En ce dernier week-end de vacances scolaires, j’ai prévu, entre Halloween samedi et la Toussaint dimanche, un week-end lectures cosy & spooky. Au programme: des histoires pour se faire gentiment peur (ou pas!), sur la mort, le deuil ou plus automnales (l’automne s’étant enfin installée, entre les températures qui ont un peu chuté le matin et le soir et le changement d’heure le week-end dernier).
Samedi 31 octobre 2026
Qui dit week-end lectures dit « petite » PAL à prévoir. Deux de mes réservations étant disponibles à notre médiathèque, j’y suis allée le matin et suis revenue avec bien plus de livres que prévu. Parmi les lieux hautement étranges, la médiathèque est particulièrement risquée pour nous, pauvres lecteurs, d’autant qu’il était sympa de voir le personnel de la médiathèque être déguisé pour Halloween.
Puis après le déjeuner, la curiosité de découvrir ce que j’avais pu rapporter ayant pris le dessus sur la console, mon mini sorcier s’est plongé avec moi dans de nombreux livres. Nous avons commencé par La Boutique des Ténèbres de Vincent Mondiot et Enora Saby (éd. Actes Sud Jeunesse, octobre 2025, 88 pages), un roman jeunesse illustré à partir de 8 ans selon l’éditeur repéré il y a quelques jours chez Chicky Poo. Un vieux vendeur tient une étrange boutique près d’une école, chaque enfant assez téméraire pour y entrer repartant avec des objets d’apparence anodine mais qui se révèlent bien plus inquiétants: une boîte magique qui digère ce qu’on y met, un piège à fantômes, une clé sans serrure, un livre avec des pages vides… Un très bon moment de lecture entre spooky et creepy! Les 13 courtes histoires s’entremêlent habilement, abordant avec douceur des thèmes pourtant difficiles comme la mort et la maladie… Nous avons également beaucoup apprécié les illustrations. Toutefois, j’ai dû expliquer deux ou trois chutes à mon mini sorcier tant certaines étaient suggestives et ouvertes. Je vous le recommande sans hésitation. Mon mini faucheur d’âmes était d’ailleurs bien déçu qu’il n’y est pas de suite tant il aurait souhaité rester dans cette ambiance un brin angoissante.
Nous avons donc enchaîné avec des albums jeunesse cette fois (car il n’y a pas d’âge limite pour en lire et relire, surtout en lecture partagée à voix haute):
A l’oreille heureuse de Didier Lévy et Stéphane Poulin (éd. Sarbacane, octobre 2024, 32 pages), un album jeunesse à partir de 5 ans, ayant été attirée ce matin par l’illustration de couverture au charme désuet, si caractéristique des illustrations à l’huile de Stéphane Poulin (comme avec Les Mûres). Nous suivons l’histoire de Cybèle une petite oursonne qui se rend en ville afin de réparer une boîte à musique tombée en panne et qui avait été créée dans l’atelier désormais fermée de Paulina, une vieille tortue. Arrivera-t-elle à la réparer grâce à son aide et faire revivre l’atelier d’antan? Une bien jolie histoire douce de transmission!
Maman pour toujours de Chiara Lorenzoni et Marco Somà (éd. Sarbacane, février 2026, 32 pages), un album jeunesse à partir de 5 ans. Olivo vit désormais seul avec son père, sa mère étant décédée. Une bien jolie histoire tout en délicatesse et empathie sur le deuil et comment survivre à la perte d’un parent!
La petite musaraigne d’Akiko Miyakoshi (éd. Syros, novembre 2023, 80 pages) un album jeunesse en trois parties et à partir de 5/6 ans avec le quotidien d’une petite musaraigne, entre routine, travail et petits bonheurs du quotidien, sans oublier ses retrouvailles annuels avec ses amis. Encore beaucoup de douceur avec cette histoire qui n’est pas sans rappeler, par moment, un autre album jeunesse de cette autrice: Mon voyage à moi!
Nous avons aussi lu, en grande partie 72 saisons au Japon d’Emmanuelle Grundmann et Gilberte Niamh Bourget (éd. Actes Sud, octobre 2025, 128 pages), un documentaire jeunesse à partir de 7 ans. Nous nous sommes concentrés sur plusieurs pages (celles de nos anniversaires et de nos proches (famille et amis) et celles sur l’automne) des micro-saisons dans ce riche calendrier saisonnier.
Pendant que mon mini gamer est reparti sur sa console, j’ai lu ou plutôt survolé tant j’ai trouvé cela grossier et archi-convenu: le tome 1 de Parole de Chat, Le Manoir de Noël Chanat et Bidybop (éd. Delcourt, octobre 2022, 72 pages), une BD jeunesse qui était pourtant au rayon jeunesse et non ado de notre médiathèque, déjà incertaine quand j’ai lu le 4e de couverture (je cite: « Je me lèche toujours le trou de balle avant de manger, question d’hygiène. »), même si l’illustration de couverture était tentante avec ce vieux manoir hanté (?) de chats. Jeune geek introverti, Jean-Aymar hérite du manoir de son grand-père et se retrouve piégé à servir des chats ayant la parole, après avoir enfilé le vieux costume de magicien de son grand-père, tout en devoir affronter des ennemis qui tentent de s’approprier le manoir.
Puis j’ai enchaîné avec le premier tome du diptyque Les Sœurs Fox, Esprits, êtes-vous là? de Philippe Charlot et Grégory Charlet (éd. Bamboo, coll. Grand Angle, mai 2017, 48 pages), une BD adulte s’inspirant de la vie des Sœurs Fox à l’origine du spiritisme aux États-Unis, les jeunes sœurs Margaret et Kate, alors âgée de 14 et 11 ans, établissent un contact avec un supposé « esprit » dans la nuit du 1848, dans une petite ferme réputée hantée de Hydesville. Supercherie ou réalité? Je suis curieuse de découvrir le second tome qu je n’ai pu que réserver, celui-ci étant déjà emprunté jusqu’en décembre. Cela m’a d’ailleurs fait penser à L’affaire des fées de Cottingley, dans la façon où la supercherie a pu si facilement se répandre ou de l’essor des religions ou des sectes, avec ce besoin vital de croire – de foi pour une grande partie de la population.
J’ai ensuite continué avec le dernier tome de Pepper et Carrot, Tout bascule de David Revoy (éd. Glénat, mars 2022, 72 pages), une BD jeunesse avec l’histoire de Pepper qui vient désormais d’obtenir son diplôme de sorcière de Chaosah. Accompagnée de son fidèle chat Carrot, il est bien difficile pour la sorcière qui a bien grandi de trouver ses premières missions. Sera-t-elle à la hauteur de sa tâche? Une lecture plaisante qui vient terminer une série (à l’origine un webtoon collaboratif) que j’avais découverte il y a quelques années.
Avant le repas du soir, nous avons lu Lopal et l’Esprit des os de Nastasia Rugani (éd. L’École des Loisirs, octobre 2025, 80 pages), un roman jeunesse illustré pour les 8/11 ans avec l’histoire de Lopal, une petite fille de 10 ans qui se retrouve à devoir fêter son anniversaire, le jour d’Halloween, avec son grand-père Afi et son vieux chien R. Cette situation l’énerve tellement qu’elle en vient à invoquer l’Esprit des os. Pourra-t-elle revenir sur son vœu? Il y est question des liens familiaux, de relation intergénérationnelle, du regard d’un enfant sur ce que peut être la vieillesse… Encore une histoire effrayante qui nous a bien plu!
En soirée, cette fois, chacun sa lecture: mon mini sorcier avec le dernier tome paru de Merlin et Chou d’Adam Stower: Merlin et Chou chez les fantômes (éd. Flammarion Jeunesse, avril 2026, 192 pages), un roman jeunesse illustré pour les 8/10 ans et moi avec Feu d’artifice mortel de Faith Martin (éd. Harper Collins Poche, juin 2023, 288 pages), la 5e enquête de Loveday & Rider, le patriarche de la famille Hughes étant décédé lors du traditionnel feu d’artifices de Bonfire Night, le 5 novembre 2026.
Happy Halloween!
Dimanche 1er novembre 2026
Réveillée tôt, ce matin j’ai voulu garder une trace de toutes nos lectures d’hier alors j’ai rédigé ce billet. J’ajouterai les photos plus tard. Bon dimanche!
Petits visionnages ce matin, avec une nouvelle capsule de Fondant qui annonce un calendrier de l’avant en attendant Noël et un documentaire sur Arte: La fabrique des émotions artificielles (ici).












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