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Au fil des pages avec le tome 1 de la BD des Enquêtes d’Enola Holmes

Après avoir lu les romans de Nancy Springers et vu le film très librement adapté du premier tome, je lis le tome 1 de l’adaptation en BD des Enquêtes d’Enola Holmes, La double disparition de Serena Blasco (éd. Jungle, 2015, rééd. 2020), une BD jeunesse à partir de 9 ans.

En 1888, le jour de ses 14 ans, Enola Holmes est bien triste quand elle s’aperçoit que sa mère a disparu et c’est seule qu’elle ouvre ses  cadeaux d’anniversaire offerts par sa mère: un recueil sur les fleurs et un carnet de messages codés. Elle appelle alors à l’aide ses deux frères aînés, Mycroft et Sherlock qu’elle n’a pas revu depuis très longtemps. Ils sont plus attristés par l’apparence de leur sœur, très loin de ressembler à une jeune Lady de son âge que par la disparition de leur mère. Face au projet de ses frères de l’envoyer parfaire son éducation dans une pension pour jeunes filles, Enola s’enfuit prête à résoudre seule, à Londres, la disparition de leur mère, tout en évitant d’être elle-même retrouvée par Sherlock Holmes qui n’est jamais bien loin.

Je retrouve,  dans le même esprit mais de façon plus condensée, l’intrigue du roman de Nancy Springers. Il y est aussi question de la condition de la femme, Enola Holmes souhaitant, du haut de ses 14 ans, vivre comme elle entend et non aux conditions très infantilisantes de ses frères aînés qui veulent en faire une parfaite Lady. Il est plaisant de découvrir en images les différents déguisements imaginés par Enola pour échapper à ses frères et devenir Ivy Meschle, surtout que Nancy Springers décrivait avec précision les tenues très corsetées des femmes à l’époque victorienne. Sous les traits de Serena Blasco, Enola Holmes est très expressive, perspicace en décodant les messages floraux laissés par sa mère et tout aussi attachante que dans le roman.

Même si les illustrations à l’aquarelle sont très girly, Serena Blasco n’en oublient pas, dans certains passages, de rappeler la pauvreté et la misère des bas-quartiers de Londres, de façon plus sommaire et moins sombre que dans le roman. Les tomes suivants de cette BD jeunesse seront-ils aussi proches des romans? J’espère pouvoir les lire rapidement pour le savoir. A noter le petit plus de cette BD jeunesse qui se termine avec un carnet secret d’Enola Holmes rempli d’annotations et de croquis, un peu à la manière des Carnets de Cerise.

Pour d’autres avis sur ce tome 1 de la BD: FondantGrignote et Hilde.

Challenge British Mysteries de Hilde et Lou

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Crimes et Justice: « Enquêtes »

Au fil des pages avec le tome 3 d’Enola Holmes

Début août, j’ai lu le tome 3 des Enquêtes d’Enola Holmes, Le mystère des pavots blancs de Nancy Springer (éd. Nathan, 2008), un roman jeunesse policier à partir de 9 ans. N’ayant pas encore eu le temps de le chroniquer, je le fais pour le billet commun du 30 août 2020 du Challenge British Mysteries.

Londres, mars 1889, Enola Holmes est en quête d’une nouvelle identité, celle d’Ivy Meschle lui apparaissant compromise par les récentes découvertes de son frère Sherlock Holmes. Alors qu’elle invente plusieurs nouveaux noms, son intention est soudainement captée par un titre du Daily Telegraph, à savoir « La mystérieuse disparition du Dr. Watson ». Elle décide d’enquêter pour le retrouver sous l’identité de Miss Viola Everseau, une « femme superbe » et patiente du Dr. Watson. Lorsqu’elle rend visite à l’épouse du Dr. Watson, Mary Watson, elle est intriguée par un étrange bouquet de fleurs composé de pavots blancs (symbole de sommeil), aubépine rouge (associée aux sorcières) entremêlée de liseron des haies alias grand liseron (signifiant « espoirs perdus ») et de verdure d’asperge. La personne ayant offert ce bouquet serait-elle liée à la disparition du Dr. Watson? Et voilà Enola Holmes partie mener l’enquête.

L’histoire est toujours facile et plaisante à lire même si tout s’enchaîne avec beaucoup de chance pour Enola Holmes, entre déguisements et filatures. Est de nouveau mise en avant sa connaissance des fleurs et de leur signification apprise auprès de sa mère, ce qui lui donne une longueur d’avance sur son frère Sherlock. D’autre part, elle se méfie d’un nouveau message codé dans le journal préféré de sa mère, le Pall Mall Gazette. Serait-ce encore l’œuvre de son frère Sherlock? Parviendra-t-il à revoir sa mère? Enola Holmes continue ainsi d’évoluer seule dans les rues de Londres, que ce soit dans les bas-fonds de Londres, dans une boutique de Holyweel Street vendant notamment des accessoires de maquillage de scène ou bien encore dans une nouvelle location en face de la maison des époux Watson.

L’intrigue de ce tome aborde une nouvelle fois la condition de la femme au XIXème, cette dernière étant tributaire de son mari et d’un frère mais aussi cette fois-ci sous l’angle des internements abusifs dans des asiles psychiatriques. Qu’il est bien difficile d’être une femme libre et indépendante à l’époque victorienne! Il ne me restera plus qu’à emprunter les deux derniers tomes pour clore les enquêtes d’Enola Holmes.

Challenge British Mysteries de Hilde et Lou

Challenge Petit Bac d’Enna #9 Catégorie Couleur: « Blancs »

Au fil des pages avec Le tome 2 des Enquêtes d’Enola Holmes

Lors des derniers jours du Mois Anglais 2020, j’ai lu le tome 2 des Enquêtes d’Enola Holmes, L’affaire Lady Alistair de Nancy Springers (éd. France Loisirs, coll. Guanaco, 2010). Je retrouve Enola Holmes sous sa fausse identité d’Ivy Meshle, quelques mois plus tard, en janvier 1889 à Londres. Quelle n’est pas sa surprise de voir son premier client: le Dr. Watson qui voudrait aider son ami à retrouver sa jeune sœur. Tout en tentant de décliner cette affaire, Enola Holmes va trouver sa toute première enquête ou plutôt celle du cabinet du Dr. Leslie T. Ragostin, le plus grand spécialiste en recherches, toutes disparitions de Londres. Il s’agit une nouvelle fois d’une disparition d’une jeune fille de son âge, Lady Cecily Alistair. Mais elle devra veiller à ne pas se laisser elle-même retrouver par ses frères, Sherlock Holmes se rapprochant dangereusement d’elle. Ou est-ce le contraire, les deux étant autant admiratifs envers l’un que l’autre? Comme dans le tome précédent, il y a une sorte de jeu du chat et de la souris qui sous-tend cette histoire entre Enola et son frère.

Gare aux dangers et aux fausses pistes, Enola Holmes ayant bien grandi en quelques mois bien qu’elle n’ait que 14 ans et demi! Issue d’une petite aristocratie de la campagne, elle arrive à évoluer, grâce à de nombreux déguisements et stratagèmes, tant dans les beaux quartiers de Londres que dans les bas-fonds, de nuit comme de jour. Il y est à nouveau question de la condition de la femme mais aussi de pauvreté, des rapports entre riches et pauvres avec la découverte pour notre héroïne du marxisme et des grands magasins. Il ne me reste plus qu’à emprunter les tomes suivants.

Pour un autre avis sur ce tome 2: Hilde.

Le Mois Anglais de Lou, Titine et Lamousmé

Challenge British Mysteries de Hilde et Lou

Challenge Petit Bac d’Enna #7 Catégorie Crimes et Justice: « Affaire »

Au fil des pages avec Miss Charity

Début mars, j’ai emprunté à la médiathèque Miss Charity de Marie-Aude Murail et illustré par Philippe Dumas (éd. L’école des loisirs, 2008, rééd. 2013), un roman jeunesse à partir de 13 ans. Cela faisait déjà quelques temps que j’avais repéré ce roman et dans l’incertitude du confinement qui semblait s’annoncer, je me suis dit que ce roman de plus de cinq pages pourrait rejoindre ma PAL. Je commence à le lire le week-end dernier. Et l’histoire me diriez-vous?

Nous suivons la vie de Charity  Tiddler  dans les années 1880, une petite fille de 5 ans au début du roman, et ce sur plus de vingt ans. Appartenant à la haute société londonienne, Charity apprend très tôt à bien se tenir en société pour ne pas contrarier ses parents tout en se créant son propre imaginaire. En effet, dans la nursery du troisième étage de la maison londonienne, Charity se construit une ménagerie avec une première petite souris sauvée qui sera rejointe par d’autres animaux blessés ou échappant à la casserole. Elle peut compter sur Tabitha, sa bonne écossaise et puis sur sa  gouvernante française, Mademoiselle Blanche Legros qui lui fait découvrir l’aquarelle. 

Quittant Londres chaque été pour la campagne anglaise, à Dingley Bell, auprès de ses cousins – Ann, Lydia et Philip  Beltram et d’un ami de la famille, Kenneth Ashley, Charity peut se consacrer pleinement à l’étude de la Nature, d’abord esthétiquement puis le plus scientifiquement possible, comme l’anatomie des animaux, les champignons… Elle reste toujours une jeune fille puis une jeune femme marginale et solitaire mais qui s’épanouit dans son univers rempli d’animaux et qui continue d’apprendre par cœur l’œuvre de William Shakespeare et de remplir ses carnets de dessins. Arrivera-t-elle à trouver sa voie?

Au fil des pages, cette petite fille qui grandit, d’année en année, avec sa ménagerie me fait de plus en plus penser à une célèbre autrice de livres pour enfants ayant vécu au XIXe siècle: Beatrix Potter. Librement inspiré de sa vie, ce roman est captivant. Il y est aussi question de la condition de la femme au XIXe siècle, Charity détonnant par exemple avec ses cousines qui ne pensent qu’à faire un bon mariage et qui ose, dans la sphère bien pensante de la haute société anglaise de l’époque victorienne, vouloir gagner sa vie en travaillant et être indépendante.

Contrairement à Ma vie a changé que j’avais lu il y a quelques mois et dont je ne garde qu’un avis mitigé, j’ai vraiment apprécié ici le style d’écriture de Marie-Aude Murail, avec cet humour so british qui me rappelle mes lectures de Jane Austen. La narration à la première personne est celle du roman, même si  le texte reprend la forme d’une pièce de théâtre dans ses dialogues (ce qui n’est pas surprenant tant le théâtre est omniprésent dans l’histoire avec Shakespeare, le métier de comédien de Kenneth, Oscar Wilde ou encore Bernard Shaw). Le texte est également ponctué de nombreuses illustrations à l’aquarelle de Philippe Dumas qui complètent la fantaisie de l’héroïne, notamment en donnant vie à ses animaux comme Master Peter ou le canard Cook. Finalement, j’ai lu en une journée ce roman, laissant dernière moi, presque à regret, la vie de Miss Charity. Quoique, j’ai déjà repéré son adaptation en BD, un premier tome de Loïc Clément et Anne Montel, L’enfance de l’art, étant sorti en février 2020. Coup de cœur pour cet roman jeunesse!

Au fil des pages avec le tome 1 des Enquêtes d’Enola Holmes

Avec plusieurs semaines de retard, voici enfin mon billet d’un roman jeunesse emprunté et lu lors du premier RAT du Challenge British Mysteries 2020. Il s’agit du tome 1 d’une série de romans policiers jeunesse à partir de 9 ans: Les Enquêtes d’Enola Holmes, La double disparition de Nancy Springers (éd. France Loisirs, coll. Guanaco, 2010).

En 1888, le jour de ses 14 ans, Enola Holmes voit son anniversaire contrarier par la disparition inquiétante de sa mère. Elle fait venir ses deux frères, Mycroft et Sherlock Holmes, qu’elle n’a pas revus depuis le décès de leur père, dix ans auparavant. Ces derniers ayant décidé de l’envoyer dans un établissement pour parfaire l’éducation des jeunes ladies, Enola décide de leur fausser compagnie pour mener sa propre enquête. Mais alors qu’elle gagne la gare pour se rendre à Londres, elle est intriguée par une autre disparition, celle d’un jeune vicomte et décide de prendre part aux recherches, ce qui va l’entraîner dans les bas-fonds de Londres. Arrivera-t-elle à résoudre cette double disparition?

Un très bon moment de lecture avec cette histoire plaisante et qui s’amuse à réinventer des enquêtes dignes d’un jeune Sherlock Holmes (en particulier le premier chapitre)! L’héroïne est une adolescente au fort tempérament, attachante et ingénieuse, de surcroît capable de déchiffrer des messages codés. Ces qualités lui seront bien utiles pour rechercher sa mère et échapper ainsi au destin imposé par ses frères. Ce premier tome me donne envie de connaître la suite, une version BD jeunesse existant également.

Pour un autre avis sur ce roman policier jeunesse: Hilde.

Challenge British Mysteries de Hilde et Lou #RAT

Challenge Petit Bac d’Enna #5 Catégorie Crimes et Justice: « Enquêtes »

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