d’un dîner de retrouvailles en 2010. Sara, à la tête d’une chocolaterie artisanale est mariée à Max mais vit une passion adultérine avec le meilleur ami de ce dernier, Oriol Pairot, un chocolatier de renom. Les trois se sont rencontrés plusieurs années auparavant lors de cours de pâtisserie. C’est d’ailleurs, en ce temps-là que Sara avait acheté une chocolatière chez un brocanteur en pleine nuit et qui permet de servir trois tasses de chocolat chaud.
  • Acte II: « Cacao, sucre et cannelle »: le destin croisé, sous fond d’opéras, d’Aurora, sœur de lait et dame de compagnie de Cándida Turull, épouse d’un fabricant chocolatier, Antoni Sampons et qui s’est enfuie avec un chanteur napolitain, laissant derrière elle sa toute petite fille, Antònia Sampons alors qu’Aurora a été placée comme gouvernante auprès d’un médecin veuf. Je fais ainsi un bond dans le passé, en 1899, la chocolatière ayant appartenu à la famille Sampons puis conservée indûment par Aurora.
  • Acte III: « Poivre, clous de girofles et roucou »: la rencontre, sous fond de complots historiques entre Français et Anglais, du jeune Victor Philibert Guillot et de Marianne. Le premier fait partie d’une délégation française se rendant à Barcelone avec comme présent, une chocolatière. La seconde est la belle et jeune épouse du Maître Chocolatier Fernandes absent et inventeur d’une machine à fabriquer une délicieuse pâte au chocolat – mélange de fèves de cacao, de sucre et d’épices – dont raffole Madame Adélaïde de France et sa sœur, en 1777.

L’écriture de Care Santos se lit facilement et comme une enquête historique à travers la « vie » inversée de la chocolatière avec un mélange des styles et des genres (contemporain dans le titre I, style direct et apostrophant le lecteur par la voix d’Aurora dans le titre II et enfin et épistolaire sous la plume de Victor dans le titre III). La vie des protagonistes est faite de va-et-vient dans le passé à l’intérieur même de chaque acte. Un très bon moment de lecture en compagnie de cette chocolatière qui a vu et entendu tant d’histoires à raconter!

Participation #5 au challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et Fondant

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Amour et relations amoureuses: « Désir »

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