Étiquette : 6-9 ans (Page 14 of 20)

Au fil des pages avec Le loup-garou

J’emprunte à la médiathèque Le loup-garou de Michel Ocelot (éd. Nathan, coll. « Dragons et Princesses », 2010), un album jeunesse à partir de 6 ans pour le thème de ce mois-ci du Challenge Contes et Légendes, « Loups-garous et vampires ». Comme dans Les Contes de la nuit, son film d’animation sorti en 2011, l’auteur raconte l’histoire de deux sœurs – l’Aînée et la Cadette – et d’un jeune homme loup-garou, Yann qui après avoir été longtemps emprisonné épouse l’aînée qu’il pense être à l’origine de sa libération. Mais est-ce vraiment la sœur qui l’a aidé et qui est éprise de lui?

Les illustrations en papiers découpés et ombres chinoises apportent une touche féérique à l’histoire, alternant entre des fonds dorés et bleutés. À noter que le texte utilise la nouvelle orthographe et même si la réforme date de 1990, elle m’est toujours difficile à accepter notamment dans l’absence d’accent circonflexe et la présence d’une virgule avant une conjonction de coordination… Un très joli conte dans lequel le loup-garou n’est pas le méchant de l’histoire et dans lequel le jeune lecteur apprend à aller au-delà des apparences!

Participation #37 Contes & Légendes 2020 de Bidib #loups-garous et vampires

Au fil des pages avec Le souffleur de rêves

J’emprunte à la médiathèque Le souffleur de rêves de Bernard Villiot et Thibault Prugne (éd. Gautier-Languereau, 2015), un album jeunesse à partir de 6 ans. Au Nord de Venise, sur l’île de Murano, Zorzi, un jeune orphelin devient apprenti souffleur de verre d’un maître-verrier. Mais blessé et devenu infirme le jour de ses 15 ans, il est chassé et se retrouve seul et sans ressources dans l’île. Il poursuit malgré tout son rêve de devenir à son tour maître-verrier en rentrant la nuit dans les ateliers pour souffler le verre. Une nuit, il fait la connaissance de Giacomo, un jeune mendiant à qui il offre une bulle de rêve. C’est alors que le don de Zorzi fait le tour de l’île en apportant de la joie des enfants en enchantant leurs nuits de doux rêves colorés mais aussi en provoquant de vives et dangereuses jalousies chez les maître-verriers.

Quel joli conte que nous découvrons au fil des pages! L’histoire aborde de façon douce et magique la persévérance, la tolérance et le droit de croire en ses rêves. Malgré les difficiles conditions de vie, Zorzi transcende sa condition d’orphelin boiteux. Les illustrations sont magnifiques tout en merveilleux et onirisme, à l’instar des pages de garde. Coup de cœur pour cet album jeunesse rempli de chaleur et d’optimisme pour apporter de beaux rêves au jeune lecteur!

Participation #36 Contes & Légendes 2020 de Bidib

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Mot au pluriel: « Rêves »

Au fil des pages avec Wanted, Un crime insoutenable

Ce matin, nous relisons Wanted, Un crime insoutenable d’Olivier Dupin et Séverine Duchesne (éd. Frimousse, 2019), un album jeunesse à partir de 6 ans. Quel chouette album gagné début juin grâce à un concours organisé par Bidib du blog Ma petite médiathèque.

Je ne chronique que maintenant cet album jeunesse car je voulais le faire découvrir à la fois à mon fils et mes nièces au terme d’une chasse au trésor, ce que je n’ai pu faire que le week-end dernier. Alors qu’ils jouaient à cacher et trouver un trésor légo dans la maison, quelle ne fut pas leur surprise de découvrir à la place un « vrai » trésor avec des friandises et une affiche de l’album à retrouver dans la maison. Ni une ni deux, ils se sont précipités à l’étage à la recherche de l’album que je leur ai ensuite lu. Puis l’aînée de mes nièces, la seule – pour le moment – à savoir lire, a relu à plusieurs reprises le long de l’après-midi l’album aux deux plus jeunes. Que j’ai aimé les voir s’arrêter sur les illustrations pour en voir les petits détails ou se raconter l’histoire. Un grand succès! Merci encore Bidib!

Mais revenons-en à l’album sans trop en raconter pour ne pas vous gâcher la chute hilarante. Le shérif d’une petite ville du Grand Ouest, Bill Mac Dubois est appelé pour enquêter sur un crime insoutenable pour une souris qui vient d’être commis par le redoutable coyote Bernard Jackson. Mais quel est donc ce crime? Rien ne semble arrêter le shérif monté sur son fidèle Ouragan et qui part en plein territoire des Peaux Roux sur la trace du criminel.

Les auteurs revisitent pour notre plus grand plaisir les codes du western et en y intégrant de nombreuses références contemporaines. En le lisant, je pense aux westerns spaghettis et aux Lucky Luke. Les plus jeunes rigolent des répliques percutantes du shérif et son « idée de génie » pour capturer Jackson. Ils s’arrêtent par exemple pour rechercher les Peaux Roux cachés à l’approche du shérif. Les illustrations sont en effet très expressives et colorées. Un très bon moment de lecture partagée!

Pour un autre avis sur cette BD jeunesse: Bidib.

RAT

RAT gourmand de Fondant et de Bidib

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Crimes et Justice: « Crime »

Au fil des pages avec La tresse

Lors du RAT des Étapes Indiennes du premier week-end de juillet 2020, j’ai lu l’adaptation par l’autrice elle-même, Laetitia Colombani, en album jeunesse de son roman La tresse. Il s’agit de La tresse ou le voyage de Lalita de Laetitia Colombani et illustrée par Clémence Pollet (éd. Grasset Jeunesse, 2018), un album jeunesse à partir de 6 ans.

Dans cette adaptation pour les jeunes lecteurs, l’histoire reprend la partie indienne du roman tout en la développant avec une fin heureuse, à savoir l’histoire de Smita et de sa petite fille âgée de 6 ans, Lalita pour peut-être, au bout, briser la chaîne de leur statut de Dalits – d’Intouchables et de vivre dans de meilleurs conditions de vie comme le droit pour la fillette d’aller à l’école.

En effet, Smita refuse que sa fille subisse les mêmes discriminations et injustices qu’elle et son mari. Elle persuade ce dernier de demander à l’instituteur du village, un Brahmane, d’accepter leur fille dans sa classe. Mais malheureusement Lalita est rabaissée par l’instituteur à son rang d’Intouchable. La seule issue que Smita voit: la fuite sous la protection de Vishnou avec sa fille vers une autre ville du pays où une école pour tous les enfants a été ouverte. Arrivera-t-elle à briser le sort d’ordinaire réservé aux Intouchables, femmes de surcroît? Son mari viendra-t-il les rejoindre?

Les illustrations douces et très colorées tempèrent la dureté de la vie de la famille de Lalita, même si son histoire est moins sombre et plus optimiste que dans le roman puisqu’elle est adaptée pour de jeunes lecteurs. Dans le roman, l’intrigue se termine à la sortie de l’offrande au temple de Vishnou sur une fin ouverte, laissant leur sort entre les mains du lecteur. Du haut de ses 6 ans, Lalita est le personnage qui m’a le plus touché. Battue par l’instituteur pour qui elle n’avait pas sa place à l’école en tant qu’Intouchable, elle donne ses cheveux – cheveux considérés comme sa seule richesse – pour une divinité ou plutôt pour l’amour de sa mère qu’elle suit inconditionnellement malgré sa peur et le silence de cette dernière tout aussi inquiète mais déterminée à lui offrir une vie meilleure.

Cette adaptation permet ainsi d’aborder le système des castes en Inde qui perdure malgré son abolition il y a déjà une cinquantaine d’années et la difficulté que rencontre encore aujourd’hui un trop grand nombre d’enfants dans l’accès à l’instruction et à l’école.

Puis quelques jours plus tard, j’emprunte le roman court, La tresse de Laetitia Colombani (éd. Librairie Générale Française, coll. Livre de Poche, mai 2017, rééd. mai 2018, 237 pages), son premier roman classé comme roman feel-good. Il s’agit des destins croisés – qui s’entrelacent comme une tresse – de trois femmes:

  • en Inde, dans le village de Badlapur : Smita (et sa petite fille Lalita), une Dalit – une Intouchable trentenaire et mariée vivant dans la misère et les discriminations subies au quotidien par sa caste inférieure
  • en Sicile, à Palerme : Guilia, célibataire vivant son premier grand amour avec Kamaljit récemment régularisé, la vingtaine et qui travaille dans l’atelier familial, au bord de la faillite, de perruques fabriquées à partir de cheveux humains
  • et au Canada, à Montréal : Sarah, mère divorcée de trois enfants, avocate quadragénaire sur le point d’obtenir une promotion au sein d’un prestigieux cabinet et qui cache à son entourage son cancer du sein.

Pour chaque parcours de vie, il est question de la condition de la femme et plus largement d’une quête de liberté, entre espoirs et incertitudes. Malgré leurs conditions sociales fort différentes, chacune doit faire preuve de courage, de dignité et d’adversité envers les discriminations subies, que ce soit des discriminations dues à leur origine, à leur sexe ou à la maladie. Ce roman se lit facilement, en quelques heures, passant d’une vie à l’autre à chaque chapitre, sans pour autant qu’aucune ne se croise. Un lien unit pourtant ces trois femmes, un lien qui était résumé par une carte du monde dans la dernière page de l’album jeunesse et qui se lit en filigrane dans le résumé de la quatrième de couverture.

L’écriture est simple comme dans un feel-good, l’autrice forçant sur certains caractères des personnages de façon parfois trop répétitive voire même caricaturale. Je pourrai même y voir du cynisme puisque derrière l’offrande payante de Smita et Lalita, le Temple de Vishnou tire profit des cheveux en en faisant commerce.

Ces lectures font partie de l’Étape Indienne n°6 « Politique sociale (corruption, critique de la société…) » et plus précisément n°6.1 « Les Intouchables ». Pour d’autres avis sur le roman: Hilde, Blandine et Nath Sci et pour un autre avis sur l’album jeunesse: Mya Rosa.

étapes indiennes, inde, lectures

Participation #3 aux Étapes Indiennes de Hilde #RAT et #Étape n°6.1

Challenge Petit Bac d’Enna #8 et 9 Catégorie Objet: « Tresse »

Au fil des pages avec Le grand méchant renard

J’ai emprunté à la médiathèque Le grand méchant renard de Benjamin Renner (éd. Delcourt, coll. Shampooing, 2015), une BD jeunesse à partir de 6 ans (voire plus grand compte-tenu du langage familier employé). Un renard est bien incapable de croquer la moindre poule de la ferme voisine et doit se contenter de navets. Il s’associe au loup pour un plan infaillible : voler les œufs d’une poule, les couver pour ensuite mieux les dévorer. Mais les poussins prennent le renard pour leur mère. Et le renard finit par se prendre d’affection pour eux, la situation lui échappant une fois de plus.

Cette BD sans cases enchaîne les situations les plus loufoques et attendrissantes avec un renard qui se dit grand méchant mais qui est complètement dépassé autant dans son rôle de prédateur que de parent improvisé. Sans oublier les autres animaux de la ferme comme une poule à la tête du Club d’extermination des renards et un chien de garde fainéant. Coup de cœur pour cette BD jeunesse hilarante qui s’amuse avec la parentalité et le déterminisme biologique et social! Il ne me reste plus qu’à voir son adaptation en dessin animé…

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Animal: « Renard »

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