Catégorie : Mini lecteur (Page 1 of 297)

Au fil des pages avec le tome 1 de Love Potion, La sorcière mal-aimée

Après avoir regardé les 4 premiers épisodes de l’anime, j’ai lu le tome 1 de Love Potion, La sorcière mal-aimée d’Eiko Mutsuhana, Misa Kamada et vient (éd. Akata, octobre 2026, 164 pages), un manga shōjo à partir de 12 ans. Depuis le décès de sa grand-mère quatre ans plus tôt, Rose est une jeune sorcière de 20 ans qui vit seule, sur une île, au milieu de la forêt. Un jour, celui dont elle est éprise en secret, Harij, un noble chevalier d’élite de la garde royale, vient lui demander de lui fabriquer un philtre d’amour. Comment parviendra-t-elle à retarder l’inévitable et ne pas finir avec le cœur brisé?     

Dans une ambiance fantasy, la cosy romance slow burn est toute douce et mignonne, le duo étant très attachant, bien que classique, avec une jeune fille timide, se cachant sous sa capuche, manquant de confiance en elle et se tenant à l’écart de la société, depuis le décès de sa grand-mère et un jeune homme un brin râleur mais attentionné. La romance prend son temps pour mieux dévoiler une complicité naissante entre Rose et Harij, au fil de leurs rencontres, au domicile de la sorcière, elle en multipliant les subterfuges afin de gagner du temps comme lui demander d’aller récupérer un à les ingrédients dont elle a besoin et lui en lui apportant de nombreux paniers gourmands (petits pains, du beurre aux pommes, une tarte tatin ou du thé…), la trouvant de santé fragile.

Même si ce premier tome est surtout du point de vue de Rose, j’ai été agréablement surprise qu’on est aussi, dans le chapitre 5, le point de vue de Harij qui semble tout autant introverti que la jeune sorcière. Il y est ainsi question des premiers émois amoureux, de la difficulté à nouer des relations sociales… Graphiquement, cela m’a plu. Un bon moment de lecture qui plaira, à n’en pas douter, à mes nièces aussi! A noter toutefois pour les plus jeunes, une scène dénudée (un peu plus courte dans l’anime que dans le tome). Les deux prochains tomes sont prévus pour le 2 décembre 2026 et le 3 février 2027 alors qu’au Japon ce manga est toujours en cours avec 6 tomes parus. En attendant, je vais continuer, chaque lundi, avec l’anime. 

Pour d’autres avis sur ce tome 1: Tachan. 

La BD de la semaine chez Blandine pour cette semaine

Participation #6 Challenge Halloween 2026 de Hilde et Lou #manga shōjo

Au fil des pages avec La Souris sorcière et le Magichien d’Os (T2)

Pendant le RAT a week d’Halloween 2026, nous avons bien rigolé en lisant, avec mon mini sorcier, La Souris Sorcière et le Magichien d’Os de Rudy Spiessert (éd. L’École des Loisirs, mai 2025, 60 pages), un album jeunesse à partir de 5 ans. Dans la Forêt Mystérieuse, Sophie, la Souris Sorcière, assistée de l’araignée Mimouche qui miaule, vient en aide à Bertrand, le Magichien d’Os afin de chasser le terrifiant Chevalier Potiron qui terrorise les habitants du village de Tartifume. Le trio parviendra-t-il à faire cesser cette menace?

Avec mon mini sorcier, nous avons apprécié la référence au Magicien d’Oz, un de ses romans préférés, Bertrand se révélant un bien piètre magicien, lui qui rêve d’ouvrir un restaurant de gaufres et dont les traits rappellent ceux des Chiens Pirates. Le Chevalier Potiron m’a également fait penser à la légende du cavalier sans tête avec le film Sleepy Hollow de Tim Burton sorti en 1999 et que j’avais vu au cinéma, n’ayant toujours pas encore lu la nouvelle originelle de Washington Irwin parue pour la première fois en 1820.

Il y est ainsi question d’aventures un brin spooky pour se faire gentiment peur, d’amitié (avec la difficulté d’en nouer, par peur ou timidité), de courage, d’entraide, de préjugés… Un très bon moment de lecture avec une grande dose d’humour qui rappelle celui des Chiens Pirates (le tome 2) et qui se finit sur une note gourmande! J’ai déjà réservé à notre médiathèque le premier tome, La Souris Sorcière.

Participation #5 Challenge Halloween 2026 de de Hilde et Lou #Album jeunesse

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #5 Catégorie Animal: « Souris »

Clin d’œil au Challenge 2026 sera classique aussi! de Nathalie

Au fil des pages avec La souffleuse du temps

Pour la Quinzaine italienne 2026 et comme Eimelle, j’ai lu, en e-book, La Souffleuse du temps de Cristina Caboni (éd. Les Presses de la Cité, avril 2025 , 422 pages), un roman qui alterne entre les années 40/50 et notre époque avec la vie de deux femmes dont le destin semble lié à un collier de perles. A notre époque, à Seattle, Juliet Meriwether, une Américaine d’origine italienne, âgée de 23 ans, voit son rêve de devenir artiste verrier en ayant été acceptée dans un stage prestigieux, pendant 3 mois, dans une école internationale de verrerie dirigée par Marcus Quintavalle sur l’île de Murano, près de Venise, en Italie, même si elle est blessée par sa famille lorsqu’elle leur parle de cette nouvelle, ce rêve étant loin de leur plaire, eux qui sont tous médecins. Parallèlement, à la fin des années 40, Marina « Nina » Chiaramonte entend bien reprendre la verrerie familiale de son père, comme l’avait fait déjà, en son temps, Marietta Barovier, l’inventrice de la perle « rosetta », et non finir « bien mariée », comme l’encourage sa mère, l’entreprise revenant alors à son frère aîné, Luigi. Malgré les décennies qui les séparent, les deux femmes sont confrontées aux mêmes épreuves, le travail de verrerie étant une affaire d’hommes. Arriveront-elles à s’émanciper et revendiquer leur place? 

J’avais repéré ce roman pour le lieu de son intrigue, l’île de Murano et ses verriers. Mais malheureusement, j’en ressors déçue tant j’ai trouvé l’histoire vue et revue et bien trop prévisible, le hasard faisant bien les choses surtout pour Juliet dans sa quête de retrouver la propriétaire du collier de perles confié par sa vieille nourrice italienne Gina. Le personnage de Marina m’a toutefois un peu plus touchée, malgré l’amour filial qu’elle porte à Luigi, lui pardonnant toutes ses trahisons, se révélant déterminée et courageuse, que se soit dans sa vie professionnelle ou amoureuse, n’ayant jamais oublié son premier amour pour un des apprentis de son père, Zeno parti faire fortune en Chine que celui de Juliet, introvertie et peu sûre d’elle et qui va reprendre confiance en elle aux côtés de Marcus. 

Il y est ainsi question de quête de soi, d’émancipation féminine, de secrets de famille, d’entraide, de sororité, de romances « fleur bleue », de transmission… Une lecture que je retiendrai avant toute pour cette plongée dans le travail des souffleurs et souffleuses de verre (avec Marina et les autres femmes de son atelier) et qui m’ont rappelé ce que j’ai pu voir dans les ateliers de verrerie non de Murano mais de Biot, dans les Alpes-Maritimes ou l’album jeunesse, Le souffleur de rêves de Bernard Villiot et Thibault Prugne (éd. Gautier-Languereau, 2015)! La note finale de l’autrice détaillant ses recherches et sources historiques était fort intéressante, à l’instar des « épigraphes » au début de chaque chapitre éclairant sur l’histoire de la verrerie vénitienne. 

Petit aparté: (Attention Spoiler) Ma lecture a été gênée par le « secret de famille » de Juliet concernant sa filiation, celui-ci me paraissant peu crédible eu égard à l’état-civil français. Or celle-ci étant Américaine, j’ai appris la différence entre un acte de naissance français et un américain, ce dernier faisant table rase du passé alors que celui français étant mis à jour tout au long de l’existence de la personne et est donc bien plus conforme au droit à connaître ses origines. Par exemple, si un enfant américain est adopté par son beau-parent (le nouveau mari de sa mère) et prend son nom de famille, son nom de naissance qu’il tenait de son père décédé va disparaître, son premier acte de naissance étant mis sous scellé et remplacé par un nouveau ne tenant compte que de sa nouvelle filiation (aucune mention raturée de l’ancien nom de famille). Suivant son âge au moment de l’adoption, il pourra l’ignorer et même s’il le sait et s’il a lui-même des enfants et garde ce changement secret, ceux-ci seront tenus dans l’ignorance de leur filiation originelle. 

Pour d’autres avis: Eimelle (bien plus enthousiaste que moi).

Participation #1 La Quinzaine Italienne 2026 d’Eimelle #Murano

Challenge Petit Bac 2026 d’Enna #6 Catégorie Passage du temps: « Temps »

Au fil des pages avec La Lignée des Maudits

J’ai lu, en e-book, La Lignée des Maudits de Bleuenn Guillou et illustré par Pauline Gallois (éd. Didier Jeunesse, janvier 2025, 448 pages), un roman fantastique jeunesse à partir de 12 ans. En 1877, à Édimbourg envahi par une brume dangereuse, Ava Hazegast est une jeune médium de 18 ans qui cache son don à sa famille, seules ses deux cousines, Sophronia et Hester, connaissant son secret, refusant le plus possible de participer aux arnaques de sa famille frappée d’une malédiction. Mais lorsque le fantôme de Duncan Stuart, l’héritier du trône accuse l’un des siens de l’avoir tué, la jeune femme est bien décidée à mener l’enquête avec ses deux cousines, quitte à révéler son secret. Mais est-elle prête à se dévoiler? 

J’ai été déçue de cette lecture jeunesse qui sera vite oubliée, alors que le synopsis était prometteur: époque victorienne revisitée dans une Écosse indépendante, la présence d’une brume permettant une ambiance glauque et inquiétante… Après un démarrage de l’intrigue qui m’a paru bien long, je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages principaux, que ce soit Ava, bien trop fade et aux réactions souvent incohérentes ou Duncan, bien trop fourbe, m’attendant pourtant à voir une transformation de leur caractère, en vain. J’ai toutefois bien apprécié la relation qui lie les trois cousines et qui m’ont fait penser aux trois sœurs Halliwell dans Charmed, surtout lorsqu’elles en viennent à invoquer des fantômes alors même que seule Ava possède un don, et le personnage de son frère aîné, Oliver. Il y est ainsi question de secrets de famille, du poids de l’héritage, de transmission, de deuil, de résilience, d’intrigues politiques… 

J’ai enfin trouvé que même si on est dans un roman jeunesse, l’autrice passe trop rapidement sur la résolution de la malédiction et de l’identité du meurtrier. Pour une histoire mettant en avant une brume inquiétante, je recommande plutôt Camera obscura, Le Chant des morts de Maëlle Desard (éd. Rageot, octobre 2024, 400 pages), un roman historique fantastique pour adolescents, à partir de 14 ans selon l’éditeur et qui m’avait bien plu.

Pour d’autres avis sur ce roman jeunesse: Chicky Poo (un peu plus enthousiaste que moi).

Participation #4 Challenge Halloween 2026 de de Hilde et Lou #fantômes

Participation # Challenge British Mysteries 2026

 

Au fil des pages avec Plantasia

J’ai lu Plantasia de Vincent Dock (éd. Sarbacane, avril 2025, 144 pages), une BD jeunesse à partir de 8/9 ans. Dans un archipel très lointain, depuis le décès de leurs parents, Aurore et Lily, deux jeunes sorcières ont repris la boutique familiale de plantes et fleurs fabuleuses, « Plantasia ». Mais un jour, deux frères semblent menacer la boutique en convoitant une plante bien spéciale. Les deux sœurs arriveront-elles à protéger leur boutique? 

Graphiquement, les illustrations à l’aquarelle créent un joli univers doux et fantastique rempli de petits détails, passant d’îles en îles, que ce soit dans les plantes à dénicher ou les objets du quotidien. J’ai d’ailleurs préféré les bulles des paysages, ayant eu plus de mal avec les traits des visages, en particulier ceux de la sœur aînée. Quant à l’histoire, celle-ci reste toutefois très classique avec son message écologique, son récit initiatique autour de la sœur cadette et la jolie complicité entre les deux sœurs. Il y est aussi question de courage, d’entraide, de protection de la Nature, d’amitié avec leur ami bougon et protecteur Sebastian… Un bon moment de lecture dans l’ensemble avec cette BD qui pourra plaire à tous les botanistes en herbe! Sans oublier quelques passages gourmands avec des cookies un brin spéciaux. 

Pour d’autres avis: Moka (plus enthousiaste que moi). 

La BD de la semaine chez Noukette pour cette semaine

Participation #3 Challenge Halloween 2026 de Hilde et Lou #Sorcières

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