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Au fil des pages avec Là où chantent les écrevisses

J’emprunte à la médiathèque, lors du Mois Américain, Là où chantent les écrevisses de Delia Owens (éd. du Seuil, 2020), un premier roman que j’avais déjà repéré dans les sorties littéraires de 2020 pour sa couverture et son titre intrigant. L’histoire débute par le décès mystérieux d’un jeune homme, Chase Andrews, en 1969 au pied d’une tour de guet dans les marais, à côté de la petite ville ségrégationniste de Barkley Cove, en Caroline du Nord. Puis retour dans le passé, en 1952 avec l’histoire d’une jeune enfant de 6 ans, Kya abandonnée par sa mère Ma et laissée à son père Pa, un homme alcoolique et violent, avec Jordie, l’un de ses frères un peu plus âgé qu’elle et qui ne s’est pas encore enfui, dans une cabane insalubre au fonds des marais. 

Les années passent et à 10 ans, Kya se retrouve définitivement seule, après le départ de son père, trouvant ses seules ressources en elle-même et dans les marais. Petit à petit, grâce à sa rencontre avec un  garçon un peu plus âgé qu’elle, Tate qui lui apprend à lire et à écrire, elle arrive à trouver sa place dans les marais. Elle apprend ainsi les sciences et à percer les mystères de la faune et de la flore des marais, ramassant des plumes par exemple, répertoriant les coquillages ou champignons, observant et notant les comportements des animaux et/ou en faisant des croquis ou des aquarelles, etc.

Mais la solitude continue de lui peser, année après année, avec son lot d’abandons comme lorsque Tate part à l’université pour ses études de biologiste et malgré la présence maternante à sa façon du couple de Noirs, Jumping et Mabel qui a veillé sur elle, d’autant que Kya reste pour la communauté blanche de Barkley Cove, la Fille des marais, cette sauvageonne pauvre et analphabète.

Devenue une jeune femme, Kya cherche, malgré ses peurs et sa timidité, à rompre cette solitude en se laissant alors séduire par Chase, leurs deux vies s’entremêlant irrémédiablement. Y a-t-il un lien entre cette toute jeune fille abandonnée dans les marais et ce décès survenu des années plus tard et qui a tout l’air d’être un meurtre?

L’autrice alterne entre des chapitres suivant le déroulement de l’enquête sur le décès de Chase et ceux consacrés à la vie de Kya dans les marais sur une vingtaine d’années. Je me laisse plongée dans l’atmosphère si particulière des marais, dans cette Nature tour à tour hostile et bienveillante. Kya est une héroïne très attachante, très forte malgré son jeune âge et sa solitude et qui fait preuve d’incroyables capacités d’adaptation en arrivant à trouver des moyens de survivre et de manger, son père lui ayant laissé un moyen de locomotion indispensable, une petite barque à moteur. Kya arrivera-t-elle à avoir ce petit bout de bonheur malgré tout? Coup de cœur pour ce roman mélangeant roman policier, roman initiatique, romance avec un trio amoureux et roman naturaliste! J’aurai pu le choisir tant pour les journées « Nature » que « First Ladies » ou encore « Roman policier », voire même « Désir » de ce Mois Américain.

Pour d’autres avis sur ce roman: Eva, Sabrina et Carine

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Le Mois Américain de Titine #roman policier

Challenge Petit Bac d’Enna #10 Catégorie Animal: « Écrevisses »

Au fil des pages avec Pierre et le loup

Nous empruntons pendant l’été à la médiathèque Pierre et le loup de Sergueï Prokofiev, illustré par Olivier Tallec et raconté par Bernard Giraudeau et avec l’Orchestre National de France (éd. Gallimard Jeunesse, coll. « les albums musique », 2019), un album jeunesse à partir de 4 ans et accompagné d’un CD. Comme l’indiquent les premières pages de l’album, cette histoire est contée par la musique, chaque instrument de l’orchestre étant associé à un personnage de l’histoire. Nous suivons Pierre, un petit garçon courageux et ingénieux qui décide, contre l’avis de son grand-père, de défier un loup gris.

Les illustrations d’Oliver Tallec sont magnifiques (à l’instar de la page de garde) et accompagnent à merveille le texte tendre et avec un brin d’humour qui s’entend dans la voix de Bernard Giraudeau. Certaines de ses intonations me rappellent d’ailleurs la version de Disney (la version de Disney datant de 1956 et étant beaucoup plus violente notamment les coups du grand-père à l’encontre de Pierre). C’est une version très réussie du conte musical de Sergueï Prokofiev publié en 1936. Un grand classique que nous avons eu plaisir de réécouter! Avec ce conte musical, je participe au jeu de pistes du Mois des Contes et Légendes de Bidib pour la piste n°3.

Participation #38 Contes & Légendes 2020 de Bidib #conte musical

Challenge Petit Bac d’Enna #8 Catégorie Prénom: « Pierre »

année

Participation #12 au Challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » de Nathalie et Blandine

Au fil des pages avec La princesse à la plume blanche

Pour le RAT des Étapes Indiennes organisé par Hilde le week-end dernier, j’ai emprunté à la médiathèque La princesse à la plume blanche de Ghislaine Roman et Sophie Lebot (éd. De la Martinière Jeunesse, 2015), un album jeunesse très grand format à partir de 3 ans. Un maharadja est très malheureux au décès de sa femme. Seule leur fille unique, la princesse Chedana arrive à lui redonner par moment le sourire. Le temps passe et le maharadja se remarie par devoir. Très vite, sa nouvelle épouse, la maharani est jalouse de la beauté de la princesse et décide de faire construire un pavillon de lecture sur un îlot pour l’y enfermer dans le plus grand secret. Chedana pourra-t-elle compter sur la protection de Ganesh, le Dieu éléphant pour échapper au sortilège de la maharani? Le jour, Chedana étudie les nombreux livres à sa disposition et la nuit, un paon blanc prend possession des lieux.

Coup de cœur pour ce conte indien qui rappelle au début Blanche-Neige avec une marâtre jalouse de la fille de son mari! Puis l’histoire prend une toute autre direction et qui explicite le titre de l’album. Les illustrations sont magnifiques et se déploient sur des doubles pages très colorées et au charme d’une Inde ancienne et légendaire. Il y est question de magie avec la maharani, de métamorphoses, de divinités, d’amour mais aussi du pouvoir des livres. Mais je n’en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher le plaisir de découvrir ce joli conte indien.

étapes indiennes, inde, lectures

Participation #1 aux Étapes Indiennes de Hilde #RAT

Participation #29 Contes & Légendes de Bidib #Inde

Au fil des pages avec Oh, le beau jour!

Nous empruntons à la médiathèque Oh, le beau jour! de Lane Smith (éd. Le Genévrier, 2017), un album jeunesse à partir de 2/3 ans. Dans l’arrière-cour du jeune Albert, des animaux profitent d’un bel après-midi estival jusqu’à l’arrivée d’un ours sans gênes. Les illustrations accompagnées d’un texte court sont magnifiques et décrivent ces petits instants simples de plaisir estival, le parterre de fleurs pour le chat ou un épi de maïs pour l’écureuil. Un très bon moment de lecture avec cet album qui s’amuse avec le moment présent puis passé!

Au fil des pages avec Clic et Cloc

Nous empruntons à la médiathèque Clic et Cloc d’Estelle Billon-Spagnol (éd. Talents Hauts, 2018), un album jeunesse à partir de 3 ans et qui a été sélectionné pour le Prix des Incos 2019/2020 dans la catégorie « Maternelle ». Clic et Cloc sont deux oiseaux bleus inséparables depuis leur naissance, à tel point qu’il est bien difficile de savoir qui est qui. Mais un jour, Cloc disparaît. Clic s’inquiète jusqu’à ce qu’il voit Cloc en train de s’amuser sans lui. Est-ce la fin de leur amitié?

Estelle Billon-Spagnol aborde avec humour et douceur le thème de l’amitié qui permet au jeune lecteur de s’interroger sur sa nature: amitié exclusive, partage de passions différentes… Et si une séparation pour mieux se retrouver était plus forte et enrichissante qu’une amitié exclusive? Dans son texte, l’autrice s’amuse d’ailleurs autour de cette exclusivité dans les jeux de mots puis laisse son envol à chacun des deux oiseaux pour une bien jolie scène de retrouvailles. Les illustrations sont épurées sur fond de noir et blanc faisant ressortir les oiseaux très colorés, à l’image de l’illustration de la couverture. Coup de cœur pour cet album jeunesse!

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