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Au fil des pages avec Pompon Ours et Pompons blancs

Nous lisons Pompon Ours et Pompons blancs de Benjamin Chaud (éd. Hélium, 2021), un album jeunesse grand format à partir de 3 ans. Devant s’occuper de son petit frère, Pompon Ours décide d’organiser une fête avant l’hibernation. Mais alors qu’ils s’attèlent à la tâche, Tout Petit Ours n’en fait qu’à sa tête et est emporté avec un pot de peinture orange à travers la forêt. Pompon Ours part à sa poursuite. Il rencontre alors des petits oursons semblables à eux mais blancs, certains dérivant sur des gros glaçons en train de fondre.

Nous retrouvons la même dynamique de course-poursuite que dans d’autres albums de Benjamin Chaud, comme la série avec Papa Ours et Petit Ours, avec par exemple Une chanson d’ours. Les illustrations sont toujours aussi réussies, avec de l’humour, de la tendresse et de l’espièglerie dans un décor ici automnal renforcé par les touches orangées laissées par Tout Petit Ours. Elles fourmillent de détails avec ici en arrière-fond les personnages des contes et d’autres animaux de la forêt avec leurs propres scénettes. Nous pouvons ainsi voir Blanche-Neige et les sept nains, Alice au Pays des Merveilles et le Lapin Blanc, Le Petit chaperon rouge, Le Petit Poucet et ses frères ou bien encore Le corbeau de La fontaine ou Tintin et Milou… Il est toujours amusant d’essayer de découvrir les traces laissées par Tout Petit Ours qui s’amuse à laisser de la peinture de partout puis sur le chemin de retour, les traces de miel laissées par Pompon Ours.

Il y est ainsi question de relation fraternelle (et de responsabilité du plus grand à l’égard du plus jeune), d’entraide avec les ours polaires subissant la fonte des glaces et le réchauffement climatique et qui viennent rechercher un nouveau lieu de vie. Un très bon moment de lecture avec cet album-jeu qui associe l’imaginaire enfantin et les préoccupations environnementales actuelles et qui se finit sur une belle fête de l’hibernation avec de la convivialité, de la musique et des gourmandises!

Participation #29 Challenge Contes & Légendes 2022 de Bidib #Personnages des contes

Challenge Petit Bac d’Enna #7 Catégorie Couleur: « Blancs »

Participation #107 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #France

Participation #54 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant

Notre mois bloguesque d’octobre 2022

C’est le premier du mois alors voici un petit retour bloguesque sur octobre 2022 avec de nombreuses (re)lectures automnales et halloweenesques. Dans le cadre du challenge Halloween de Hilde et Lou, il y a eu de nombreux échanges conviviaux, entre les LC, ateliers créatifs, rendez-vous photo et un RAT Halloween qui s’est terminé le 31 octobre 2022… Les semaines ont été cosy et gentiment creepy, ponctuées de plusieurs anniversaires comme le mois dernier. Sans oublier quelques balades automnales, quand il ne pleuvait pas.

Voici d’ailleurs mon petit bilan de participations pour ce mois d’octobre 2022:

  • Challenge Petit Bac d’Enna: 6 lignes terminées et lignes 7 et 8 en cours
  • Challenge Contes et Légendes de Bidib: 5 participations
  • Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine de Bidib et FondantGrignote: 12 participations gourmandes
  • Challenge Le Tour du Monde en 80 livres de Bidib: 15 participations avec 4 pays (France, Royaume-Uni, États-Unis et Belgique)
  • Challenge 2022 en classiques de Blandine et Nathalie: 3 participations
  • Challenge Les Étapes Indiennes 2022 de Hilde et Blandine
  • Challenge British Mysteries 2022 de Lou et Hilde: 2 participations
  • Challenge Cottagecore 2022 de MissyCornish: 2 participations
  • Challenge Un Mois au Japon 2022 de Hilde et Lou
  • Challenge Halloween 2022 de Hilde et Lou: 18 participations

En ce début de mois de novembre, je vais encore un peu prolonger ma participation au challenge Halloween de Lou et Hilde, en restant un peu plus au Manoir avant de partir au Chalet de Chicky Poo et Samarian, ma réservation ayant déjà été faite pour le challenge Il était 10 fois Noël. Sans oublier le challenge Christmas Time 2022 de MyaRosa.  Bon mois de novembre!

Point lecture hebdomadaire #65

En ce début de semaine, voici notre point lecture hebdomadaire avec un retour sur nos lectures de la semaine dernière (mais pas nos relectures), avec une semaine dédiée à un marathon de lectures pour le challenge Halloween.

Nos lectures du 24 au 30 octobre 2022:

Des lectures jeunesse:

  • (Album jeunesse) Un fruit rouge d’Yi Gee Eun

Nous lisons Un fruit rouge d’Yi Gee Eun (éd. Rue du Monde, 2019), un album jeunesse à partir de 3 ans tout mignon et poétique avec un petit ourson qui grimpe dans un arbre à la recherche d’un fruit rouge à manger. Il y est question d’aventure, de lever et coucher de soleil, de relation parent/enfant. Un bon moment de lecture!

  • (BD jeunesse) Le loup en slip n’en fiche pas une de Paul Cauuet, Wilfrid Lupano et Mayana Itoïz (T4)

Nous lisons le tome 4 du Loup en slip, Le loup en slip n’en fiche pas une de Paul Cauuet, Wilfrid Lupano et Mayana Itoïz (éd. Dargaud, 2019, 40 pages), une BD jeunesse toujours drôle, philosophique et sarcastique, la brigade anti-loup arrêtant pour vol le loup en slip et menant son enquête pour savoir comment il peut avoir de l’argent sans travailler. Le loup en slip est toujours aussi généreux et altruiste. Un très bon moment de lecture!

  • (Album jeunesse) Le phare de Sophie Blackhall

Nous lisons Le phare de Sophie Blackhall (éd. Les éditions des éléphants, 2021), un album jeunesse à partir de 5 ans où l’on suit la vie d’un gardien de phare dans les années 20 jusqu’à l’arrivée de l’éclairage électrique qui remplaça les lampes à huile. Chaque jour, dans la solitude puis au côté de son épouse, le gardien de phare note scrupuleusement dans son journal de bord ce qu’il fait. Son quotidien est rythmé par l’entretien du phare et les ravitaillements, parfois perturbé par les tempêtes. Un très bon moment de lecture instructif et aux jolies illustrations vintage!

  • (Album jeunesse) Par une sombre nuit de tempête de Bill Martin et Barry Root

Nous lisons et relisons Par une sombre nuit de tempête de Bill Martin et Barry Root (éd. Mijade, rééd. 2008), un album jeunesse à partir de 3/4 ans construit en randonnée avec de nombreux objets s’animant lors d’une sombre nuit de tempête: fantôme, tabouret, bougie, porte, hibou, sorcière… Comment tout cela peut-il finir, le vent s’immiscant à son tour? Une histoire halloweenesque qui a beaucoup plu à mon mini sorcier!

  • (Album jeunesse) Un ami par magie de Lu Fraser et Sarah Massini

Nous lisons Un ami par magie de Lu Fraser et Sarah Massini (éd. Kimane, 2022), un album jeunesse joliment illustré. Pour rompre sa solitude, une jeune et gentille sorcière tente de créer une potion d’amitié. Mais il lui manque un des ingrédients de la recette de son grimoire: la fourrure d’un ours éborgné. Et si l’amitié était finalement au rendez-vous? Repéré à sa parution pour le thème et les illustrations de Sarah Massini, j’avais réservé la lecture de cet album jeunesse pour Halloween. Un bon moment de lecture avec cette histoire halloweenesque!

  • (Album jeunesse) Les monstres de la nuit de Magdalena et Christine Davenier

Nous lisons et relisons Les monstres de la nuit de Magdalena et Christine Davenier (éd. Flammarion Jeunesse, coll. Père Castor, 2016) avec Petit Louis, un petit garçon qui n’arrive pas à dormir après que son père lui a lu une histoire de monstres. Seul dans sa chambre, il voit défiler devant lui des monstres: un ogre, une sorcière, un troll et un loup. Un bon moment de lecture avec cet album jeunesse tendre et rigolo, construit en randonnée et qui aborde les rituels du coucher! Même à la fin, les monstres ont droit à un doudou pour dormir. Une histoire qui a également beaucoup plu à mon mini sorcier!

  • (Album jeunesse) Je veux mon chapeau de Jon Klassen

Nous lisons Je veux mon chapeau de Jon Klassen (éd. Milan Jeunesse, 2012), un album jeunesse à partir de 3/4 ans. Ayant perdu son chapeau rouge et pointu, un ours questionne les autres animaux pour le retrouver. Mais personne n’a l’air d’avoir ce chapeau. Un moment de lecture rigolo avec cet album jeunesse avec une chute inattendue!

  • (BD jeunesse) La Sentinelle du Petit Peuple, La pommade de fée de Carbone et Véronique Barrau et Charline Forns (T1)

J’ai lu le tome 1 de La Sentinelle du Petit Peuple, La pommade de fée de Carbone et Véronique Barrau et Charline Forns (éd. Dupuis, 2021, 56 pages), une BD jeunesse à partir de 6 ans. Alors qu’elle est tenue de se soigner en maison de repos, Adélaïde, la grand-mère d’Elina lui révèle son plus grand secret: elle est la sentinelle du Petit Peuple. Afin qu’Elina puisse prendre sa relève, elle lui transmet la recette de la pommade de fée qui permettra à la jeune fille de voir le petit peuple et de lui apporter son aide, l’ondine du lac ayant disparu. Il y est question de disparition, d’enquête, d’amitié et de bienveillance au coeur d’un Petit Peuple enfantin. Un moment de lecture mignon, bienveillant, joli graphiquement, qui rappelle La Boîte à musique et qui pourra plaire aux jeunes lecteurs amateurs de fantastique et de merveilleux!

Des lectures adulte:

Parmi les romans adultes que j’ai lus cette semaine, je ne parlerai dans ce billet que de certains.

  • (Romance historique) Jamais avec le vicomte! de Caroline Linden (T1)

J’ai lu en e-book Jamais avec le vicomte! de Caroline Linden (éd. Harpercollins, rééd. 2022, 471 pages), une romance historique « ennemies to lovers » se déroulant à Londres, en 1822, entre Lady Joan Bennett et Lord Tristan Burke, le meilleur ami de son frère. J’ai bien apprécié ce duo et leurs joutes verbales, chacun d’eux revenant sur la perception qu’il avait de l’autre. Un bon voire très bon moment de lecture légère!

  • (Romance historique) Rivalités, Rendez-vous au printemps de Kate Bateman (T1)

J’ai lu le tome 1 de Rivalités, Rendez-vous au printemps de Kate Bateman (éd. J’ai lu, 2022, 380 pages), une romance historique se déroulant en 1815 entre deux familles de la haute aristocratie anglaise rivales depuis plusieurs siècles, les Montgomery et les Davies mais dont les derniers descendants, en particulier Madeline Montgomery et Gyffud Davies, qui se connaissent depuis l’enfance pourraient mettre un terme à cette rivalité en tentant d’arrêter des contrebandiers, après la découverte d’une grotte sur une parcelle commune aux deux familles. Une lecture agréable et légère, même si parfois les attitudes et échanges entre Madeline et Gyffud étaient trop modernes, surtout pour une jeune femme de la haute aristocratie anglaise qui devait respecter de nombreuses règles de savoir-vivre et de savoir-être hautement chaperonnée et certains rebondissements un brin trop rocambolesques!

  • (Cosy mystery) Les aventures de Lady Swift, Un goût pour le meurtre de Verity Bright (T3)

J’ai lu le tome 3 des aventures de Lady Swift, Un goût pour le meurtre de Verity Bright (éd. La City, 2022, 304 pages), un cosy mystery se déroulant en Angleterre dans les années 20, Lady Eleonor Swift ayant hérité de son oncle du manoir familial, Henley Hall. Après le décès suspect d’un homme politique lors d’un repas, la cuisinière est la principale suspecte. Mais Lady Swift la pense innocente et tout en briguant le mandat politique du défunt, elle décide de mener son enquête avec l’aide de son majordome, Clifford.

Dans cette enquête, il est question de la condition de la femme dans les années 20, en particulier du droit de vote (limitée à certaines femmes âgées de 30 ans) et du rôle des suffragettes pour faire modifier la loi même si cette thématique aurait pu être plus développée, ne servant que de ressort dramatique pour permettre à la jeune femme d’interroger les différents candidats et possibles suspects. Le duo Eleonor/Clifford fonctionne toujours aussi bien, leurs échanges étant toujours aussi vifs et non dénués d’humour. J’ai apprécié également que Lancelot soit peu présent, même si je regrette une nouvelle fois qu’Eleonor se soit entichée de lui plutôt que du commissaire divisionnaire Seldon qui est trop peu présent à mon goût. La série livresque comptant désormais 12 tomes en VO, j’espère que la romance tournera bientôt entre la jeune femme et Seldon plutôt qu’avec le très puéril et peu charismatique Lancelot.

Mes lectures en cours:

  • (Saga feuilletonnée fantastique) Blackwater, La crue de Michael Mcdowell (T1)

J’ai commencé à lire (118 pages lues) le tome 1 de Blackwater, La crue de Michael Mcdowell (éd. Monsieur Toussaint Louverture, 2022), une saga fantastique feuilletonnée qui comprend 6 tomes sur la famille Caskey. Après la crue qui a ravagé Perdido, une petite ville ségrégationniste du Sud de l’Alabama en 1919, les habitants attendent la décrue pour tenter ce qui peut l’être. Accompagné de son domestique noir, Oscar Caskey est surpris en découvrant dans un des hôtels de la ville, une jeune femme: Elinor Dammert. Pour le moment, je ne suis pas emballée par ma lecture, le ressort fantastique autour du personnage d’Elinor Dammert étant trop flagrant et sans subtilités même si ses intentions restent pour le moment mystérieuses et les habitants de Perdido très caricaturaux, en particulier la riche et puissante famille Caskey.

  • (Roman policier historique) Une enquête de Perveen Mistry, La malédiction de Satapur de Sujata Massey (T2)

J’ai commencé à lire jusqu’au chapitre 6 (78 pages lues) la deuxième aventure de Perveen Mistry, La malédiction de Satapur de Sujata Massey (éd. Charleston, 2021, 485 pages), un roman policier historique se déroulant en 1922 dans les Indes britanniques, Perveen Mistry, désormais avocate associée au sein du cabinet de son père accepte la mission du gouvernement britannique de se rendre dans le petit Etat princier de Satapur afin de résoudre un différend entre la maharani douairière et sa belle-fille quant à l’éducation à donner au jeune maharadjah héritier de 10 ans. Et si la vie même de ce dernier était en danger? Pour le moment, j’apprécie ma lecture avec l’arrivée de Perveen Mistry chez l’agent britannique, Colin Wythe Sandringham. 

Au fil des pages avec Frankenstein

Pour une lecture commune avec Hilde et Nathalie, j’ai relu Frankenstein ou le Prométhée moderne de Mary Shelley (éd. GF Flammarion, coll. Étonnants Classiques, n°2128, rééd. 2001, 192 pages), un roman fantastique gothique paru pour la première fois en 1818, précurseur de la science-fiction et que j’avais déjà lu il y a bien 25 ans, après avoir vu des adaptations en film, que ce soit celui des années 30 ou celui de Kenneth Branagh dans les années 90.

Au XIXe siècle, lors d’une expédition au pôle Nord, l’explorateur Robert Watson sauve le Dr. Victor Frankenstein, un homme affaibli, délirant, tourmenté et poursuivant un monstre que l’équipage a aperçu quelques jours auparavant sur la banquise. Afin de mettre en garde l’explorateur chez qui il voit la même inclinaison, le docteur recueilli et mourant lui raconte alors le début de sa vie, de sa jeunesse à ses années d’études scientifiques qui l’ont amené à créer un monstre vivant. Le scientifique l’ayant rejetée immédiatement après lui avoir donné vie, la créature le pourchasse, en tuant un à un son entourage familial et amical jusqu’à lui enjoindre de lui créer une femme à son image pour rompre sa solitude et afin d’éviter sa vengeance. Malgré sa lâcheté et ses états d’âme, le Dr. Frankenstein le fera-t-il?

Dans ce récit à la fois épistolaire et à la première personne, la structure en abîme permet de passer d’un point de vue à un autre, celui de l’explorateur puis du scientifique puis du monstre pour revenir à celui du scientifique puis de l’explorateur. Elle reflète ainsi cette spirale de haine meurtrière et de solitude infinie qui consume à la fois le scientifique et sa créature.

Il y est question de la nature humaine, de libre-arbitre, de monstruosité, des apparences trompeuses… La folie créatrice du scientifique apparaît bien plus monstrueuse que la créature à l’apparence hideuse tout comme sa lâcheté, le Dr. Frankenstein rejetant sa création à l’instant même où il la voit prendre vie. De son côté, la créature qui n’aura jamais aucun nom tente de faire voir aux autres au-delà de l’apparence, apprenant à parler, lire et à survivre dans un monde humain qui le rejette. On ressent alors bien plus de compassion à l’égard de la créature que du scientifique.

J’ai apprécié tout autant cette relecture même si différemment  car il y a des thèmes qui prennent une autre importance comme l’éducation et in fine la parentalité ou la Justice, au vu des notions philosophiques étudiées à la fac ou de mon expérience professionnelle. Âgée d’à peine 19 ans lorsqu’elle a écrit ce court roman, Mary Shelley n’en était pas moins cultivée, son récit renvoyant par exemple à des oppositions philosophiques traditionnelles Nature/Culture, Rousseau/Locke ou bien encore à l’essor du tourisme en montagne et des grandes explorations…

D’ailleurs, il y a deux ans, lors du challenge Halloween 2020, j’avais lu L’ombre du Golem d’Éliette Abécassis et Benjamin Lacombe (éd. Flammarion Jeunesse, 2017), un roman illustré à partir de 13 ans. J’avais alors noté les ressemblances entre le Golem et le monstre de Frankestein, tous deux animés par l’argile. De même, m’est venue en tête la citation célèbre de Rabelais, dans Pantagruel: « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ».

Enfin, avec cette relecture, j’ai eu envie de lire des adaptations en BD jeunesse de cette histoire, plus ou moins fidèles: Duckenstein de Bruno Enna et Fabio Celoni (éd. Glénat, 2020, 76 pages) et le premier tome du triptyque Frankenstein de Marion Mousse et Marie Galopin (éd. Delcourt, coll. Ex-Libris, 2007, 48 pages).

Pour d’autres avis sur ce classique: MissyCornish, Hilde et Nathalie.

Participation #21 Challenge Halloween 2022 de Hilde et Lou #Monstre

Participation #15 Challenge 2022 en classiques de Blandine et Nathalie #Classique anglais

Participation #106 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #Angleterre

Orange et Jaune Vilain Mignon Halloween Affiche

Participation #14 Challenge Cottagecore 2022 de MissyCornish #Rêveries au bord de l’eau/Méfiez-vous de de l’eau qui dort

Nos lectures « Coraline »

Cette année, pour le Challenge Halloween 2022, j’ai eu envie de relire Coraline de Neil Gaiman en lecture commune avec Syl que j’avais déjà lu il y a deux ans mais que je n’avais pas encore chroniqué.

  • (Roman jeunesse) Coraline de Neil Gaiman

En juin 2020, j’avais lu Coraline de Neil Gaiman (éd. Albin Michel Jeunesse, coll. Wiz, rééd. 2019, 171 pages), un roman jeunesse paru pour la première fois en 2002 pour les adolescents, à partir de 12/13 ans et à la très jolie illustration de couverture de Benjamin Lacombe.

En cette fin d’été pluvieuse et à l’approche de la rentrée des classes, Coraline Jones vient d’emménager avec ses parents dans un des appartements d’une très vieille propriété avec un jardin à l’abandon. Jeune fille unique et se sentant délaissée par ses parents qui travaillent beaucoup, elle s’ennuie et décide d’explorer les lieux en faisant connaissance des voisins qui ne cessent de l’appeler Caroline – les deux vieilles demoiselles Spink et Forcible avec leurs chiens et « un vieux toqué à la moustache » qui dit avoir un cirque de souris savantes – puis de la maison elle-même jusqu’à être intriguée par une porte condamnée dans le salon. Un après-midi, trop curieuse et malgré l’interdit parental, elle décide d’ouvrir cette porte qui l’amène à un appartement identique au sien habité par une famille identique à la sienne et qui lui paraît, de prime abord, bien plus accueillant. Mais peu à peu, cet étrange endroit devient inquiétant et cauchemardesque. Aidée par un chat noir, pourra-t-elle échapper à cette fausse famille en brisant le maléfice et rentrer chez elle?

Comme Alice au Pays des Merveilles et De l’autre côté du miroir de Lewis Carroll, Coraline passe de l’autre côté de la porte (et non du miroir comme Alice). Mais cet autre côté se révèle bien plus angoissant et terrifiant que celui d’Alice. Réalité ou cauchemar? La féérie et la candeur enfantine du début du récit laissent place à l’horreur lorsque la jeune fille découvre la véritable nature de cette nouvelle famille qui veut, à tout prix, la garder près d’elle. Coraline fait alors preuve de beaucoup de courage et de débrouillardise. Il y est ainsi question de famille, de peur, d’imagination enfantine, d’ennui et d’aventure initiatique dans un monde parallèle inquiétant… Un très bon moment de lecture avec ce conte fantastique noir et horrifique qui pourra faire frissonner les plus jeunes lecteurs!

  • (Roman jeunesse illustré) Coraline de Neil Gaiman et Aurélie Neyret

Déjà lue lors du challenge Halloween 2021, j’ai relu sa version illustrée par Aurélie Neyret (éd. Albin Michel Jeunesse, 2020, 176 pages) et aussi traduite par Hélène Collon.

Avec une ambiance à la Tim Burton, les illustrations d’Aurélie Neyret donnent vie à l’univers à la fois enfantin, étrange, onirique et horrifique imaginé par Neil Gaiman tout en soulignant le moment de bascule où l’ennui de la jeune fille rend fécond son imaginaire troublé et pesant. On y retrouve ainsi le chat noir au langage énigmatique et véritable soutien pour la jeune fille, les voisins excentriques ou bien encore la terrifiante fausse mère… Une adaptation très réussie du roman éponyme!

Sans oublier des passages gourmands pour le challenge Des livres (et des écrans) en cuisine avec un goûter pris par Coraline chez ses voisines (p.25/27), les repas avec sa fausse famille (p.35) ou la pizza préparée par son père (p.150)…

Pour d’autres avis sur ce roman jeunesse: Syl, Chicky Poo et L’Orouge.

Participation #20 Challenge Halloween 2022 de Hilde et Lou #LC

Participation #28 Challenge Contes & Légendes 2022 de Bidib #Conte horrifique

Participation #105 Challenge Le tour du monde en 80 livres de Bidib #États-Unis

Orange et Jaune Vilain Mignon Halloween Affiche

Participation #13 Challenge Cottagecore 2022 de MissyCornish #Les propriétés et jardins dissimulés

Participation #53 Challenge Des livres (et des écrans) en cuisine 2022 de Bidib et Fondant #Teatime

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